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Conte démoniaque

Note: 2.33/5
(2.33/5 pour 3 avis)

Un mélange déstabilisant de fantasy et de HF dans un enfer en lutte pour le pouvoir


Diables et démons

En enfer, des démons intriguent pour prendre le pouvoir. Trahisons après trahisons, l'histoire prend forme Mais qui donc l'emportera?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1996
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Conte démoniaque

09/12/2009 | GiZeus
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Par cac
Note: 1/5

Une purge. Après plusieurs tentatives, j'en ai lu à peine le tiers ce qui ne m'arrive... jamais. Pourtant l'histoire se passe dans les Enfers au milieu des démons, les âmes en peine y finissent pour souffrir pour l'éternité. Cela fait vaguement écho à Dante. Le style de dessin en noir et blanc a ses qualités même s'il est brouillon. Mais l'histoire, juste pas possible. Rapidement, on ne comprend rien aux multiples personnages, le dessin n'aide en rien à savoir qui est qui, et de plus les personnages de démon ont deux ou trois visages à la fois. Les dialogues sont d'un niveau assez soutenu, trop pour moi. Je veux bien que ce soit exigeant, encore faut-il que cela ait un sens. Un des maîtres des démons arrive et marche sur un tas de corps gisant au sol. Puis il pisse sur l'un d'eux, un androgyne dont le physique lui plait, et poursuit sa route. Un bouquin de 1996 qui doit être dans les précurseurs des publications de l'Association je pense, du moins dans sa forme beaucoup moins courante que les productions d'aujourd'hui. Voilà un concept de 300 pages qui je suis sûr est porté aux nues par de fins esthètes du 9ème art mais qui n'est pas du tout passé pour moi.

18/03/2021 (modifier)

Une BD dense et longue qui propose une descente en enfer, ni plus ni -surtout- moins. C'est la vision la plus crédible que j'ai pu voir de ce que pourrait être l'Enfer s'il existait et était habité par des monstruosités à base d'humains qui ne peuvent plus mourir : un lieu en constante évolution, pour le pire, où l'inventivité pour les tourments ne connaît pas de limite, où l'on vit juste assez pour faire souffrir et souffrir encore plus, où toute forme d'espoir est systématiquement sanctionnée. C'est une plongée vertigineuse et épique ; la trame en son coeur fait la part belle à la guerre sans héroïsme, où trahison est la règle, le gain de pouvoir le but de toutes ces âmes damnées. Baroque, puissant, haineux, sublime.

26/10/2014 (modifier)
Par GiZeus
Note: 1/5

La lecture de cet album fut loin d’être une partie de plaisir. Ce fut douloureux, notamment au début. J’avais l’impression d’être à la place de Sisyphe pendant les phases d’exposition, voir le scénariste recommencer perpétuellement les mêmes erreurs. En effet, la narration est loin d’être brillante. Elle atteint les profondeurs décrites par cet album. Une accumulation de personnages, de surcroit peu présentés, des dialogues soporifiques pendant les cent premières pages, des trahisons en veux-tu en voilà qu’on en vient à se demander encore un peu plus qui est qui et quel est son rôle. Le scénario ne peut même pas sauver de la noyade. La grande partie du scénario se base sur les conflits entre les démons qui se bastonnent et s’humilient à qui mieux-mieux. Très basique et pas enthousiasmant du tout. Bref, pas glorieux tout ça. Malgré l’idée de base sympathique, à savoir explorer l’Enfer, le sort semble s’acharner sur le scénariste qui ne parvient pas à créer un univers intéressant. Mélange de fantastique et de fantasy, le tout pèche par manque de crédibilité. On croit moyennement à la technologie qui est parvenue dans cet endroit ; ce monde censé être le summum des tourments humains n’est qu’assez peu visible finalement (comme le dessin en général) ; les personnages manquent cruellement de charisme : je veux bien croire en l’existence de démons cruels mais pas tous dénués d’intelligence. C’est beaucoup trop de pipi caca à mon goût. Mais la fourche de braise revient certainement au dessin, le plus illisible qu’il m’ait été donné de voir depuis un paquet de temps. On ne reconnait pas les personnages d’une case à l’autre, on se demande bien ce que l’encrage veut dépeindre (on y arrive parfois à force de persévérance). Malgré tout, ce n’est pas toujours si mauvais que ça. Certains passages réussissent sporadiquement à nous intéresser, par exemple celui qui parle des sentiments gouvernant les démons. Mais ces passages sont trop rares pour susciter un réel engouement pour la lecture. Je me vois contraint de vous déconseiller fortement l’achat, voire la lecture, car avec 300 pages à ce rythme l’Enfer prendra vie, mais cette fois dans votre tête. Note finale: 1.5

09/12/2009 (MAJ le 19/12/2009) (modifier)