Les derniers avis (31958 avis)

Couverture de la série Fog
Fog

Cycle 1 (tomes 1 et 2) :
Au premier abord, les dessins sont... hideux. Oui, vous avez bien lu : hideux. Les visages sont déformés, plats, sans relief (en particulier au niveau du nez). Ceci dit, l'ambiance est vraiment très prenante; les couleurs sont très pastels, assez glauques, et s'accordent très bien avec le récit. L'histoire est bien ficelée, l'enquête assez bien menée, mêle plusieurs fils conducteurs, et nous offre de beaux rebondissements.
Cycle 2 (tomes 3 et 4) :
Le tome 3, par contre... ben j'ai été un peu déçu. Les visages sont à mon avis pires que dans les albums précédents, et le scénariste n'a pas eu peur du ridicule. Exemple type : nos enquêteurs fouillent une maison, ils trouvent un carnet et tout de go s'exclament "Ce doit être un indice !", indice qui va être bien sûr déterminant... Argl. Je viens de lire le tome 4, et je suis assez déçu. Les dessins sont de plus en plus laids (les personnages, parce que les décors sont bien sympas), on dirait parfois des girafes, et on a tendance à confondre les visages... Le scénario n'est pas plus fin que dans le tome 3, avec des lourdeurs pénibles que je ne m'explique pas (elles auraient pu être faciles à éviter !), quelques abbérations (le chef de Graves qui accepte en trois cases d'aller parler de démons au premier ministre par exemple :(...), et une ellipse de trois mois, certes explicable, mais qui donne un goût de précipitation. Quant à la fin, elle ne m'a pas déçu que dans la mesure où la lecture du reste de l'album m'a été pénible. Bref, 1er cycle très bien, 2ème cycle beaucoup moins bien. Après avoir rencontré Seiter (le scénariste) à Illzach, je dois avouer le trouver passionné et très, très intéressant ! Il m'a fait prendre conscience de plusieurs choses qui m'étaient passées complètement au-dessus de la tête, et suite à cette discussion, il va me falloir relire ce deuxième cycle que j'ai assez peu aimé. Impressions et commentaires dès que ce sera fait.
Cycle 3 (tome 5) :
Cette nouvelle intrigue m'a paru à la fois claire et complexe. Claire parce que les enchaînements sont très compréhensibles et fluides, complexe parce que les deux histoires qui ont lieu en parallèle ne se recoupent guère pour l'instant, et qu'elles donnent lieu à de nombreuses pistes possibles. Comme dans les précédents cycles, le surnaturel est là, qui pointe le bout de son nez, sauf qu'on ne le voit jamais, on le devine possible mais sans savoir si l'explication sera naturelle ou non. Quoi qu'il en soit, l'album se dévore, et si les relations entre les personnages sont pour le moins atypiques, elles contribuent à créer un esprit intéressant. Intéressant également, le graphisme de Bonin, qui ne cesse de se chercher, de se perfectionner. Si vraiment on veut chipoter, la 2ème case de la page 12 a une perspective vraiment bizarre, mais bon, voilà hein, c'est vraiment pour être chiant, là. :) D'après Seiter, ce cycle devrait être différent des précédents... Alors quoi ? Explication naturelle à des phénomènes naturels ?

30/04/2002 (modifier)
Couverture de la série Chicanos
Chicanos

Ca c'est de la BD comme j'aime en lire ! Bon, d'accord, il faut avoir le moral; d'accord également, toutes les histoires ne sont pas de qualité égale. Par contre, je trouve ça vraiment très bien de casser complètement le mythe du détective. Ici il ne s'agit même plus de réalisme, notre chicana n'est vraiment pas gâtée, ni par la nature, ni par la chance.

30/04/2002 (modifier)
Couverture de la série La Maison des Secrets
La Maison des Secrets

Attention, nous sommes ici dans le registre de la bande dessinée laide au possible ! Effectivement, le dessin n'est vraiment pas beau, non plus que les couleurs. De plus, il s'agit d'un comics (ce qui peut être perçu comme péjoratif), et qui traite d'un sujet éculé. Voilà, c'était l'introduction. Mais malgré tout cela, j'ai adoré ces deux tomes ! L'histoire est très originale, de quoi renouveler un peu le genre, et on est facilement pris par cette série et cette maison. De plus, à la fin du tome 2 vous aurez droit à un petit historique sur la construction de cette maison, qui est - à mon sens - très bien fait, complètement non-linéaire, et qui ne dévoile pas tout. Cette BD semble épuisée, mais encore une fois on la trouve facilement chez les bouquinistes, toujours pour pas cher.

30/04/2002 (modifier)
Par Piehr
Note: 4/5
Couverture de la série La Trilogie Nikopol
La Trilogie Nikopol

Il aura fallu attendre un certain temps avant de voir enfin cette série complète ! En effet, Bilal est un auteur qui prend du temps (au grand dam de son éditeur), mais le résultat est là ! L'ensemble de l'oeuvre d'Enki Bilal nous décrit un futur proche mais sombre, où les pays sont sous contrôle dictatorial (comme quoi Bilal est un visionnaire, quand on regarde le résultat du premier tour des élections françaises 2002) et ou les droits personnels sont pour la plupart inexistants. La trilogie Nikopol ne fait pas exception, et l'auteur nous présente ici un monde réellement décalé, ou dieux égyptiens, complots politiques et grandes histoires humaines s'entrecoupent dans un paysage a la fois coloré et sombre. Les différents personnages, pour la plupart complètement dépassés par les évenements (Nikopol-père est particulièrement à l'ouest dans cette série !) sont troublant d'humanité et de sincèrité. Le style de Bilal, si particulier, permet réellement de s'impliquer dans cette histoire particulièrement loufoque ! Les illustrations de Bilal ont beaucoup changé durant la conception des trois tomes de cette série, et pour cause ! Bilal a ecrit en moyenne un tome tous les 6-7 ans, son style à donc largement eu le temps d'évoluer ! Le premier tome est donc très gris et un peu brouillon, alors que le style des deux suivants se rapproche petit à petit de chef d'oeuvre qu'est "Le sommeil du monstre". Couleurs échancrées directes, contraste très important entre des rouges et bleus vifs et des visages très pales, tout est là pour instaurer une ambiance vraiment particulière à l'oeuvre. Le design des différents véhicules de ce monde post-apocalyptique est lui aussi très bien pensé ! En bref, un série à lire !

30/04/2002 (modifier)
Par Arni
Note: 4/5
Couverture de la série Le Serment de l'Ambre
Le Serment de l'Ambre

Les deux premiers tomes de cette série sont fort captivants et posent une grande histoire pleine de rebondissements...Le scénario et le dessin assurent pour une réalisation globale réussie... La force de cette série réside dans son ambiance qui n'est pas sans rappeller le troisième testament... Une course poursuite fabuleuse et incontournable si vous accrochez au style du dessinateur fort talentueux. Le troisième tome est très réussi lui aussi. L'histoire est toujours aussi captivante...la présence d'éléphants et d'aigles géants ne nuisent pas à la crédibilité de l'aventure...

30/04/2002 (modifier)
Par Arni
Note: 4/5
Couverture de la série Le réducteur de vitesse
Le réducteur de vitesse

Si vous aimez le style de Blain, je vous conseille de commencer par cette BD qui propose un scénario fantastique...Un marin s'embarque dans un bateau géant. L'histoire digne d'un Philémon se dévoile au fur et à mesure de l'aventure...Une réussite totale...

30/04/2002 (modifier)
Par Sagera
Note: 4/5
Couverture de la série La Croix de Cazenac
La Croix de Cazenac

Une histoire très bien écrite, des dessins remarquables de fluidité et de précision, sont les caractéristiques de cette bd. Nous sommes loin ici des mangas à l'européenne. C'est du travail intelligent et jamais prétentieux. Cette série montre qu'entre la bonne bd et le bon roman d'aventure, le fossé n'est pas très large.

30/04/2002 (modifier)
Couverture de la série Achille Talon
Achille Talon

Plus jeune, j'ai adoré Achille Talon, et aujourd'hui encore je prends plaisir à relire certains albums. Certes, tous ne plairont pas à tout le monde : - les premiers ont un style de dessin quelque peu rudimentaire, et les personnages n'ont pas encore de place définitive - les derniers, je ne les ai pas lus. Certains ne sont plus de Greg, d'autres ont un dessin et un scénario que je n'apprécie pas. De plus Achille Talon est un personnage très particulier en ce sens qu'il parle de façon extrêmement riche, ce qui peut lasser. Moi j'aime ! J'adore ces phrases sans fin avec plein de mots recherchés ! C'est une vraie jouissance que de lire ça ! Mais je comprends qu'on puisse ne pas aimer.

30/04/2002 (modifier)
Couverture de la série Auschwitz
Auschwitz

Cet album est superbe au niveau graphique : les dessins sont parfois laissés à moitié à l'état d'esquisse, ce qui donne un effet impressionnant. On retrouvera des éléments de "La liste de Schindler" ou "La vie est belle". En fin d'album se trouve un dossier où l'auteur explique comment cette BD a vu le jour. Les souvenirs des survivants, les détails changés pour le besoin du style, la pudeur et la réticence, aussi. Cet album est touchant, sans cependant verser dans l'excès. Je le trouve "juste".

30/04/2002 (modifier)
Par SuperFox
Note: 4/5
Couverture de la série Kursk - Tourmente d'acier
Kursk - Tourmente d'acier

Un récit proprement assommant, dans le bon sens du terme : la narration lourde, centrée sur un seul et unique personnage – un soldat allemand qui tue, et voit ses copains se faire tuer – est très efficace… Historiquement très solide, l’œuvre dépasse largement le cadre du récit de guerre ou du documentaire pour se faire dénonciation de la misère humaine provoquée par les conflits, « tourmentes d’acier » dans lesquelles viennent se perdre de pauvres troufions qui n’ont rien demandé à personne, et ne savent vraiment pas ce qu’ils font là… Mais le font quand même. Absurdité de la guerre, conditions éprouvantes (et c’est un euphémisme), mise au pas de toutes les sensations autres que la douleur ou la fatigue, ce bouquin se hisse, à mon avis et dans son genre, au niveau du magistral « C’était la guerre des tranchées » de Tardi. A ceci près que, comme dans « Kaleunt », l’auteur choisit délibérément un point de vue allemand, histoire d’insister sur le fait que les vaincus de ce conflit ont beau l’avoir provoqué par la folie de quelques-uns, beaucoup d’autres l’ont payé de leur chair et de leur sang – quel que soit leur camp.

30/04/2002 (modifier)