Les derniers avis (32080 avis)

Par fifty
Note: 4/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

Je tiens tout d'abord à remercier ceux qui ont posté les premières critiques. Sans eux, je serais passé à côté de cette oeuvre émouvante. Cette autobiographie intime pleine d'anecdotes est à la fois drôle (les nombreux passages sur l'enfance de l'auteur) et attendrissante avec cette histoire d'amour pudique entre l'auteur et son premier amour. Je recommande vivement cette BD à tout ceux qui sont un peu fleur bleue car l'émotion est présente au détour des quelques 600 pages du livre. Bonne lecture.

22/03/2004 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5
Couverture de la série Blankets - Manteau de neige
Blankets - Manteau de neige

Alors pour commencer, félicitations à l’éditeur Casterman, qui a gratifié cette BD d’un si fabuleux sous-tire, Manteaux de Neige. Vraiment, merci : coller sur la couverture du bouquin l’un des clichés les plus usés de la littérature, ça s’imposait, vraiment, merci beaucoup. Enfin bon. C’est comme ça, on va pas se fâcher avec ce livre pour si peu. Le genre "autobiographie en noir et blanc d’un jeune artiste tourmenté qui ne se sent pas en phase avec le monde et vit des amours douloureuses" est devenu le genre prédominant de la BD qu’on appelle "indépendante" ou d’"auteur" ces dernières années. On en voit défiler par paquets de douze, des BD sur ce thème, et il faut reconnaître que c’est toujours plus ou moins la même chose. Et à vrai dire, je ne pensais pas que Blankets se distinguerait réellement de la masse, ou en tout cas pas autrement que par sa taille conséquente (c’est gros comme une bible). J’avais tort. Entendons-nous bien : pour moi, ce n’est pas un chef-d’œuvre, pas une grande BD, pas l’événement de l’année dans le monde des comics. Mais c’est une belle BD. L’auteur y aborde des sujets pourtant maintes fois explorés par d’autres avant lui : l’amour bien sûr, mais aussi la famille, l’art, la foi… Mais le ton est juste, sans complaisance, sans pathos, parfois touchant. Et surtout, moins superficiel que dans la majorité des œuvres de ce genre. Là où tant d’autres se contentent d’aligner des anecdotes sur les plaisirs et emmerdements quotidiens liés aux relations de couple ou de famille, Thompson essaie d’aller plus loin, de parler vraiment de sentiments, d’amour, des bonheurs et des souffrances que cela entraîne… Alors, forcément, c’est souvent d’une grande tristesse, parce que la vie c’est comme ça : on en chie beaucoup… il y a quelques bons moments… mais les plus belles choses finissent toujours par disparaître de la plus conne des façons… :( :( Mais c’est beau, aussi, parfois. Je ne sais pas trop quoi ajouter. Je parle toujours très mal des bouquins que j’aime. Et pour celui c’est encore pire, parce que je ne saurais pas non plus vraiment dire ce qui fait que je ne l’ai quand même pas trouvé complètement réussi ou vraiment excellent. Je ne sais pas. Je l’ai lu d’une traite malgré ses presque 600 pages, sans jamais trouver ça chiant, prétentieux, idiot, malhonnête. Mais malgré tout, ça ne m’a pas passionné, et ça ne m’a pas bouleversé. Touché, ému par moments, oui, mais sans plus. Et je pense que je ne le relirai jamais. Mais c’est vrai aussi que c’est un livre que je veux faire lire à quelqu’un... Bref, voilà, je ne sais pas comment conclure, quelle note attribuer, s’il faut conseiller l’achat ou pas…

21/03/2004 (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5
Couverture de la série Sur la route de Selma
Sur la route de Selma

Un polar très efficace. Peu de textes, des dessins et des couleurs très réussis, et voilà le lecteur tout de suite dans l'ambiance lourde de haine et de secrets. J'apprécie beaucoup la façon dont l'action est omniprésente, l'histoire avance et se fait comprendre sans nécessiter de longues explications ou de voix off trop encombrante. Bon, ce n'est pas un album extraordinaire, hein, mais dans son genre c'est vraiment une réussite.

21/03/2004 (modifier)
Par A.bomba
Note: 4/5
Couverture de la série Betty Blues
Betty Blues

J’ai vécu tout simplement une superbe lecture. Betty Blues se distingue assurément dans l’univers bédé déjà foisonnant d’idées et de styles. Si l’histoire est classique, elle est adroitement narrée et crayonnée. Sous un trait saccadé et animé dans lequel il faut plonger, les personnages sont éveillés et intenses dès les premières cases. La couleur du début est enfumée comme un club de nuit, et évolue pour se teinter de chaleur et de lumière, d’ombres et de chagrin. Une histoire où la musique teinte de ses notes jazz aériennes un amour somme toute commun mais tellement incontestable. L’amour de la musique, de la vie, de la vérité (même si elle fait mal), de l’amitié, de l’âme sœur... La liste est si longue. L’atmosphère est palpable et Little Rice Duck est émouvant de sincérité. Que du bonheur! Une composition touchante et inattendue. Et voilà une fois de plus un canard m’a interpellée...

21/03/2004 (modifier)
Par olivia
Note: 4/5
Couverture de la série Les Suites Vénitiennes
Les Suites Vénitiennes

Une quantité impressionnante de vues de Venise et un ciel aux couleurs magiques. Dans l'ensemble, de beaux dessins pour agrémenter ce thriller plein de rebondissements sur un fond de fantastique. L'histoire est prenante, mais hélas, je n'ai pas encore pu lire les derniers tomes.

21/03/2004 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Chiffon
Chiffon

Dans la même veine que les Grimmy, Garfield et autres Calvin et Hobbes, Chiffon ne renouvelle pas le genre. Ce n’est peut-être pas la meilleure bd de cette catégorie mais les gags sont pas mal, voire même plutôt bons ! Ce que j’apprécie avant tout, ce sont les mimiques et les postures de ce toutou très très expressif... Sinon, ces strips doivent être plus parlants pour tous ceux qui ont un petit chien intelligent. C'est bête à dire mais je m'y suis retrouvé à plusieurs reprise : ma chienne ressemble beaucoup à Chiffon, à ceci près qu'elle n'a pas la parole ! A croire que l'auteur possède un chien comme le mien (c'est pas possible autrement !) ;) A lire pour passer un petit moment de détente, donc ... NB: "Chiffon" est certainement une bonne alternative à des Garfield ou Grimmy !

21/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Peepshow (Le Pauvre Type)
Peepshow (Le Pauvre Type)

J'avais déjà évoqué l'un des Peep Show paru chez les Humanos, et dit tout le bien que j'en pensais, mais là, on va franchement beaucoup plus loin. Le bonhomme n'aime pas faire de la fiction, les personnages, l'intrigue, tout ça, ce n'est pas son truc. Il veut alors raconter sa vie. Souvent des épisodes en une planche, des problèmes existentiels sur sa pingrerie, sa copine, sa maniaquerie sexuelle, due à une éducation catho, qui le pousse à combattre tout ça, il est touchant, proche de nous, et à mourir de rire. Je ne lui connais pas d'équivalent. Julie Doucet ne m'a pas convaincu finalement, et le vieux R. Crumb, que Matt revendique comme sa principale influence, semble rester dans les starting blocks face à la virtuosité jubilatoire de ce névrosé existentiel. Dessin très plaisant, quasi minimaliste là aussi, mais aussi bien efficace. Il va parfois dans certains délires bien loin de sa vie, notamment dans la mise en page, très originaux et intelligents (ceux que je trouve "intelligents" ne courent pas les rues). Il en rajoute, en fait des tonnes, sur la fin du volume, semblant partir dans des délires symboliques et quasi psychanalytiques très réussis, et des disputes où il a le chic pour se faire passer pour la victime. Du tout bon je vous dit, sûrement mon comics favori, c'est dire ce que la bête à dans le ventre. Intelligent et qui fait :)

21/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Rural !
Rural !

Rural !, en voilà une oeuvre qu'elle est forte ! Qu'elle démontre des choses et nous donne l'impression d'avoir partagé des vies, découvert des environnements. L'auteur a passé plus d'un an avec ceux qu'il décrit dans son ouvrage ; nous sommes ici en plein reportage dessiné, même si cela est plus un vrai livre qu'un simple papier. Nous sommes dans l'exploitation "BIO" de trois paysans, ils sont parvenus à obtenir ce titre, mais voilà, l'autoroute qui est prévue depuis belle lurette, qui doit passer de l'autre côté du village, passe finalement en plein sur leur exploitation. Nous y suivons "l'affaire". Plus d'un an de vie "rurale". Et nous y découvrons des convictions, des combats, des défaites et des espérances. Un très beau livre.

21/03/2004 (modifier)
Couverture de la série Monsieur Ferraille
Monsieur Ferraille

Ne suivant la revue que depuis le lancement de la nouvelle formule, cet album ne comporte que des inédits pour moi. Ce que fait le bonhomme est généralement ce qui me botte le plus dans le magazine, alors là tout ce concentré d'un coup de Winschluss, ça arrâche ! Cet humour délicieusement noir et dégueu tout en étant porté par une singulière subtilité (comment décrire autrement ce que fait Winschluss ?) et un dessin à la fois propre au rendu crade, et précis qui joue pour beaucoup dans l'humour qui passe. Welcome to the Death Club est peut-être moins dense, mais dans la même veine, puis mettant en scène la mort, c'est un régal. Pour moi, inégalé dans le domaine, je le mets, aux côtés de Julie Doucet, dans mes petits auteurs fétiches. Il faut tenter ; si le "crade" ou le "dégueu" vous freine de beaucoup, dîtes-vous que c'est bien plus que ça. Pour ceux qui suivent les "Guignols de l'info", c'est dans l'idée, l'humour en plus fort et la lourdeur en moins. Argh, cette comparaison fait tache... Bon, je laisse. Un monument d'humour, de cynisme et de subversion... Que du bon quoi :)

21/03/2004 (modifier)
Par Kael
Note: 4/5
Couverture de la série Yiu - Premières missions
Yiu - Premières missions

Autant j'aime bien sans plus la série mère, autant cette série dérivée est excellente ! Ici, tout va plus vite, les auteurs ne nous noient pas dans des grandes explications métaphysico-psychologico-philosophiques pendant des pages et des pages, non non, loin de là. Dès la 1ère page, c'est parti mon kiki, et à fond la caisse ! C'est un condensé d'action, donc forcement, le scénar n'est pas des plus tortueux, mais la résultat est un must dans ce genre de BD. Ajoutons à cela un dessin dynamique au possible, avec des cadrages à couper le souffle, et le bonheur est à son comble. Enjoy !

21/03/2004 (modifier)