La Ribambelle fait ses premiers pas dans l'hebdo Spirou n°1247 du 08 Mars 1962.
La Ribambelle ?... Une bande de jeunes d'âge indéfinissable, entre 10 et 13 ans... Et comme dans toute bande il y a le chef : Phil, le décideur à la tignasse blonde. Il est secondé par Grenadine, la seule fille du groupe, une rousse au "p'tit nez en l'air" ; Dizzy, un jeune Noir trompettiste de talent ; Archibald, un jeune et très riche héritier écossais. S'adjoindront rapidement, dès le premier épisode, les jumeaux Atchi et Atcha, deux gamins japonais gaffeurs mais, surtout, champions d'arts martiaux. Ca aide !
Tout ce petit monde occupe un vieux bus délabré -leur "local"- qui termine ses jours dans un terrain vague clôturé de hautes palissades.
Tout irait bien pour ce groupe d'amis si ce n'est que le terrain est convoité par un vieux filou notoire. Ce dernier va s'acoquiner avec une bande rivale, les Caïmans, formée d'Adolphe, Rodolphe et Tatave, de jeunes loubards vraiment plus bêtes que méchants...
La Ribambelle va alors truffer le terrain d'innombrables pièges ; tout comme Roba va truffer ses histoires de son génie inventif.
Grâce à l'amitié, et à l'argent, d'Archibald, nos amis se rendront par la suite en Ecosse (le meilleur album), aux "Galopingos" y vivre moult péripéties.
Malheureusement Roba est trop accaparé par l'immense succès de Boule et Bill (qui paraît dans l'hebdo Spirou depuis 1959). Petit à petit il va délaisser cette joyeuse bande et le monde qui l'entoure.
Et c'est bien dommage. La Ribambelle est une superbe série "tout public" qui durera quand même quatorze années... en seulement 6 albums.
D'abord seul aux commandes, Roba sera sporadiquement assisté par Jidéhem pour le graphisme. Vicq, Yvan Delporte et Maurice Tillieux écriront certains scénarios. Les éditions originales sont assez rares en bon état. Peu rééditée par la maison d'édition (Dupuis), cette magnifique série disparaît petit à petit des mânes des jeunes lecteurs. A (re)découvrir pourtant
Pour ceux qui possèdent les premiers Boule et Bill, Phil a le même visage. Seule la taille et la coupe de cheveux diffèrent.
Né le 28 Juillet 1930 à Bruxelles, Jean Roba nous a quitté ce 14 Juin 2006.
C'est une série qui a bercé mon enfance et je vais avoir 50 ans. Pourquoi nier aujourd'hui ce qui m'a tant plu hier. Evidemment ce n'est pas dans les canons de la mode BD actuelle, mais n'oublions pas qu'à l'époque il n'y avait pas tant de choix qu'aujourd'hui. De plus, à cette époque, on apprenait encore la morale dans le sens "positif" du terme !
Je conseillerai toujours cette lecture pour les plus jeunes à qui c'est très bien indiqué avant de perdre leur innocence au profit d'autres BD plus "dirigées" et plus "violentes".
J'ai vraiment aimé cette bd. Les dessins "réalistes" sont de qualité, le scénario est bon, j'ai très vite accroché. J'ai particulièrement apprécié la fin de l'histoire, j'étais vraiment impatient de connaître le dénouement. J'ai passé un bon moment à la lecture de cette série, beaucoup de suspense et d'action. Je conseille vivement cette bd pour les amateurs de polar/thriller.
Une intrigue vraiment bien ficelée, le suspense est intense, les rebondissements sont surprenants. Je suis étonné que si peu de gens aient lu cette BD. Je la recommande vivement !
Une série plutôt agréable par rapport au reste de la production Star Wars, les personnages y sont particulièrement mieux réussis. Le héros Quinlan Vos est ambigû à souhait, il penche vraiment vers le côté obscur.
Se complète avec certains volume de la série Star Wars - Clone Wars.
Il y a une grosse production comics Star Wars, et malheureusement ce n'est souvent pas terrible. Cette série est sûrement ce qu'il y a de mieux en série française Star Wars récente. Les graphismes atteignent parfois le très bon, et les scénarios tiennent la route. Bien sûr, si cela n'était pas Star Wars, cela n'atteindrait pas 4 étoiles.
Pour les volumes avec Quinlan Vos, cette série se complète bien avec la série Star Wars - Jedi, de qualité similaire.
Bon, Davodeau, à priori je suis plutôt fan. J'ai adoré Quelques jours avec un menteur et Chute de Vélo, et presque autant Le réflexe de survie. Mais cette fois, j'ai eu une petite appréhension, et j'ai commencé ma lecture un peu à reculons.
Comme j'avais tort !
En fait, c'est passionnant dès le début. On découvre l'histoire sociale récente, le développement des mouvements syndicaux, le quotidien des ouvriers issus du milieu rural, de la Libération à l'élection de Mitterrand aux présidentielles de 1981, à travers le parcours de deux militants qui nous sont très vite sympathiques. En contre-point du récit, des repères historiques, permettent de le situer dans son contexte national et international.
Le moins que l'on puisse dire c'est que le parents de l'auteur ont eu un parcours pas ordinaire, qui méritait bien que leur fils y consacre un album. A ce sujet, les conversations entre Davodeau junior et ses parents sont vraiment savoureuses. C'est l'une des forces de cet album : l'intense chaleur humaine qui se dégage des personnages, le naturel des dialogues, renforcé par le dessin. Et ça, c'est la grande force de Davodeau : des personnages rendus très vite attachants par la simplicité du texte et un trait qui restitue toutes les nuances des sentiments humains. C'est magique.
Bon, il faut dire que ses personnages, réels, ont aussi parfois bien du talent, ce qui donne lieu à des passages vraiment excellents, comme lorsque cet ex-prêtre conclut sa réflexion en disant "Dieu est une hypothèse".
De plus, comme on peut s'y attendre, à partir d'un certain moment du récit, Davodeau lui-même fait son apparition, ce qui nous vaut d'autres scènes assez sympas et nous permet ainsi de mieux le connaître.
Vous l'aurez compris, Davodeau étant un conteur et un dessinateur extrêmement talentueux, c'est à la fois instructif, sans jamais être rébarbatif, et souvent plein d'humour. J'ai donc pris un immense plaisir à lire cet album, j'ai découvert une page de l'histoire sociale récente de la France, mieux saisi le sens qu'à pu revêtir, pour tous ces gens, l'accession de François Mitterrand au pouvoir, et c'est avec enthousiasme que je lui donne 4 étoiles, et qu'à la question "achat conseillé ?" je réponds : oui ! :)
Comme à son accoutumé, Sorel participe à une série hors normes. Pas de héros aux gros bras, pas de bimbos à forte poitrine, pas d'épées, de haches, d'armes à feu... mais une ambiance, des sentiments, des sensations. Nous sommes plus au contact d'un univers littéraire que véritablement "BD". D'ailleurs l'expression "Roman graphique" serait probablement plus adaptée pour qualifiée ce genre d'oeuvre...
"Le Collectionneur" s'apparente plus à un conte moral qu'à une banale suite de récits d'aventures, aussi intéressants soient-ils.
Ainsi notre héros ne s'intéresse t’il, dans ses pérégrinations autour du monde, qu'à des objets qui ont une histoire, un vécu, ce qui le démarque radicalement de la plupart des collectionneurs classiques. Ainsi se retrouve-t-il souvent dans la gueule du loup, en fâcheuse posture, et parfois au coeur de l'action, devenant un rouage essentiel, mais discret, de l'Histoire. Ses voyages l'ont amené à sympathiser avec des représentants de nombre d'ethnies, ce qui lui vaut souvent des aides bien pratiques de se sortir de fâcheuses situations.
Bien sûr, les histoires de Toppi sont des prétextes. Sous couvert de nous faire admirer sa remarquable technique graphique tout en hachures de noir et blanc, il nous permet de réfléchir sur la simplicité de certains petits plaisirs, et de repousser les mesquineries. Quel que soit le décor, quelle que soit l'ethnie représentée dans ses histoires, le dessin est toujours sublime, un peu figé dans certains cas, mais il ne peut laisser insensible.
A noter que le quatrième tome, non conclusif, permet de prendre la mesure, sinon exacte, du moins plus juste de la série réalisée par Toppi.
Une série à dévorer et à méditer.
Un très bon premier tome. Bien sombre bien sordide. Un antihéros. Méchant, haineux, résistant à la douleur, vicieux sans remords ni scrupule. Abandonné par tous, il sombre dans tout ce qui l’a fait souffrir étant enfant. Les ghettos ont fait une victime de plus.
L’histoire reste assez classique par elle-même, mais c’est la manière dont elle est traitée, le cynisme qui l’entoure qui en fait une BD originale. Le premier ministre protégée par une armée de bandits ayant tous des gueules et des surnoms dignes des plus grands Audiard ! Et puis la queue de Juan Solo, on se demande bien où cela va nous mener. Dans tous les cas avec le début de l’album, on devine qu’un jour Juan va se repentir. Et cela donne vraiment envie de voir comment. Quel chemin a-t-il parcouru pour en arriver là ?
Le dessin n’est pas fabuleux, classique et bien maîtrisé. Les couleurs souvent ocre, presque monochromes donnent cette sensation de chaleur, étouffante de sable que l’on retrouve dans le désert. Le désert dans lequel nous sommes seul, personne pour nous aider. Abandonné de Dieu.
Juan Solo continue son chemin de garde du corps sadique, vicieux, froid et efficace. Dans le genre antihéros on fait difficilement mieux ! Un vrai pourri, une vraie ordure.
Jodorowski crée ici une BD rageuse, dans les dictatures militaires malheureusement trop connues des pays sud américains. Une BD à prendre à un degré supérieur, au risque de ne pas savoir apprécier si l’on ne prend pas une distance suffisante par rapport au contexte et au récit.
Jodorowski a-t-il tenté une critique de ce pouvoir dégénéré, de cette lutte pour la survie dans ces pays oubliés par le reste du monde ? En tout cas, si le premier niveau est violent, choquant presque, le deuxième crée une atmosphère lourde, mais enthousiasmante.
Un troisième album au scénario et au devenir de Juan Solo aux antipodes des précédents. Juan Solo qui dominait le monde se retrouve moins que rien dans une maison de passe encore trop loin de la frontière mexicaine.
Le hasard fait parfois mal les choses, et ici, l’histoire inventée par Jodorowski m’a vraiment déçue. Pas d’originalité dans le passé et les origines de Juan. Ca tombe tout d’un coup, trop mauvais. Le hasard extraordinaire a cassé cette partie de l’histoire. Je suis sûr que l’on aurait pu trouver beaucoup mieux. Bref passons ce chapitre que je ne vous dévoilerai pas pour parler de la suite. Juan Solo après avoir tout obtenu, puissance, gloire et beauté, sombre dans la déchéance la plus complète ! Surprenant revirement de situation surtout avec les personnages qui l’accompagne. Sur ce point, en revanche, Jodorowski fait très fort et rattrape sa faiblesse scénaristique précédente.
On sent poindre la fin du scénario, telle que présentée dans le tome 1, on sent que Jodorowski va boucler la boucle et cela n’est que plus attirant. Dommage que la déchéance sexuelle soit elle aussi montré de la sorte. Encore quelques images racoleuses. M’enfin, ça passe encore.
Jodorowski va dans tous les excès et c’est ce qui fait la force, le liant, le crédible de cette histoire très bien menée. Le succès, la déchéance et bientôt la rédemption.
Coté dessin, toujours pareil. Un trait maîtrisé mais manquant de finesse. Des couleurs d’époque (1998 ) qui passent malgré tout très bien et renforcent l’ambiance lourde de la série.
Un dernier tome de folie ! Comme l’on s’y attendait, Juan joue ici sa rédemption. C’est grandiose, c’est beau, c’est triste, ça tient du géni. Jodorowski réalise ici une fin d’exception pour une série qui chahute tous les tabous, qui brise les codes bien écrits du bienséant. Juan Solo, enfin, se tourne vers les autres afin de se tourner vers lui-même. Saint Salaud ou Saint sauveur ? Réussira t il à sauver tous les pêcheurs qui l’entourent ? Profitera t il de leur crédulité ou profiteront-ils de la sienne ? Le scénario béton nous laisse haletant jusqu’au dénouement final.
Maestro un jour, maestro toujours. Si le dessin n’est toujours pas exceptionnel, les couleurs sable, ocre et rouge continuent à nous plonger dans cet univers de Soleil et de désert. On est pris à la gorge pas cette ambiance brûlante qui se dégage de chacune des planches.
Une aventure qui se termine dans une véritable apothéose !
APOTHÉOSE n. f. XVIe siècle, au sens 1 ; XVIIe siècle, au sens 2. Emprunté du latin apotheôsis, du grec apotheôsis, dérivé de theos, « dieu ».
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La Ribambelle
La Ribambelle fait ses premiers pas dans l'hebdo Spirou n°1247 du 08 Mars 1962. La Ribambelle ?... Une bande de jeunes d'âge indéfinissable, entre 10 et 13 ans... Et comme dans toute bande il y a le chef : Phil, le décideur à la tignasse blonde. Il est secondé par Grenadine, la seule fille du groupe, une rousse au "p'tit nez en l'air" ; Dizzy, un jeune Noir trompettiste de talent ; Archibald, un jeune et très riche héritier écossais. S'adjoindront rapidement, dès le premier épisode, les jumeaux Atchi et Atcha, deux gamins japonais gaffeurs mais, surtout, champions d'arts martiaux. Ca aide ! Tout ce petit monde occupe un vieux bus délabré -leur "local"- qui termine ses jours dans un terrain vague clôturé de hautes palissades. Tout irait bien pour ce groupe d'amis si ce n'est que le terrain est convoité par un vieux filou notoire. Ce dernier va s'acoquiner avec une bande rivale, les Caïmans, formée d'Adolphe, Rodolphe et Tatave, de jeunes loubards vraiment plus bêtes que méchants... La Ribambelle va alors truffer le terrain d'innombrables pièges ; tout comme Roba va truffer ses histoires de son génie inventif. Grâce à l'amitié, et à l'argent, d'Archibald, nos amis se rendront par la suite en Ecosse (le meilleur album), aux "Galopingos" y vivre moult péripéties. Malheureusement Roba est trop accaparé par l'immense succès de Boule et Bill (qui paraît dans l'hebdo Spirou depuis 1959). Petit à petit il va délaisser cette joyeuse bande et le monde qui l'entoure. Et c'est bien dommage. La Ribambelle est une superbe série "tout public" qui durera quand même quatorze années... en seulement 6 albums. D'abord seul aux commandes, Roba sera sporadiquement assisté par Jidéhem pour le graphisme. Vicq, Yvan Delporte et Maurice Tillieux écriront certains scénarios. Les éditions originales sont assez rares en bon état. Peu rééditée par la maison d'édition (Dupuis), cette magnifique série disparaît petit à petit des mânes des jeunes lecteurs. A (re)découvrir pourtant Pour ceux qui possèdent les premiers Boule et Bill, Phil a le même visage. Seule la taille et la coupe de cheveux diffèrent. Né le 28 Juillet 1930 à Bruxelles, Jean Roba nous a quitté ce 14 Juin 2006.
Sylvain et Sylvette
C'est une série qui a bercé mon enfance et je vais avoir 50 ans. Pourquoi nier aujourd'hui ce qui m'a tant plu hier. Evidemment ce n'est pas dans les canons de la mode BD actuelle, mais n'oublions pas qu'à l'époque il n'y avait pas tant de choix qu'aujourd'hui. De plus, à cette époque, on apprenait encore la morale dans le sens "positif" du terme ! Je conseillerai toujours cette lecture pour les plus jeunes à qui c'est très bien indiqué avant de perdre leur innocence au profit d'autres BD plus "dirigées" et plus "violentes".
Tosca
J'ai vraiment aimé cette bd. Les dessins "réalistes" sont de qualité, le scénario est bon, j'ai très vite accroché. J'ai particulièrement apprécié la fin de l'histoire, j'étais vraiment impatient de connaître le dénouement. J'ai passé un bon moment à la lecture de cette série, beaucoup de suspense et d'action. Je conseille vivement cette bd pour les amateurs de polar/thriller.
S.T.A.R.
Une intrigue vraiment bien ficelée, le suspense est intense, les rebondissements sont surprenants. Je suis étonné que si peu de gens aient lu cette BD. Je la recommande vivement !
Star Wars - Jedi
Une série plutôt agréable par rapport au reste de la production Star Wars, les personnages y sont particulièrement mieux réussis. Le héros Quinlan Vos est ambigû à souhait, il penche vraiment vers le côté obscur. Se complète avec certains volume de la série Star Wars - Clone Wars.
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Il y a une grosse production comics Star Wars, et malheureusement ce n'est souvent pas terrible. Cette série est sûrement ce qu'il y a de mieux en série française Star Wars récente. Les graphismes atteignent parfois le très bon, et les scénarios tiennent la route. Bien sûr, si cela n'était pas Star Wars, cela n'atteindrait pas 4 étoiles. Pour les volumes avec Quinlan Vos, cette série se complète bien avec la série Star Wars - Jedi, de qualité similaire.
Les Mauvaises Gens
Bon, Davodeau, à priori je suis plutôt fan. J'ai adoré Quelques jours avec un menteur et Chute de Vélo, et presque autant Le réflexe de survie. Mais cette fois, j'ai eu une petite appréhension, et j'ai commencé ma lecture un peu à reculons. Comme j'avais tort ! En fait, c'est passionnant dès le début. On découvre l'histoire sociale récente, le développement des mouvements syndicaux, le quotidien des ouvriers issus du milieu rural, de la Libération à l'élection de Mitterrand aux présidentielles de 1981, à travers le parcours de deux militants qui nous sont très vite sympathiques. En contre-point du récit, des repères historiques, permettent de le situer dans son contexte national et international. Le moins que l'on puisse dire c'est que le parents de l'auteur ont eu un parcours pas ordinaire, qui méritait bien que leur fils y consacre un album. A ce sujet, les conversations entre Davodeau junior et ses parents sont vraiment savoureuses. C'est l'une des forces de cet album : l'intense chaleur humaine qui se dégage des personnages, le naturel des dialogues, renforcé par le dessin. Et ça, c'est la grande force de Davodeau : des personnages rendus très vite attachants par la simplicité du texte et un trait qui restitue toutes les nuances des sentiments humains. C'est magique. Bon, il faut dire que ses personnages, réels, ont aussi parfois bien du talent, ce qui donne lieu à des passages vraiment excellents, comme lorsque cet ex-prêtre conclut sa réflexion en disant "Dieu est une hypothèse". De plus, comme on peut s'y attendre, à partir d'un certain moment du récit, Davodeau lui-même fait son apparition, ce qui nous vaut d'autres scènes assez sympas et nous permet ainsi de mieux le connaître. Vous l'aurez compris, Davodeau étant un conteur et un dessinateur extrêmement talentueux, c'est à la fois instructif, sans jamais être rébarbatif, et souvent plein d'humour. J'ai donc pris un immense plaisir à lire cet album, j'ai découvert une page de l'histoire sociale récente de la France, mieux saisi le sens qu'à pu revêtir, pour tous ces gens, l'accession de François Mitterrand au pouvoir, et c'est avec enthousiasme que je lui donne 4 étoiles, et qu'à la question "achat conseillé ?" je réponds : oui ! :)
Typhaon
Comme à son accoutumé, Sorel participe à une série hors normes. Pas de héros aux gros bras, pas de bimbos à forte poitrine, pas d'épées, de haches, d'armes à feu... mais une ambiance, des sentiments, des sensations. Nous sommes plus au contact d'un univers littéraire que véritablement "BD". D'ailleurs l'expression "Roman graphique" serait probablement plus adaptée pour qualifiée ce genre d'oeuvre...
Le Collectionneur
"Le Collectionneur" s'apparente plus à un conte moral qu'à une banale suite de récits d'aventures, aussi intéressants soient-ils. Ainsi notre héros ne s'intéresse t’il, dans ses pérégrinations autour du monde, qu'à des objets qui ont une histoire, un vécu, ce qui le démarque radicalement de la plupart des collectionneurs classiques. Ainsi se retrouve-t-il souvent dans la gueule du loup, en fâcheuse posture, et parfois au coeur de l'action, devenant un rouage essentiel, mais discret, de l'Histoire. Ses voyages l'ont amené à sympathiser avec des représentants de nombre d'ethnies, ce qui lui vaut souvent des aides bien pratiques de se sortir de fâcheuses situations. Bien sûr, les histoires de Toppi sont des prétextes. Sous couvert de nous faire admirer sa remarquable technique graphique tout en hachures de noir et blanc, il nous permet de réfléchir sur la simplicité de certains petits plaisirs, et de repousser les mesquineries. Quel que soit le décor, quelle que soit l'ethnie représentée dans ses histoires, le dessin est toujours sublime, un peu figé dans certains cas, mais il ne peut laisser insensible. A noter que le quatrième tome, non conclusif, permet de prendre la mesure, sinon exacte, du moins plus juste de la série réalisée par Toppi. Une série à dévorer et à méditer.
Juan Solo
Un très bon premier tome. Bien sombre bien sordide. Un antihéros. Méchant, haineux, résistant à la douleur, vicieux sans remords ni scrupule. Abandonné par tous, il sombre dans tout ce qui l’a fait souffrir étant enfant. Les ghettos ont fait une victime de plus. L’histoire reste assez classique par elle-même, mais c’est la manière dont elle est traitée, le cynisme qui l’entoure qui en fait une BD originale. Le premier ministre protégée par une armée de bandits ayant tous des gueules et des surnoms dignes des plus grands Audiard ! Et puis la queue de Juan Solo, on se demande bien où cela va nous mener. Dans tous les cas avec le début de l’album, on devine qu’un jour Juan va se repentir. Et cela donne vraiment envie de voir comment. Quel chemin a-t-il parcouru pour en arriver là ? Le dessin n’est pas fabuleux, classique et bien maîtrisé. Les couleurs souvent ocre, presque monochromes donnent cette sensation de chaleur, étouffante de sable que l’on retrouve dans le désert. Le désert dans lequel nous sommes seul, personne pour nous aider. Abandonné de Dieu. Juan Solo continue son chemin de garde du corps sadique, vicieux, froid et efficace. Dans le genre antihéros on fait difficilement mieux ! Un vrai pourri, une vraie ordure. Jodorowski crée ici une BD rageuse, dans les dictatures militaires malheureusement trop connues des pays sud américains. Une BD à prendre à un degré supérieur, au risque de ne pas savoir apprécier si l’on ne prend pas une distance suffisante par rapport au contexte et au récit. Jodorowski a-t-il tenté une critique de ce pouvoir dégénéré, de cette lutte pour la survie dans ces pays oubliés par le reste du monde ? En tout cas, si le premier niveau est violent, choquant presque, le deuxième crée une atmosphère lourde, mais enthousiasmante. Un troisième album au scénario et au devenir de Juan Solo aux antipodes des précédents. Juan Solo qui dominait le monde se retrouve moins que rien dans une maison de passe encore trop loin de la frontière mexicaine. Le hasard fait parfois mal les choses, et ici, l’histoire inventée par Jodorowski m’a vraiment déçue. Pas d’originalité dans le passé et les origines de Juan. Ca tombe tout d’un coup, trop mauvais. Le hasard extraordinaire a cassé cette partie de l’histoire. Je suis sûr que l’on aurait pu trouver beaucoup mieux. Bref passons ce chapitre que je ne vous dévoilerai pas pour parler de la suite. Juan Solo après avoir tout obtenu, puissance, gloire et beauté, sombre dans la déchéance la plus complète ! Surprenant revirement de situation surtout avec les personnages qui l’accompagne. Sur ce point, en revanche, Jodorowski fait très fort et rattrape sa faiblesse scénaristique précédente. On sent poindre la fin du scénario, telle que présentée dans le tome 1, on sent que Jodorowski va boucler la boucle et cela n’est que plus attirant. Dommage que la déchéance sexuelle soit elle aussi montré de la sorte. Encore quelques images racoleuses. M’enfin, ça passe encore. Jodorowski va dans tous les excès et c’est ce qui fait la force, le liant, le crédible de cette histoire très bien menée. Le succès, la déchéance et bientôt la rédemption. Coté dessin, toujours pareil. Un trait maîtrisé mais manquant de finesse. Des couleurs d’époque (1998 ) qui passent malgré tout très bien et renforcent l’ambiance lourde de la série. Un dernier tome de folie ! Comme l’on s’y attendait, Juan joue ici sa rédemption. C’est grandiose, c’est beau, c’est triste, ça tient du géni. Jodorowski réalise ici une fin d’exception pour une série qui chahute tous les tabous, qui brise les codes bien écrits du bienséant. Juan Solo, enfin, se tourne vers les autres afin de se tourner vers lui-même. Saint Salaud ou Saint sauveur ? Réussira t il à sauver tous les pêcheurs qui l’entourent ? Profitera t il de leur crédulité ou profiteront-ils de la sienne ? Le scénario béton nous laisse haletant jusqu’au dénouement final. Maestro un jour, maestro toujours. Si le dessin n’est toujours pas exceptionnel, les couleurs sable, ocre et rouge continuent à nous plonger dans cet univers de Soleil et de désert. On est pris à la gorge pas cette ambiance brûlante qui se dégage de chacune des planches. Une aventure qui se termine dans une véritable apothéose ! APOTHÉOSE n. f. XVIe siècle, au sens 1 ; XVIIe siècle, au sens 2. Emprunté du latin apotheôsis, du grec apotheôsis, dérivé de theos, « dieu ». 1. ANTIQ. Action de mettre au rang des dieux