J'ai lu One Piece sur les conseils d'un pote, One Piece est sa bd préférée tout univers confondu (manga, comics, franco-belge)... En fait, il m'a mis les 32 tomes (à l'époque) dans mon sac et m'a limite menacé pour que je les lise. :D
Faut dire que 32 tomes, ça rebute un peu, surtout quand on sait que l'histoire est loin loin d'être finie, il paraîtrait même qu’Oda est prêt à sortir 70 tomes... et à 8 € le tome, ça fait un peu mal quand même, non ?
Finalement, j'ai pas vu passer les 32 tomes, j'ai enchaîné les tomes à vitesse grand V, à la fin, j'en redemandais ! Les aventures de Luffy sont funs, drôles, déjantées, complètement loufoques et finalement très très prenantes !
Le thème de la piraterie n'est pas courant quand même, mais la, dans l'univers présenté, c'est carrément bon ! Luffy et son équipage formé au fur et à mesure de l'histoire sont tous attachants, que ça soit Zorro, Chopper, Pipo, etc... Leurs adversaires sont tout autant charismatiques... Ca donne des aventures bien délire, prenantes, et toujours très drôles !
Le dessin, sans être magnifique, reste agréable, mais surtout retranscrit bien le dynamisme voulu, et finalement, c'est tout ce qui compte !
Bref, One Piece, je conseille car ce manga est vraiment bourré de qualités ! Si vous commencez la série, vous serez obligé de la lire jusqu'au bout ! ;)
J'ai, comme beaucoup d'autres, dévoré Le Sursis en y prenant énormément de plaisir. Le talent de Gibrat, aussi bien en tant que dessinateur/coloriste que scénariste m'avait vraiment impressionné. Je suis donc entré dans Le Vol du Corbeau avec une grande impatience.
J'ai été très soulagé d'y retrouver ce qui faisait la force du diptyque précédent. Un graphisme réaliste et très élégant, servi par une mise en couleur de très grande qualité et une histoire intelligente, toute en nuances, évitant de sombrer dans le manichéisme.
J'admets cependant que le scénario est peut être un peu en dessous du Sursis. Il est vrai que le quasi-huis clos de ce dernier offrait un postulat de départ peut être plus original et plus riche, et l'auteur m'a paru un peu moins à l'aise dans l'histoire plus mouvante du Corbeau. En revanche, la confrontation des univers des deux principaux protagonistes (l'une proche de la mouvance communiste, l'autre beaucoup plus cynique et parfois réactionnaire) donne lieu à des dialogues très savoureux et apporte beaucoup de densité à la relation amoureuse qui s'esquisse puis s'affirme entre eux.
La fin plus ouverte, qui laisse la part belle à l'interprétation du lecteur, est également une heureuse surprise, et en tout cas, une jolie note d'espoir, surtout en opposition à la chute brutale et tragique du Sursis.
Gibrat confirme ici l'étendue de son art et sa maîtrise de son sujet. Serait-il capable de faire aussi bien en transposant ses intrigues dans un contexte historique différent ?
C'est tout simplement : très bon !...
Cori fait ses premiers pas dans l'hebdo Tintin n° 38, 6ème année, du 19 Septembre 1951.
Cori ?... C'est un jeune adolescent, seul rescapé d'un abordage en pleine mer. Il est recueilli par le capitaine d'un vaisseau hollandais -Harm Janszoon- qui le prend sous sa protection. Nous sommes au tout début du 17ème siècle et différentes guerres font rage entre certaines nations européennes. Les grandes puissances d'alors (Espagne, Angleterre, Hollande, France...) tentent d'assurer leur suprématie en maîtrisant l'espace maritime. Les enjeux sont énormes, tant politiques que -surtout- économiques.
Cori, c'est avant tout une magnifique épopée maritime où notre ami, de moussaillon, deviendra espion pour le compte de la reine Elizabeth d'Angleterre.
Après un premier épisode (en noir et blanc, qui ne sera édité qu'en 1976, 25 ans plus tard !), Bob de Moor, créateur de la série, délaisse ce personnage. Bob est en effet le premier assistant de Hergé et "travaille" sur Tintin.
Revenu à Cori, il en dessinera l'épopée qui se déclinera en cinq tomes. La première histoire -L' Invincible Armada- fera l'objet de deux opus. C'est tout simplement explosif, tant en originalité, en graphisme qu'en conception du scénario.
Cori ?... Il faut prendre le temps de le lire -un peu comme un Alix- et de vouloir plonger dans le temps. Certains abordent une BD en lisant l'histoire. Ici, on lit l'image. Une véritable bordée de situations explosives, d'attaques, de coups de mains, de trahisons, d'abordages. Bien qu'il en soit le héros, Cori est plus un véritable témoin d'une partie de cette époque diablement maîtrisée graphiquement par un Bob de Moor en très grande forme.
A noter :
- Le troisième album -"Cap sur l'or"- paru chez Casterman en 1993 est une édition remaniée de l'histoire originelle parue dans Tintin en 1951.
- Suite au décès de Bob survenu en 1992, son fils Johan a alors repris le flambeau et a terminé les six dernières planches du dernier récit.
L'auteur :
Bob (Robert) de Moor est né à Anvers (Belgique) le 20 Décembre 1925 et décédé à Uccle (Bruxelles) le 26 Août 1992. Dessinateur et scénariste immense ! A conçu Barelli, Conrad le Hardi, Cori le Moussaillon, a travaillé sur Lefranc (Jacques Martin), termine "Les trois formules du Dr. Sato" (Blake et Mortimer) et -surtout- assiste Hergé sur les "Tintin" depuis 1950. D'après de nombreux spécialistes, "Tintin et les Picaros" serait de son propre cru.
Outre de très nombreuses autres créations (surtout en Belgique), il était directeur artistique des Editons du Lombard et a présidé le Centre Belge de la Bande Dessinée à Bruxelles jusqu'à son décès.
Passé inaperçu lors de sa sortie, cet album le serait resté pour ma personne si un libraire n’en avait pas fait état. Bien lui en a pris car "Twist and Shout" s’est révélé être un bon moment de lecture (et de détente !).
La trame du récit repose sur une idée originale développée avec un humour bien belge (à ce sujet, Cassidy devrait apprécier le passage furtif de la frite mais sans la moule) : Désireux de faire une pause, le King s’est adjoint les services d’un sosie pour contenter ses nombreux fans pendant qu’il coule des jours heureux à Charleroi (en Belgique). Mais bien vite, il se retrouve en prison suite à un regrettable accident domestique. Décidé à faire son come back après avoir purgé sa peine, tout se complique pour lui en apprenant le décès inopiné de son sosie, entraînant de fait la mort du King. Se pose alors le problème de sa reconversion . . .
L’imagination débordante de Jürg est un vrai régal. On a peur que le récit tourne en vrille mais l’auteur réussit à "maîtriser" son sujet d’un bout à l’autre. Son dessin est particulier, un peu underground, mais bien à propos et illustre bien un King shooté et overdosé. Cet album, c’est comme un instantané qui se savoure sur le moment présent . . .
Bref, c’est bon, c’est belge, mangez-en ! ;)
Excellente surprise!
Je pensais en avoir ma claque de la HF, surtout quand elle provenait de chez Soleil, mais là, ils m'ont fait replonger! Et avec délectation, en plus!
L'énorme force de Servitude, c'est avant tout le dessin. Il est vraiment magnifique. Le traitement des personnages, le découpage des planches, les costumes des personnages, les paysages et décors... tout est léché et réalisé avec un grand talent. Le monde décrit y gagne énormément en réalisme et crédibilité, et cela devient un véritable plaisir que de tourner les pages (tout en regrettant de voir le nombre de celles qui restent à lire diminuer.. un signe qui ne trompe pas).
L' histoire, j'en conviens, n'est pas un chef d'oeuvre d'innovation. Il y a, ça et là, de fréquents emprunts à des classiques littéraires du même genre. Je pense notamment et surtout au Trône de Fer de G.R.R. Martin. Mais on est très loin d'un plagiat ou d'un pompage sans vergogne, et je gage que les tomes à venir vont contribuer à donner à cette série une autonomie plus complète.
Le seul point qui me fait hésiter, c'est le choix de colorisation en teintes sépia. Séduisant au début, j'ai peur qu'il devienne rapidement lassant et prive un peu l'ouvrage d'une partie de sa force. On verra avec la suite (très rapidement, j'espère).
Le magnifique héros-chevalier que voilà !
Flamme d'Argent, surnom du chevalier Ardent des Sables, fait ses premiers pas dans l'hebdo Tintin n° 38, 15ème année, du 22 Septembre 1960. Il y fera ses adieux dans le n° 40, 18ème année, du 01 Octobre 1963.
Sa courte vie dessinée sera pourtant flamboyante. Malheureusement pour lui, Paul Cuvelier, son auteur, est quelqu'un de torturé, qui se remet toujours en question, ne se reconnaît pas comme un vrai dessinateur (alors qu'il signera quelques-unes des plus belles planches de cet hebdomadaire).
A la fin des années 50, sa célèbre série Corentin ne le satisfait plus guère, malgré le succès des albums depuis 1946. Défaitiste, ne sachant que réaliser, il se souvient d'histoires médiévales qu'il se plaisait de conter dans sa famille. Il en confie une sorte de trame générale à Greg. Emballé, ce dernier s'empresse de mettre ça "en musique". Flamme d'Argent, le Croisé, est né.
Cette épopée médiévale, bourrée de bagarres en tous genres, remplie de chevauchées, de combats tumultueux, de péripéties haletantes ne sera pourtant qu'une parenthèse dans l'oeuvre de Cuvelier. Il s'en désintéresse très vite, ce après quasi une centaine de planches.
Flamme d'Argent n'aura vécu que trois étés. Mais quels étés !...
L'édition originale, un album broché édité en 1965, comporte une soixantaine de pages. Elle renferme les deux premières aventures : "Flamme d'Argent" + "Le Croisé sans nom". Un second album broché, d'une trentaine de pages, sortira en 1968 : "Le bouclier de lumière".
Début des années 80, cette oeuvre sera rééditée en 3 albums cartonnés, le premier tome original étant scindé en deux volumes.
Héros magnifique, grande épopée médiévale, "Flamme d'Argent" est quasi oublié. Et c'est grand dommage. Vraiment.
Paul Cuvelier est né à Lens (Belgique) le 22 Novembre 1923. Il nous a quitté le 05 Août 1978. Sa série principale, la plus connue, est Corentin. Cuvelier ?... un maître, au talent immense, auquel lui seul ne croyait pas...
Graphiquement, l'ambiance avec des couleurs chaudes est superbe, les dessins sont expressifs, c'est beau quoi..
Coté scénario, bravo, l'histoire est bien installée, peut être un brin confuse au début, mais on s’y retrouve vite, et l'évolution de l'intrigue est vraiment habile, avec ce "Nicolas" dogmatique et charismatique. Le parallèle entre les deux époques qui se recoupent est bien rythmé. Bref, un bon moment S.F.
Super ! Je viens de terminer la lecture des deux tomes et je me suis régalé (préférence pour le tome 1). Des dessins très colorés, des paysages magnifiques, une histoire procurant beaucoup d'émotions, de la joie, de la tristesse, des sourires. On se pose des questions, on cherche à deviner le dénouement. N'hésitez pas, c'est vraiment une bd de qualité.
Bravo pour la couverture du tome 1 qui est superbe. J'ai également bien aimé le format : 2 volumes de 96p.
C'est mon coup de coeur du moment !
Une BD par le scénariste de Ken le survivant, Heat et du fantastique Sanctuary, cela ne peut être que tentant. Toujours sur le milieu de la pègre japonaise, G Gokudo Girl est une oeuvre tantôt drôle, tantôt touchante, parfois très violente, mais souvent très juste dans le ton employé. Le scénariste Buronson est décidément l'un des meilleurs sur le marché, et ce depuis plus de 15 ans.
Ajoutez à cela des dessins un peu vieillots (ils me font penser dans les visages à ceux de Lupin the 3rd/Edgar de la Cambriole) et très beaux à la fois, et vous avez une oeuvre intéressante, assez courte (il n'y a que 5 tomes) et surtout très vivante. Un des "must have" du moment.
Une nouvelle histoire de vampires signée Niles & Templesmith, voyons voir ça :-)
Le scénario ne révolutionne certes pas le genre. Le héros est un ancien flic reconverti dans la profession de détective qui se retrouve sur les traces d'une machination orchestrée par des humains, des vampires et des loups-garous. Rien de bien original donc au prime abord, mais le scénario est très bien rythmé, les rebondissements ne faisant qu'accrocher davantage le lecteur jusqu'à la conclusion haletante. Comme quoi niveau scénaristique, on peut très bien faire du neuf avec du vieux. Au final l'histoire mêle habilement gore et thriller fantastique, quelques séances de massacre de mort-vivants par-ici, un complot de mort-vivants qu'on découvre peu à peu et que le héros va tenter de réduire à néant, tout ça ne fait certes pas dans la dentelle mais montre une maîtrise du genre assez remarquable.
Le dessin est dans la lignée de celui de 30 jours de nuit : mélange de dessin "normal" avec des montages photo, des collages numériques en tout genre pour un résultat qui n'est pas sans rappeler les dernières productions d'Eric Liberge (notamment Tonnerre Rampant), mais qui colle très bien à l'histoire et contribue au côté horrifique de l'histoire.
Bref encore une bonne surprise d'un duo d'auteur décidément très en forme.
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One Piece
J'ai lu One Piece sur les conseils d'un pote, One Piece est sa bd préférée tout univers confondu (manga, comics, franco-belge)... En fait, il m'a mis les 32 tomes (à l'époque) dans mon sac et m'a limite menacé pour que je les lise. :D Faut dire que 32 tomes, ça rebute un peu, surtout quand on sait que l'histoire est loin loin d'être finie, il paraîtrait même qu’Oda est prêt à sortir 70 tomes... et à 8 € le tome, ça fait un peu mal quand même, non ? Finalement, j'ai pas vu passer les 32 tomes, j'ai enchaîné les tomes à vitesse grand V, à la fin, j'en redemandais ! Les aventures de Luffy sont funs, drôles, déjantées, complètement loufoques et finalement très très prenantes ! Le thème de la piraterie n'est pas courant quand même, mais la, dans l'univers présenté, c'est carrément bon ! Luffy et son équipage formé au fur et à mesure de l'histoire sont tous attachants, que ça soit Zorro, Chopper, Pipo, etc... Leurs adversaires sont tout autant charismatiques... Ca donne des aventures bien délire, prenantes, et toujours très drôles ! Le dessin, sans être magnifique, reste agréable, mais surtout retranscrit bien le dynamisme voulu, et finalement, c'est tout ce qui compte ! Bref, One Piece, je conseille car ce manga est vraiment bourré de qualités ! Si vous commencez la série, vous serez obligé de la lire jusqu'au bout ! ;)
Le Vol du Corbeau
J'ai, comme beaucoup d'autres, dévoré Le Sursis en y prenant énormément de plaisir. Le talent de Gibrat, aussi bien en tant que dessinateur/coloriste que scénariste m'avait vraiment impressionné. Je suis donc entré dans Le Vol du Corbeau avec une grande impatience. J'ai été très soulagé d'y retrouver ce qui faisait la force du diptyque précédent. Un graphisme réaliste et très élégant, servi par une mise en couleur de très grande qualité et une histoire intelligente, toute en nuances, évitant de sombrer dans le manichéisme. J'admets cependant que le scénario est peut être un peu en dessous du Sursis. Il est vrai que le quasi-huis clos de ce dernier offrait un postulat de départ peut être plus original et plus riche, et l'auteur m'a paru un peu moins à l'aise dans l'histoire plus mouvante du Corbeau. En revanche, la confrontation des univers des deux principaux protagonistes (l'une proche de la mouvance communiste, l'autre beaucoup plus cynique et parfois réactionnaire) donne lieu à des dialogues très savoureux et apporte beaucoup de densité à la relation amoureuse qui s'esquisse puis s'affirme entre eux. La fin plus ouverte, qui laisse la part belle à l'interprétation du lecteur, est également une heureuse surprise, et en tout cas, une jolie note d'espoir, surtout en opposition à la chute brutale et tragique du Sursis. Gibrat confirme ici l'étendue de son art et sa maîtrise de son sujet. Serait-il capable de faire aussi bien en transposant ses intrigues dans un contexte historique différent ?
Cori le Moussaillon
C'est tout simplement : très bon !... Cori fait ses premiers pas dans l'hebdo Tintin n° 38, 6ème année, du 19 Septembre 1951. Cori ?... C'est un jeune adolescent, seul rescapé d'un abordage en pleine mer. Il est recueilli par le capitaine d'un vaisseau hollandais -Harm Janszoon- qui le prend sous sa protection. Nous sommes au tout début du 17ème siècle et différentes guerres font rage entre certaines nations européennes. Les grandes puissances d'alors (Espagne, Angleterre, Hollande, France...) tentent d'assurer leur suprématie en maîtrisant l'espace maritime. Les enjeux sont énormes, tant politiques que -surtout- économiques. Cori, c'est avant tout une magnifique épopée maritime où notre ami, de moussaillon, deviendra espion pour le compte de la reine Elizabeth d'Angleterre. Après un premier épisode (en noir et blanc, qui ne sera édité qu'en 1976, 25 ans plus tard !), Bob de Moor, créateur de la série, délaisse ce personnage. Bob est en effet le premier assistant de Hergé et "travaille" sur Tintin. Revenu à Cori, il en dessinera l'épopée qui se déclinera en cinq tomes. La première histoire -L' Invincible Armada- fera l'objet de deux opus. C'est tout simplement explosif, tant en originalité, en graphisme qu'en conception du scénario. Cori ?... Il faut prendre le temps de le lire -un peu comme un Alix- et de vouloir plonger dans le temps. Certains abordent une BD en lisant l'histoire. Ici, on lit l'image. Une véritable bordée de situations explosives, d'attaques, de coups de mains, de trahisons, d'abordages. Bien qu'il en soit le héros, Cori est plus un véritable témoin d'une partie de cette époque diablement maîtrisée graphiquement par un Bob de Moor en très grande forme. A noter : - Le troisième album -"Cap sur l'or"- paru chez Casterman en 1993 est une édition remaniée de l'histoire originelle parue dans Tintin en 1951. - Suite au décès de Bob survenu en 1992, son fils Johan a alors repris le flambeau et a terminé les six dernières planches du dernier récit. L'auteur : Bob (Robert) de Moor est né à Anvers (Belgique) le 20 Décembre 1925 et décédé à Uccle (Bruxelles) le 26 Août 1992. Dessinateur et scénariste immense ! A conçu Barelli, Conrad le Hardi, Cori le Moussaillon, a travaillé sur Lefranc (Jacques Martin), termine "Les trois formules du Dr. Sato" (Blake et Mortimer) et -surtout- assiste Hergé sur les "Tintin" depuis 1950. D'après de nombreux spécialistes, "Tintin et les Picaros" serait de son propre cru. Outre de très nombreuses autres créations (surtout en Belgique), il était directeur artistique des Editons du Lombard et a présidé le Centre Belge de la Bande Dessinée à Bruxelles jusqu'à son décès.
Twist and Shout
Passé inaperçu lors de sa sortie, cet album le serait resté pour ma personne si un libraire n’en avait pas fait état. Bien lui en a pris car "Twist and Shout" s’est révélé être un bon moment de lecture (et de détente !). La trame du récit repose sur une idée originale développée avec un humour bien belge (à ce sujet, Cassidy devrait apprécier le passage furtif de la frite mais sans la moule) : Désireux de faire une pause, le King s’est adjoint les services d’un sosie pour contenter ses nombreux fans pendant qu’il coule des jours heureux à Charleroi (en Belgique). Mais bien vite, il se retrouve en prison suite à un regrettable accident domestique. Décidé à faire son come back après avoir purgé sa peine, tout se complique pour lui en apprenant le décès inopiné de son sosie, entraînant de fait la mort du King. Se pose alors le problème de sa reconversion . . . L’imagination débordante de Jürg est un vrai régal. On a peur que le récit tourne en vrille mais l’auteur réussit à "maîtriser" son sujet d’un bout à l’autre. Son dessin est particulier, un peu underground, mais bien à propos et illustre bien un King shooté et overdosé. Cet album, c’est comme un instantané qui se savoure sur le moment présent . . . Bref, c’est bon, c’est belge, mangez-en ! ;)
Servitude
Excellente surprise! Je pensais en avoir ma claque de la HF, surtout quand elle provenait de chez Soleil, mais là, ils m'ont fait replonger! Et avec délectation, en plus! L'énorme force de Servitude, c'est avant tout le dessin. Il est vraiment magnifique. Le traitement des personnages, le découpage des planches, les costumes des personnages, les paysages et décors... tout est léché et réalisé avec un grand talent. Le monde décrit y gagne énormément en réalisme et crédibilité, et cela devient un véritable plaisir que de tourner les pages (tout en regrettant de voir le nombre de celles qui restent à lire diminuer.. un signe qui ne trompe pas). L' histoire, j'en conviens, n'est pas un chef d'oeuvre d'innovation. Il y a, ça et là, de fréquents emprunts à des classiques littéraires du même genre. Je pense notamment et surtout au Trône de Fer de G.R.R. Martin. Mais on est très loin d'un plagiat ou d'un pompage sans vergogne, et je gage que les tomes à venir vont contribuer à donner à cette série une autonomie plus complète. Le seul point qui me fait hésiter, c'est le choix de colorisation en teintes sépia. Séduisant au début, j'ai peur qu'il devienne rapidement lassant et prive un peu l'ouvrage d'une partie de sa force. On verra avec la suite (très rapidement, j'espère).
Flamme d'Argent
Le magnifique héros-chevalier que voilà ! Flamme d'Argent, surnom du chevalier Ardent des Sables, fait ses premiers pas dans l'hebdo Tintin n° 38, 15ème année, du 22 Septembre 1960. Il y fera ses adieux dans le n° 40, 18ème année, du 01 Octobre 1963. Sa courte vie dessinée sera pourtant flamboyante. Malheureusement pour lui, Paul Cuvelier, son auteur, est quelqu'un de torturé, qui se remet toujours en question, ne se reconnaît pas comme un vrai dessinateur (alors qu'il signera quelques-unes des plus belles planches de cet hebdomadaire). A la fin des années 50, sa célèbre série Corentin ne le satisfait plus guère, malgré le succès des albums depuis 1946. Défaitiste, ne sachant que réaliser, il se souvient d'histoires médiévales qu'il se plaisait de conter dans sa famille. Il en confie une sorte de trame générale à Greg. Emballé, ce dernier s'empresse de mettre ça "en musique". Flamme d'Argent, le Croisé, est né. Cette épopée médiévale, bourrée de bagarres en tous genres, remplie de chevauchées, de combats tumultueux, de péripéties haletantes ne sera pourtant qu'une parenthèse dans l'oeuvre de Cuvelier. Il s'en désintéresse très vite, ce après quasi une centaine de planches. Flamme d'Argent n'aura vécu que trois étés. Mais quels étés !... L'édition originale, un album broché édité en 1965, comporte une soixantaine de pages. Elle renferme les deux premières aventures : "Flamme d'Argent" + "Le Croisé sans nom". Un second album broché, d'une trentaine de pages, sortira en 1968 : "Le bouclier de lumière". Début des années 80, cette oeuvre sera rééditée en 3 albums cartonnés, le premier tome original étant scindé en deux volumes. Héros magnifique, grande épopée médiévale, "Flamme d'Argent" est quasi oublié. Et c'est grand dommage. Vraiment. Paul Cuvelier est né à Lens (Belgique) le 22 Novembre 1923. Il nous a quitté le 05 Août 1978. Sa série principale, la plus connue, est Corentin. Cuvelier ?... un maître, au talent immense, auquel lui seul ne croyait pas...
Nicolas Eymerich Inquisiteur
Graphiquement, l'ambiance avec des couleurs chaudes est superbe, les dessins sont expressifs, c'est beau quoi.. Coté scénario, bravo, l'histoire est bien installée, peut être un brin confuse au début, mais on s’y retrouve vite, et l'évolution de l'intrigue est vraiment habile, avec ce "Nicolas" dogmatique et charismatique. Le parallèle entre les deux époques qui se recoupent est bien rythmé. Bref, un bon moment S.F.
Où le regard ne porte pas...
Super ! Je viens de terminer la lecture des deux tomes et je me suis régalé (préférence pour le tome 1). Des dessins très colorés, des paysages magnifiques, une histoire procurant beaucoup d'émotions, de la joie, de la tristesse, des sourires. On se pose des questions, on cherche à deviner le dénouement. N'hésitez pas, c'est vraiment une bd de qualité. Bravo pour la couverture du tome 1 qui est superbe. J'ai également bien aimé le format : 2 volumes de 96p. C'est mon coup de coeur du moment !
G Gokudo girl
Une BD par le scénariste de Ken le survivant, Heat et du fantastique Sanctuary, cela ne peut être que tentant. Toujours sur le milieu de la pègre japonaise, G Gokudo Girl est une oeuvre tantôt drôle, tantôt touchante, parfois très violente, mais souvent très juste dans le ton employé. Le scénariste Buronson est décidément l'un des meilleurs sur le marché, et ce depuis plus de 15 ans. Ajoutez à cela des dessins un peu vieillots (ils me font penser dans les visages à ceux de Lupin the 3rd/Edgar de la Cambriole) et très beaux à la fois, et vous avez une oeuvre intéressante, assez courte (il n'y a que 5 tomes) et surtout très vivante. Un des "must have" du moment.
Criminal Macabre
Une nouvelle histoire de vampires signée Niles & Templesmith, voyons voir ça :-) Le scénario ne révolutionne certes pas le genre. Le héros est un ancien flic reconverti dans la profession de détective qui se retrouve sur les traces d'une machination orchestrée par des humains, des vampires et des loups-garous. Rien de bien original donc au prime abord, mais le scénario est très bien rythmé, les rebondissements ne faisant qu'accrocher davantage le lecteur jusqu'à la conclusion haletante. Comme quoi niveau scénaristique, on peut très bien faire du neuf avec du vieux. Au final l'histoire mêle habilement gore et thriller fantastique, quelques séances de massacre de mort-vivants par-ici, un complot de mort-vivants qu'on découvre peu à peu et que le héros va tenter de réduire à néant, tout ça ne fait certes pas dans la dentelle mais montre une maîtrise du genre assez remarquable. Le dessin est dans la lignée de celui de 30 jours de nuit : mélange de dessin "normal" avec des montages photo, des collages numériques en tout genre pour un résultat qui n'est pas sans rappeler les dernières productions d'Eric Liberge (notamment Tonnerre Rampant), mais qui colle très bien à l'histoire et contribue au côté horrifique de l'histoire. Bref encore une bonne surprise d'un duo d'auteur décidément très en forme.