Les derniers avis (7602 avis)

Par Jérem
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nausicaä de la vallée du vent
Nausicaä de la vallée du vent

Nausicaä est l’un de mes mangas préférés. On retrouve les thèmes et les figures chers à Miyazaki comme l’écologie et la difficile cohabitation de l’homme et de la nature, l’absurdité de la guerre, des personnages féminins forts et charismatiques, la personnification de la nature à travers d’animaux géants ou l’importance de l’aviation. Et pourtant Nausicaä est assez différent des autres productions du « Maître » (à l’exception de Conan, fils du futur) qui tient certainement du choix de faire une œuvre de pure science-fiction. Graphiquement, on reconnait, il est vrai, immédiatement le style de Miyazaki ; autant dire que c’est magnifique. L’histoire, sombre et complexe, est passionnante de bout en bout, parfaitement nourrie par l’incroyable univers de la saga, les nombreux personnages globalement très réussis et une narration maitrisée. Fait rare pour un manga, nous n’avons pas l’impression de suivre un feuilleton mais bien un récit homogène et pensé dans sa globalité dès le départ. N’hésitez surtout pas à vous plonger cette œuvre géniale !

30/08/2018 (modifier)
Par JJJ
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Il faut flinguer Ramirez
Il faut flinguer Ramirez

"Oh non il achète le dernier Ramirez", s'est-elle exclamée quand j'ai saisi ce bouquin pour le feuilleter. J'étais venu pour ça, mais c'est toujours bon d'être conforté dans ses choix par les libraires dont j'aime les goûts. Et oui j'ai acheté Ramirez, je l'ai lu, feuilleté, relu et encore relu. Je l'aime ce Ramirez, je l'ai savouré et c'est au moment où les glaçons fondent gentiment dans mon deuxième pastis que je prend la plume pour t'en parler un peu. Au fil des cases on peut y voir du Tarantino, du Pekinpah ou d'autres, ouais bon, que ce soit pour la virtuosité des dialogues, pour la sécheresse ambiante, on peut y voir mille références et autres influences et même s'amuser à en chercher (y a des choses fendardes à dénicher lors des scènes en bagnole, tu verras si tu lis). Au delà de tout ça, Ramirez c'est simplement une très bonne BD. Pour le vieux lecteur que je suis devenu, il est de plus en plus difficile de prendre du plaisir et m'extasier à chaque BD, j'ai des plaisirs bien sûr, j'en lis toujours des tonnes, mais l'extase qui est de découvrir un album auquel il ne manque rien se fait bien rare. Ramirez est de ceux-là. Le scénario captive, rien de compliqué hein, mais assez de roublardise et de fluidité pour que les farfelues fantaisies passent toutes seules, tout en nous donnant envie de plus au fil des cases. Il n'y a pas de temps mort et les ajouts d'éléments narratifs pages après pages font la maille sans jamais alourdir, pourtant Ramirez c'est du lourd. Quant aux dessins, c'est à l'appréciation de chacun, c'est un style qui ne paye pas de mine, pas le genre à me faire vibrer quand je le découvre, mais parfois l'amour se crée sans coup de foudre, entre moi et les vignettes illustrées de Ramirez ça a été ça, ça à prit le temps... de tourner quelques feuilles entre mes doigts. Je dirais que le style est faussement froid au départ puis se révèle plein d'une belle maîtrise. Et j'aime les moustaches et les Renault 5 jaunes. Je vais me servir un troisième pastis, je viens de poser Ramirez, j'ai hâte du tome deux. Si ce n'est déjà fait je te conseille d'acheter ou d'emprunter le premier. Ramirez, ils veulent tous le flinguer, je te conseille de le lire. JJJ

21/08/2018 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Lune est blanche
La Lune est blanche

Par rapport à son précédent ouvrage Voyage aux îles de la Désolation, l'auteur a fait encore plus fort ! Il aborde en terre Antarctique et se rend au cœur du continent! Rien qu'arriver là-bas est toute une aventure, que la lecture de l'ouvrage vous permettra d'apprécier, et le bateau était à deux doigts de revenir à son point de départ pour impossibilité d'approche au vu des conditions de l'océan austral. La BD nous raconte aussi l’histoire de la découverte de ce continent par les différents explorateurs avec leur réussite parfois douloureuse pour atteindre le pôle (l'expédition britannique menée par Robert Scott n'a pu terminer son retour du pôle et a été congelée sur place). Emmanuel Lepage et son frère finissent par arriver sur le continent blanc, et seront pilotes d'un engin polaire dans un convoi de ravitaillement vers une base reculée à un millier de kilomètres. Ce périple est tout simplement alunissant ; car en ce qui concerne le paysage, l'on est bien davantage sur la lune que sur la terre. Ici, comme dit le titre, la lune est blanche, blanche à s'en brûler les yeux, blanche de cette unique couleur réfléchissante quel que soit le regard porté à l'horizon, et avec des températures bassement mortelles. Accompagné de son frère photographe, de temps à autres, nous avons dans le récit une photographie en double page ; à la lecture, cela ne choque pas, au contraire, la photo renforce le réalisme du récit. Aventure hors du commun et découverte d'un milieu aussi dangereux et inhabituel qu'une randonnée sur mars ou la lune. Epoustouflant !

19/08/2018 (modifier)
Couverture de la série Comanche
Comanche

Le western, pour être parfaitement honnête, ne m'intéressait que très modérément auparavant. Il a fallu que je lorgne du côté des grands classiques de la bd franco-belge pour que naisse chez moi une vraie passion enthousiaste pour ce genre. Blueberry reste à mes yeux le modèle mondial et absolu, mais Comanche le talonne de très très près. Comanche narre un far-west en pleine transition, à bascule entre l'ancien et le nouveau monde. La conquête de l'Ouest par les colons européens venus d'au-delà du Mississipi bat son plein avec le gouvernement américain pour chef d'orchestre. A côté des chemins de fer qui commencent à zébrer le paysage, les villes poussent comme des champignons. L'une d'entre elles, Greenstone Falls, voit l'arrivée d'un cow-boy pas comme les autres, Red Dust. La série est centrée sur Red Dust et le ranch convoité, le Triple Six (666), qu'il tient en compagnie d'acolytes de circonstance. Comanche, Clem Cheveux Fous, Toby Face-Sombre, Ten Gallons...des surnoms étranges mais une troupe unie plongée dans les tourments d'un monde dur et violent ou le revolver fait la loi. Tous les tomes sont d'une très grande qualité mais la série devient réellement passionnante à partir du tome trois, en particulier la fusillade nocturne à la fin, magistrale et oppressante, qui parvient à nous happer complètement. Le tome suivant jusqu'à la mort de Reeves est du même tonneau, elle est un superbe chef d'oeuvre ou l'on touche au sublime. Ce qui vient ensuite met en exergue les différentes évolutions des protagonistes et de l'environnement : Greenstone Falls s'agrandit, le cow-boy se range et devient shérif, Comanche s'embourgeoise. cette bd sous bien des aspects peut être perçue comme une sorte de fresque historique exposant la transfiguration de l'Ouest, ou comment un lieu sauvage et aride mute en civilisation moderne. La réalité du Grand Ouest n'est pas enjolivée et c'est un parti pris que j'ai beaucoup apprécié de la part de Greg et d'Hermann. Ici nous sommes loin de l'univers rigolo d'un Lucky Luke : Tout se règle dans le sang, les règlements de compte trouvent leur épilogue dans la boue et l'obscurité d'un coin sordide, et les destinées personnelles s'achèvent la plupart du temps sur une note tragique. Assurément c'est ce qu'il y a à retenir de ce Grand Ouest dans Comanche : la violence. Une violence permanente, une violente ostentatoire, étouffante. Je pose bien évidemment le cachet d"oeuvre culte" à cette magnifique bande dessinée. C'est un plaisir de suivre ce Red Dust, à califourchon sur son canasson, pourchassant entre les mesas ensoleillées les pires ordures qui peuplent les Etats-Unis et c'est un plaisir spécial du 9ème art que de pouvoir porter témoignage sur cette époque incroyable où le croisement de populations hétérogènes pouvait faire qu'un rouquin, une femme, un Cheyenne, un blondinet, un moricaud et un vieillard pêchu tissent des liens d'amitié et combattent ensemble les maîtres du crime.

14/08/2018 (modifier)
Couverture de la série Issak
Issak

Quand on se visualise mentalement la Guerre de Trente Ans, l'image d'asiatiques en armure virevoltant aux côtés des belligérants lors de batailles rangées n'est pas celle qui nous vient immédiatement à l'esprit. c'est pourtant avec cette anecdote historiquement vérifiable que l'auteur d'Issak (2 tomes sortis) va fonder son concept de base, particulièrement original et captivant. Il faut dire que la Guerre de Trente Ans n'est pas le cadre historique le plus répandu dans le petit monde du manga, plus habitué à l'Europe médiévale, l'Epoque d'Edo, le Japon contemporain, ou alors des oeuvres prospectives et futuristes en tous genres. Ce choix m'a plu d'autant plus que je ne maîtrise cette période que très vaguement; en plus d'être un vrai plaisir de lecture, ces deux premiers tomes se sont révélés être un (petit) cours d'histoire. 1620. L'air au-dessus du Saint Empire Romain Germanique est plombé. Plombé par la haine religieuse qui étouffe les coeurs et détruit la raison. Alors que protestants et catholiques se trucident quotidiennement dans des massacres interminables, au sud-ouest, dans la région du Palatinat du Rhin, la petit-fille d'un forgeron va être sauvée d'un viol par un vagabond armé d'un mousquet, un asiatique qui a fuit son Japon natal pour se mettre aux service des forces protestantes. Cet acte héroïque va désormais lier la jeune roturière et le guerrier nippon, et ils vont poursuivre ensemble un chemin parcouru de rivières de sang et de cadavres désarticulés au beau milieu d'un empire à l'agonie. Je n'ai aucune idée du nombre de tomes encore à paraître, mais les deux premiers auront largement suffit à m'enthousiasmer pour cette superbe série. Magnifié par une illustration que je trouve splendide, avec un trait fin et délicat tout en étant percutant dans sa transcription de l'horreur, le manga tisse une intrigue simple mais haletante ou les desseins personnels se mêlent à la cause commune. Les batailles sont monumentales et immersives : les armures, les vêtements, les canons, les charges de cavalerie...on se croirait réellement dans le feu de l'action, soufflé d'admiration comme tous les autres soldats devant les exploits et la ruse du sniper-mercenaire venu du Japon : il y a pas à dire, le type à la classe ! En un mot comme en cent, je suis conquis. Une fresque homérique violente, une rencontre entre l'Orient et l'Occident passionnante et fructueuse.

03/08/2018 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bluebells wood
Bluebells wood

A chaque lecture d'un Guillaume Sorel, je suis pris d'une émotion indescriptible pour le pur bonheur visuel que ses œuvres m’apportent. Ils sont si peu les dessinateurs à prendre la peine de fournir du lourd graphiquement, et surtout, d'en être aussi capable ... Scénario thriller et fantastique sur fond d'histoire d'amour et de décalage temporel, bien mené, mais moins convainquant que l’inouï graphisme de cette BD. Ce qui m'a fait hésiter à mettre 4 *. Mais devant une telle splendeur graphique, je ne peux humainement retirer ce 5 *. Et à peine lue, je crois que je vais courir la relire ...

02/08/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

Cette BD rappelle la série X-Files dont j’étais un grand fan entre le polar et le fantastique teinté d’ésotérisme. J’ai aimé d’emblée cet univers. Comment ne pas frémir devant les terribles Stryges? C’est angoissant et très bien ficelé au niveau de l’intrigue. Très vite, cette série s’est imposée parmi mes préférées et je n’ai pas eu de mal à acquérir toutes les autres séries dérivées émanant de l’univers des Stryges à l'exception d'Asphodèle. Encore aujourd’hui, j’éprouve beaucoup de plaisir à la lecture. Il y a tout ce que j’aime dans la bande dessinée. Je dois être certainement le cœur de la cible visée parmi les lecteurs. Cependant, il est très dommage qu’en cours de série, le format de la BD a évolué au mépris des fidèles acheteurs qui avaient commencé par un format plus petit. Delcourt ne respecte pas ses fidèles lecteurs ! C’est vraiment caractéristique de cet éditeur ! De plus, les couvertures originales sont bien moins attractives que les nouvelles. Que dire également des tranches qui ont complètement évolué ! Nous avons ici « la totale » de ce qui peut être désagréable pour un collectionneur de bd. Mais il est vrai que selon Delcourt, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse avec comme leitmotiv "il faut respecter l’œuvre de l’auteur". J'ai éprouvé un peu de regret mais je ne pouvais me permettre de tout racheter à nouveau. Cette BD demeure toutefois indispensable dans toute collection de BD qui se respecte. Je considère le scénariste Corbeyran comme le meilleur de sa génération. C'est véritablement du grand art ! J'ai toutefois attendu la fin de la saison 2 pour décerner la note maximale à cette série. C'est tout simplement magistral dans le dénouement. Alors que les séries dérivées ont véritablement eu du mal à se conclure, voilà que le Chant des Stryges parvient à se bonifier. Une très belle réussite qui parvient à nous tenir en haleine ! La saison 3 se déroule 7 ans après les faits du remarquable tome 12 qui nous dévoile l'identité du fameux Sandor Weltman. Il était difficile d'assurer la relève pour relancer l'intrigue. Pourtant, le 13ème tome y parvient en introduisant une nouvelle problématique ainsi qu'un nouveau personnage assez psychopathe. Le 14ème tome va encore aller plus loin avec des scènes qui font froid dans le dos. On sent bien que c'est la dernière ligne droite avant le final général de toute une saga fantastique qui a réussi le pari de la cohérence. Au 15ème tome, on se rend compte qu'un personnage féminin introduit à la fin du précédent a totalement disparu des écrans sans en connaître la raison. Cela m'a chiffonné sur toute la lecture de cet album qui marque des retrouvailles mais qui est surtout l'occasion de faire une petite pause dans l'intrigue. Le 16ème tome voit la disparition d'un personnage central qu'on avait plaisir à suivre notamment dans les séries dérivées de cet univers. Le 17ème tome se termine de manière un peu abrupte. On se demande comment le scénariste va faire pour le dernier tome de la série qui va clôturer cette saga des Stryges. C'est un défi colossal à relever. S'il y parvient, la note culte sera bien justifiée. Le dernier tome confirme le talent de l'auteur qui met un terme à cette saga commencée il y a près de 20 ans. Nul doute qu'elle aura un peu marqué le monde de la bande dessinée moderne c'est à dire celle du XXIème siècle. Il y a certes eu des hauts et des bas mais au final une belle aventure. Note Dessin : 4.25/5 – Note Scénario : 4.75/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 13/07/2018) (modifier)
Couverture de la série Les Compagnons du Crépuscule
Les Compagnons du Crépuscule

Bourgeon a réalisé en solo trois séries superbes, que j’adore, et que j’ai relues de multiples fois. Et ce dans des univers très différents, avec la SF pour Le Cycle de Cyann, l’aventure maritime du XVIIIème siècle avec Les Passagers du vent, et donc du médiéval fantastique avec « Les compagnons du crépuscule ». De ces trois séries, « Les compagnons du crépuscule » est sans conteste celle qui est la moins facile à appréhender, qui nécessite le plus d’efforts pour entrer – et rester ! – dedans. D’abord parce que le texte est très abondant, très riche et dense, mais aussi parce que certaines parties de l’intrigue sont un peu plus obscures : c’est avant tout le cas du deuxième album, clairement le plus complexe, avec certains passages peut-être moins fluides – et jouant davantage sur le fantastique, la poésie, l’imaginaire. Mais, si vous vous accrochez, vous découvrirez une histoire à la fois riche et belle, prenante, que j’aime en tout cas beaucoup. Comme pour toutes ses productions, Bourgeon s’est documenté, et cela se voit. Dans les dialogues d’abord, abondants et riches, comme signalé plus haut, mais aussi remplis de termes moyenâgeux (cette force est aussi une des difficultés déjà signalées). En plus des dialogues, ce sont les décors qui font « que l’on s’y croit ». En effet, que ce soit les habits, les habitations (ville et châteaux), mais aussi les paysages, le dessin de Bourgeon est très bon et très beau, et en plus est très crédible. C’est une belle reconstitution de l’Europe de ces temps troublés. En cela le dernier tome (deux fois plus épais que les précédents avec près de 130 pages !) est vraiment superbe, alliant un scénario aux petits oignons à un dessin franchement très bon. Ajoutons que, fidèle à son habitude, Bourgeon a su créer des personnages féminins très forts - et très beaux (dans tous les sens du terme d'ailleurs), comme Mariotte. C'est une série exigeante, mais que je vous encourage à découvrir si ce n’est pas déjà fait !

12/07/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Le Goût d'Emma
Le Goût d'Emma

Je suis très rarement en total désaccord avec le précédent aviseur de manière générale. Pour autant, cela sera bien le cas en l’espèce sur cette œuvre que j’ai pour ma part assez bien aimé. En effet, j’ai toujours voulu connaître comment un inspecteur du guide Michelin s’y prenait pour noter un restaurant gastronomique selon des critères assez précis. On est véritablement dans les coulisses de l’institution défendant la gastronomie nationale pour découvrir tous leurs petits secrets et méthodes d’investigation au travers d’Emma. Il faut dire qu’elle est la première inspectrice dans ce milieu très macho où les hommes avaient toutes leurs places parce qu’ils pouvaient sacrifier leur vie personnelle. En tout cas, c’est l’excuse qui est donnée. Il est clair qu’une femme a également le droit de faire le métier qu’elle aime en mettant une croix sur homme et enfant à la maison. C’est également cela l’égalité des sexes. Il faut savoir que c’est un métier où l’on se déplace de ville en ville dans des zones assez éloignées de Paris et sa région. Il faut sillonner toute la France sur des routes de campagne limitées à 80 km à l’heure. On ne peut que déjeuner deux fois par jour et c’est souvent assez copieux. Le reste du temps est occupé par la rédaction des rapports qui peuvent prendre une bonne partie de la soirée dans une chambre d’hôtel. On apprendra également la grande confidentialité de cette profession. Gare si on perd sa carte professionnelle car on risque la faute et le licenciement. Par ailleurs, il ne faut rien laisser de visible dans sa voiture ou dans sa chambre d’hôtel (par exemple une carte routière). Il faut passer incognito en réservant pour deux personnes et finalement en se déplaçant seul en prétextant que le conjoint a eu un empêchement de dernière minute. Emma va également faire un voyage au Japon où elle découvrira une cuisine beaucoup moins riche et calorique que la nôtre ce qu’elle apprécie fort bien pour maintenir sa ligne. J’ai beaucoup aimé sur la philosophie de ses restaurants prêts à tout pour gagner une étoile quitte à perdre leur âme. On découvrira également la vraie cuisine de cœur au travers d’enseignes pourtant moins prestigieuses mais qui valent le coup de fourchette. Lorsqu’arrive la fin, on regrette déjà de laisser Emma. On aimerait bien savoir si elle a pu maintenir sa relation avec son copain qu’elle voyait de moins en moins souvent. On sait bien qu’elle ne se faisait guère d’illusion en acceptant ce job pas comme les autres. Derrière le rêve, il y a également toutes les contraintes… Note maximale car j'ai vraiment aimé.

10/07/2018 (modifier)
Par karibou79
Note: 5/5
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Avant tout, justification de la note : 5/5 dans le sens où ce manga est effectivement culte, véritable pierre angulaire du cyberpunk japonais, comme peut l'être Akira qui lui déroule aussi sur d'autres terrains. Là, on y est, c'est mad max, les coupes iroquoises, la violence comme quotidien, les loques en guise de tenue et le sable aux portes de la cité. Extravagant, les combats sont certes surréalistes mais surtout subjugants. Et le trait du mangaka ne fait que monter crescendo en virtuosité pour offrir des scènes d'action incroyablement détaillées et parfaitement lisibles. Petit plus, les annotations scientifiques apportent une touche de rationalisme dans ce maelstrom de démence. Ensuite, les personnages. Les caractères s'accumulent, au look, background et personnalités bien propres. Même les bad guys (peut-on vraiment les appeler ainsi au vu de la moralité moyenne du reste de la population ?) acquièrent une aura justifiant (en partie) leurs actes. Et au-dessus de tout, Gally, insaisissable même pour le lecteur : tour à tour ange, démon, petit coeur, spectatrice, moralisatrice, enfantine, inquiétante... Gally peut devenir un adjectif en lui-même. Le début est assez balisé (bien que déjà dans le haut du panier par rapport au genre de l'époque), l'arc du roller ball tourne assez en rond mais la suite est dantesque. Autre bon point, les intrigues s'accumulent mais trouvent (presque) toutes leur conclusion dans cette série plutôt courte (9 tomes). Donc, dessin, scénario, personnages, originalité : ràs, lisez-le. Enfin, si vous aimez les mangas et que la violence graphique ne vous rebute pas.

06/07/2018 (modifier)