Les derniers avis (7530 avis)

Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Transmetropolitan
Transmetropolitan

J'ai véritablement adoré cette série que j'ai enfin pu me récupérer grâce aux rééditions, et je ne saurais que trop vous la conseiller. J'ai tout aimé dans cette BD : le dessin très coloré et bien détaillé, qui retranscrit à merveille l'ambiance crasseuse et sale des rues de La ville, tout en ajoutant régulièrement des effets comiques, le tout renforcé par la colorisation qui est vraiment à souligner (je le remarque rarement, mais pour celle-ci ce fut notable). Ensuite ... les personnages. D'avoir fait des personnages aussi déjantés et autant attachants, c'est d'un maestro que j'applaudis. Autant Spider Jerusalem, personnage suffisamment complexe pour qu'il nous échappe à chaque fois, que les autres qui l'entourent (j'ai adoré le rédacteur en chef, Mitchum, tout autant que les deux assistantes bien barjos). Mais évidemment, ce qui fait la force de Transmetropolitan et qui donne tout le sel de cette BD, c'est le scénario, à grand renforts de dialogues épiques. On est sur du scénario très lourd, très très politique, avec des incartades dans bien d'autres domaines (religions, médias, célébrités, considération sociétales et sociologique), mais qui arrive à éviter la leçon de morale. En même temps, personne n'est le gentil, personne n'est le méchant. A cet égard, j'admire le discours de La bête, qui explique sa vision de la politique et du monde. Vision avec laquelle je ne suis pas d'accord, mais qui semble être celle de bien des hommes politiques actuels (ce qui fait d'ailleurs froid dans le dos). Bref, je pourrais m'épancher longuement sur les différents aspects de cette Bd que j'ai apprécié, mais je développerais un avis bien trop long. Je me contenterais de dire que si vous avez plusieurs heures (voir jours) devant vous, n'hésitez pas à vous attaquer à ce pavé qui contient de magnifiques textes (dont les articles qui sont bien souvent très intéressant à lire), des beaux passages et beaucoup d'humour, de la violence graphique et psychologique, et beaucoup de réflexions. J'en suis sorti avec une sacré pêche, et je l'ai déjà relu à mainte reprise en étant à chaque fois bien remonté. C'est le genre de lecture qui file la pêche longtemps après, et surtout qui me conforte dans bon nombre de mes avis politique. Et du coup, dans bien des aspects de ma vie. Une BD qui en vient à vous changer la vie, ça mérite bien la note maximale, non ?

24/09/2017 (modifier)
Par graveen
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kingdom Come
Kingdom Come

Je ne suis pas un gros fan de DC, mais je n'ai pas eu besoin de grand chose pour comprendre (même si certains détails n'ont trouvé leurs réponses que lorsque j'ai compris quels étaient les super-heros en action). Emprunté à la médiathèque locale, j'ai laissé trainé... Erreur ! Le dessin est fantastique, chaque case est travaillée. Le scénario est bien ficelé et comment dire.... fin. Voilà, fin c'est le mot. La narration 3eme personne "mais pas trop" permet de se place en observateur d'une histoire qui mèle comme souvent le paradoxe entre "ce qu'il faudrait faire, ce que je fais". J'ai personnellement plus pris mon pied sur cette histoire que sur Watchmen - un commentaire en parle - ce qui en fait une oeuvre majeure pour DC; et pour ma bibliothèque, très bientot.

24/09/2017 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sunstone
Sunstone

Maintenant que cette série est finie et que les cinq tomes sont relus, je peux le dire : c'est probablement la meilleure BD que j'ai lue cette année. Et c'est pas peu de le dire. Nom de nom, ça fait longtemps que j'avais pas lu une BD comme celle-là ! Et c'est pas rien de le dire. Je m'attendais à une série vaguement érotique/pornographique dans un univers BDSM, j'en ai pris plein les mirettes. Dans le genre couverture racoleuse pour intérieur encore meilleur, on fait pas mieux ! Déjà, c'est un récit érotique, certes, mais largement plus versé dans l'histoire que dans des scènes de nu (qui sont quand même bien fréquentes, rassurez-vous petit(e)s libidineu(se)s). D'ailleurs on est bel et bien sur de l'érotisme, tout le reste n'est que suggéré, mais avec de l'imagination, on va sans doute plus loin que ce que l'auteur aurait voulu en faire. L'auteur m'aura surpris sur à peu près tout : le dessin, qui varie pas mal selon les scènes et donne de très belles planches ou des strips efficaces, le tout très coloré, agréable à l’œil; mais également des explications très intéressantes sur le BDSM, pratique que je connaissais à peine et mal. Le tout est cadré dans un scénario aux relations humaines très bien développées, aux retournements bienvenus, et aux personnages extrêmement bien campés. Et, en prime, un humour qui m'aura fait couler plusieurs larmes, tant je me suis étranglé de rire sur certaines situations. Bref, tout est là pour notre plaisir, et j'en suis ravi. J'ai adoré les incartades de l'auteur dans l'ensemble de la BD, qui utilise plusieurs fois tout le potentiel d'une BD en pagination, en utilisation (parfois géniale) des bulles, des encarts de textes et des strips au milieu du reste. Les albums sont enrichis également de petites notes sur la genèse de la BD, aussi intéressantes que le reste. On en ressort avec un sentiment de chaleur humaine très bienvenu, et ça ne laisse pas indifférent. Pas que sur le plan érotique, s'entend. Ce qui me fait tellement apprécier cette BD, outre que c'est exactement le genre de romance que j'affectionne tout particulièrement, c'est que l'auteur arrive à nous développer quelques chose de pointu et de très intéressant sur le BDSM. Le développement est très fin sur les relations humaines, ce qui fait un être humain, nos envies et nos fantasmes, tout en exposant une vision de la vie parfois à l'encontre de la morale bienpensante. Le BDSM est une pratique un peu marginale et pas très bien considérée, mais cela peut concerner n'importe quel genre d'activités que vous affectionnez. Du jeu de rôle à la collection de BD, n'importe quelle personne peut se retrouver dans cette idée de plaisir qui ne colle pas aux normes. Et c'est là la force de ce propos, qui dépasse la simple idée d'une sexualité pour déborder sur une réflexion humaine. Bien sûr, je suis conscient de certains défauts de la BD : abondance de personnages féminins aux proportions généreuses (c'est le genre qui veut ça, on va dire ...), tendance à un "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", des rencontres qui se transforment en amitiés en deux jours ... Oui, le scénario se laisse aller plusieurs fois à des facilités qui auraient pu être évitables, mais je ne boude pas mon plaisir pour autant. L'auteur se paye même le luxe de détourner certaines de ces facilités dans le récit, en les transformant en gags. Les quatre premiers tomes m'avaient pris aux tripes, mais le cinquième m'a laissé rêveur. Déjà par l'idée d'une suite, mais aussi par l'approfondissement qu'il confère aux personnages. C'est finalement une romance, une simple romance, traitée sous un jour pas très courant. Et ça fait plaisir à voir. Alors pourquoi cinq étoiles ? Parce que finalement... tout me plait : le dessin, les personnages, l'histoire, l'humour, le propos, la morale, même l'histoire de la création de cette BD est une belle histoire ! J'ai versé des larmes (de rire et parce que je reste un grand sensible) et j'ai gardé pendant un long moment un grand sourire sur ma face après cette lecture. J'en fais peut-être trop, sans doute d'ailleurs, mais en terme de coup de cœur, je crois qu'on est sur celui de l'année. Je ne peux que recommander la lecture, que j'ai appréciée et que j'espère que vous apprécierez tout autant. C'est toujours pareil : quand je trouve une histoire d'amour bien faite ... je tombe amoureux !

27/07/2017 (MAJ le 13/09/2017) (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bokko (Stratège)
Bokko (Stratège)

Cela fait des années que je voulais lire ce manga qui mérite d'être mieux connu. Je suis très déçu de voir qu'il n'y a pas eu de nouveau avis depuis 2009 par exemple... On suit donc Ke-ri qui est un grand stratège et qui va tout faire pour défendre une cité contre une armée. Ce sont les bases des 4 premiers tomes de ce manga qui forme un cycle et je fais parti de ceux qui trouvent que ce sont les meilleurs albums de la série. C'est simple, cela faisait longtemps qu'une oeuvre de fiction m'avait autant emballé. J'ai adoré l'ambiance un peu huis clos qui se dégageait de la cité. Il y a une galerie de personnages intéressant et attachants. J'ai adoré le fait que les ennemis aient de vrais personnalités et qui soient plus que des gros méchants qui font des trucs de méchants parce qu'ils sont méchants. Il y a du vrai suspense et tout le long de ses quatre albums j'ai senti la tension monté de plus en plus. J'étais tellement passionné par ma lecture que j'ai lu ses 4 tomes d'un trait sans problème. Pour moi, cela vaut clairement 5/5, mais malheureusement la suite est moins bonne. En faite, cela reste un très bon manga au-dessus du lot même si c'est les premiers chapitres sont moyens (quoique la raison pourquoi ils m'ont parus moyens vient peut-être du fait que j'ai du apprends à m'habituer à un changement d'atmosphère et au fait que j'ai du quitter des personnages formidable). C'est juste que les 4 premiers tomes sont tellement excellent que la suite est décevante si elle est 'juste' très bonnes. Le dernier tome peut paraître un peu bâclé, mais cela ne m'a pas dérangé que les auteurs fassent des éclipses parce que je pense qu'ils avaient tout dit sur le sujet de la guerre. Un manga intelligent avec un très bon dessin réaliste. Et en réfléchissant bien je mets la note maximal même si la grande partie du manga vaut 4/5. Ses premiers tomes sont trop excellent pour que je ne mettes pas la note maximal !

10/09/2017 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série La Mémoire dans les poches
La Mémoire dans les poches

Je réécris mon avis suite à la lecture de l’intégralité de la série… Je l’ai attendu, ce tome 3… tellement que j’avais peur d’être déçu… et bon sang, quel album. Cela faisait longtemps qu’une BD ne m’avait pas fait un tel effet. La série débute en fable sociale sympathique, avec cette famille de banlieue difficile qui aide de leur mieux les plus démunis (notamment au travers l’apprentissage du français). Puis l’intrigue prend des allures d’enquête dans un deuxième tome où le fils se lance à la recherche de son père disparu… un voyage qui le mènera en Algérie. Un deuxième opus sympathique, mais qui surprend un peu par son ton très diffèrent. Et puis… plus rien pendant 8 ans ! Luc s’est clairement expliqué sur divers forums (dont celui de bdtheque), les personnages de ce tome 3 sont fortement inspirés par ses propres parents, et les évènements tragiques racontés ici ont déclenché chez lui un épisode dépressif… rien que ça ! C’est donc fébrilement que j’ai entamé ce tome, me demandant ce que j’allais y trouver… et bien la réponse est simple : de l’émotion. Beaucoup d’émotion… l’histoire de Sidoine et Rosalie se mêle à l’Histoire avec un grand « H », et on découvre avec effroi des secrets de familles terribles, et les évènements tragiques qui ont fortement marqué Sidoine lors de l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Cet album est magistralement écrit, et transporte habillement le lecteur d’une époque à une autre pour dévoiler les subtilités de l’intrigue, sans jamais perdre le lecteur. Le dessin de Etienne Le Roux est sublime, et ses couleurs un peu délavées donnent vraiment du cachet aux planches… mention spéciale pour les couvertures, toutes aussi sublimes les unes que les autres. Je me laisse emporter par les émotions, et attribue la note maximale à cette série, ma préférée de cet auteur avec Holmes. Ce tome 3 me rappelle pourquoi j’aime tant la bande dessinée… Merci Luc, merci Etienne.

25/06/2006 (MAJ le 09/09/2017) (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série La Nef des fous
La Nef des fous

Réécriture complète de mon avis suite à la sortie (un peu inattendue en ce qui me concerne) du 8eme tome, et à une relecture de l’ensemble de la série. Je suis ravi de constater que tant d’années après la parution du tome 1, et tant d’années après ma première lecture, la magie fonctionne toujours. J’adore le monde mystérieux mis en place, les personnages loufoques, les dialogues truculents, l’humour fin, le dessin détaillé et coloré, et de manière générale, la créativité dont fait preuve l’auteur. Certains passages sont mis en scène avec brio, j’allais citer le passage du grille-pain, mais ça a déjà été fait plus bas ! Le dénouement de l’histoire en fin de tome 7 est satisfaisant et bien amené, même si l’ensemble aurait finalement pu être bouclé en 4 ou 5 tomes (il y a quand même quelques longueurs). Quant au 8eme opus, il relance un deuxième cycle pour le moment « juste bien ». L’écriture est toujours aussi bonne, le dessin toujours aussi magistral, et on retrouve avec plaisir les personnages auxquels on s’était tant attachés (même si le grand coordinateur semble sonner « faux » dans ce volume). Mais il ne s’agit que d’un tome d’introduction qui pose les bases d’une nouvelle intrigue… reste à voir comment Turf va maintenir notre intérêt, maintenant que le mystère de la Nef est révélé… A suivre !

22/06/2002 (MAJ le 04/09/2017) (modifier)
Couverture de la série Extases
Extases

Bravo ! Bravo et chapeau. Parce que ce n’est pas du tout évident de réussir un album pareil. De le réussir en faisant montre de sincérité, d’honnêteté, en développant des propos intelligents, en se débarrassant des freins subconscients nés d’années d’éducation religieuse. Se livrer aux yeux de tous sur un sujet aussi tabou que la sexualité demeure à notre époque un véritable exploit, une sorte de coming-out de la normalité. Parce que, merde ! Avoir des rapports sexuels est quelque chose de normal. Eprouver du plaisir pendant ces rapports l’est tout autant. Et à partir du moment où les partenaires sont des adultes consentant (désirant, comme il le dit peut-être encore plus justement), je ne vois pas ce qui devrait absolument être tu là-dedans sous peine de rejet par la société. Ce livre est salvateur dans le sens où il remet le sexe à sa juste place. Car depuis que l’homme parvient à dissocier plaisir sexuel et procréation, des pressions sociales se sont faites jour (via principalement les religions monothéistes qui hurlent à tout va « croissez et multipliez » comme si la surpopulation mondiale pouvait rendre un quelconque être suprême heureux… Bon, à l’époque où l’être humain est apparu, je veux bien qu’en multipliant les enfants, on multipliait les chances de survie de l’espèce, mais là, maintenant, faudrait peut-être arrêter les conneries, non ?) pour nous dire que le sexe, c’est mal ou pire encore, c’est sale. Alors que le sexe, c’est quoi ? C’est du plaisir, du fun, un instant de partage dans lequel les partenaires peuvent dévoiler des facettes de leur personnalité qu’ils préfèrent garder pour un cercle d’intimes. Bon, d’accord, pour le coup, Jean-Louis Tripp les dévoile à tout le monde. Mais il le fait avec tellement d’humour et de franchise que ce qui est exposé dans cet album n’a, à mes yeux, rien de choquant. Et pourtant, il aime expérimenter, le bougre ! Et puis, il y a son dessin. Ce style semi-réaliste qui se fait caricatural dès que le besoin se fait sentir convient parfaitement au propos. Il ne bêtifie pas les corps mais ne les glorifie pas non plus. Les plastiques sont simplement humaines dans les passages réalistes et se font sujet d’amusement lorsque l’auteur illustre un fantasme ou un complexe. Ces pages accueillent le noir et blanc avec bonheur tant l’étalage de chair aurait pu déboucher sur une orgie écœurante de teintes roses. Cette sobriété des couleurs fait donc office de contre-point à l’exubérance des propos et du trait. J’ai vraiment beaucoup aimé. Je me suis retrouvé dans plusieurs passages, j’ai apprécié la franchise d’autres, j’ai ri par moments, ressenti une agréable excitation à d’autres instants, j’ai aimé l’intelligence de certains propos. Et comble de tout, je n’ai jamais trouvé que cet album faisait montre d’un exhibitionnisme malsain. Ce récit est situé à l’opposé de la pornographie banalisée actuelle car plutôt que de simplement montrer des corps, il parle avant tout de sentiments et de sensations, d'amour et de partage,... de respect surtout. Jean-Louis Tripp a beau y dessiner plus de sexes en érection dans un seul chapitre qu’il n’y en a dans l’ensemble des albums de Manara, c’est avant tout à notre cerveau qu’il s’adresse. Et ça, ça fait du bien. Donc chapeau pour ces Extases (très beau titre, au passage) qui dédramatisent le désir et qui remet en avant cette évidence : entre adultes désirant, le sexe représente un vaste champ d’expérimentation. Et les plus tordus d’entre nous ne manqueront pas de faire le lien entre Jean-Louis et la petite Marie du Magasin général : deux personnages qui vont s’affranchir des pressions sociales pour vivre leur sexualité comme ils l’entendent tout en respectant les autres (oui, je sais, c’est tordu mais plus j’y pense, plus je trouve que le personnage de Marie ressemble finalement beaucoup à son créateur, Jean-Louis Tripp). Culte ? Oui, culte car dans ce registre, je pense que cet album va rapidement servir de référence et, qui sait (on peut toujours rêver), être le point de départ d’une nouvelle révolution sexuelle et sociétale. C’est la raison pour laquelle j’espère que beaucoup de jeunes lecteurs auront l’occasion de lire cette série tant il me semble évident que découvrir la sexualité via Extases est beaucoup plus sain, amusant et constructif qu’en surfant sur les sites pornos qui pullulent sur le web ou en allant servir d'enfant de cœur au curé du village.

04/09/2017 (modifier)
Par Mary
Note: 5/5
Couverture de la série Hyperbole
Hyperbole

Il s'agit d'un roman graphique dont la qualité d'illustration est entièrement assumée. Ce n'est pas joli, ce n'est pas délicat, c'est un peu brouillon et c'est définitivement pas artistique, mais j'y voyais là un parallèle intéressant avec le personnage principal. Elle aussi, elle est un peu brouillon, indélicate, elle ne va pas bien et souligne plus souvent qu'autrement ses défauts et échecs, non pas ses succès. Alors le graphisme suit la même ligne d'idée et s'harmonise, à mon humble avis, avec le propos dont traite ce roman graphique. On parle avec justesse et beaucoup d'humour d'un sujet difficile, celui de la dépression. Je le recommande chaudement.

02/09/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5
Couverture de la série Monster
Monster

Après la lecture des 18 tomes. Urasawa est bien l’un des plus grands mangakas actuels, capable de créer des séries toutes plus captivantes les unes que les autres. Je vais aller dans le sens de la grande majorité des posteurs : Monster est un thriller littéralement passionnant. L’histoire est absolument captivante de bout en bout, d’autant que l’auteur multiplie les développements et les ramifications de son intrigue, tout en ménageant un suspense parfaitement dosé. Les personnages, particulièrement nombreux, sont intéressants et travaillés, notamment Tenma et Johan. Cette profusion de personnages, loin de casser le rythme, complexifie et enrichit le scénario. L’ambiance, sombre et mature épouse naturellement le récit. Le trait, quant à lui est réaliste et soigné. La grande qualité du dessin se vérifie tout au long de la série et contribue grandement à la réussite de la série. Certains défauts (une fin trop ouverte, un manque de flashbacks et de révélations sur le passé des jumeaux, quelques rares chapitres peut être superflus) m’ont longtemps fait hésiter sur la note que j’allais attribuer. Finalement la qualité globale de la série et son scénario brillant me poussent à être généreux. Monster est un immanquable, à découvrir absolument.

30/08/2017 (modifier)
Couverture de la série Ippo
Ippo

Un manga centré sur le sport, comme il y en a des dizaines au Japon. Certes, mais là, on est plutôt ancré dans le réalisme, avec moult explications sur les diverses techniques de boxe (de base, mais aussi des grands champions). C'est certes moins spectaculaire que Captain Tsubasa, moins drôle que Slam Dunk, Ippo - la rage de vaincre est tout de même très bien fichu, plutôt bien documenté, très dynamique, et l'ascension de notre héros va crescendo. On y retrouve toujours la notion de dépassement de soi, propre aux shonen, mais le tout est vraiment plus que sympathique. On ne souhaite qu'une chose : lire la suite. **************************** Avis après la fin de la première saison et lecture des 2 premiers tomes de la deuxième : Oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain ! Un tome 32 d'anthologie... sans Ippo ! Exceptionnel. Rares sont les séries qui prennent aux tripes à ce point et dont on ne peut lâcher le tome en cours avant la fin. Et on en sort qui plus est épuisé nous aussi. Quel talent dans la narration, le rythme et le suspense. Un série vraiment très forte dont je passe la note de 4/5 à 5/5 ! Mise à jour : Et après 93 tomes j'attends toujours chaque nouveauté avec impatience. L'auteur maîtrise incroyablement bien son sujet, chaque combat est intéressant. J'apprécie qu'il s'attarde sur les personnages "secondaires", souvent un peu plus intéressants que le héros. C'est LE shonen de ces 10-15 dernières années, en ce qui me concerne : aucune baisse de régime, un dessin toujours au top, un peu d'humour et de scènes en dehors du milieu de la boxe ici et là afin de ne pas être toujours enfermé dans cet univers de la boxe (même si les amourettes des uns et des autres ne sont pas de plus passionnantes, ces brèves coupures font du bien)

15/12/2007 (MAJ le 26/08/2017) (modifier)