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Couverture de la série Prophet
Prophet

Réécriture en un bloc de mes impressions sur les 4 tomes. Pas facile de cerner les objectifs de cette série exigeante ni l’ambition affichée par son auteur. Sans aller jusqu’à dire que c’est le projet d’une vie, il témoigne beaucoup de son évolution artistique, à la fois en tant que dessinateur et scénariste. Entre la sortie du premier et du dernier tome, quatorze années les séparent. Certainement plus en vérité, car l’idée est née après que Mathieu Lauffray ait vu publier sa première bande-dessinée Le Serment de l'Ambre, en 1995. On pourrait presque dire que Prophet est un projet expérimental où l’auteur s’est cherché, a tâtonné dans différents genres et sous-genres en essayant de rendre cette combinaison équilibrée au possible, évitant le patchwork indigeste. Il n’y a qu’à regarder les pages du cahier graphique présent dans l’édition intégrale pour s’en rendre compte : au tout début, lorsque l’envie d’écrire du fantastique en était à ses balbutiements, Prophet était bien partie pour devenir une série heroic fantasy ! (l’idée ne m’aurait pas déplu au passage). Tour à tour inspiré par les romans et nouvelles de Robert E. Howard (pour l’univers heroic fantasy, les mondes barbares, ou ses héros nihilistes ? ) ; H.P. Lovecraft (l’ouverture sur le monument de 8000 ans, immense, invraisemblable, une passion partagée pour les bâtiments vertigineux, les personnages paranoïaques dépassés par les événements) ; W.P. Hodgson (démons issus de l’abîme, le cosmicisme) ; le film La Planète des Singes de 1968 (tome 2 après le crash de l’aéronef), et allez pourquoi pas, l’imaginaire de Clive Barker dont Hellraiser pour dessiner les mutants gothiques ? Le Sphère de Michael Crichton ou le Malhorne de Jérôme Camut ? Jack Stanton n’a-t-il pas un air de famille avec Bruce Campbell dans Evil Dead, fusil au poing ? ; les références littéraires et de culture populaire sont éparses. L’important comme le dit Lauffray était de trouver « son » fantastique. L’achèvement du récit avait laissé comme une sensation de manque et d’amertume à plus d’un lecteur pourtant impatients d’en conclure après neuf ans d’attente. Moi-même je faisais partie des perplexes. Des questions restaient en suspens, la transition de l’histoire aventureuse au récit introspectif fut difficile à encaisser, d’autres choses demeuraient loin d’être claires. C’est finalement via l’édition intégrale que j’ai pu éclairer ma lanterne, grâce à un salutaire avant-propos de l’auteur expliquant sa démarche. Certes il y a du fantastique, de l’aventure, du survival horror puis de l’apocalyptique. Cependant Prophet n’est pas une histoire lambda de pur divertissement où le héros a un but bien déterminé, où chacun connaît son rôle et où chaque chose a son explication rationnelle. Prophet est aussi à lire comme une parabole dans lequel l’auteur y combat des thèmes qui lui sont chers. Jack Stanton a touché la sphère, le monde infernal qui s’en est suivi et dans lequel il n’y a aucun espoir de délivrance est à son image. Mais qui est Jack Stanton ? Un arriviste, égoïste et égocentrique, individualiste forcené, le type même de l’homme pressé opportuniste prêt à tous les coups bas pour parvenir à ses fins. Son « voyage » sur la Terre ravagée est à prendre comme un récit initiatique. Pendant longtemps sa ligne de conduite ne bouge pas. Il refuse son rôle de prophète, refusant d’être un guide, de mener, il veut la gloire mais sans les responsabilités. La seule chose qui l’intéresse est de rentrer dans son monde récolter les fruits d’une gloire usurpée. Car Jack est aussi un menteur, s’attribuant le travail de recherche d’autres plus talentueux que lui. C’est une critique de l’auteur contre les fausses « zélites » intellectuelles qui trop souvent ont pignon sur rue (une critique qu’on retrouve chez son pote Denis Bajram dans Universal War One). Le démon supérieur cornu qui pourchasse Stanton est une figure allégorique de sa mauvaise conscience qui le rappelle à ses fautes, une sorte de décompte qui fait « tic, tac ». Stanton a beau fuir, mais tôt ou tard il devra se confronter aux conséquences de ses actes. C’est aux côtés de Jahir et d’Athénaïs qu’il apprendra d’autres valeurs, que le « nous » est plus fort que le « je », en espérant qu’à la fin, au moment de faire un choix définitif il s’en souviendra. C’est sur ce dernier point que j’avais le plus tiqué. Ne sachant pas si Jack avait choisi la réalité ou une douce matrice où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. La version intégrale apporte un regard plus clair, preuve que l’œuvre est sans cesse retravaillée, car elle bénéficie de 2 pages supplémentaires dans la dernière partie (non présentes dans l’édition simple) qui en ce qui me concerne m’ont aidé à mieux saisir le choix définitif de Stanton et sur ce qu’est la sphère : un théâtre illusoire. Quant au pourquoi du comment sur d’autres aspects de l’intrigue, j’imagine qu’elles doivent demeurer un mystère. Certaines explications, si elles en ont, appartiennent à l’auteur. Il n’est pas toujours bon de tout révéler. Vous vouliez connaître l’histoire du space jockey dans Alien, Prometheus vous a-t-il satisfait ? Vous voulez un spin off sur la jeunesse de Yoda vous ? Pour évoquer un peu les graphismes de la série, bah, que dire ? J’ai découvert Lauffray grâce à Prophet (gros fan de Xavier Dorison à la base) et j’ai de suite accroché à son style fortement influencé par les comics US, son découpage notamment qui « déborde » des cases. Et puis surtout son imagination assez stupéfiante. Rien que sur Prophet : le Hurleur, les Titans, les humanoïdes mutants, le démon rouge, les dessins en pleine pages, cet encrage puissant… c’est juste beau quoi. Les graphismes sont aussi un témoignage de l’évolution graphique de son auteur, il suffit juste de regarder pour constater qu’entre le tome 1 et le 3 il y a du changement. Et qu’entre le 3 et le 4, là c’est un fossé qui les séparent. Il faut dire que Patrick Pion ainsi qu’Eric Henninot ont beaucoup aidé sur ce dernier. D’ailleurs une remarque concernant l’intégrale qui ne reprend pas la page d’ouverture du premier chapitre du tome 2, où Jack marche en plein Manhattan Square façon Je suis une Légende, la page avec le logo de Coca Cola. Pourquoi putain ?! Why ?! Elle était magnifique cette page ! On rajoute deux pages mais on en supprime une, allez comprendre… En conclusion Prophet fait partie de ces œuvres dures mais absorbantes, de celles qui donnent du grain à moudre à ces lecteurs. Typiquement ce que j’aime si en plus la qualité visuelle rentre dans mes clous. Je l’ai lu, relu à chaque nouvelle sortie, puis re-relu avec l’intégrale, et à chaque fois je l’apprécie davantage.

15/08/2011 (MAJ le 24/08/2017) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Travailleur de la nuit
Le Travailleur de la nuit

Dire que j’ai aimé cette bd serait un doux euphémisme. J’ai littéralement adoré car j’ai été fasciné par ce récit inspiré d’une vie authentique de ce lui qui a inspiré des auteurs pour le célèbre Arsène Lupin, gentleman cambrioleur qui laissait des mots doux à ses victimes. Il est vrai qu’en qualité de juriste, on ne pourrait normalement que s’horrifier de ce vol abject de la propriété d’autrui. Cependant, l’auteur arrive par je ne sais quel magie de faire en sorte qu’on comprenne la psychologie de ce personnage et que l’on soit finalement indulgent vis-à-vis de lui. Après tout, Alexandre Jacob ne volait que les parasites de la société : les magistrats, les curés, les rentiers... Certes, il ne faut pas franchir le pas de l’anarchisme comme le dit si bien l’auteur Matz dans sa postface mais on peut essayer de comprendre certaines réflexions qui ne seraient pas fausses aujourd’hui encore. Cependant, rien ne justifie de poser des bombes et de tuer aveuglément. Fort heureusement, notre homme va éviter cet écueil. Il choisira une autre voix plus soft pour mener son combat à sa façon. Cependant, on comprend que la société dans ses mécanismes ne lui laisse pas vraiment le choix. On peut se poser la question de pourquoi travailler pour si misérable salaire. Par la suite, on se rend compte que la société n’aide pas avec ses contrôles fiscaux pour essayer de coincer une personne qui s’est réadaptée. Le dessin est totalement maitrisé et il faut partie de ce que j’aime bien grâce à cette élégance du trait. Le graphisme est agréable et c’est également un véritable plaisir pour les yeux de tourner les pages. Il y a un dynamisme que j’apprécie. Les couleurs sont assez bien choisies pour décrire les différentes ambiances que cela soit en mer, au tribunal ou au terrible bagne de Guyane. Le cheminement de cet homme a été exceptionnel. On suit son parcours de ses 11 ans jusqu’à sa mort programmée dans les moindres détails. J’ai éprouvé beaucoup de respect vis-à-vis de cet homme fidèle à ses principes. Cela a été une grande lecture et un véritable coup de cœur. L’une des meilleurs bd depuis longtemps. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

24/08/2017 (modifier)
Couverture de la série Lookbook
Lookbook

J'adore. J'ai les 2 tomes et je ne m'en lasse pas. J'attends chaque caricature lâchée sur les réseaux sociaux avec impatience. J'aime l'oeuvre, car Salch tape sur tous ceux qui me dégoûtent. C'est une sorte d'exutoire pour moi de le voir se taper toutes ces têtes de cons: Pénicaud, Enora Malagré, Nadine Morano, Hanouna... et j'en passe. Les petits commentaires écrits autour de chaque dessin viennent parfaire ces portraits au vitriol, tels des piques sur le dos d'un taureau lâché dans l’arène publique. Je suis totalement fan.

14/08/2017 (modifier)
Par Wedjeus
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fleurs de Pierre
Fleurs de Pierre

Paradoxal de considérer une œuvre culte et de ne pas pouvoir la conseiller. Ce manga est un bijou ! Une énorme claque lors de sa première lecture et le désir de connaître la suite à tout prix ! Ce manga relate le destin croisé de deux adolescents dans la Yougoslavie occupée par les Nazis durant la seconde guerre mondiale. L'une est prisonnière d'un officier S.S, l'autre entre dans la résistance. Pourquoi ne pas conseiller cette série ? Parce que l'éditeur Vent d'ouest n'a jamais daigné publier les trois derniers tomes de la série. Je me souviens leur avoir écrit pour leur demander de rééditer cette série (en vain). Bref ! Une lecture poignante, et un regret en ce qui me concerne de ne jamais connaître le fin mot de cette histoire.

19/07/2017 (modifier)
Par peckexcel
Note: 5/5
Couverture de la série XIII
XIII

j'avoue hésité entre le culte et le franchement bien, mais a bien y regarder c'est le culte qui s'impose malgré quelque défaut, car finalement elle m'a laissé une trace indélébile. je n'ai lu, pour l'instant que la premiere époque , celle de Van Hamme et Vance. le premier cycle : tome 1 à 5 c'est du tres tres bon! Le postula de départ est néanmoins trés cliché et tellement commode, qu'il faut faire un effort pour l'accepter, ajouter à cela que les perso du premier tome sont assez stéréotypé . Mais la force de ce tome c'est clairement l'écriture qui nous entraîne malgré nous avec le protagoniste vers cette fuite en avant. Si à la lecture du premier tome certaine planche m'ont laissé de marbre d'autre sont juste magnifique et dynamique comme souvent dans le reste de la série. Et pour le reste du cycle c'est tres tres bon, les personnages secondaire sont développé de manière intelligente et même avec mon coté antimilitariste qui sommeil en moi , mon personnage préféré est le colonel carrington, pour vous dire l'exploit. le 2e cycle : tome 6 à 7 la tension du cycle précédent est retombé, et le coté épique également, deux tomes de bonne facture mais, sans plus, les enjeux sont tellement plus faible et les personnages tellement moins bien traité. c'est sans plus, moyen. le 3e cycle 8 : si tant est qu'on puisse parler de cycle , le tome que tout le monde attandait, le suspens est tres vite balayer, hélas, mais je ne suis pas sur qu'il pouvait en être autrement. un tome bien menait et tres bien construit le 4e cycle tomes 9 à 11 le cycle el cascador! De retour à de l'aventure un coté épique, de vrai enjeux! moi j'ai adoré, on retrouve le sel des premiers tome le dépaysement en plus ! je mettrai quand meme un bémol sur les 3 montres d'argent, les flash-back et l'histoire du trésor ne m'ont guère convaincu le 5e cycle tome 12 suite directe du tome 8 , c'est tres tres bon, une confrontation de haut vol ! que du bon! le 6e cycle tome 14 à 17 (le tome 13 étant plutôt un hors série) .... là ça devient beaucoup moins bon, mais vraiment cet histoire de trésor me laisse tellement de marbre, souffre de longueur ! certains albums sont tellement creux! c'est le vrai point faible de la série) le 7e cycle, toute chose à un fin! les deux dernier referme bien la série, ils sont bien mené et intelligent, on a le réponse a de nombreuses questions. Bref une bonne conclusion qui prend sont temps.

12/07/2017 (modifier)
Par Charles
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Musée des Bozarts
Le Musée des Bozarts

Assurément un coup de cœur. Cela faisait bien longtemps que nous étions à la recherche d'une BD sur l'art, si possible humoristique et je dois avouer que j'ai été quelque peu freiné par le commentaire de "Noirdésir"...à tord. Il est vrai que je ne m'attendais pas à ce style de BD chez Bamboo et j'ai été très agréablement surpris. Les gags sont d'une finesse délicieuse et le dessin est très agréable, les peintres sont magnifiquement dessinés. On apprend beaucoup de petites choses sur les artistes sans que cela soit pénible, au contraire. Mes enfants ont adorés, je pensais acheter la série mais il n'y a qu'un seul Tome apparemment, ou alors j'ai mal cherché. Un régal que je conseille aux amateurs de BD et d'Art, sans hésitation aucune.

22/06/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Les Deux Vies de Baudouin
Les Deux Vies de Baudouin

J'avais beaucoup aimé Ce n'est pas toi que j'attendais l'année dernière du même auteur. Je pensais qu'il allait s'arrêter là comme beaucoup d'auteur qui raconte une autobiographie poignante sur un événement majeur de leur existence. Je me souviens de plein d'oeuvre unique dans ce genre que j'avais bien aimé par le passé. On se dit alors que c'est toute l'oeuvre d'une vie avant de passer à autre chose une fois l'expiation accomplie. Mais là, non. En effet, l'auteur enchaîne sur une autre histoire totalement imaginée mais qui pourrait arriver à chacun de nous. Certes, le thème sur le temps qui reste à vivre quand on apprend qu'on a un cancer m'est plutôt cher mais ce sont là des questions essentielles sur le sens de la vie. Il est également question d'un amour fraternel entre deux êtres que tout oppose. C'est le genre de récit à la fois plein d'humour mais également assez touchant comme un mélo totalement assumé. Une chronique sociale comme je les aime rempli de modernisme dans le propos, loin des bds tellement niaises des années 60 et 70. Le dénouement m'a fait penser à un film que j'avais beaucoup apprécié au cinéma il y a 3 ans à savoir Nos étoiles contraires. C'est vrai que c'est fort. J'avoue avoir vu les choses venir de cette façon là mais bon, c'est vraiment bien car cela fait passer un message tout simple et pourtant évident. Ceux qui aurait envie le cas échéant de plaquer leur boulot de juriste dans les grandes entreprises pour vivre de leur rêves apprécieront. Les autres également. Une bd qui fait réellement du bien et qui ne devrait pas passer inaperçue.

18/06/2017 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5
Couverture de la série One-Punch Man
One-Punch Man

Etrange que certains puissent trouver ça "bourrin". Il s'agit en l'occurence d'une série humoristique, certes très bien dessinée et avec du combat, mais c'est surtout l'occasion de se moquer des clichés du genre. Une sorte de parodie, quoi. One Punch Man, avec son héros qui parvient à battre tous ses adversaires en un seul coup de poing, parvient à casser les codes du shonen tout en étant bourré de références et à nous faire rire. Les quiproquos sont nombreux mais le manga n'en est malgré tout pas réduit à ça et One parvient à transmettre de l'émotion et de la profondeur via son héros (je n'en dis pas plus pour ne pas spoiler). Bref, c'est très très fun, si vous avez une once de second degré et que vous connaissez les classiques du genre...ce qui explique le succès au Japon. Addendum. Le manga est dessiné par Yusuke Murata, qui a également dessiné Eyeshield 21. Le dessin est donc très bon. Le manga reste malgré tout en dessous de l'adaptation anime qui est tout simplement un des meilleurs exemples de ce qu'il est possible de faire en animation (quasiment digne d'un ghibli par moments voire meilleur niveau fluidité de mouvement et angles de caméra qui se déplacent).

13/06/2017 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

J'ai récemment acheté et dévoré l'intégrale de cette série qui est tout simplement magnifique. Que ce soit au niveau de l'adaptation (des légendes nordiques et germaniques et de l'opéra de Wagner), du rythme, du graphisme ou de l'ambiance, c'est tout simplement excellent. Je connaissais déjà l'histoire en grande partie de par ma passion de la mythologie (j'avoue que je n'ai jamais vu l'opéra mais j'aimerais beaucoup assister à une représentation de celui ci). Alex Alice a su adapter ces légendes et leur donner une lecture quasi cinématographique dans cette BD qui, pour moi, est à la hauteur des classiques du genre comme La Quête de l'Oiseau du Temps ou Le Grand Pouvoir du Chninkel. Bref, si vous aimez les légendes mythologiques, l'heroic fantasy (qui découle en grande partie de l'oeuvre de Tolkien, elle même inspirée de ces mêmes légendes) ou simplement les bonnes BD, foncez !

13/06/2017 (modifier)
Couverture de la série Quand le cirque est venu
Quand le cirque est venu

Superbe livre pour les enfants ET leurs parents ! Très drôle, intelligent et beau. Certes, le bouquin est court ( 24 grandes pages ) mais il faut le concevoir comme un livre à lire et à relire avant de s'endormir...

30/05/2017 (modifier)