Beetle Bailey ?... Pas vraiment connu en France. Et pourtant une mégastar aux USA.
Il fait sa première apparition dans le "King Features Syndicate" du 4 Septembre 1950.
Au départ, en 1949, son créateur -Mort Walker- a imaginé un jeune étudiant du nom de Spider. Il le met en scène dans une suite d'illustrations humoristiques que s'arrachent vite quelques quotidiens.
En 1950, Spider est rebaptisé Beetle Bailey. La série -sous forme de strips- continue. En 1956, Walker le fait entrer à l'armée. Il n'en sortira plus !
Son créateur "l'engage" dans un camp militaire où règne un désordre indescriptible. Au fil des épisodes, Walker va donner naissance à une belle brochette de protagonistes : le général Halftrack, qui ne possède quasi aucune autorité ; le sergent Snorkel, un être colérique et ridicule ; Zero, le débile mental ; Killer, l'obsédé sexuel ; Sonny Fuzz, un lieutenant frais émoulu d'une école militaire et qui "y croit" ; Rocky, le blouson noir, ... Ainsi qu'une certaine Miss Buxley, la secrétaire ; une véritable pin-up qui devient vite l'objet de toutes les passions de ce petit monde...
Mais au milieu de toute cette pagaille, Bailey, tire-au-flanc au caractère imperturbable, va continuer à tenir le pompon. Personnage central de la série, tous les gags s'articulent autour de sa personne.
Aux USA, la série connaît un incroyable succès. Cette gentille satire de l'armée américaine est distribuée par plus de 1300 magazines et journaux.
Récompensée par de nombreux pris, elle fera l'objet -déjà- d'un important merchandising (dessins animés, comic books, etc...)
Il faut dire que les aventures de ce troufion, confronté à des supérieurs (pas trop) belliqueux, sont souvent hilarantes. Vraiment !
L'auteur y pratique un humour bon enfant, mais qui fait mouche. Le graphisme est expressif, tout en rondeurs.
En 1975 et 1976, traduite sous le nom de "G.I. Smith" (!), cette série paraîtra dans l'hebdo Tintin. Franc succès mais non continuée... Allez comprendre.
Adaptée par Greg, elle paraîtra (deux albums) chez Dargaud en 1984 et 1985.
Vous pouvez également trouver Beetle Bailey en format poche chez "J'ai lu".
Sincèrement, c'est souvent irrésistible de drôlerie. Les gags sont courts, percutants. Les personnages sont très bien croqués, de même que la vie militaire.
A découvrir, vraiment !
L'auteur :
Mort(imer) WALKER, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, est né à El Dorado (état du Kansas) le 3 Septembre 1923.
Auteur de nombreuses séries et scénarios divers aux Etats-Unis où il est une véritable star.
En 1974, il fonde le musée de la bande dessinée (Museum of Cartoon Art) à Greenwich.
A noter : la façon de travailler de Walker. En effet, il crayonne la bande en cours. Cette dernière est ensuite encrée au fur et à mesure par Jerry Dumas et Franck Johnson, ses collaborateurs.
J'ai découvert JD Morvan en lisant cette série. Mon avis est plus que positif. J'ai trouvé cette série vraiment sympa, tout comme le sujet (la télé réalité poussée à l'extrême !). Les dessins sont globalement réussis malgré quelques imperfections, c'est très coloré. J'ai beaucoup aimé le 1er tome et le 3e, le 2e est moins bien. Des scènes d'actions réussies, rythmées, une intrigue captivante. Mention spéciale pour la dernière planche qui est géniale!
J'ai vraiment passé un bon moment. Je sens que je vais m'intéresser davantage aux oeuvres de JD Morvan...
Une grande série... aux curieux débuts.
Les six premières planches paraissent dans une nouvelle revue lancée par les éditions Hachette : "Géant", n° 0 (ben oui, zéro) de Mars 1981. Il n'y aura jamais de n° 1 !
Elle réapparaît dans le mensuel "à suivre" n° 61 de Février 1983 et s'y termine dans le n° 144 de Janvier 1990.
Une série que j'aime particulièrement. Pourquoi ?... Passionné par cette période de l'Histoire de France qu'est la "Guerre de Cent Ans" (1337-1456) cette série s'y déroule. Vous pensez bien si j'y suis attentif aux détails !
Nous sommes en Juillet 1350, première période cette Guerre franco-anglaise. On y suit les péripéties de trois personnages principaux : un Chevalier sans nom et sans visage (dont l'auteur révélera -tardivement- l'identité), la coquine Mariotte et le surnommé "l'Anicet", un jeune gars plutôt dépassé par les événements.
Cette trilogie mêle -avec bonheur- rigueur historique et magie. Très bien documenté, Bourgeon nous restitue l'authenticité -et la richesse aussi- de cette période sombre.
On plonge avec délices dans les moeurs et coutumes d'alors ; dans ce Moyen Age partagé entre le christianisme (souvent forcé) et le paganisme. Sans oublier l'usage d'un langage expressif et souvent truculent.
Les "Compagnons" ?.. une grande (bien que courte en albums) saga qui réconcilie -de bien belle façon- le lecteur à l'Histoire.
Trois albums seront édités chez Casterman. A noter : une sorte de relecture pertinente, sous forme d'un quatrième volume ("Dans le sillage des sirènes"), édité en 1992.
L'auteur :
François BOURGEON, dessinateur-scénariste de nationalité française, est né à Paris le 5 Juillet 1945.
Outre cette série, on lui connaît aussi Brunelle et Colin, Les Passagers du vent.
Le fantasy-médiéval asiatique est décidément bien à la mode ces temps derniers !
Je dois dire que je n'ai pas acheté cet album grâce à la beauté de sa couverture qui me rebutait un peu de prime abord, et ce n'est qu'en feuilletant ce livre que je suis resté admiratif en visionnant les dessins (les dessins de Mornière sont très beaux) et les couleurs qui bien que travaillées par informatique sont remarquables (il faut le souligner car ce n’est pas toujours le cas).
Ensuite je me suis dit qu’avec Tarek au scénario ce ne pouvait être qu’un gage de qualité suite à sa participation dans Le Tsar Fou et Sir Arthur Benton.
Au final, pas de mauvaise surprise (bien au contraire), puisque Tarek nous concocte ici un scénario sur un terrain ou il excelle (tout en changeant de décors) dans lequel se mêlent luttes d’intérêts, manipulations politiques et bien sûr des batailles.
Un très bon premier tome, graphiquement beau et très bien conté.
Trondheim a construit une œuvre particulièrement aboutie. Elle prend d’ailleurs tout son sens quand on relit toute la série. Les personnages évoluent sur l’ensemble de la série ce qui donne une vraie cohérence narrative.
La série se décompose entre les albums contemporains et ceux qui traitent d’un thème ou d’une époque plus éloignée. On retrouve toujours Lapinot, inquiet et anxieux, ainsi que ses potes, notamment Richard sorte d’antithèse du héros.
J’ai une très nette préférence pour les albums contemporains encore que les autres soient aussi très intéressants. On peut se reconnaître dans cette génération de trentenaires parfois désabusés, souvent enjoués et qui, quelque part, refuse d’affronter le monde adulte où y vont en tremblant. Slaloms est une parfaite description des rapports humains, ces vacances au ski entre amis sont parfaitement réalistes ; de plus, l’album est formidablement bien écrit. Pichenettes révèle la part d’enfance qui est en chacun de nous, avec la partie de billes absolument drôlissime. Mais, Trondheim sait se faire plus grinçant et je trouve que les albums, à partir d’amours et intérim, se font plus sombres. Trondheim terminera la série en apothéose avec la couleur de l’enfer qui prépare l’album la vie comme elle vient (une merveille).
Concernant les albums non contemporains, j’ai bien aimé celui sur le western, Trondheim y montre toute son ironie. Walter et son trip façon Adèle Blanc-sec m’a moins plu, bien que toujours aussi bien écrit. Vacances de printemps est un album qui sent la patte de Le Gall et l’ambiance victorienne est très agréable. Enfin, l’accélérateur atomique qui se voulait, semble-t-il un hommage au Spirou de Jijé m’a un peu déçu car il part parfois dans tous les sens et n’est pas toujours très cohérent.
Sur l’ensemble, une série d’une grande qualité qui mérite qu’on la découvre entièrement pour en cerner les multiples finesses et qui gagne beaucoup à être découverte dans sa globalité. On y comprend que Trondheim savait, sans doute, parfaitement où il allait, quand il a créé la série.
Je l'aime beaucoup, ce justicier en armure...
Le "chevalier blanc" lève pour la première fois sa lourde épée dans l'hebdo Tintin n° 40, 8ème année, du 08 Octobre 1953.
Les lecteurs vont découvrir une formidable épopée guerrière qui mêle intrigues, coups bas, duels, combats, assauts, sièges... et j'en passe.
Aux commandes : Fred et Lilianne FUNCKEN, deux spécialistes de l'histoire.
Le premier tome est scénarisé par Raymond MACHEROT et dessiné par Fred FUNCKEN. Après ce premier épisode, Macherot s'en va créer Chlorophylle et, plus tard, Sibylline
Et le Chevalier Blanc ?... Fred FUNCKEN a entre-temps épousé Lilianne. Ils sont tous deux passionnés par l'Histoire et possèdent une énorme documentation référentielle.
Sur le présent sujet, elle est sans faille.
Ils décident de continuer -ensemble- cette puissante fresque chevaleresque.
Et ça va plaire. Beaucoup même. La grande connaissance qu'ont les auteurs des costumes et des armes confère aux récits imaginés une forte authenticité et un charme certain.
Petit à petit, pourtant, ce brave Chevalier Blanc va voir ses histoires s'espacer. Il faut dire que nos FUNCKEN ont mis nombre d'autres projets et séries en route. Deux vrais boulimiques du travail (très bien fait d'ailleurs).
Une première série 5 albums verra le jour entre 1956 et 1965 aux éditions Lombard-Dargaud. Seul le premier est un cartonné.
Deux autres albums suivront 15 ans plus tard, édité chez Chlorophylle, brochés et en noir et blanc.
Le Chevalier Blanc fera un ultime retour, en 1994, pour deux albums, édités chez "Hélyode", cartonnés, dont le premier (en réalité le 10) est scénarisé par Didier Convard.
Verra-t-on encore un jour l'armure étincelante briller dans les campagnes ?.. Je ne pense pas. Fred et Lilianne sont octogénaires et vivent une retraite ô combien méritée à Bruxelles. Mais avec eux, on ne sait jamais...
A noter : l'album n° 4 porte le titre "Le signe fatal". L'album n° 6 porte le même titre mais n'a absolument rien à voir avec le 4. Allez comprendre !...
La série "Le Chevalier Blanc" a bénéficié de plusieurs rééditions chez divers éditeurs. Nonobstant ce fait, il est rare d'en trouver des opus lors de bourses "occasions" dans des festivals Bd ou autres. Il est en effet très recherché des collectionneurs.
Héros oublié, qui chevauche pourtant toujours dans les mânes des "jeunes" des années 60, ce chevalier n'aura laissé que de très bons souvenirs...
Une fois encore, Alan Moore nous régale avec une histoire originale et savoureuse.
Sur un ton léger, l'auteur s'amuse à imaginer la vie d'un jeune garçon surdoué qui jongle avec les théories scientifiques dans un petit village tranquille, et les catastrophes qui découlent de ses expériences.
L'atout majeur de cette oeuvre est son humour absurde et décalé qui n'est pas sans rappeler celui des MONTY PYTHONS.
Pour faire court, cette BD n'est effectivement pas la plus culte de l'auteur, mais elle a le mérite de nous amuser tout en nous faisant réfléchir aux lois qui régissent notre univers.
PS : Et en plus, c'est moins compliqué qu'une explication d'HUBERT REEVES (lol).
Il est réjouissant de temps en temps, de tomber sur une série qui nous sert une histoire racontée au travers de personnages, qui ne sont ni tout noirs, ni tout blancs. Dans l'impératrice rouge, pas de manichéisme : les auteurs vous peignent les coulisses d'une cours impériale russe, où s'oppose férocement un empereur décadent et une impératrice manipulatrice, le tout avec un arrière goût de science fiction. Seuls les plus rusés sortiront vainqueurs...
Le graphisme d'Adamov, toujours aussi "classique" sert la précision du scénario, qui même s'il n'est pas diabolique, a le mérite de tenir en haleine le lecteur. Enfin, il est à noter que peu de personnages sont calqués comme beaucoup de BD récentes, sur des archétypes usés jusqu'à la corde. Un seul exemple : le hobby de l'empereur décadent précédemment cité est quand même le tricot ! Il fallait tout de même oser !!!
Une belle surprise, avec Tarek qui continue dans l'historique et en Russie, cette fois c'est le Raspoutine authentique qui montre son nez ! Lentement l'ascension de cet escroc charismatique change la donne dans la noblesse russe, et les espions se succèdent autour de lui... On a envie d'en savoir plus, d'autant que le dessin au contraire de l'avis précédent, apporte un plus avec ces expressions caricaturales et son trait esthétique.
Bref on plonge dans l'ambiance de cette Russie du début du siècle sans problème...
On voit qu'Hervé (je connais Baru, que je croise chez des amis de temps en temps) connaît bien le monde sportif et extra sportif.
J'aime toujours autant son "coup de crayon", son souci d'exactitude dans les détails, à savoir la ressemblance des lieux (Nancy et sa banlieue, entre autres, dans cette série), des "bagnoles", la couleur, qui est superbe à mes yeux (je sais, les goûts et les couleurs !!!)
Je ne parlerai pas des personnages (parfois caricaturaux genre l'avocat), il en parle bien mieux que moi dans les différentes interviews qu'il a données, ainsi que dans la BD elle-même.
J'adhère à 100% (on peut encore rêver, non ?) à son histoire.
J'attends la prochaine histoire avec impatience...
Encore merci.
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Beetle Bailey
Beetle Bailey ?... Pas vraiment connu en France. Et pourtant une mégastar aux USA. Il fait sa première apparition dans le "King Features Syndicate" du 4 Septembre 1950. Au départ, en 1949, son créateur -Mort Walker- a imaginé un jeune étudiant du nom de Spider. Il le met en scène dans une suite d'illustrations humoristiques que s'arrachent vite quelques quotidiens. En 1950, Spider est rebaptisé Beetle Bailey. La série -sous forme de strips- continue. En 1956, Walker le fait entrer à l'armée. Il n'en sortira plus ! Son créateur "l'engage" dans un camp militaire où règne un désordre indescriptible. Au fil des épisodes, Walker va donner naissance à une belle brochette de protagonistes : le général Halftrack, qui ne possède quasi aucune autorité ; le sergent Snorkel, un être colérique et ridicule ; Zero, le débile mental ; Killer, l'obsédé sexuel ; Sonny Fuzz, un lieutenant frais émoulu d'une école militaire et qui "y croit" ; Rocky, le blouson noir, ... Ainsi qu'une certaine Miss Buxley, la secrétaire ; une véritable pin-up qui devient vite l'objet de toutes les passions de ce petit monde... Mais au milieu de toute cette pagaille, Bailey, tire-au-flanc au caractère imperturbable, va continuer à tenir le pompon. Personnage central de la série, tous les gags s'articulent autour de sa personne. Aux USA, la série connaît un incroyable succès. Cette gentille satire de l'armée américaine est distribuée par plus de 1300 magazines et journaux. Récompensée par de nombreux pris, elle fera l'objet -déjà- d'un important merchandising (dessins animés, comic books, etc...) Il faut dire que les aventures de ce troufion, confronté à des supérieurs (pas trop) belliqueux, sont souvent hilarantes. Vraiment ! L'auteur y pratique un humour bon enfant, mais qui fait mouche. Le graphisme est expressif, tout en rondeurs. En 1975 et 1976, traduite sous le nom de "G.I. Smith" (!), cette série paraîtra dans l'hebdo Tintin. Franc succès mais non continuée... Allez comprendre. Adaptée par Greg, elle paraîtra (deux albums) chez Dargaud en 1984 et 1985. Vous pouvez également trouver Beetle Bailey en format poche chez "J'ai lu". Sincèrement, c'est souvent irrésistible de drôlerie. Les gags sont courts, percutants. Les personnages sont très bien croqués, de même que la vie militaire. A découvrir, vraiment ! L'auteur : Mort(imer) WALKER, dessinateur-scénariste de nationalité américaine, est né à El Dorado (état du Kansas) le 3 Septembre 1923. Auteur de nombreuses séries et scénarios divers aux Etats-Unis où il est une véritable star. En 1974, il fonde le musée de la bande dessinée (Museum of Cartoon Art) à Greenwich. A noter : la façon de travailler de Walker. En effet, il crayonne la bande en cours. Cette dernière est ensuite encrée au fur et à mesure par Jerry Dumas et Franck Johnson, ses collaborateurs.
Reality Show (Mediacop)
J'ai découvert JD Morvan en lisant cette série. Mon avis est plus que positif. J'ai trouvé cette série vraiment sympa, tout comme le sujet (la télé réalité poussée à l'extrême !). Les dessins sont globalement réussis malgré quelques imperfections, c'est très coloré. J'ai beaucoup aimé le 1er tome et le 3e, le 2e est moins bien. Des scènes d'actions réussies, rythmées, une intrigue captivante. Mention spéciale pour la dernière planche qui est géniale! J'ai vraiment passé un bon moment. Je sens que je vais m'intéresser davantage aux oeuvres de JD Morvan...
Les Compagnons du Crépuscule
Une grande série... aux curieux débuts. Les six premières planches paraissent dans une nouvelle revue lancée par les éditions Hachette : "Géant", n° 0 (ben oui, zéro) de Mars 1981. Il n'y aura jamais de n° 1 ! Elle réapparaît dans le mensuel "à suivre" n° 61 de Février 1983 et s'y termine dans le n° 144 de Janvier 1990. Une série que j'aime particulièrement. Pourquoi ?... Passionné par cette période de l'Histoire de France qu'est la "Guerre de Cent Ans" (1337-1456) cette série s'y déroule. Vous pensez bien si j'y suis attentif aux détails ! Nous sommes en Juillet 1350, première période cette Guerre franco-anglaise. On y suit les péripéties de trois personnages principaux : un Chevalier sans nom et sans visage (dont l'auteur révélera -tardivement- l'identité), la coquine Mariotte et le surnommé "l'Anicet", un jeune gars plutôt dépassé par les événements. Cette trilogie mêle -avec bonheur- rigueur historique et magie. Très bien documenté, Bourgeon nous restitue l'authenticité -et la richesse aussi- de cette période sombre. On plonge avec délices dans les moeurs et coutumes d'alors ; dans ce Moyen Age partagé entre le christianisme (souvent forcé) et le paganisme. Sans oublier l'usage d'un langage expressif et souvent truculent. Les "Compagnons" ?.. une grande (bien que courte en albums) saga qui réconcilie -de bien belle façon- le lecteur à l'Histoire. Trois albums seront édités chez Casterman. A noter : une sorte de relecture pertinente, sous forme d'un quatrième volume ("Dans le sillage des sirènes"), édité en 1992. L'auteur : François BOURGEON, dessinateur-scénariste de nationalité française, est né à Paris le 5 Juillet 1945. Outre cette série, on lui connaît aussi Brunelle et Colin, Les Passagers du vent.
Le Roi Tengiz (Tengiz)
Le fantasy-médiéval asiatique est décidément bien à la mode ces temps derniers ! Je dois dire que je n'ai pas acheté cet album grâce à la beauté de sa couverture qui me rebutait un peu de prime abord, et ce n'est qu'en feuilletant ce livre que je suis resté admiratif en visionnant les dessins (les dessins de Mornière sont très beaux) et les couleurs qui bien que travaillées par informatique sont remarquables (il faut le souligner car ce n’est pas toujours le cas). Ensuite je me suis dit qu’avec Tarek au scénario ce ne pouvait être qu’un gage de qualité suite à sa participation dans Le Tsar Fou et Sir Arthur Benton. Au final, pas de mauvaise surprise (bien au contraire), puisque Tarek nous concocte ici un scénario sur un terrain ou il excelle (tout en changeant de décors) dans lequel se mêlent luttes d’intérêts, manipulations politiques et bien sûr des batailles. Un très bon premier tome, graphiquement beau et très bien conté.
Les Formidables Aventures de Lapinot
Trondheim a construit une œuvre particulièrement aboutie. Elle prend d’ailleurs tout son sens quand on relit toute la série. Les personnages évoluent sur l’ensemble de la série ce qui donne une vraie cohérence narrative. La série se décompose entre les albums contemporains et ceux qui traitent d’un thème ou d’une époque plus éloignée. On retrouve toujours Lapinot, inquiet et anxieux, ainsi que ses potes, notamment Richard sorte d’antithèse du héros. J’ai une très nette préférence pour les albums contemporains encore que les autres soient aussi très intéressants. On peut se reconnaître dans cette génération de trentenaires parfois désabusés, souvent enjoués et qui, quelque part, refuse d’affronter le monde adulte où y vont en tremblant. Slaloms est une parfaite description des rapports humains, ces vacances au ski entre amis sont parfaitement réalistes ; de plus, l’album est formidablement bien écrit. Pichenettes révèle la part d’enfance qui est en chacun de nous, avec la partie de billes absolument drôlissime. Mais, Trondheim sait se faire plus grinçant et je trouve que les albums, à partir d’amours et intérim, se font plus sombres. Trondheim terminera la série en apothéose avec la couleur de l’enfer qui prépare l’album la vie comme elle vient (une merveille). Concernant les albums non contemporains, j’ai bien aimé celui sur le western, Trondheim y montre toute son ironie. Walter et son trip façon Adèle Blanc-sec m’a moins plu, bien que toujours aussi bien écrit. Vacances de printemps est un album qui sent la patte de Le Gall et l’ambiance victorienne est très agréable. Enfin, l’accélérateur atomique qui se voulait, semble-t-il un hommage au Spirou de Jijé m’a un peu déçu car il part parfois dans tous les sens et n’est pas toujours très cohérent. Sur l’ensemble, une série d’une grande qualité qui mérite qu’on la découvre entièrement pour en cerner les multiples finesses et qui gagne beaucoup à être découverte dans sa globalité. On y comprend que Trondheim savait, sans doute, parfaitement où il allait, quand il a créé la série.
Le Chevalier blanc
Je l'aime beaucoup, ce justicier en armure... Le "chevalier blanc" lève pour la première fois sa lourde épée dans l'hebdo Tintin n° 40, 8ème année, du 08 Octobre 1953. Les lecteurs vont découvrir une formidable épopée guerrière qui mêle intrigues, coups bas, duels, combats, assauts, sièges... et j'en passe. Aux commandes : Fred et Lilianne FUNCKEN, deux spécialistes de l'histoire. Le premier tome est scénarisé par Raymond MACHEROT et dessiné par Fred FUNCKEN. Après ce premier épisode, Macherot s'en va créer Chlorophylle et, plus tard, Sibylline Et le Chevalier Blanc ?... Fred FUNCKEN a entre-temps épousé Lilianne. Ils sont tous deux passionnés par l'Histoire et possèdent une énorme documentation référentielle. Sur le présent sujet, elle est sans faille. Ils décident de continuer -ensemble- cette puissante fresque chevaleresque. Et ça va plaire. Beaucoup même. La grande connaissance qu'ont les auteurs des costumes et des armes confère aux récits imaginés une forte authenticité et un charme certain. Petit à petit, pourtant, ce brave Chevalier Blanc va voir ses histoires s'espacer. Il faut dire que nos FUNCKEN ont mis nombre d'autres projets et séries en route. Deux vrais boulimiques du travail (très bien fait d'ailleurs). Une première série 5 albums verra le jour entre 1956 et 1965 aux éditions Lombard-Dargaud. Seul le premier est un cartonné. Deux autres albums suivront 15 ans plus tard, édité chez Chlorophylle, brochés et en noir et blanc. Le Chevalier Blanc fera un ultime retour, en 1994, pour deux albums, édités chez "Hélyode", cartonnés, dont le premier (en réalité le 10) est scénarisé par Didier Convard. Verra-t-on encore un jour l'armure étincelante briller dans les campagnes ?.. Je ne pense pas. Fred et Lilianne sont octogénaires et vivent une retraite ô combien méritée à Bruxelles. Mais avec eux, on ne sait jamais... A noter : l'album n° 4 porte le titre "Le signe fatal". L'album n° 6 porte le même titre mais n'a absolument rien à voir avec le 4. Allez comprendre !... La série "Le Chevalier Blanc" a bénéficié de plusieurs rééditions chez divers éditeurs. Nonobstant ce fait, il est rare d'en trouver des opus lors de bourses "occasions" dans des festivals Bd ou autres. Il est en effet très recherché des collectionneurs. Héros oublié, qui chevauche pourtant toujours dans les mânes des "jeunes" des années 60, ce chevalier n'aura laissé que de très bons souvenirs...
Jack B. Quick - Enfant prodige
Une fois encore, Alan Moore nous régale avec une histoire originale et savoureuse. Sur un ton léger, l'auteur s'amuse à imaginer la vie d'un jeune garçon surdoué qui jongle avec les théories scientifiques dans un petit village tranquille, et les catastrophes qui découlent de ses expériences. L'atout majeur de cette oeuvre est son humour absurde et décalé qui n'est pas sans rappeler celui des MONTY PYTHONS. Pour faire court, cette BD n'est effectivement pas la plus culte de l'auteur, mais elle a le mérite de nous amuser tout en nous faisant réfléchir aux lois qui régissent notre univers. PS : Et en plus, c'est moins compliqué qu'une explication d'HUBERT REEVES (lol).
l'Impératrice rouge
Il est réjouissant de temps en temps, de tomber sur une série qui nous sert une histoire racontée au travers de personnages, qui ne sont ni tout noirs, ni tout blancs. Dans l'impératrice rouge, pas de manichéisme : les auteurs vous peignent les coulisses d'une cours impériale russe, où s'oppose férocement un empereur décadent et une impératrice manipulatrice, le tout avec un arrière goût de science fiction. Seuls les plus rusés sortiront vainqueurs... Le graphisme d'Adamov, toujours aussi "classique" sert la précision du scénario, qui même s'il n'est pas diabolique, a le mérite de tenir en haleine le lecteur. Enfin, il est à noter que peu de personnages sont calqués comme beaucoup de BD récentes, sur des archétypes usés jusqu'à la corde. Un seul exemple : le hobby de l'empereur décadent précédemment cité est quand même le tricot ! Il fallait tout de même oser !!!
Raspoutine
Une belle surprise, avec Tarek qui continue dans l'historique et en Russie, cette fois c'est le Raspoutine authentique qui montre son nez ! Lentement l'ascension de cet escroc charismatique change la donne dans la noblesse russe, et les espions se succèdent autour de lui... On a envie d'en savoir plus, d'autant que le dessin au contraire de l'avis précédent, apporte un plus avec ces expressions caricaturales et son trait esthétique. Bref on plonge dans l'ambiance de cette Russie du début du siècle sans problème...
L'Enragé
On voit qu'Hervé (je connais Baru, que je croise chez des amis de temps en temps) connaît bien le monde sportif et extra sportif. J'aime toujours autant son "coup de crayon", son souci d'exactitude dans les détails, à savoir la ressemblance des lieux (Nancy et sa banlieue, entre autres, dans cette série), des "bagnoles", la couleur, qui est superbe à mes yeux (je sais, les goûts et les couleurs !!!) Je ne parlerai pas des personnages (parfois caricaturaux genre l'avocat), il en parle bien mieux que moi dans les différentes interviews qu'il a données, ainsi que dans la BD elle-même. J'adhère à 100% (on peut encore rêver, non ?) à son histoire. J'attends la prochaine histoire avec impatience... Encore merci.