J'avais beaucoup aimé, quand je les ai découvertes -avec un certain décalage temporel (!)- dans les pages du "Journal De Tintin". Tellement que, adulte, j'ai fini par me procurer les albums.
Bon, "Le Bolide Maudit" est un poil frustrant, avec une intrigue vraiment trop éloignée de leur quotidien "quotidien", justement et -surtout!- une faille scénaristique de taille qui voit deux des héroïnes sur trois reléguées au placard pendant vraiment trop de pages !
Mais sinon, la mise en place de la série est brillante de simplicité et de logique, et on est immédiatement accroché par les trois caractères : Valentine étant la moins simple des trois et, donc, potentiellement la plus intéressante ; mais on a définitivement l'impression que Greg a fréquenté des Françoise et des Chouka dans la vie réelle, car elles "sonnent" particulièrement "vraies" ! D'ailleurs, j'en connais aussi...
Leur première enquête, excellente histoire au demeurant, permet une exposition très réaliste du caractère des trois amies, justement ; et cela sans verser dans l'exagération. Elles alimentent et font avancer l'intrigue chacune très spécifiquement (Françoise par ses questions et son culot, Valentine jouant la voix de la raison alors que Chouka, fidèle à sa nature spontanée et généreuse (!), résout carrément le dilemme de "l'Homme Qui Refusait La Vie". Vraiment pas mal !
Après trente ans d'attente (!), je n'ai pas été déçu par la fin : merci, messieurs Greg et Aidans !
Hé bien ce truc-là, croisé dans "Spirou magaZIIIne", a été une découverte plutôt chouette ; d'abord par son décalage graphique vraiment personnel -jamais vu l'équivalent, niveau stylisation des personnages et, en plus, c'est vraiment un très joli trait- et, ensuite, parce que l'auteur explore cet univers du "game-addicted-kid", complètement étranger pour moi, avec simplicité et sans autre prétention que faire rire.
Pas de sentimentalisme commercial ni de leçons d'humanisme à attendre de ce héros-là ! Quoique la petite bande de copains semble toujours assez concernée à chaque fois que Horace se fait démolir -c'est à dire, assez souvent... Ça me va, comme concession à ma sensiblerie ! Running gag du jeu impossible à terminer, du gérant de la salle d'arcade impossible à berner, du père dégouté, de la soeur psychologiquement torturée... Ma foi ! C'est assez bien trouvé et l'angle original de la série offre plein d'occasions de renouveler des histoires qui, sinon, seraient un peu redondantes. Très dépaysant, du coup. Mais j'admets que le dessin -sûrement aussi par contraste avec ce que je pouvais voir dans le "magaziiine", à l'époque (!), m'avait vraiment séduit ; comme quelque chose de très "neuf"... Mais il est vrai que je ne sors pas souvent -hum !
Bon ; je ne possède que six albums, ce qui ne fait pas de moi un expert mais, puisque je les ai acheté, ça doit bien vouloir dire quelque chose ?!
Voila parfaitement le genre de récit que j'adore : brodant quelque chose de classique sur le thème du conte, dévoilant progressivement des ficelles narratives assez évidentes mais qu'on suit avec plaisir, jusqu'à un final satisfaisant même s'il joue sur une fin heureuse. Le tout dans un récit prenant et servi par un dessin agréable. Que demander de plus ?
Le style du conte me convient à merveille, c'est sans doute une façon de raconter les histoires qui me convient encore plus que les autres et j'en suis toujours heureux lorsque c'est bien fait. Aldobrando combine à merveille le récit de Gipi, dont j'ai lu peu d'ouvrages, mais qui arrive ici à combiner parfaitement les différentes trames de son récit pour en tirer une histoire intéressante à suivre, où chaque scène participe à la construction du final. Le personnage d'Aldobrando est attachant par son innocence dans un monde qui ne le permet pas, même si progressivement c'est cette innocence qui sera sa force et changera le monde.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste et conviennent parfaitement au récit, tous autant qu'ils sont. Il y a de merveilleuses idées et des questionnements bien sentis, quelques touches d'humanité dans les dialogues et les situations, des caricatures qu'on pourrait dire grossières mais qui sont efficaces par leurs fonctions. Le dessin sert tout ce propos, entre représentations presque monstrueuses de certains (j'ai adoré le personnage du tueur qui se révèle petit à petit) et la princesse, dont le dessin et la colorisation en font un personnage d'une grande beauté mais aussi d'une grande fragilité. Chapeau l'artiste !
Notons, puisque je l'évoque, que la colorisation n'est pas en reste et joue habilement sur les environnements et les lumières pour raconter par la couleur. Une très bonne réussite graphique qui m'a vraiment plu.
Pour tous les amoureux de conte, de roman picaresque et de belles histoires, cette BD est faite pour vous. Une agréable surprise que je ne m'attendais pas du tout à connaitre !
J'ai vraiment été séduit par cette nouvelle série du duo Dillies/Hautières. Si c'est exact que l'on ne retrouve pas la poésie un peu triste que parcourt la plupart des précédentes oeuvres du duo, la série renferme une grande richesse de créativité. Ainsi j'aime bien l'initiative presque scolaire que les auteurs ont proposé. Comme l'indique le bandeau sur un tome, la construction d'un récit d'aventure est du programme du cycle trois (CM1-6ème).
Pour cela, les auteurs intercalent dans le récit des voix off, humoristiques et explicatives de la structure du récit. Les auteurs s'adressent ainsi directement à leurs lecteurs/rices d'une façon amusante sans être professorale.
Ces remarques conviennent aux jeunes et moins jeunes et donnent l'impression de participer à la création du récit avec les auteurs. Les apartés du conteur Anacharsis complètent le propos dans le même sens pour ne pas alourdir une narration par un excès de texte off.
Les scénarii des deux épisodes reprennent deux grandes thématiques du récit d'aventure : les pirates et le cap et d'épée. Cela ne s'appuie pas sur un ouvrage en particulier mais montre que le canevas peut créer une multitude de récits. Hautière et Dillies ajoutent en sus la thématique du voyage dans le temps et sa maîtrise par le narrateur.
La construction des deux premiers tomes est vraiment très aboutie car la narration propose un double voire un triple récit aventureux. C'est si méticuleux que cela reste très fluide et facilement lisible.
Je suis fan du trait de Dillies qui propose un graphisme original. On reconnait ses personnages d'autres séries à l'exception du petit Zaki au visage effilé et au profil de croissant de lune bleu.
Il y a un petit esprit "histoire dont vous êtes le héros" dans la série ce qui permet de proposer de multiples directions ou rebondissements qui m'ont tenu en haleine.
J'attends le tome 3 avec avidité car j'ai vraiment aimé cette très plaisante lecture.
Haaaa ! J’ai adoré !! Franchement ! Ne lisez pas mon avis, mes prédécesseurs ont fait beaucoup mieux que moi, et à part leur voler des idées, je ne ferai pas aussi bien !
Alors je vais faire bref, c’est beau, mais vraiment beau, et original, on retrouve rarement ça en franco-belge. L’expression Kawaï utilisé par Tomdelapampa est à mes yeux parfaitement adaptée.
Je suis tombé par hasard en librairie dessus (la tranche jaune vive m’y a aidé), le label 619 m’a donné confiance, et les avis lus en diagonale sur ce site m’ont convaincu de ressortir avec et de la lire dans la foulée.
Et bien merci BDtheque et aux 4 posteurs précédents, et je vous rejoindrai sur la note de quatre étoiles.
Le scénario est prenant, claire, riche, dense. On peut y faire de nombreuses comparaisons à notre monde.
Il est à la fois dur et très poétique, émouvant.
Le dessin est très détaillé, offre des vaisseaux très riches et pleins de subtilités dans les dessins, je me suis surpris à observer des planches, des cases avec la même attention que lorsque enfant, je cherchais le petit bonhomme en rouge et blanc dans les "Où est Charlie", à espérer trouver des objets ou autre « surprises », placés là pour amuser le lecteur. Et nous avons droit aussi à de magnifiques paysages et des personnages très expressifs.
Un très très bon album de SF comme il en sort que très rarement.
Je conseille vivement !!!
Je suis franchement surpris de voir une note globale aussi basse pour cette série.
Turf j’apprécie, que ce soit La Nef des fous ou Le Voyage Improbable, j’ai toujours passé de très bon moment de lecture.
Ce diptyque, je n’avais jamais pris le temps de le lire, sûrement à cause du titre, je m’attendais à une série beaucoup plus provocante, voir vulgaire, et je me suis bien trompé.
On ce retrouve dans un petit village, très vieille France, et on suit l’arrivée du personnage principal, Amandine qui vient d’hériter du camion de vente et de la place de marché de son père, et qui installe un sexe shop ambulant. Avec toutes les craintes, intérêts et questionnements que cela suscite dans ce petit village.
J’ai passé un excellent moment dans ce village, à voir ces petites tranches de vies, je me suis pris au jeu, me suis laissé emporter.
Les dessins, c’est Turf, rien à redire, c’est beau, détaillé, expressif. J’aime.
Et quel plaisir de voir Turf dans autre chose que La Nef des fous, même si j’aime énormément cette série, il m’est agréable de le voir faire autre chose, car hélas j’ai l’impression que le public ne veux de Turf que cette série, et lorsqu’il essaye autre chose, le succès n’est jamais au rendez-vous, et donc forcément, il retourne vers sa série qui lui permet de vivre financièrement. Il fait partie pour moi de ces auteurs de talent cantonné à une seule série car c’est ce que son public veut.
J’ai donc beaucoup apprécié passer le temps de deux albums dans ce petit village, avec un grand regret, que la série n’est pas durée plus longtemps, et que les personnages n’est pas les uns les autres plus été plus exploité en profondeur, je pense qu’il y avait vraiment matière à faire une chronique villageoise, mais que faute de succès, la fin a été assez précipité. (Peut être que je me trompe et que c’était prévu comme ça dès le début, mais c’est le sentiment que cela me donne à la fin du second album, beaucoup de possibilités et de pistes ouvertes, et une fin qui semble rapide et abrupte).
J’ai été très touché par ce récit, qui nous parle d’un sujet rarement évoqué dans l’univers de la bande dessinée.
J’ai beaucoup apprécié la forme, qui marie harmonieusement la bande dessinée et la littérature. Ainsi, ce récit alterne passages littéraires et bandes dessinées et nous avons autant l’impression de lire une courte nouvelle que de nous plonger dans une bande dessinée d’ambiance.
Ensuite vient la gestion du suspense. Les auteurs ont l’intelligence de nous laisser dans l’ignorance du drame vécu par Angie M. tout en nous faisant directement comprendre que ce drame est glauque, sordide. Notre penchant au voyeurisme est exacerbé, il n’y a pas de quoi être fier, mais à titre personnel, il m’a été impossible d’interrompre ma lecture avant de connaître la nature du drame. Pas seulement par voyeurisme mais aussi par empathie pour cette jeune adolescente.
Et cette empathie se renforce au fur et à mesure que l’on découvre ce qu’il s’est passé. Le récit est extrêmement dur car réaliste et touchant de simplicité, et Angie M. émeut d’autant plus qu’il s’agit d’une adolescente lambda, de celles que l’on croise tous les jours.
Le récit est très court, concentré, mais la progression est parfaitement maîtrisée. Si je devais vraiment faire un reproche, ce serait au niveau de l’écriture qui m’est apparue parfois un peu ampoulée. Pour moi, tout le reste est proche de la perfection, compte tenu du format de l’objet. Le récit prend à la gorge, c’est agréable à lire et très addictif. Le dessin est très sobre, avec à l’occasion des plans d’ambiance (ronds de pluie dans une flaque d’eau, par exemple) mais surtout centré sur les personnages, avec le poids des non-dits qui passent par un regard, une attitude.
Franchement, franchement, franchement bien !
(Mais extrêmement déprimant)
Immanquablement, dès l’instant où vos yeux se seront posés sur la couverture de ce manga, votre cerveau l’associera à une série bien connue, à savoir « Le Sommet des dieux ». C’est du moins ce qui m’est arrivé, et cette première impression s’est encore renforcée après un très superficiel feuilletage du livre. Superficiel mais suffisant pour me décider à l’acheter.
Et vous voulez que je vous dise ? J’ai éprouvé plus de plaisir en lisant « The Big Wall » que je n’en avais ressenti en lisant « Le Sommet des dieux ». Pour une bonne et simple raison : il ne souffre pas de la redondance systématique dont souffrait son prédécesseur. Ici, nous n’avons droit (à l’heure actuelle mais rien n’indique qu’une suite est prévue) qu’à un seul recueil composé de plusieurs courts récits. Ces courts récits forment un tout et nous voyons le personnage central évoluer au fil de ses aventures. La progression est constante, les histoires sont variées (même si toujours en lien avec la dangerosité de la montagne) et les personnages changent ou évoluent.
Par ailleurs, j’ai retrouvé les mêmes qualités que j’avais appréciées sur « Le Sommet des dieux ». Le dessin réaliste est soigné, agréable à lire, précis et, à l’occasion, spectaculaire. La montagne, sa splendeur et ses dangers sont bien mis en valeur. Les personnages sont bien typés et leurs émotions passent.
Les scénarios bénéficient des connaissances d’un alpiniste renommé (Yasushi Yamanoi, piolet d’or 2021) et l’on sent qu’il y a derrière ces fictions une réalité tangible. Ça sent le vécu ! De plus, ces scénarios sont bien construits. Les histoires ne sont ni trop courtes ni trop longues et lorsqu’elles s’appuient sur un mystère à éclaircir, les révélations sont cohérentes. Enfin, ces récits transpirent d’humanité et de respect. Respect entre les protagonistes mais aussi respect de la montagne.
Franchement, un très chouette petit album, recommandé vivement aux amateurs de montagne, d’alpinisme mais aussi à tous les lecteurs qui avaient apprécié « Le Sommet des dieux ».
J'ai personnellement beaucoup aimé cette BD, qui est du pur roman graphique, avant tout porté par la sensibilité et le non-dit. C'est une histoire lente et qui se construit progressivement. Les thématiques sont abordées petit à petit, en sensibilité et en nuances, présentant curieusement un tout cohérent.
Dans la chaleur de l'été, une jeune fille part avec ses parents dans une cabane au bord du lac. Elle y retrouve une autre jeune fille, son amie. Et les jours passent, ponctués de différentes histoires qui s'entremêlent. J'ai trouvé que la BD aborde de manière très juste plusieurs thématiques liées à l'adolescence et la fin de l'enfance : question de la sexualité et du rapport au corps, premiers émois mais aussi découverte d'un monde d'adulte insoupçonné, crises de couples et enfantement. Une gamme assez large de thématiques qui sont tour à tour abordés sans que le récit n'insiste particulièrement sur l'une d'entre elles. C'est un continuum qui ne semble jamais vouloir privilégier une de celles-ci à une autre. Et c'est tout à l'honneur des auteurs d'avoir privilégiés cette approche plus simple mais aussi plus sensible. Les quelques éclats qui parsèment l'histoire sont d'autant plus marquants, justement. Beaucoup de choses passent par ce qui n'est pas dit.
Je rajouterais que dans le récit, j'ai apprécié un aspect qui m'a rappelé ma propre jeunesse : l'envie de découverte et d'expérience plus intense (films d'horreur ou gore, attirance pour des personnes, envie d'exploration …). J'ai trouvé que tout cela sonnait juste, parce que j'ai aussi eu cette envie à l'adolescence de ces expériences nouvelles qui marquent, selon moi, le moment où l'enfance se termine.
Le dessin est très agréable et sympathique, avec une patte qui m'a rappelé la BD Speak d'ailleurs. C'est parfait pour ce genre de récit, ça colle à l'ambiance et ça nous plonge dans les questionnements d'une jeune femme un peu perdue. BD recommandée aux amateurs de roman graphique !
Voilà une lecture sympathique, agréable.
L’histoire s’attaque à un sujet rebattu – le roi Soleil, Louis XIV, mais par le petit bout de la lorgnette (ou, pour être moins métaphorique, par le trou de balles !).
Ni délire bourré d’humour, ni pensum historique, on a là une intrigue qui baigne dans l’histoire (cela se passe en 1686, alors que le roi vit avec madame de Maintenon une vieillesse loin de ses folies de jeunesse – vieillesse qui va quand même se poursuivre une trentaine d’années !), dans laquelle il y a aussi un complot contre le roi, mais qui est centrée sur un personnage ordinaire, apprenti barbier, que les circonstances vont faire devenir chirurgien proche du roi, alors qu’il doit subir une opération risquée mais nécessaire dans son « fondement ».
La narration est très fluide, parcourue de traits d’humour, et le dessin de Hubsch est vraiment très bon, avec un trait semi-caricatural agréable (décors et personnages sont vraiment bien croqués).
Une lecture où l’on ne s’ennuie jamais, assez maligne dans son utilisation du cadre historique, avec un dossier final éclairant certains détails, anecdotes ou réalités historiques évoquées dans l’intrigue (je n’étais pas au courant que le « God save the king » anglais pouvait avoir une origine française – origine qui reste controversée).
Une lecture très recommandable.
Note réelle 3,5/5.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Panthères
J'avais beaucoup aimé, quand je les ai découvertes -avec un certain décalage temporel (!)- dans les pages du "Journal De Tintin". Tellement que, adulte, j'ai fini par me procurer les albums. Bon, "Le Bolide Maudit" est un poil frustrant, avec une intrigue vraiment trop éloignée de leur quotidien "quotidien", justement et -surtout!- une faille scénaristique de taille qui voit deux des héroïnes sur trois reléguées au placard pendant vraiment trop de pages ! Mais sinon, la mise en place de la série est brillante de simplicité et de logique, et on est immédiatement accroché par les trois caractères : Valentine étant la moins simple des trois et, donc, potentiellement la plus intéressante ; mais on a définitivement l'impression que Greg a fréquenté des Françoise et des Chouka dans la vie réelle, car elles "sonnent" particulièrement "vraies" ! D'ailleurs, j'en connais aussi... Leur première enquête, excellente histoire au demeurant, permet une exposition très réaliste du caractère des trois amies, justement ; et cela sans verser dans l'exagération. Elles alimentent et font avancer l'intrigue chacune très spécifiquement (Françoise par ses questions et son culot, Valentine jouant la voix de la raison alors que Chouka, fidèle à sa nature spontanée et généreuse (!), résout carrément le dilemme de "l'Homme Qui Refusait La Vie". Vraiment pas mal ! Après trente ans d'attente (!), je n'ai pas été déçu par la fin : merci, messieurs Greg et Aidans !
Kid Paddle
Hé bien ce truc-là, croisé dans "Spirou magaZIIIne", a été une découverte plutôt chouette ; d'abord par son décalage graphique vraiment personnel -jamais vu l'équivalent, niveau stylisation des personnages et, en plus, c'est vraiment un très joli trait- et, ensuite, parce que l'auteur explore cet univers du "game-addicted-kid", complètement étranger pour moi, avec simplicité et sans autre prétention que faire rire. Pas de sentimentalisme commercial ni de leçons d'humanisme à attendre de ce héros-là ! Quoique la petite bande de copains semble toujours assez concernée à chaque fois que Horace se fait démolir -c'est à dire, assez souvent... Ça me va, comme concession à ma sensiblerie ! Running gag du jeu impossible à terminer, du gérant de la salle d'arcade impossible à berner, du père dégouté, de la soeur psychologiquement torturée... Ma foi ! C'est assez bien trouvé et l'angle original de la série offre plein d'occasions de renouveler des histoires qui, sinon, seraient un peu redondantes. Très dépaysant, du coup. Mais j'admets que le dessin -sûrement aussi par contraste avec ce que je pouvais voir dans le "magaziiine", à l'époque (!), m'avait vraiment séduit ; comme quelque chose de très "neuf"... Mais il est vrai que je ne sors pas souvent -hum ! Bon ; je ne possède que six albums, ce qui ne fait pas de moi un expert mais, puisque je les ai acheté, ça doit bien vouloir dire quelque chose ?!
Aldobrando
Voila parfaitement le genre de récit que j'adore : brodant quelque chose de classique sur le thème du conte, dévoilant progressivement des ficelles narratives assez évidentes mais qu'on suit avec plaisir, jusqu'à un final satisfaisant même s'il joue sur une fin heureuse. Le tout dans un récit prenant et servi par un dessin agréable. Que demander de plus ? Le style du conte me convient à merveille, c'est sans doute une façon de raconter les histoires qui me convient encore plus que les autres et j'en suis toujours heureux lorsque c'est bien fait. Aldobrando combine à merveille le récit de Gipi, dont j'ai lu peu d'ouvrages, mais qui arrive ici à combiner parfaitement les différentes trames de son récit pour en tirer une histoire intéressante à suivre, où chaque scène participe à la construction du final. Le personnage d'Aldobrando est attachant par son innocence dans un monde qui ne le permet pas, même si progressivement c'est cette innocence qui sera sa force et changera le monde. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et conviennent parfaitement au récit, tous autant qu'ils sont. Il y a de merveilleuses idées et des questionnements bien sentis, quelques touches d'humanité dans les dialogues et les situations, des caricatures qu'on pourrait dire grossières mais qui sont efficaces par leurs fonctions. Le dessin sert tout ce propos, entre représentations presque monstrueuses de certains (j'ai adoré le personnage du tueur qui se révèle petit à petit) et la princesse, dont le dessin et la colorisation en font un personnage d'une grande beauté mais aussi d'une grande fragilité. Chapeau l'artiste ! Notons, puisque je l'évoque, que la colorisation n'est pas en reste et joue habilement sur les environnements et les lumières pour raconter par la couleur. Une très bonne réussite graphique qui m'a vraiment plu. Pour tous les amoureux de conte, de roman picaresque et de belles histoires, cette BD est faite pour vous. Une agréable surprise que je ne m'attendais pas du tout à connaitre !
Le Clan de la rivière sauvage
J'ai vraiment été séduit par cette nouvelle série du duo Dillies/Hautières. Si c'est exact que l'on ne retrouve pas la poésie un peu triste que parcourt la plupart des précédentes oeuvres du duo, la série renferme une grande richesse de créativité. Ainsi j'aime bien l'initiative presque scolaire que les auteurs ont proposé. Comme l'indique le bandeau sur un tome, la construction d'un récit d'aventure est du programme du cycle trois (CM1-6ème). Pour cela, les auteurs intercalent dans le récit des voix off, humoristiques et explicatives de la structure du récit. Les auteurs s'adressent ainsi directement à leurs lecteurs/rices d'une façon amusante sans être professorale. Ces remarques conviennent aux jeunes et moins jeunes et donnent l'impression de participer à la création du récit avec les auteurs. Les apartés du conteur Anacharsis complètent le propos dans le même sens pour ne pas alourdir une narration par un excès de texte off. Les scénarii des deux épisodes reprennent deux grandes thématiques du récit d'aventure : les pirates et le cap et d'épée. Cela ne s'appuie pas sur un ouvrage en particulier mais montre que le canevas peut créer une multitude de récits. Hautière et Dillies ajoutent en sus la thématique du voyage dans le temps et sa maîtrise par le narrateur. La construction des deux premiers tomes est vraiment très aboutie car la narration propose un double voire un triple récit aventureux. C'est si méticuleux que cela reste très fluide et facilement lisible. Je suis fan du trait de Dillies qui propose un graphisme original. On reconnait ses personnages d'autres séries à l'exception du petit Zaki au visage effilé et au profil de croissant de lune bleu. Il y a un petit esprit "histoire dont vous êtes le héros" dans la série ce qui permet de proposer de multiples directions ou rebondissements qui m'ont tenu en haleine. J'attends le tome 3 avec avidité car j'ai vraiment aimé cette très plaisante lecture.
Frontier
Haaaa ! J’ai adoré !! Franchement ! Ne lisez pas mon avis, mes prédécesseurs ont fait beaucoup mieux que moi, et à part leur voler des idées, je ne ferai pas aussi bien ! Alors je vais faire bref, c’est beau, mais vraiment beau, et original, on retrouve rarement ça en franco-belge. L’expression Kawaï utilisé par Tomdelapampa est à mes yeux parfaitement adaptée. Je suis tombé par hasard en librairie dessus (la tranche jaune vive m’y a aidé), le label 619 m’a donné confiance, et les avis lus en diagonale sur ce site m’ont convaincu de ressortir avec et de la lire dans la foulée. Et bien merci BDtheque et aux 4 posteurs précédents, et je vous rejoindrai sur la note de quatre étoiles. Le scénario est prenant, claire, riche, dense. On peut y faire de nombreuses comparaisons à notre monde. Il est à la fois dur et très poétique, émouvant. Le dessin est très détaillé, offre des vaisseaux très riches et pleins de subtilités dans les dessins, je me suis surpris à observer des planches, des cases avec la même attention que lorsque enfant, je cherchais le petit bonhomme en rouge et blanc dans les "Où est Charlie", à espérer trouver des objets ou autre « surprises », placés là pour amuser le lecteur. Et nous avons droit aussi à de magnifiques paysages et des personnages très expressifs. Un très très bon album de SF comme il en sort que très rarement. Je conseille vivement !!!
Magasin Sexuel
Je suis franchement surpris de voir une note globale aussi basse pour cette série. Turf j’apprécie, que ce soit La Nef des fous ou Le Voyage Improbable, j’ai toujours passé de très bon moment de lecture. Ce diptyque, je n’avais jamais pris le temps de le lire, sûrement à cause du titre, je m’attendais à une série beaucoup plus provocante, voir vulgaire, et je me suis bien trompé. On ce retrouve dans un petit village, très vieille France, et on suit l’arrivée du personnage principal, Amandine qui vient d’hériter du camion de vente et de la place de marché de son père, et qui installe un sexe shop ambulant. Avec toutes les craintes, intérêts et questionnements que cela suscite dans ce petit village. J’ai passé un excellent moment dans ce village, à voir ces petites tranches de vies, je me suis pris au jeu, me suis laissé emporter. Les dessins, c’est Turf, rien à redire, c’est beau, détaillé, expressif. J’aime. Et quel plaisir de voir Turf dans autre chose que La Nef des fous, même si j’aime énormément cette série, il m’est agréable de le voir faire autre chose, car hélas j’ai l’impression que le public ne veux de Turf que cette série, et lorsqu’il essaye autre chose, le succès n’est jamais au rendez-vous, et donc forcément, il retourne vers sa série qui lui permet de vivre financièrement. Il fait partie pour moi de ces auteurs de talent cantonné à une seule série car c’est ce que son public veut. J’ai donc beaucoup apprécié passer le temps de deux albums dans ce petit village, avec un grand regret, que la série n’est pas durée plus longtemps, et que les personnages n’est pas les uns les autres plus été plus exploité en profondeur, je pense qu’il y avait vraiment matière à faire une chronique villageoise, mais que faute de succès, la fin a été assez précipité. (Peut être que je me trompe et que c’était prévu comme ça dès le début, mais c’est le sentiment que cela me donne à la fin du second album, beaucoup de possibilités et de pistes ouvertes, et une fin qui semble rapide et abrupte).
Angie M.
J’ai été très touché par ce récit, qui nous parle d’un sujet rarement évoqué dans l’univers de la bande dessinée. J’ai beaucoup apprécié la forme, qui marie harmonieusement la bande dessinée et la littérature. Ainsi, ce récit alterne passages littéraires et bandes dessinées et nous avons autant l’impression de lire une courte nouvelle que de nous plonger dans une bande dessinée d’ambiance. Ensuite vient la gestion du suspense. Les auteurs ont l’intelligence de nous laisser dans l’ignorance du drame vécu par Angie M. tout en nous faisant directement comprendre que ce drame est glauque, sordide. Notre penchant au voyeurisme est exacerbé, il n’y a pas de quoi être fier, mais à titre personnel, il m’a été impossible d’interrompre ma lecture avant de connaître la nature du drame. Pas seulement par voyeurisme mais aussi par empathie pour cette jeune adolescente. Et cette empathie se renforce au fur et à mesure que l’on découvre ce qu’il s’est passé. Le récit est extrêmement dur car réaliste et touchant de simplicité, et Angie M. émeut d’autant plus qu’il s’agit d’une adolescente lambda, de celles que l’on croise tous les jours. Le récit est très court, concentré, mais la progression est parfaitement maîtrisée. Si je devais vraiment faire un reproche, ce serait au niveau de l’écriture qui m’est apparue parfois un peu ampoulée. Pour moi, tout le reste est proche de la perfection, compte tenu du format de l’objet. Le récit prend à la gorge, c’est agréable à lire et très addictif. Le dessin est très sobre, avec à l’occasion des plans d’ambiance (ronds de pluie dans une flaque d’eau, par exemple) mais surtout centré sur les personnages, avec le poids des non-dits qui passent par un regard, une attitude. Franchement, franchement, franchement bien ! (Mais extrêmement déprimant)
The Big Wall
Immanquablement, dès l’instant où vos yeux se seront posés sur la couverture de ce manga, votre cerveau l’associera à une série bien connue, à savoir « Le Sommet des dieux ». C’est du moins ce qui m’est arrivé, et cette première impression s’est encore renforcée après un très superficiel feuilletage du livre. Superficiel mais suffisant pour me décider à l’acheter. Et vous voulez que je vous dise ? J’ai éprouvé plus de plaisir en lisant « The Big Wall » que je n’en avais ressenti en lisant « Le Sommet des dieux ». Pour une bonne et simple raison : il ne souffre pas de la redondance systématique dont souffrait son prédécesseur. Ici, nous n’avons droit (à l’heure actuelle mais rien n’indique qu’une suite est prévue) qu’à un seul recueil composé de plusieurs courts récits. Ces courts récits forment un tout et nous voyons le personnage central évoluer au fil de ses aventures. La progression est constante, les histoires sont variées (même si toujours en lien avec la dangerosité de la montagne) et les personnages changent ou évoluent. Par ailleurs, j’ai retrouvé les mêmes qualités que j’avais appréciées sur « Le Sommet des dieux ». Le dessin réaliste est soigné, agréable à lire, précis et, à l’occasion, spectaculaire. La montagne, sa splendeur et ses dangers sont bien mis en valeur. Les personnages sont bien typés et leurs émotions passent. Les scénarios bénéficient des connaissances d’un alpiniste renommé (Yasushi Yamanoi, piolet d’or 2021) et l’on sent qu’il y a derrière ces fictions une réalité tangible. Ça sent le vécu ! De plus, ces scénarios sont bien construits. Les histoires ne sont ni trop courtes ni trop longues et lorsqu’elles s’appuient sur un mystère à éclaircir, les révélations sont cohérentes. Enfin, ces récits transpirent d’humanité et de respect. Respect entre les protagonistes mais aussi respect de la montagne. Franchement, un très chouette petit album, recommandé vivement aux amateurs de montagne, d’alpinisme mais aussi à tous les lecteurs qui avaient apprécié « Le Sommet des dieux ».
Cet été-là
J'ai personnellement beaucoup aimé cette BD, qui est du pur roman graphique, avant tout porté par la sensibilité et le non-dit. C'est une histoire lente et qui se construit progressivement. Les thématiques sont abordées petit à petit, en sensibilité et en nuances, présentant curieusement un tout cohérent. Dans la chaleur de l'été, une jeune fille part avec ses parents dans une cabane au bord du lac. Elle y retrouve une autre jeune fille, son amie. Et les jours passent, ponctués de différentes histoires qui s'entremêlent. J'ai trouvé que la BD aborde de manière très juste plusieurs thématiques liées à l'adolescence et la fin de l'enfance : question de la sexualité et du rapport au corps, premiers émois mais aussi découverte d'un monde d'adulte insoupçonné, crises de couples et enfantement. Une gamme assez large de thématiques qui sont tour à tour abordés sans que le récit n'insiste particulièrement sur l'une d'entre elles. C'est un continuum qui ne semble jamais vouloir privilégier une de celles-ci à une autre. Et c'est tout à l'honneur des auteurs d'avoir privilégiés cette approche plus simple mais aussi plus sensible. Les quelques éclats qui parsèment l'histoire sont d'autant plus marquants, justement. Beaucoup de choses passent par ce qui n'est pas dit. Je rajouterais que dans le récit, j'ai apprécié un aspect qui m'a rappelé ma propre jeunesse : l'envie de découverte et d'expérience plus intense (films d'horreur ou gore, attirance pour des personnes, envie d'exploration …). J'ai trouvé que tout cela sonnait juste, parce que j'ai aussi eu cette envie à l'adolescence de ces expériences nouvelles qui marquent, selon moi, le moment où l'enfance se termine. Le dessin est très agréable et sympathique, avec une patte qui m'a rappelé la BD Speak d'ailleurs. C'est parfait pour ce genre de récit, ça colle à l'ambiance et ça nous plonge dans les questionnements d'une jeune femme un peu perdue. BD recommandée aux amateurs de roman graphique !
Le Royal Fondement - L'Histoire vraie de la face cachée du Roi Soleil
Voilà une lecture sympathique, agréable. L’histoire s’attaque à un sujet rebattu – le roi Soleil, Louis XIV, mais par le petit bout de la lorgnette (ou, pour être moins métaphorique, par le trou de balles !). Ni délire bourré d’humour, ni pensum historique, on a là une intrigue qui baigne dans l’histoire (cela se passe en 1686, alors que le roi vit avec madame de Maintenon une vieillesse loin de ses folies de jeunesse – vieillesse qui va quand même se poursuivre une trentaine d’années !), dans laquelle il y a aussi un complot contre le roi, mais qui est centrée sur un personnage ordinaire, apprenti barbier, que les circonstances vont faire devenir chirurgien proche du roi, alors qu’il doit subir une opération risquée mais nécessaire dans son « fondement ». La narration est très fluide, parcourue de traits d’humour, et le dessin de Hubsch est vraiment très bon, avec un trait semi-caricatural agréable (décors et personnages sont vraiment bien croqués). Une lecture où l’on ne s’ennuie jamais, assez maligne dans son utilisation du cadre historique, avec un dossier final éclairant certains détails, anecdotes ou réalités historiques évoquées dans l’intrigue (je n’étais pas au courant que le « God save the king » anglais pouvait avoir une origine française – origine qui reste controversée). Une lecture très recommandable. Note réelle 3,5/5.