Cet album traite avec réalisme de la situation des mouvements antimondialistes et des réactions diverses qu'ils peuvent susciter, sans tomber dans l'analyse intello ou la psychologie de bazard. Le ton est simple, finement descriptif, et sans cliché facile.
Le dessin et la colorisation sont proprement formidables, très adaptés à l'atmosphère mystérieuse et feutrée qui plane d'un bout à l'autre de ce premier tome et suscite chez le lecteur de nombreuses questions...
Mais que va-t-il se passer ?
Une œuvre surprenante et hors norme. Passons le côté « l’histoire en train de se faire par son créateur», c’est assez commun de ce côté-là, déjà vu plus d’une fois, en tout cas. Ce qui est plus original en revanche, c’est le caractère ésotériquo-rigolo de l’œuvre. Bess, au grand désespoir de son épouse, a une propension à partir dans le mystique à tous moments (on ne collabore pas des années avec Jodorowsky sans en être marqué d’une manière ou d’une autre). Et son épouse, plus rationnelle, donne ses commentaires pragmatiques tout au long du récit. Leurs discussions ne manquent pas de piquant. C’est drôle, intelligent et cela ne se prend pas au sérieux.
Une autre bonne raison de s’intéresser à ce récit est la beauté du dessin de Bess. C’est un virtuose, il y a dans ces deux albums des images d’une grande puissance d’évocation qui frappent l’esprit. Accouplé à la verve « littéraire » des textes-off de Bess, elles envoient littéralement le lecteur dans un monde de beauté, de cruauté et de superstitions. Magique !
En feuilletant cette bd, on pourrait se dire que le thème de l'exclusion est assez banal car ce sujet a souvent été développé. Pourtant après avoir lu l'ouvrage en question, je dois dire que j'ai été séduit par son contexte et surtout son originalité.
Jean-David Morvan nous propose un récit assez captivant où la destinée d'une jeune fille est le centre d'interêt du récit.
Dans un univers futuriste, le race humaine est devenue immortelle. Pourtant, une petite fille (Aster) voit le jour "à l'ancienne". Cette gamine étant mortelle, elle sera régulièrement montrée du doigt.
La science-fiction est ici un pretexte pour mettre en évidence les différents protagonistes du récit. De ce fait, on retiendra plutôt l'aspect social et dramatique de cette histoire. A l'image de la solitude des parents d'Aster et le regard des autres devant la différence. On retiendra certains moments forts comme par exemple, quand notre petite héroïne recherche en vain l'affection de son papa. Un autre exemple : quand elle comprend les raisons de son isolement. Ce qui est paradoxal, c'est qu'on partage la vie d'une enfant qui à notre époque nous semblerait si ordinaire. Pourtant, projetée dans cette vision du futur, cette situation devient plutôt pathétique. Oui en effet, on se rend vite compte que cette gamine est, en fait, concidérée comme un "monstre" de foire.
J'ai remarqué que les bases du scénario avaient quelques similitudes avec le film "Bienvenue à Gattaca", où là aussi on créait des êtres parfaits dans un contexte futuriste au détriment des autres qui étaient, eux aussi, nés d'une manière naturelle. Est-ce une coïncidence ou l'auteur s'est-il volontairement inspiré du long-métrage précité en lui rendant ainsi hommage ?
Au niveau du dessin, il faut avouer que le graphisme de Nicolas Nemiri est assez particulier. Son trait ne manque pas de personnalité. Pourtant, je vous avoue que la première fois que j'ai eu l'album en main, je n'étais pas du tout emballé. Après l'avoir ouvert et refermé plusieurs fois, je me suis décidé à le lire et je le regrette pas car dès les premières pages, j'ai tout de suite compris que c'était ce dessin qui était le plus approprié à cette bd.
Le seul petit reproche que je ferais c'est au niveau des deux personnages masculins (Ewig et Duster). On a parfois tendance à les confondre.
Je n'aurai donc qu'une chose à dire : achetez cette bd où graphisme et scénario sont réunis pour nous faire goûter des saveurs nouvelles, synonymes de talent et de succès.
J'adore Tardi et de toutes ses BDs je crois bien que c'est "120, rue de la gare" que je préfère. Les autres tomes de la série sont sympas aussi mais souffrent de la comparaison. Quoique "brouillard au pont de Tolbiac" me plaise beaucoup aussi, faut dire, cet album a bercé mon enfance. Je ne sais pas combien de fois je les ai lus, ces deux-là, mais je n'arrive pas à m'en lasser. Le fait que Nestor Burma soit personnellement impliqué dans ces deux histoires y doit sans doute beaucoup.
Les ambiances sont particulièrement réussies, les personnages attachants et les intrigues policières passionnantes. C'est qui plus est extrêmement bien documenté. Et puis la mise en scène, ahlala il est bon le Tardi !
Bref, 5/5 pour "120 rue de la gare" et "Brouillard au pont de Tolbiac", un peu moins pour les autres !
Cette histoire reprend les personnages de De l'Autre Côté de la Nuit, des mêmes auteurs, mais je pourrai difficilement comparer car je n'ai pas lu ce dernier. Si je m'en réfère à la fiche, cette suite me paraît néammoins plus légère, dans le ton comme dans le graphisme.
Quoi qu'il en soit, ce tome (tome unique ou une suite est-elle en préparation ?) est une petite merveille.
Il n'y a pas vraiment d'histoire suivie, même si un petit mystère plane d'un bout à l'autre de l'album et lie entre elles ces tranches de vie.
Mais le sujet en lui-même, c'est la vie quotidienne, les rapports d'amitié, d'amour, de désir, entre garçons et filles, et entre garçons... Des petites anecdotes fines et sensuelles aux dialogues succulents entre personnages attachants dans leur force de caractère et leur fragilité encore adolecente... Le quotidien de la jeunesse sur fond, à peine esquissé mais bien présent, de régime berlusconien.
C'est un petit album léger dans le ton, mais émouvant... Très simple dans les thèmes mais passionnant... Mettant en scène des protagonistes ordinaires mais attachants... Une parfaite alchimie...
Je donne ici mon avis pour "Histoire sans Héros". La suite n'est qu'une récupération commerciale et je ne vois même pas pourquoi il est considéré comme un tome 2 de cette série.
Je n'aime pas les histoires de Van Hamme, personnellement. Je trouve ses scénarios trop proches de films américains à suspense, action, etc... et comme je n'aime pas ces films, je trouve les scénarios de Van Hamme la plupart du temps commerciaux et sans saveur.
Et j'aime bien Dany par contre, mais plus dans son style humoristique et gai, comme dans Olivier Rameau. Ici, dans un style réaliste, je trouve que certains visages de ses personnages font un peu étranges, un peu déformés.
Mais malgré ces réticences, force est d'avouer que cet album est extrêmement efficace. Il y a bien quelques facilités scénaristiques (comme le chargement de toile de l'avion, qui aide bien, avouons-le), mais le tout est bien construit et vraiment prenant. Et comme malgré mes petits reproches, le dessin de Dany rend très bien, cela donne un album d'une qualité indéniable, agréable à lire et même à relire.
Une bonne histoire d'aventure capable de captiver son lecteur et qui ne déçoit pas sur la fin, comme beaucoup d'histoires de ce genre.
Album intéressant de par les dessins et la personnalité de la miss combattante.
Ne connaissant pas la première série, je l'ai acheté pour avoir un aperçu de ce que c'est et le résultat est convaincant, je pense acheter l'autre série dans les temps à venir.
Un scénar explosif qui tient la route nous amène du début à la fin de la BD sans temps morts ni sentiment de "putain trop forte la meuf !" qui tue tout le monde sans égratignures.
Une bonne BD à découvrir :)
Bonne petite histoire de fantasy, ça m'a vraiment plu. Ca nous raconte l'apprentissage d'un jeune kurran qui a un fort potentiel pour maîtriser le mekbé (il m'a énervé ce mot, au départ je savais pas trop ce qu'il voulait dire et il est employé environ 74 fois).
C'est très sympa et le dessin est très bien foutu, je trouve, avec un noir et blanc, très sombre.
Par contre pour la fin c'est vrai qu'elle est un peu rapide mais à la réflexion ça ne m'a pas plus choqué que ça, on voit ce qu'il est devenu.
Je suis tombé un peu par hasard sur cette bd ! Ca faisait longtemps que je voulais lire "Quartier Lointain" de Taniguchi, mais à défaut de celui-ci dans la librairie, je me suis rabattu sur la réedition du Journal de mon père...
Déjà première chose sur la réédition, apparement elle comporte les mêmes "défauts" que l'ancienne version concernant le sens de lecture : une fois il faut lire les bulles en partant d'en bas à gauche, une autre fois, ca part d'en haut à droite... Ca gêne parfois à la compréhension, et l'on est obligé de reprendre dans le bon sens... Bon ceci dit, cette version est quand même bien moins chère que l'ancienne et j'ai trouvé cette edition très soignée (papier de très bonne qualité, etc).
Sinon concernant l'oeuvre en elle-même, j'ai vraiment beaucoup aimé. Je trouve l'histoire de Taniguchi vraiment prenante, touchante meme. Ce perso qui se remémore tous ses souvenirs d'enfance pour s'apercevoir que l'image qu'il avait de son père (froide, toujours occupé à travailler, etc...) est complètement fausse, et ainsi regretter le temps perdu sans pouvoir le rattraper... Je trouve ce sujet plutot intense et bien écrit, sans aucune lourdeur... Ca coule tout seul, on est vraiment absorbé par l'histoire...
Le dessin est quand à lui bon, efficace, mais c'est vrai que ce n'est pas l'intérêt premier de ce manga...
Enfin bref, je conseille vivement la lecture du Journal de mon père...
Je tiens tout d'abord à remercier ceux qui ont posté les premières critiques. Sans eux, je serais passé à côté de cette oeuvre émouvante. Cette autobiographie intime pleine d'anecdotes est à la fois drôle (les nombreux passages sur l'enfance de l'auteur) et attendrissante avec cette histoire d'amour pudique entre l'auteur et son premier amour. Je recommande vivement cette BD à tout ceux qui sont un peu fleur bleue car l'émotion est présente au détour des quelques 600 pages du livre.
Bonne lecture.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Kabbale
Cet album traite avec réalisme de la situation des mouvements antimondialistes et des réactions diverses qu'ils peuvent susciter, sans tomber dans l'analyse intello ou la psychologie de bazard. Le ton est simple, finement descriptif, et sans cliché facile. Le dessin et la colorisation sont proprement formidables, très adaptés à l'atmosphère mystérieuse et feutrée qui plane d'un bout à l'autre de ce premier tome et suscite chez le lecteur de nombreuses questions... Mais que va-t-il se passer ?
Leela et Krishna
Une œuvre surprenante et hors norme. Passons le côté « l’histoire en train de se faire par son créateur», c’est assez commun de ce côté-là, déjà vu plus d’une fois, en tout cas. Ce qui est plus original en revanche, c’est le caractère ésotériquo-rigolo de l’œuvre. Bess, au grand désespoir de son épouse, a une propension à partir dans le mystique à tous moments (on ne collabore pas des années avec Jodorowsky sans en être marqué d’une manière ou d’une autre). Et son épouse, plus rationnelle, donne ses commentaires pragmatiques tout au long du récit. Leurs discussions ne manquent pas de piquant. C’est drôle, intelligent et cela ne se prend pas au sérieux. Une autre bonne raison de s’intéresser à ce récit est la beauté du dessin de Bess. C’est un virtuose, il y a dans ces deux albums des images d’une grande puissance d’évocation qui frappent l’esprit. Accouplé à la verve « littéraire » des textes-off de Bess, elles envoient littéralement le lecteur dans un monde de beauté, de cruauté et de superstitions. Magique !
Je suis morte
En feuilletant cette bd, on pourrait se dire que le thème de l'exclusion est assez banal car ce sujet a souvent été développé. Pourtant après avoir lu l'ouvrage en question, je dois dire que j'ai été séduit par son contexte et surtout son originalité. Jean-David Morvan nous propose un récit assez captivant où la destinée d'une jeune fille est le centre d'interêt du récit. Dans un univers futuriste, le race humaine est devenue immortelle. Pourtant, une petite fille (Aster) voit le jour "à l'ancienne". Cette gamine étant mortelle, elle sera régulièrement montrée du doigt. La science-fiction est ici un pretexte pour mettre en évidence les différents protagonistes du récit. De ce fait, on retiendra plutôt l'aspect social et dramatique de cette histoire. A l'image de la solitude des parents d'Aster et le regard des autres devant la différence. On retiendra certains moments forts comme par exemple, quand notre petite héroïne recherche en vain l'affection de son papa. Un autre exemple : quand elle comprend les raisons de son isolement. Ce qui est paradoxal, c'est qu'on partage la vie d'une enfant qui à notre époque nous semblerait si ordinaire. Pourtant, projetée dans cette vision du futur, cette situation devient plutôt pathétique. Oui en effet, on se rend vite compte que cette gamine est, en fait, concidérée comme un "monstre" de foire. J'ai remarqué que les bases du scénario avaient quelques similitudes avec le film "Bienvenue à Gattaca", où là aussi on créait des êtres parfaits dans un contexte futuriste au détriment des autres qui étaient, eux aussi, nés d'une manière naturelle. Est-ce une coïncidence ou l'auteur s'est-il volontairement inspiré du long-métrage précité en lui rendant ainsi hommage ? Au niveau du dessin, il faut avouer que le graphisme de Nicolas Nemiri est assez particulier. Son trait ne manque pas de personnalité. Pourtant, je vous avoue que la première fois que j'ai eu l'album en main, je n'étais pas du tout emballé. Après l'avoir ouvert et refermé plusieurs fois, je me suis décidé à le lire et je le regrette pas car dès les premières pages, j'ai tout de suite compris que c'était ce dessin qui était le plus approprié à cette bd. Le seul petit reproche que je ferais c'est au niveau des deux personnages masculins (Ewig et Duster). On a parfois tendance à les confondre. Je n'aurai donc qu'une chose à dire : achetez cette bd où graphisme et scénario sont réunis pour nous faire goûter des saveurs nouvelles, synonymes de talent et de succès.
Nestor Burma
J'adore Tardi et de toutes ses BDs je crois bien que c'est "120, rue de la gare" que je préfère. Les autres tomes de la série sont sympas aussi mais souffrent de la comparaison. Quoique "brouillard au pont de Tolbiac" me plaise beaucoup aussi, faut dire, cet album a bercé mon enfance. Je ne sais pas combien de fois je les ai lus, ces deux-là, mais je n'arrive pas à m'en lasser. Le fait que Nestor Burma soit personnellement impliqué dans ces deux histoires y doit sans doute beaucoup. Les ambiances sont particulièrement réussies, les personnages attachants et les intrigues policières passionnantes. C'est qui plus est extrêmement bien documenté. Et puis la mise en scène, ahlala il est bon le Tardi ! Bref, 5/5 pour "120 rue de la gare" et "Brouillard au pont de Tolbiac", un peu moins pour les autres !
Coeurs à louer (Fou de toi)
Cette histoire reprend les personnages de De l'Autre Côté de la Nuit, des mêmes auteurs, mais je pourrai difficilement comparer car je n'ai pas lu ce dernier. Si je m'en réfère à la fiche, cette suite me paraît néammoins plus légère, dans le ton comme dans le graphisme. Quoi qu'il en soit, ce tome (tome unique ou une suite est-elle en préparation ?) est une petite merveille. Il n'y a pas vraiment d'histoire suivie, même si un petit mystère plane d'un bout à l'autre de l'album et lie entre elles ces tranches de vie. Mais le sujet en lui-même, c'est la vie quotidienne, les rapports d'amitié, d'amour, de désir, entre garçons et filles, et entre garçons... Des petites anecdotes fines et sensuelles aux dialogues succulents entre personnages attachants dans leur force de caractère et leur fragilité encore adolecente... Le quotidien de la jeunesse sur fond, à peine esquissé mais bien présent, de régime berlusconien. C'est un petit album léger dans le ton, mais émouvant... Très simple dans les thèmes mais passionnant... Mettant en scène des protagonistes ordinaires mais attachants... Une parfaite alchimie...
Histoire sans Héros
Je donne ici mon avis pour "Histoire sans Héros". La suite n'est qu'une récupération commerciale et je ne vois même pas pourquoi il est considéré comme un tome 2 de cette série. Je n'aime pas les histoires de Van Hamme, personnellement. Je trouve ses scénarios trop proches de films américains à suspense, action, etc... et comme je n'aime pas ces films, je trouve les scénarios de Van Hamme la plupart du temps commerciaux et sans saveur. Et j'aime bien Dany par contre, mais plus dans son style humoristique et gai, comme dans Olivier Rameau. Ici, dans un style réaliste, je trouve que certains visages de ses personnages font un peu étranges, un peu déformés. Mais malgré ces réticences, force est d'avouer que cet album est extrêmement efficace. Il y a bien quelques facilités scénaristiques (comme le chargement de toile de l'avion, qui aide bien, avouons-le), mais le tout est bien construit et vraiment prenant. Et comme malgré mes petits reproches, le dessin de Dany rend très bien, cela donne un album d'une qualité indéniable, agréable à lire et même à relire. Une bonne histoire d'aventure capable de captiver son lecteur et qui ne déçoit pas sur la fin, comme beaucoup d'histoires de ce genre.
Yiu - Premières missions
Album intéressant de par les dessins et la personnalité de la miss combattante. Ne connaissant pas la première série, je l'ai acheté pour avoir un aperçu de ce que c'est et le résultat est convaincant, je pense acheter l'autre série dans les temps à venir. Un scénar explosif qui tient la route nous amène du début à la fin de la BD sans temps morts ni sentiment de "putain trop forte la meuf !" qui tue tout le monde sans égratignures. Une bonne BD à découvrir :)
L'Éveil du Kurran
Bonne petite histoire de fantasy, ça m'a vraiment plu. Ca nous raconte l'apprentissage d'un jeune kurran qui a un fort potentiel pour maîtriser le mekbé (il m'a énervé ce mot, au départ je savais pas trop ce qu'il voulait dire et il est employé environ 74 fois). C'est très sympa et le dessin est très bien foutu, je trouve, avec un noir et blanc, très sombre. Par contre pour la fin c'est vrai qu'elle est un peu rapide mais à la réflexion ça ne m'a pas plus choqué que ça, on voit ce qu'il est devenu.
Le Journal de mon père
Je suis tombé un peu par hasard sur cette bd ! Ca faisait longtemps que je voulais lire "Quartier Lointain" de Taniguchi, mais à défaut de celui-ci dans la librairie, je me suis rabattu sur la réedition du Journal de mon père... Déjà première chose sur la réédition, apparement elle comporte les mêmes "défauts" que l'ancienne version concernant le sens de lecture : une fois il faut lire les bulles en partant d'en bas à gauche, une autre fois, ca part d'en haut à droite... Ca gêne parfois à la compréhension, et l'on est obligé de reprendre dans le bon sens... Bon ceci dit, cette version est quand même bien moins chère que l'ancienne et j'ai trouvé cette edition très soignée (papier de très bonne qualité, etc). Sinon concernant l'oeuvre en elle-même, j'ai vraiment beaucoup aimé. Je trouve l'histoire de Taniguchi vraiment prenante, touchante meme. Ce perso qui se remémore tous ses souvenirs d'enfance pour s'apercevoir que l'image qu'il avait de son père (froide, toujours occupé à travailler, etc...) est complètement fausse, et ainsi regretter le temps perdu sans pouvoir le rattraper... Je trouve ce sujet plutot intense et bien écrit, sans aucune lourdeur... Ca coule tout seul, on est vraiment absorbé par l'histoire... Le dessin est quand à lui bon, efficace, mais c'est vrai que ce n'est pas l'intérêt premier de ce manga... Enfin bref, je conseille vivement la lecture du Journal de mon père...
Blankets - Manteau de neige
Je tiens tout d'abord à remercier ceux qui ont posté les premières critiques. Sans eux, je serais passé à côté de cette oeuvre émouvante. Cette autobiographie intime pleine d'anecdotes est à la fois drôle (les nombreux passages sur l'enfance de l'auteur) et attendrissante avec cette histoire d'amour pudique entre l'auteur et son premier amour. Je recommande vivement cette BD à tout ceux qui sont un peu fleur bleue car l'émotion est présente au détour des quelques 600 pages du livre. Bonne lecture.