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Couverture de la série Petit robot
Petit robot

Ben Hatke rend-il hommage à Steven Spielberg ? En tout cas c'est un peu cette ambiance vive et chaleureuse d'une rencontre d'un autre type qu'il propose aux enfants. La petite fille, un peu métis, rencontre et prend soin d'un robot voué à l'uniformité de l'usine. Aussi à l'aise dans une casse de vieilles autos que dans la nature, le couple trouvera le chemin de la liberté. C'est une histoire sympa très accessible aux enfants. Il n'y a presque pas de texte au point que j'ai cru un moment à une histoire muette. Le graphisme de l'auteur se passe des mots comme si entre "personnes" si différentes le langage de l'amitié pacifique suffisait à entreprendre de belles choses. Le dessin rond et expressif soutient très bien la narration rapide et fluide. Une belle série pour les enfants.

08/11/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 4/5
Couverture de la série Grimmy
Grimmy

... En ce qui me concerne, la comparaison avec la série Garfield me passe complètement par dessus la tête ?! Le strip de Mike Peters raconte bien le quotidien d'un chien, vivant une vie de chien (souvent beurk, d'ailleurs !) au milieu de tout un tas d'autres personnages figurants le monde des hommes, mais pourtant quasiment tous incarnés sous la forme d'animaux disproportionnés -je ne parle pas de la qualité du dessin de l'artiste OUARFF ! Je crois que seul le facteur est véritablement humain (j'ai dis : je crois...). Cela induit immédiatement un décalage un poil perturbant, niveau lecture -et donc déjà une spécificité intrigante que ne possède pas le strip de Jim Davis (sinon en ce qui concerne la relation Garfield/Odie, ce dernier occupant réellement sa place d'animal !). Un peu comme l'absurde inexplicable -sinon à rebours- de l'existence de Pluto, chez Disney : vivant sa vie de chien -de bête, donc- au beau milieu d'une population d'autres animaux debout sur leurs pattes arrières, et assumant l'existence des hommes...! Il est donc "l'animal de compagnie" d'un couple de souris géantes et bipèdes... Qui ont pour meilleur ami un autre chien, mais avec des fringues, celui-là ! Complètement délirant. Le second aspect immédiatement évident de la bande, c'est l'absolue liberté -d'abord graphique puis, dans un deuxième temps, scénaristique- de l'auteur : RIEN n'est sacrifié à l'esthétique, dis-donc ! On a l'impression d'un je-m'en-foutisme radical jusqu'à ce que le décalage entre l'apparence rapide/négligée du trait et des idées mises en scène, ainsi que les expressions des personnages, se révèlent parfaitement complémentaires en démultipliant la puissance des gags -sans grandes originalité sinon l'angle choisi : l'absurde ; parfaitement raccord avec les choix scénaristiques pointés plus haut. Ce point de vue assimile même d'avantage le comportement de Grimmy à celui d'un enfant plutôt que d'un chien -mais c'est évidemment la manière dont nous traitons, pour la plupart, nos compagnons à quatre pattes ; sauf que Grimmy ressemblerait à un gamin un poil maltraité/négligé... Différence manifeste d'avec des strips "concurrents" : Garfield comme Snoopy, ou d'autres encore, sont particulièrement gâtés-pourris par leurs "maitres" respectifs ! Un artiste très libre dans sa tête, apparemment, donc. Et quand je dis "libre", je ne plaisante pas : certaines cases présentent même des intervenants humains absolument anonymes et AUCUN des héros du strip n'est représenté ni même cité -ou concerné !- avec le gag dessiné... Pouvoir s'affranchir de cette manière des codes existants du médium -et des quasi réflexes culturels imposés par l'habitude de sa pratique !- est déjà, en soi, une preuve de la qualité du travail et de l'investissement personnel de Mike Peters dans sa création. Je prétends même que proposer quelque chose d'aussi peu ragoûtant à l'édition est une démarche des plus courageuses, tant elle semble contre-productive -commercialement parlant- au premier abord. C'est sans doute au travers de ses qualités les plus alternatives -presque subversives, tant elles s'éloignent des canons habituels, même les plus volontairement "crus" proposés par les médias- que cette Bande Dessinée s'impose comme une authentique création artistique, en nous obligeant (gentiment) à garder l'esprit ouvert (malgré nos propres filtres perceptuels innés et/ou induis) par ses outrances évidentes -et qui ne sont certainement pas une fin en soi. Et en plus, c'est rigolo !

08/11/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Arabe du futur
L'Arabe du futur

Je viens de finir le dernier volume de cette série démarrée il y a quelques années déjà. Verdict : totale réussite. La touche de Sattouf pourrait se définir comme une mise à nu simpliste d'un monde complexe. Il nous prend la main et nous emmène partout dans son passé, aucun sujet n'est écarté, il nous raconte sans jugement et sans raisonnement... et on comprend, on ressent cette vie atypique dans ce foyer dysfonctionnel. Un voyage intime intense qui permettra à beaucoup de lecteurs d'ouvrir les yeux sur tant de sujets (l'enfance, l'adolescence, les parents, le moyen orient, les amitiés, la famille étendue, l'observation introspective). Personnellement, j'ai lu chaque volume d'une traite !

07/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série La Favorite
La Favorite

Mais que c'est glauque ! Ma lecture fut éprouvante par le ton du récit, glaçant de noirceur dans le traitement de cette pauvre enfant. Et pourtant, l'auteur manie si habilement le récit que j'ai été scotché tout du long jusqu'au final plein de retournements que je n'avais pas vu venir. Quelle horreur, tout de même ! Comme beaucoup d'autres, de ce que j'ai lu, la part du réel dans le récit reste en suspens, mais je trouve que le récit sonne si juste et si vraisemblable dans ses détails qu'il est logique de le penser vrai. Si c'est une adaptation d'un fait divers, le travail est remarquable. Si c'est une pure invention, il l'est encore plus ! Tout s'emboite parfaitement, au fur et à mesure, pour avancer dans l'horreur de cette situation : la famille bourgeoise vieillissante, le château et les manières aristocratiques, les employés portugais, le développement des questions du lecteur et de Constance, jusqu'à la première révélation. Une révélation qui surprend déjà et nous fait comprendre que d'autres arrivent. Et franchement, je ne peux que recommander la lecture de ce récit qui étonne. C'est la véritable force du récit : la surprise qui arrive à chaque révélation et la compréhension de ce que tout cela implique. Les personnages sont attachants par leur faiblesse, mention spéciale au grand-père qui est franchement touchant dans sa lâcheté. Et en même temps il reste victime de tout ce qui s'est passé, comme Constance. En ajoutant le dessin à la carte à gratter qui fait ressortir à merveille les figures grotesques et les corps étranges, faisant ressortir l'atmosphère oppressante de la maison dans laquelle tout se joue, on arrive à une BD qui se joue du fond et de la forme. Sans doute une des BD les plus bizarres que j'ai lues cette année, à la fois dingue dans son scénario mais aussi terriblement réaliste. Elle dépote, il n'y a pas à dire.

07/11/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 4/5
Couverture de la série RIP
RIP

Les nombreux éloges lus et la récente sortie du 6ème et dernier tome m'ont poussé à me lancer dans cette série. Voici une BD policière très noire et caustique, au dessin chaleureux et sympathique, construite autour d'une intrigue que l'on (re)découvrira selon les points de vue de 6 personnages hauts en couleur. L'intrigue n'est pas forcément originale, les personnages déjà vus ici ou là, mais le traitement, les illustrations et les dialogues emportent aisément la mise et donnent sans cesse envie de lire la suite. Tout n'est pas toujours à révolutionner, il faut savoir comme ici se délecter d'une belle lecture "détente" (au sens de plaisante à lire, prenante).

07/11/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roi des oiseaux
Le Roi des oiseaux

3.5 J'aime bien les contes alors cet album avait tout pour me plaire. Le dessin est vraiment excellent. Agréable à regarder, dynamique et avec de très belles couleurs. C'est le style de dessin que j'aime voir pour un conte. Quant au scénario, il est bien même si je trouve qu'il y a quelques défauts. En effet, vu que c'est rempli de péripéties dont plusieurs que j'avais déjà vues dans d'autres contes, je pense que l'auteur voulait rendre hommage à ce type de récit en mettant le plus d'éléments possibles. Cela donne un scénario qui est un peu décousu par moment, surtout dans sa première partie où j'ai mis un peu de temps à voir où l'auteur voulait en venir vu qu'on change de personnages principaux au fil des pages. Le Roi des oiseaux apparait très peu au final, il y a des personnages secondaires dont on nous promet qu'on va raconter leurs histoires et cela n'arrive pas (à moins que l'auteur ait prévu d'écrire des suites) et le pire est qu'il y a une scène avec un personnage qui jure de se venger....et c'est sa dernière scène alors qu'on pourrait croire qu'il deviendrait le méchant principal du récit. Malgré tout, j'ai bien aimé, le récit devenant un peu plus cohérent dans ses deux autres parties. C'est un peu trop cliché par moment avec quelques péripéties qui se laissent deviner un peu trop si on a lu des centaines de contes, mais malgré tout j'ai passé un bon moment de lecture. Les personnages sont attachants, l'action n'arrête pas et c'est le genre de BD qu'on peut lire autant jeune qu'adulte.

07/11/2023 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Au cœur des solitudes
Au cœur des solitudes

Comme pour grogro, cette BD m'a touché en plein cœur - je retiens d'ailleurs son conseil de faire une balade pour le jour où j'aurai un souci de pelote... ;-) Dans le domaine de l’écologie, on connaît plus David Henry Thoreau que John Muir. Pourtant, les deux hommes ont des parcours très similaires et beaucoup de points communs, à commencer par leurs origines écossaises. Et hormis le fait d’être également contemporains, nés au début du XIXe siècle, tous deux étaient écrivains, philosophes et naturalistes, avec un profond respect pour la nature et le vivant. Si Thoreau est davantage connu que son cadet de vingt ans, sans doute est-ce dû à l’un de ses ouvrages emblématiques, « La Désobéissance civile », qui a influencé Gandhi et Martin Luther King, ainsi que les mouvements contestataires des années 60 ou encore les anarchistes. Mais Muir aussi a laissé son empreinte en fondant en 1892 le Sierra Club, l’une des premières associations écologiques, toujours très active de nos jours, et en ayant milité aux côtés de Robert Underwood Johnson pour la création du parc national du Yosemite. C’est donc Lomig, auteur dont la bibliographie traduit les préoccupations environnementales et sociétales (Dans la forêt, Le Cas Fodyl…), qui nous met avec bonheur dans les pas de cet arpenteur infatigable qu’était John Muir, en s’inspirant de son journal. D’emblée, on est intrigué par le parti pris du noir et blanc pour un style franco-belge généralement coutumier de la couleur. Et très vite on en réalise la pertinence en examinant le trait, d’une finesse rare, frôlant le sublime, en particulier dans la représentation des paysages, des végétaux et des animaux. Il y a de quoi rester bouche bée, et l’on se dit en effet que la couleur serait redondante ici. Lomig nous donne à voir, de façon réaliste, les beautés d’une nature luxuriante dans de longs passages contemplatifs qui produisent une sensation unique d’immersion. Dans un souci de s’approcher au plus près de l’expérience de Muir, Lomig a respecté la linéarité de son journal, ce qui produit une narration lente, sans à-coups, sans esbroufe, ce qui colle tout à fait au rythme d’une marche au long cours. L’impression globale, c’est que l’auteur a réussi à se mettre dans la peau de John Muir pour nous faire ressentir la plénitude expérimentée par l’Ecossais durant sa randonnée. Mais il n’a pas non plus cherché à enjoliver le sujet plus que nécessaire. Car si ce pionnier de l’écologie pensait parfois avoir l’impression d’être au paradis en observant l’harmonie et la beauté des sites qu’il traversait, son expédition n’a pas toujours été une partie de plaisir. La nature peut se révéler sans pitié, et, comme nous le montre Lomig, notre arpenteur en a fait les frais en contractant le paludisme dans les marécages de Floride, ce qui l’avait énormément affaibli et l’empêcha de poursuivre son voyage vers l’Amérique du Sud. On voit aussi comment l’Homme, en adhérant au progrès technique, en a payé le prix en brisant l’harmonie qui le reliait à la nature. Muir croisera ainsi sur sa route des chasseurs stupides et avinés, des populations traumatisées et appauvries par la guerre de Sécession. Alors qu’il se dirige vers la vallée de Yosemite, il s’émeut des dégâts causés sur la nature par le troupeau de moutons qu’il accompagne en transhumance, ainsi que des scieries installées au beau milieu des magnifiques forêts de la Sierra Nevada. Mais c’est lorsqu’il remet les pieds à New York qu’il prend conscience qu’il ne pourra plus jamais vivre dans la cité grouillante « où un luxe exubérant s’étale face à une misère noire, la plus affligeante qui soit ». A travers les yeux candides et émerveillés de cet être hors-normes, à qui certains esprits très terre-à-terre reprocheront sans doute de n’être qu’un doux rêveur, Lomig nous fait redécouvrir de façon magistrale une nature que nos modes de vie urbains, de plus en plus soumis au tout-technologique, nous ont fait oublier. Une nature que l’être humain continue à maltraiter avec désinvolture, jusqu’à compromettre sa propre survie, peut-être justement parce qu’il a désappris à en apprécier les beautés. « Au cœur des solitudes » est un roman graphique magnifique et, pourrait-on dire, une expérience inoubliable, celle d’un homme remarquable dont l’ambition première était de faire corps avec les éléments.

06/11/2023 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Douze
Douze

Cette histoire de huis clos malsain se joue en 2 actes. Le premier très introductif présente les forces en présence. 12 invités pour un étrange repas, organisé par la mystérieuse Hydre. Certains semblent se connaitre d'autres non, on suit leurs discussions et on les découvre. Certains dévoileront une partie de leur passé, ou tenteront de se mettre en valeur. D'autres seront peu bavards et pour eux, le mystère restera plus épais. Comme les personnages sont nombreux, on ne retient pas forcément bien qui est qui et qui semble connaitre quel autre. Mais ça passe bien et on devine au bout de cette partie assez peu rythmée que tout ce petit monde est une bande de tueurs réunis pour un jeu macabre. Minuit sonne le début du deuxième acte. Celui où tout s'accélère, tout part en vrille, et les présentations laissent place à l'action : Il ne peut en rester qu'un, tous les coups sont permis. Au fil des pages, des coups de feu et des victimes, on en apprend de plus en plus sur les liens entre les personnages. La façon dont les pièces du puzzle se mettent en place est efficace et assez jubilatoire. Le rythme va crescendo, le final est bien trouvé, le dessin est maîtrisé, détaillé et sert à merveille le scénario. Que demander de plus ? Diablement efficace. A n'en pas douter, Douze ravira tous les amateurs de polar.

05/11/2023 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Le Voyage de Shuna
Le Voyage de Shuna

Un manga original écrit par Miyazaki et jamais publié en France, c'est un vrai cadeau pour tous les cinéphiles, les bédéphiles et les amateurs des films Ghibli en général ! N'ayant jamais lu Nausicaä de la vallée du vent, c'est la première fois que je mets le nez dans un manga de Miyazaki. Et malgré quelques réserves, j'en ressors enchanté ! On retrouve tout ce qui fait l'essence de l'art de Miyazaki, avec des prémices évidents de Princesse Mononoké et une influence directe de Nausicaä, écrit en parallèle. La dimension écologique est une banalité à souligner, tant on la retrouve dans toutes les œuvres de l'auteur, mais elle est une nouvelle (en fait, une première) fois très bien mise en œuvre ici. On retrouve bien sûr d'autres thèmes chers à Miyazaki, mais ici, l'autre grand sujet du récit, c'est aussi l'esclavage, qu'on retrouve moins souvent chez lui, apportant une petite originalité au récit. L'histoire en question est bonne, mais le grand problème ici, c'est sa narration. On a parfois l'impression que c'est un dessin animé qui a été adapté en manga, et c'est probablement un peu le cas, puisque le projet initial de Miyazaki était de faire de cette histoire un film d'animation. Il ne s'est rabattu sur le choix du manga que dans un second temps. D'où probablement, le fait qu'on a parfois l'impression qu'on passe d'une scène à l'autre de manière trop abrupte. Les dialogues sont d'ailleurs très rares, souvent intégrés directement à la narration, sans phylactères. On trouve très peu de bulles, même si celles-ci surviennent de temps à autres. Cela rend le propos souvent trop laconique mais en même temps, ça renforce régulièrement la poésie grâce à la puissance des images, à laquelle Miyazaki laisse toute sa place. En effet, c'est l'aspect visuel du Voyage de Shuna qui convainc le plus. Les dessins à l'aquarelle de Miyazaki sont d'une beauté à tomber par terre. Son trait est vraiment joli, et dégage une grande force visuelle, bien mise en avant par la mise en page des éditions Sarbacane. Un peu plus grand qu'un manga habituel, celui-ci met bien en avant les dessins de Miyazaki, l'auteur n'en disposant souvent qu'un ou deux par page (voire un sur une double-page). C'est vraiment cette beauté de tous les instants, qui donne un souffle incroyable à cette aventure somme toute assez classique, mais dont la poésie ressort au sein de chaque case. Et c'est en aimant se perdre dans chacune des images magnifiquement dessinées et peintes par l'immense artiste qu'on goûtera au mieux cette histoire qui, toute classique qu'elle soit, n'en séduira pas moins tous les amateurs du genre.

05/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Jusqu'au dernier
Jusqu'au dernier

Si on peut très souvent critiquer les séries qui s'étirent à l'infini, bien souvent au détriment de la qualité, avec un petit album annuel qui sort à la période de Noël (business is business...), ici le sentiment est bien inverse. Quel dommage de ne pas avoir étiré un peu ce one shot pour approfondir l'histoire des personnages et renforcer l'immersion et l'attachement du lecteur pour ces derniers. Hormis cette petite déception, je rejoins l'avis général, c'est une très bonne BD dans la plus pure tradition des westerns désenchantés et crépusculaires. Dès le milieu de l'ouvrage, à la manière d'un impitoyable, on sent que l'histoire ne se finira pas dans un happy end du style "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants". Malgré tout, sans vouloir spoiler, la fin m'a quelque peu surpris et l'idée de l'épilogue ajoutant un peu d'optimisme à l'ensemble est plutôt bien vu. Côté dessin, c'est vraiment magnifique, le trait de Gastine est très fin et les cow-boys présentent de vrais gueules cassées témoignant de leurs vécus. La mise en couleurs n'est pas en reste avec une mention spéciale pour les scènes se déroulant de nuit, à la lumière du feu de bois et où les dégradés d'orange tranchent parfaitement avec les teintes de noir et bleu foncé. Un bon western dans la lignée des Texas Jack et autres Sykes. Originalité : 3/5 - Histoire : 4/5 Dessin : 4,5/5 - Mise en couleurs : 4,5/5 NOTE GLOBALE : 16/20

05/11/2023 (modifier)