J'ai bien apprécié cette série jeunesse sur les tribulations aventureuses d'un jeune orphelin pendant la guerre de cent ans.
Si le graphisme de Yvan Pommaux renvoie à une lecture pour enfant du type Johan, le déroulé de ses scénarii se place dans une ambiance bien plus réaliste et adulte.
Angelot est recueilli par une gentille bande de maraudeurs qui doit affronter la dure situation de l'époque. Le titre est d'ailleurs un peu trompeur car Angelot apprend à se défendre avec sa fronde et son poignard.
Les récits son assez linéaires sans trop de rebondissements avec des bons et des méchants bien marqués. Les dialogues sont bons et le lettrage est bien adapté pour un public de 8/10 ans.
Une lecture rapide et agréable pour rentrer dans cette époque. Un bon 3.5
Excellent moment de lecture, un véritable page-turner historique.
La narration sous forme de flashback par celui qui a accepté l'aide de notre Jeanne d'Arc nationale et voulant la réhabiliter, Charles VII, est réglé comme du papier à musique.
On revit les grands moments de cette jeune fille habitée par son mission divine, de son enfance en territoire sour le joug de la guerre de Cent Ans à la sinistre place du marché de Rouen, pour terminer par le second procès tenu de nombreuses années après son martyre. Et se conclure par une belle dernière planche résumant la vie du personnage.
Comme l'explique le petit dossier de fin d'album, les sources étant si disparates et la véracité de certains faits difficiles à distinguer de la légende, le scénario peut se permettre des raccourcis ou l'ajout de quelques faits imaginaires. Car quel personnage! Lancée dans sa quête à 16 ans, elle est évidemment ensuite instrumentilisée comme symbole (et pour encore longtemps lorsqu'on constate le culte qui lui a été voué au 19ème siècle, sa canonisation au début du 20ème et le triste pélerinage annuel actuel d'un certain parti politique). Mais avant cela, elle a prouvé sa bravoure sur les champs de bataille.
Et bien que la BD soit divertissante, les aspects tactique et stratégique de ces batailles et escarmouches sont très bien retrascrites et expliquées. Le côté politique et diplomatique n'est pas en reste, les néophytes comprennent sans trop grand mal la façon dont la France était fractionnée, l'alliance entre les Anglais et les Bourguignons, les demandes de négociation, la difficile traversée des territoires... Non vraiment je ne vois rien à lui reprocher du côté narration.
Et rien à redire non plus concernant le graphisme de ce dessinateur que je ne connaissais pas. Les contours sont gras, les visages expressifs et parfois déformés par les émotions, les corps changeant parfaitement suivant l'âge ou les sévices, des couleurs un peu ternes évoquant bien la rudesse de cette période à l'ooposé du bleu royal éclatant pour laquelle Jeanne donna tout ce qu'elle pouvait. Beaucoup trop de chevaliers par rapport à la moyenne de l'époque mais cela augmente le côté épique, la part de légende taillant sa part dans celle de l'historique.
Vraiment j'adore et je me réjouis d'attaquer le Napoléon de cette série Glénat.
J'ai entamé cette BD parce qu'elle parlait du Pérou et que j'étais curieux d'en apprendre plus sur ce pays. J'ai été un peu étonné de voir que l'auteur était Fabcaro plutôt connu pour ses BD d'humour et pas du tout pour des carnets de voyage. Mais voilà, comme il l'annonce dans les premières pages, il avait envie de changer de genre et de s'essayer à ces carnets de croquis racontant des séjours exotiques de leurs auteurs, comme il en paraissait pas mal au début des années 2000. Pourquoi pas, hein ? Et dans ces premières pages, on a donc droit à une mise en scène classique du genre : l'arrivée dans le pays, les premières impressions, les premiers dessins des rues et des gens... Moui bon, très classique tout ça, pas vrai ?
Et tout à coup !...
Ah ben non, tout à coup, ce n'est plus classique du tout !
D'abord surpris et un peu perplexe, j'ai très vite accroché au concept.
Et j'ai carrément éclaté de rire bien fort de nombreuses fois.
J'aime beaucoup ce carnet de voyage pince-sans-rire, se moquant doucement des esprits bien pensants, instagramer de leurs voyages faits de rencontres, de belle nature et d'authenticité... factice. Et j'aime surtout ses nombreuses interruptions et digressions, et évidemment le fait que... tout ceci soit complètement bidon.
Belle surprise et gros éclats de rire.
Je suis un grand fan de Bilal et j'étais curieux de découvrir comment cette star des années 80/90 avait pu s'adapter à un thème très contemporain.
Après un "Coup de Sang" à thématique écologique un peu difficile par moment, l'auteur porte sa réflexion sur notre dépendance croissante au numérique.
Je devine que l'auteur, de ma génération, a eu les observations que je partage sur l'orthographe phonétique typée SMS, sur le danger d'une profusion d'informations dont on ignore les sources, sur le relativisme ambiant et la perte de mémoire concernant des passages dramatiques de notre histoire.
Bilal s'est emparé de toutes ces thématiques à travers un récit assez convenu mais bien efficace. J'ai beaucoup aimé les tomes 1 et 2 et un peu moins le tome 3 qui multiplie les directions et utilise un peu trop la séquence enlèvement/endoctrinement/libération.
La thématique de l'homme sauveur du monde grâce à son corps n'est pas nouvelle ni celle de l'alien qui parasite le corps du héros.
Le récit tient son originalité de la mise en place du chaos qui suit l'événement déclencheur. Mais à force de vouloir créer du chaos le risque du scénario est de devenir brouillon ce que j'ai ressenti par moment. Malgré cette réticence j'ai trouvé le rythme bon, les personnages bien campés et attachants même si j'ai trouvé le personnage repoussant d'Amin un peu sous exploité.
Graphiquement l'auteur maîtrise son style. Bilal rend beau ce qui devrait être laid. Ses femmes (heureux Kameron !) sont toutes sexy et graves à souhait comme un fantasme d'une beauté inaccessible (toutefois un peu clonée).
La mise en couleur travaille comme souvent sur les bleus et gris qui conviennent à cette ambiance dystopique avec une pointe de dérision en introduisant le rose incongru.
Perso c'est une lecture que j'ai bien apprécié sur les deux premiers tomes. Je garde mon 4 (non objectif) malgré un t3 qui s'éparpille un peu.
Le premier chapitre de cet album a eu l’effet d’une douche froide, après les promesses du résumé de l’éditeur. Les 2 protagonistes sont en effet peu attachantes, et d’une vacuité déprimante. Et puis l’apparition de la visiteuse nocturne donne tout son sens à cette fable sentimentale remplie de tendresse. La quête d’identité de Seong-Ji culmine lors d’une scène un peu onirique très bien vue, et le dénouement est juste et touchant.
La mise en image est superbe, avec un style typé manga et des couleurs aquarelles du plus bel effet.
Samir Dahmani est un amoureux de la Corée (voir aussi Je suis encore là-bas), et ce nouvel album est une réussite dans le genre.
Plonger dans les pages de "Ces Jours qui Disparaissent" de Timothé Le Boucher a été une expérience de lecture tout simplement captivante. Dès les premiers instants, j'ai été happé par cette histoire intrigante qui explore la fragilité de la mémoire et les profondeurs de l'identité.
L'histoire de Lubin Maréchal, cet homme qui se réveille chaque matin en ayant oublié les événements de la journée précédente, m'a immédiatement interpellé. Le concept de perdre la trace de sa propre vie est terrifiant, mais c'est à travers cette prémisse que l'auteur réussit à tisser une trame complexe, mêlant suspense, mystère et réflexions profondes.
La narration de Timothé Le Boucher est remarquablement maîtrisée. Les transitions fluides entre les différents moments temporels confèrent une dynamique unique à l'histoire. J'ai été impressionné par la manière dont l'auteur parvient à créer une tension constante tout en offrant des moments d'introspection profonde. Chaque page tournée était une révélation, un pas de plus vers la compréhension de l'univers énigmatique de Lubin.
Cette BD soulève des questions profondes sur la nature de l'identité et de la réalité. La quête de Lubin pour reconstruire sa vie m'a fait réfléchir sur la manière dont nous nous définissons à travers nos souvenirs et nos expériences. L'histoire explore également la fragilité de la mémoire et la manière dont elle peut être influencée et altérée.
Un sympathique petit polar qui nous ramène dans la France des années 50-60.
Plantons le décor : nous sommes en 1967, un braqueur nommé Bébert sort de prison suite à un vol qui a mal tourné. Son butin a disparu, il est persuadé qu'un de ses anciens complices, rangé des voitures, l'a trahi (Un certain Jo). Celui-ci fait appel à deux autres repentis (l'un d'eux étant le fameux "Grizzli") pour l'aider et l'empêcher de visiter sa tombe plus tôt que prévu.
Le point fort de la BD, c'est de reprendre tout l'argot de l'époque, mais sans pour autant caricaturer : c'est un peu comme si on visionnait un film de gangsters de l'époque, sans les Gabin, Ventura &co qui cabotinent au milieu.
Une expérience plaisante en somme, on sent que les auteurs se sont bien documentés, et les dessins sont assez bien. Le seul bémol, c'est que Bébert et le Grizzli se ressemblent un peu trop à mon goût.
Mais ce n'est qu'un petit détail.
Quand nous voyons Rodolphe, nous voyons souvent aussi Léo ! Un tandem particulièrement incroyable et prolifique. Ils savent y faire les bougres ! Là encore avec cette série le duo est de nouveau réuni accompagné de Zoran Janjetov au graphisme pour nous proposer une nouvelle histoire qui fonctionne parfaitement. Encore une fois !
Aucune appréhension à avoir. Les ingrédients des recettes passées sont toujours là (Alderaban – Antarès – Kenya – Namibia – Amazonie …). Vous avalerez les tomes les uns après les autres. Aucune seconde de répit. Le suspens monte crescendo. C’est merveilleusement bon. L’intrigue est prenante. On navigue entre complotisme et dérives religieuses. Charles Darwin doit se retourner dans sa tombe ! A lire. A découvrir. Vous ne pouvez qu’être séduit. C’est un ravissement je vous dis. Un super voyage séduisant dans l’espace en perspective. Un succès assurément.
J’attends le tome 3 avec impatience. J’en redemande !
J'ai récemment plongé dans l'univers envoûtant de "Balade au Bout du Monde". Les quatre premiers tomes de cette série captivante m'ont transporté dans un monde mystérieux et m'ont offert une expérience de lecture des plus palpitantes.
Dès les premières pages, j'ai été happé par le scénario astucieusement conçu par Makyo. L'histoire met en scène Garen, un héros solitaire, qui se retrouve entraîné dans une quête épique à travers des terres inexplorées. J'ai été captivé par les rebondissements inattendus et les révélations surprenantes qui ponctuaient le récit, me maintenant constamment sur le qui-vive.
Les illustrations somptueuses de Vicomte ont ajouté une profondeur visuelle remarquable à cette aventure. Les détails minutieux des paysages, des personnages et des scènes d'action m'ont immergé dans cet univers fantastique. J'ai particulièrement apprécié le jeu subtil d'ombres et de lumières qui créait une atmosphère sombre et mystérieuse, parfaitement en accord avec l'histoire. Vicomte a su capturer l'essence de chaque personnage et rendre leurs émotions palpables à travers son trait artistique.
Cependant, j'ai parfois ressenti une légère confusion dans l'enchaînement des événements et des relations entre les personnages. Certains moments du récit semblaient manquer de clarté, me laissant avec des interrogations temporaires. Malgré cela, la narration fluide et le rythme soutenu m'ont permis de rester immergé dans l'histoire sans trop de difficulté.
Dans l'ensemble, ce premier cycle a été une expérience de lecture captivante et immersive. La combinaison d'un scénario astucieux, d'illustrations magnifiques et de personnages intéressants a créé un univers fantastique qui m'a ensorcelé. Malgré quelques moments de confusion, cette série mérite une solide note de 4/5 pour son ambiance envoûtante et son pouvoir d'évasion. Je suis impatient de poursuivre ma balade au-delà du premier cycle et de découvrir ce que le reste de l'histoire me réserve.
"Les Démons d'Alexia" est une série de bande dessinée belge qui captive les lecteurs avec son intrigue mêlant mystère, exorcisme et magie. Cette série en trois cycles offre une aventure palpitante centrée autour d'Alexia, une jeune femme douée dans l'art de l'exorcisme.
L'histoire débute avec le recrutement d'Alexia par le CRPS (Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels), une organisation secrète chargée de protéger le monde des forces occultes. Dès le premier album, l'existence de sorcières maléfiques et de phénomènes surnaturels est révélée, plongeant Alexia dans un univers sombre et mystérieux.
Le premier cycle de l'histoire présente une intrigue captivante où Alexia découvre ses propres origines et le pouvoir qui sommeille en elle. Les liens familiaux et l'héritage ancestral ajoutent une dimension intéressante à l'histoire, renforçant le développement du personnage principal.
Les personnages de la série sont bien développés et complexes. Alexia, en tant qu'exorciste et sorcière, fait face à des dilemmes moraux et à des conflits intérieurs, ce qui rend son évolution tout au long de l'histoire fascinante. Les relations entre les personnages, tels que Paolo Capaldi, Bérénice et Harold Pleston, apportent également une dynamique intéressante à l'ensemble de l'intrigue.
L'univers créé par les auteurs est riche en détails et en références historiques, notamment avec les sorcières de Salem. L'utilisation d'un mélange de fiction et de vérité donne une dimension authentique à l'histoire et renforce l'immersion du lecteur.
Bien que "Les Démons d'Alexia" soit une série passionnante et bien construite, quelques moments de l'intrigue peuvent sembler complexes et nécessiter une attention particulière de la part du lecteur pour pleinement les apprécier. Cependant, cela n'entrave pas l'expérience globale et ajoute même une certaine profondeur à l'histoire.
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Angelot du lac
J'ai bien apprécié cette série jeunesse sur les tribulations aventureuses d'un jeune orphelin pendant la guerre de cent ans. Si le graphisme de Yvan Pommaux renvoie à une lecture pour enfant du type Johan, le déroulé de ses scénarii se place dans une ambiance bien plus réaliste et adulte. Angelot est recueilli par une gentille bande de maraudeurs qui doit affronter la dure situation de l'époque. Le titre est d'ailleurs un peu trompeur car Angelot apprend à se défendre avec sa fronde et son poignard. Les récits son assez linéaires sans trop de rebondissements avec des bons et des méchants bien marqués. Les dialogues sont bons et le lettrage est bien adapté pour un public de 8/10 ans. Une lecture rapide et agréable pour rentrer dans cette époque. Un bon 3.5
Jeanne d'Arc (Glénat)
Excellent moment de lecture, un véritable page-turner historique. La narration sous forme de flashback par celui qui a accepté l'aide de notre Jeanne d'Arc nationale et voulant la réhabiliter, Charles VII, est réglé comme du papier à musique. On revit les grands moments de cette jeune fille habitée par son mission divine, de son enfance en territoire sour le joug de la guerre de Cent Ans à la sinistre place du marché de Rouen, pour terminer par le second procès tenu de nombreuses années après son martyre. Et se conclure par une belle dernière planche résumant la vie du personnage. Comme l'explique le petit dossier de fin d'album, les sources étant si disparates et la véracité de certains faits difficiles à distinguer de la légende, le scénario peut se permettre des raccourcis ou l'ajout de quelques faits imaginaires. Car quel personnage! Lancée dans sa quête à 16 ans, elle est évidemment ensuite instrumentilisée comme symbole (et pour encore longtemps lorsqu'on constate le culte qui lui a été voué au 19ème siècle, sa canonisation au début du 20ème et le triste pélerinage annuel actuel d'un certain parti politique). Mais avant cela, elle a prouvé sa bravoure sur les champs de bataille. Et bien que la BD soit divertissante, les aspects tactique et stratégique de ces batailles et escarmouches sont très bien retrascrites et expliquées. Le côté politique et diplomatique n'est pas en reste, les néophytes comprennent sans trop grand mal la façon dont la France était fractionnée, l'alliance entre les Anglais et les Bourguignons, les demandes de négociation, la difficile traversée des territoires... Non vraiment je ne vois rien à lui reprocher du côté narration. Et rien à redire non plus concernant le graphisme de ce dessinateur que je ne connaissais pas. Les contours sont gras, les visages expressifs et parfois déformés par les émotions, les corps changeant parfaitement suivant l'âge ou les sévices, des couleurs un peu ternes évoquant bien la rudesse de cette période à l'ooposé du bleu royal éclatant pour laquelle Jeanne donna tout ce qu'elle pouvait. Beaucoup trop de chevaliers par rapport à la moyenne de l'époque mais cela augmente le côté épique, la part de légende taillant sa part dans celle de l'historique. Vraiment j'adore et je me réjouis d'attaquer le Napoléon de cette série Glénat.
Carnet du Pérou
J'ai entamé cette BD parce qu'elle parlait du Pérou et que j'étais curieux d'en apprendre plus sur ce pays. J'ai été un peu étonné de voir que l'auteur était Fabcaro plutôt connu pour ses BD d'humour et pas du tout pour des carnets de voyage. Mais voilà, comme il l'annonce dans les premières pages, il avait envie de changer de genre et de s'essayer à ces carnets de croquis racontant des séjours exotiques de leurs auteurs, comme il en paraissait pas mal au début des années 2000. Pourquoi pas, hein ? Et dans ces premières pages, on a donc droit à une mise en scène classique du genre : l'arrivée dans le pays, les premières impressions, les premiers dessins des rues et des gens... Moui bon, très classique tout ça, pas vrai ? Et tout à coup !... Ah ben non, tout à coup, ce n'est plus classique du tout ! D'abord surpris et un peu perplexe, j'ai très vite accroché au concept. Et j'ai carrément éclaté de rire bien fort de nombreuses fois. J'aime beaucoup ce carnet de voyage pince-sans-rire, se moquant doucement des esprits bien pensants, instagramer de leurs voyages faits de rencontres, de belle nature et d'authenticité... factice. Et j'aime surtout ses nombreuses interruptions et digressions, et évidemment le fait que... tout ceci soit complètement bidon. Belle surprise et gros éclats de rire.
Bug
Je suis un grand fan de Bilal et j'étais curieux de découvrir comment cette star des années 80/90 avait pu s'adapter à un thème très contemporain. Après un "Coup de Sang" à thématique écologique un peu difficile par moment, l'auteur porte sa réflexion sur notre dépendance croissante au numérique. Je devine que l'auteur, de ma génération, a eu les observations que je partage sur l'orthographe phonétique typée SMS, sur le danger d'une profusion d'informations dont on ignore les sources, sur le relativisme ambiant et la perte de mémoire concernant des passages dramatiques de notre histoire. Bilal s'est emparé de toutes ces thématiques à travers un récit assez convenu mais bien efficace. J'ai beaucoup aimé les tomes 1 et 2 et un peu moins le tome 3 qui multiplie les directions et utilise un peu trop la séquence enlèvement/endoctrinement/libération. La thématique de l'homme sauveur du monde grâce à son corps n'est pas nouvelle ni celle de l'alien qui parasite le corps du héros. Le récit tient son originalité de la mise en place du chaos qui suit l'événement déclencheur. Mais à force de vouloir créer du chaos le risque du scénario est de devenir brouillon ce que j'ai ressenti par moment. Malgré cette réticence j'ai trouvé le rythme bon, les personnages bien campés et attachants même si j'ai trouvé le personnage repoussant d'Amin un peu sous exploité. Graphiquement l'auteur maîtrise son style. Bilal rend beau ce qui devrait être laid. Ses femmes (heureux Kameron !) sont toutes sexy et graves à souhait comme un fantasme d'une beauté inaccessible (toutefois un peu clonée). La mise en couleur travaille comme souvent sur les bleus et gris qui conviennent à cette ambiance dystopique avec une pointe de dérision en introduisant le rose incongru. Perso c'est une lecture que j'ai bien apprécié sur les deux premiers tomes. Je garde mon 4 (non objectif) malgré un t3 qui s'éparpille un peu.
Quand arrive l'aube nautique - Korean night stories
Le premier chapitre de cet album a eu l’effet d’une douche froide, après les promesses du résumé de l’éditeur. Les 2 protagonistes sont en effet peu attachantes, et d’une vacuité déprimante. Et puis l’apparition de la visiteuse nocturne donne tout son sens à cette fable sentimentale remplie de tendresse. La quête d’identité de Seong-Ji culmine lors d’une scène un peu onirique très bien vue, et le dénouement est juste et touchant. La mise en image est superbe, avec un style typé manga et des couleurs aquarelles du plus bel effet. Samir Dahmani est un amoureux de la Corée (voir aussi Je suis encore là-bas), et ce nouvel album est une réussite dans le genre.
Ces jours qui disparaissent
Plonger dans les pages de "Ces Jours qui Disparaissent" de Timothé Le Boucher a été une expérience de lecture tout simplement captivante. Dès les premiers instants, j'ai été happé par cette histoire intrigante qui explore la fragilité de la mémoire et les profondeurs de l'identité. L'histoire de Lubin Maréchal, cet homme qui se réveille chaque matin en ayant oublié les événements de la journée précédente, m'a immédiatement interpellé. Le concept de perdre la trace de sa propre vie est terrifiant, mais c'est à travers cette prémisse que l'auteur réussit à tisser une trame complexe, mêlant suspense, mystère et réflexions profondes. La narration de Timothé Le Boucher est remarquablement maîtrisée. Les transitions fluides entre les différents moments temporels confèrent une dynamique unique à l'histoire. J'ai été impressionné par la manière dont l'auteur parvient à créer une tension constante tout en offrant des moments d'introspection profonde. Chaque page tournée était une révélation, un pas de plus vers la compréhension de l'univers énigmatique de Lubin. Cette BD soulève des questions profondes sur la nature de l'identité et de la réalité. La quête de Lubin pour reconstruire sa vie m'a fait réfléchir sur la manière dont nous nous définissons à travers nos souvenirs et nos expériences. L'histoire explore également la fragilité de la mémoire et la manière dont elle peut être influencée et altérée.
Le Grizzli
Un sympathique petit polar qui nous ramène dans la France des années 50-60. Plantons le décor : nous sommes en 1967, un braqueur nommé Bébert sort de prison suite à un vol qui a mal tourné. Son butin a disparu, il est persuadé qu'un de ses anciens complices, rangé des voitures, l'a trahi (Un certain Jo). Celui-ci fait appel à deux autres repentis (l'un d'eux étant le fameux "Grizzli") pour l'aider et l'empêcher de visiter sa tombe plus tôt que prévu. Le point fort de la BD, c'est de reprendre tout l'argot de l'époque, mais sans pour autant caricaturer : c'est un peu comme si on visionnait un film de gangsters de l'époque, sans les Gabin, Ventura &co qui cabotinent au milieu. Une expérience plaisante en somme, on sent que les auteurs se sont bien documentés, et les dessins sont assez bien. Le seul bémol, c'est que Bébert et le Grizzli se ressemblent un peu trop à mon goût. Mais ce n'est qu'un petit détail.
Europa
Quand nous voyons Rodolphe, nous voyons souvent aussi Léo ! Un tandem particulièrement incroyable et prolifique. Ils savent y faire les bougres ! Là encore avec cette série le duo est de nouveau réuni accompagné de Zoran Janjetov au graphisme pour nous proposer une nouvelle histoire qui fonctionne parfaitement. Encore une fois ! Aucune appréhension à avoir. Les ingrédients des recettes passées sont toujours là (Alderaban – Antarès – Kenya – Namibia – Amazonie …). Vous avalerez les tomes les uns après les autres. Aucune seconde de répit. Le suspens monte crescendo. C’est merveilleusement bon. L’intrigue est prenante. On navigue entre complotisme et dérives religieuses. Charles Darwin doit se retourner dans sa tombe ! A lire. A découvrir. Vous ne pouvez qu’être séduit. C’est un ravissement je vous dis. Un super voyage séduisant dans l’espace en perspective. Un succès assurément. J’attends le tome 3 avec impatience. J’en redemande !
Balade au bout du monde
J'ai récemment plongé dans l'univers envoûtant de "Balade au Bout du Monde". Les quatre premiers tomes de cette série captivante m'ont transporté dans un monde mystérieux et m'ont offert une expérience de lecture des plus palpitantes. Dès les premières pages, j'ai été happé par le scénario astucieusement conçu par Makyo. L'histoire met en scène Garen, un héros solitaire, qui se retrouve entraîné dans une quête épique à travers des terres inexplorées. J'ai été captivé par les rebondissements inattendus et les révélations surprenantes qui ponctuaient le récit, me maintenant constamment sur le qui-vive. Les illustrations somptueuses de Vicomte ont ajouté une profondeur visuelle remarquable à cette aventure. Les détails minutieux des paysages, des personnages et des scènes d'action m'ont immergé dans cet univers fantastique. J'ai particulièrement apprécié le jeu subtil d'ombres et de lumières qui créait une atmosphère sombre et mystérieuse, parfaitement en accord avec l'histoire. Vicomte a su capturer l'essence de chaque personnage et rendre leurs émotions palpables à travers son trait artistique. Cependant, j'ai parfois ressenti une légère confusion dans l'enchaînement des événements et des relations entre les personnages. Certains moments du récit semblaient manquer de clarté, me laissant avec des interrogations temporaires. Malgré cela, la narration fluide et le rythme soutenu m'ont permis de rester immergé dans l'histoire sans trop de difficulté. Dans l'ensemble, ce premier cycle a été une expérience de lecture captivante et immersive. La combinaison d'un scénario astucieux, d'illustrations magnifiques et de personnages intéressants a créé un univers fantastique qui m'a ensorcelé. Malgré quelques moments de confusion, cette série mérite une solide note de 4/5 pour son ambiance envoûtante et son pouvoir d'évasion. Je suis impatient de poursuivre ma balade au-delà du premier cycle et de découvrir ce que le reste de l'histoire me réserve.
Les Démons d'Alexia
"Les Démons d'Alexia" est une série de bande dessinée belge qui captive les lecteurs avec son intrigue mêlant mystère, exorcisme et magie. Cette série en trois cycles offre une aventure palpitante centrée autour d'Alexia, une jeune femme douée dans l'art de l'exorcisme. L'histoire débute avec le recrutement d'Alexia par le CRPS (Centre de Recherche des Phénomènes Surnaturels), une organisation secrète chargée de protéger le monde des forces occultes. Dès le premier album, l'existence de sorcières maléfiques et de phénomènes surnaturels est révélée, plongeant Alexia dans un univers sombre et mystérieux. Le premier cycle de l'histoire présente une intrigue captivante où Alexia découvre ses propres origines et le pouvoir qui sommeille en elle. Les liens familiaux et l'héritage ancestral ajoutent une dimension intéressante à l'histoire, renforçant le développement du personnage principal. Les personnages de la série sont bien développés et complexes. Alexia, en tant qu'exorciste et sorcière, fait face à des dilemmes moraux et à des conflits intérieurs, ce qui rend son évolution tout au long de l'histoire fascinante. Les relations entre les personnages, tels que Paolo Capaldi, Bérénice et Harold Pleston, apportent également une dynamique intéressante à l'ensemble de l'intrigue. L'univers créé par les auteurs est riche en détails et en références historiques, notamment avec les sorcières de Salem. L'utilisation d'un mélange de fiction et de vérité donne une dimension authentique à l'histoire et renforce l'immersion du lecteur. Bien que "Les Démons d'Alexia" soit une série passionnante et bien construite, quelques moments de l'intrigue peuvent sembler complexes et nécessiter une attention particulière de la part du lecteur pour pleinement les apprécier. Cependant, cela n'entrave pas l'expérience globale et ajoute même une certaine profondeur à l'histoire.