"Star Wars - Les Ombres de l’Empire", le voyage de Han Solo…
Ce tome scénarisé par Wagner est l’adaptation BD du roman de Perry. Généralement, je dis que les BDs de l’univers étendu Star Wars ne sont pas destinées uniquement aux fans des films, mais pour moi, celle-ci fait exception. Car, je m’explique, l’histoire de ce one shot fait la jonction entre Episode V et VI, il n’y a donc pas vraiment de début ni de fin, si l’on n’a pas vu les films. Le scénario est essentiellement tourné autour d’une quête dont le butin est Han Solo congelé dans la carbonite. Ce dernier est détenu par Boba Fett qui essaie tant bien que mal d’atteindre Tatoine pour le vendre à Jaba the Hutt. Mais ce n’est pas chose simple entre l’alliance rebelle qui essaie de sauver Han, Dark Vador qui veut s’en emparer pour attirer Luke du côté obscur, idem pour Xizor mais lui veut piéger Luke pour le tuer et discréditer Vador au yeux de l’empereur, et ajouter à tout ce beau monde, une ribambelle de chasseurs de primes qui voit en Solo la poule aux œufs d’or. Vous l’aurez donc compris le récit joue beaucoup sur les alliances de circonstances, les complots et les trahisons, mais à côté de ça, il est aussi beaucoup tourné vers l’action. J’ai vraiment apprécié de revoir tous les personnages de la vieille trilogie et d’en découvrir de nouveaux très intéressants. De plus cet album répond à plein de questions que je me posais depuis pas mal de temps, alors si comme moi, vous vous demandez ce qui s'est passé entre "L'Empire contre attaque" et "Le retour du Jedi", dévorez cette BD.
Les dessins de Plunkett et Nadeau, encrés pas Russell sont très classiques dans un style assez réaliste avec une mini touche cartoonesque. Bon, ce n’est pas un chef d’œuvre, et j’ai eu un peu de mal à reconnaître la princesse Leia, mais ces illustrations servent plutôt bien l’histoire et je deviens vite tatillon quand je compare aux dernières productions de génie de Duursema, parce que finalement ça se lit très bien. La couverture est sympa mais on se demande quand même ce que Solo fait là en chair et en chair et en os.
Les couleurs de Porter sont correctes, pas grand-chose à dire si ce n’est que les tons assez vifs collent bien aux dessins et accentuent le côté cartoon dont je viens de parler.
Ma note n’est pas vraiment 4/5 mais c’est la note qui se rapproche le plus de mon ressenti.
Concernant l’histoire, les flashes-back de Vladek en parallèle avec sa vie sont bien. Les personnages (de la vie normale) sont presque tous pathétiques, c’est ça que j’aime, pour une fois les personnages ont des défauts et sont humains Les dessins ne sont pas mal (pas top non plus), mais des fois les cases sont vraiment moches. Le fait que les personnages soient des animaux ne me déplaît pas, mais je n’aime pas la manière de changer d’animaux pour chaque pays, et aussi de mettre un masque pour ressembler a une personne d’un autre pays, ce n’est pas une bonne idée. J’aime bien le noir et blanc. A la fin, je suis resté un peu sur ma faim.
C’est une bonne série. A voir absolument.
"La guerre éternelle" ou la guerre absurde…
J’ai souvent entendu des lecteurs confronter Universal War One à cette série, alors en bon fan de l’œuvre de Bajram, j’ai lu et apprécié cette excellente série qu’est La guerre éternelle. Et je ne comprends pas pourquoi s’attacher à vouloir comparer ces deux monuments. Alors oui, c’est de la SF et ça parle de la guerre mais bon c’est un peu maigre. C’est vrai que les auteurs jouent tous les deux avec l’espace-temps mais pas du tout de la même manière. Enfin passons et revenons à nos moutons…
Adapté de son propre roman, Haldeman raconte la guerre entre les hommes et les Taurans. A des années-lumière de la Terre, une fusée terrienne est abattue par des extraterrestres. La guerre est déclarée. L'Armée d'Exploration des Nations Unies recrute et forme un corps d'élite surdoués composé de 50 hommes et de 50 femmes qui seront ensuite envoyés dans l'espace pour combattre un ennemi dont ils ne connaissent absolument rien. Pour se déplacer sur le lieu du conflit, les soldats utilisent des vaisseaux se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, ce qui provoque des décalages temporels induits par l'accélération. Et à chaque retour de mission qui pour eux n’a duré que quelques mois alors qu’il s’est écoulé plusieurs années sur Terre, entraîne des changements énormes. Vous imaginez les situations tragiques que ça peut entraîner pour les deux héros que sont Marygay Potter et William Mandella. Et pour tout ce qui concerne les évolutions techniques et scientifiques, ils sont en retard sur leur temps.
Outre tous ces aspects très intéressants du côté scénaristique, l’auteur dénonce les horreurs et l’absurdité de la guerre qu’il a lui même connues au Vietnam. Quitter son pays pour combattre sans savoir pourquoi, en milieu inconnu, des gens qu’on ne connaît pas, et puis rentrer à la maison, quand on a cette chance, pour ne plus rien reconnaître. Cette histoire en trois tomes est intelligente, intéressante et bien tournée. La voix off prend le temps de bien tout détailler, alors certains reprocheront peut-être une certaine lenteur. C’est sombre et désespéré mais ça finit tout de même sur une note d’optimisme.
Je trouve les dessins de Marvano, disons, moyens, dans un style réaliste mais épuré. Les vaisseaux sont chouettes et les scènes spatiales rendent bien. Le découpage et le cadrage de la série sont parfaits. Mais les quelques paysages "terrestres" ne sont pas terribles et très approximatifs. Les visages des personnages sont trop vides et l’encrage en général me paraît trop fin et discontinu.
Selon moi, les couleurs de Marchand sont trop pâlotes et ne donnent pas assez de vie aux dessins.
Pour résumer, un scénar béton et des illustrations pas vraiment à la hauteur mais pas au point de gâcher la lecture. Tout amateur de SF se doit de lire cette série.
Enfin voilà paru en album le blog de Trondheim que je suis régulièrement depuis sa création.
Dans une ambiance proche de ses précédentes oeuvres autobiographiques telles que Approximativement, Les Aventures de l'Univers ou encore ses Carnet de bord, Trondheim raconte avec beaucoup d'humour toutes les petites anecdotes ou simples pensées vagabondes qui parsèment sa vie. Comme son nom l'indique, ce sont des petits riens, mais la narration et l'humour de Trondheim les font tous ressortir avec une très grande force et un drôlerie parfois hilarante.
Le dessin est du Trondheim typique joliment mis en couleurs à l'aquarelle. Le format de parution est sympathique et agréable à lire.
Quant à savoir si, comme pour les autres blogs parus ensuite en BD, ça vaut la peine d'acheter l'album alors que ces planches sont parues gratuitement sur le net, la question ne se pose pas cette fois-ci : Trondheim a fait en sorte que seule une dizaine de planches soient accessibles à chaque instant sur son site, donc pas moyen de tout relire pour celui qui découvre ou qui a oublié les premières planches, et en outre ce premier album contient 128 pages soit plus que ce qui est paru sur le net actuellement.
Bref, moi j'aime... et je continue d'espérer voir Trondheim revenir plus souvent à la BD en tant qu'auteur complet dessin+scénario.
Tout d'abord j'ai beaucoup apprécié le dessin et surtout les couleurs qui entre autres donnent un aspect réaliste aux visages. D'ailleurs le style se rapproche du pouvoir des innocents. Les personnages semblent fouillés, bien campés, et ce malgré beaucoup de zones de mystères (c'est normal, les auteurs ne vont pas griller toutes leurs cartouches au 1er tome) autour des acteurs principaux.
Après vient l'intrigue. Et là, force de constater que ça accroche. Il y a plusieurs intrigues qui se nouent autour de cette cité et on ne peut qu’attendre avec impatience la suite. Au vu de la réussite du cycle du pouvoir des innocents, on est en droit d'espérer une suite à la hauteur des promesses de ce 1er opus.
Franchement, les avis précédents me surprennent. Je trouve l'histoire assez originale et juste. Elle réussit à représenter en 22 pages notre monde rural et aborder le thème éternel de la place de chacun à l'aune du travail qu'il fournit (ou encore le thème des vieux dans notre société... ou alors le thème du droit des étourneaux à la nourriture... etc.). Malgré l’aspect sérieux de l’ouvrage, je vous confirme que c’est drôle.
En plus le dessin m’a plu… mais bon, je ne suis pas un spécialiste des techniques picturales. A chacun de voir.
Une des oeuvres "grand public" (nullement péjoratif) les plus maîtrisées de Van Hamme.
Cette saga sur le monde de la brasserie possède de nombreuses qualités : suspense, personnages attachants et d'autres haïssables, divers contextes historiques, des rebondissements à chaque épisodes... et une histoire qui s'achève (pas de fin en suspens).
Le dessin est irréprochable. C'est beau et sert parfaitement l'histoire. L'immersion est totale.
Une lecture à ne rater sous aucun prétexte.
Et en plus c'est hautement instructif sur l'évolution de la brasserie lors de son passage de la production artisanale à la production industriel.
Ah ce que j’aime les univers imaginés par François Bourgeon !
Avec le cycle de Cyann, Bourgeon et Lacroix nous emmènent dans un monde où les individus mâles succombent les uns après les autres à une grave épidémie qui semble épargner les femmes. Pour essayer d’enrayer ce fléau, une expédition est mise sur pied vers une planète voisine afin d’essayer de trouver un remède à ce mal….
Dans cet univers complexe, tout est superbement pensé, chaque chose étant à sa place, les auteurs manient avec virtuosité tous les ingrédients de cette histoire jouée autour de Cyann, enfant gâtée et capricieuse qui devra être confrontée au lourd fardeau des responsabilités exigées par son rang.
Ce récit superbement mis en image qui allie rapports de forces et intrigues politiques, personnages au caractère très travaillé évoluant au sein d’une hiérarchie complexe devrait ravir tous les adeptes de récits de science fiction.
Chaque tome est long à venir mais c’est toujours d’une très grande qualité, alors, vivement le T4
Note approximative 4,5/5
Un 4ème tome assez surprenant au niveau colorisation puisque les couleurs utilisées sont beaucoup plus vives par rapport aux tomes précédents, mais le résultat n'en reste pas moins superbe. D'autre part, le récit est toujours aussi prenant et sa lecture reste un vrai plaisir.
A acheter les yeux fermés!
La première BD franco-belge chinoise ? On peut se le demander, cette oeuvre classée "manga" du fait de son style graphique, de son utilisation abusive de photos retouchées en guise de décors et surtout de son origine géographique possède des arguments pour toucher les réfractaires aux mangas. Un format A4 cartonné, 56 pages, un sens de lecture français bien sûr, une histoire en un tome et des couleurs éclatantes qui servent à merveille ce one-shot empli de poésie.
Ce style graphique est très proche de Butterfly in the air du même Pocket Chocolate et possède donc les mêmes forces (dessins superbes, couleurs parfaites) mais aussi les mêmes défauts (photos retouchées, décors parfois vides) bien que, dans l'ensemble, ces défauts soient ici un peu moins présents.
L'histoire apparemment banale est sympathique car narrée de façon très poétique à mon goût. On aurait toutefois aimé un développement un peu plus long et une histoire un peu plus complexe.
Quoi qu'il en soit, si vous possédez un peu l'esprit fleur bleue et que voulez goûter à une oeuvre originale ou vous essayer sans risque au manga, cette BD est faite pour vous !
Aaaaah !!... Dennis... un de mes héros préférés "de quand j'étais gamin".
Au début des années 60, je me régalais de ces histoires pétillantes où les (més)aventures de cette petite peste me faisaient souvent bien rire. Je ne me posais pas de questions : le Lundi, une semaine sur deux, je courais chez le vieux libraire du coin m'acheter "mon" périodique.
Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que cette série, sous des abords anodins, est une véritable étude de moeurs de la "middle class" américaine des années 50.
Une étude -parfois délirante- qui résulte d'une fine observation de cette "couche sociale" qui allait marquer les "Golden Sixties".
Dennis ?.. C'est tout simple : c'est une sorte de "Boule" sans "Bill", mais en beaucoup plus explosif (au propre comme au figuré !).
Il faut dire que le dessin de son créateur, Hank Ketcham, y est pour quelque chose : un trait qui paraît simple, mais acéré, utilisant nombre de "gimmicks" propres aux bandes US.
Peu de décors également ; l'action étant principalement centrée sur les personnages.
J'ai fait quelques recherches. C'est vrai que c'est "vieux". Ce petit bonhomme fait ses premiers pas, sous la forme d'un "strip" journalier -distribué par le Post Hall Syndicate- dans 18 quotidiens ; ce à partir du 12 Mars 1951.
Etant en contact régulier avec des Américains, il m'a été confirmé que "Dennis" vit toujours. Sous la férule d'autres dessinateurs, il paraît dans PLUS DE 900 QUOTIDIENS !... Sans connaître "l'actuel", c'est le Dennis des années 60 que je préfère : un ch'tit gars à l'humour tendre et malicieux.
Et en France ?... Ce coquin turbulent, outre ses publications périodiques, aura droit à 10 albums édités de 1970 à 1978. Je n'en possède que deux ; car vraiment rarissimes en bon état et complets. Ce sont de bons albums, signé Ketcham, qui -s'ils ne vous feront vraisemblablement pas bondir de joie- vous donneront une bonne idée de ce que peut être une des très grandes séries humoristiques américaines.
Plaisir de lecture et nostalgie. Un savoureux cocktail !...
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Star Wars - Les Ombres de l'Empire
"Star Wars - Les Ombres de l’Empire", le voyage de Han Solo… Ce tome scénarisé par Wagner est l’adaptation BD du roman de Perry. Généralement, je dis que les BDs de l’univers étendu Star Wars ne sont pas destinées uniquement aux fans des films, mais pour moi, celle-ci fait exception. Car, je m’explique, l’histoire de ce one shot fait la jonction entre Episode V et VI, il n’y a donc pas vraiment de début ni de fin, si l’on n’a pas vu les films. Le scénario est essentiellement tourné autour d’une quête dont le butin est Han Solo congelé dans la carbonite. Ce dernier est détenu par Boba Fett qui essaie tant bien que mal d’atteindre Tatoine pour le vendre à Jaba the Hutt. Mais ce n’est pas chose simple entre l’alliance rebelle qui essaie de sauver Han, Dark Vador qui veut s’en emparer pour attirer Luke du côté obscur, idem pour Xizor mais lui veut piéger Luke pour le tuer et discréditer Vador au yeux de l’empereur, et ajouter à tout ce beau monde, une ribambelle de chasseurs de primes qui voit en Solo la poule aux œufs d’or. Vous l’aurez donc compris le récit joue beaucoup sur les alliances de circonstances, les complots et les trahisons, mais à côté de ça, il est aussi beaucoup tourné vers l’action. J’ai vraiment apprécié de revoir tous les personnages de la vieille trilogie et d’en découvrir de nouveaux très intéressants. De plus cet album répond à plein de questions que je me posais depuis pas mal de temps, alors si comme moi, vous vous demandez ce qui s'est passé entre "L'Empire contre attaque" et "Le retour du Jedi", dévorez cette BD. Les dessins de Plunkett et Nadeau, encrés pas Russell sont très classiques dans un style assez réaliste avec une mini touche cartoonesque. Bon, ce n’est pas un chef d’œuvre, et j’ai eu un peu de mal à reconnaître la princesse Leia, mais ces illustrations servent plutôt bien l’histoire et je deviens vite tatillon quand je compare aux dernières productions de génie de Duursema, parce que finalement ça se lit très bien. La couverture est sympa mais on se demande quand même ce que Solo fait là en chair et en chair et en os. Les couleurs de Porter sont correctes, pas grand-chose à dire si ce n’est que les tons assez vifs collent bien aux dessins et accentuent le côté cartoon dont je viens de parler.
Maus
Ma note n’est pas vraiment 4/5 mais c’est la note qui se rapproche le plus de mon ressenti. Concernant l’histoire, les flashes-back de Vladek en parallèle avec sa vie sont bien. Les personnages (de la vie normale) sont presque tous pathétiques, c’est ça que j’aime, pour une fois les personnages ont des défauts et sont humains Les dessins ne sont pas mal (pas top non plus), mais des fois les cases sont vraiment moches. Le fait que les personnages soient des animaux ne me déplaît pas, mais je n’aime pas la manière de changer d’animaux pour chaque pays, et aussi de mettre un masque pour ressembler a une personne d’un autre pays, ce n’est pas une bonne idée. J’aime bien le noir et blanc. A la fin, je suis resté un peu sur ma faim. C’est une bonne série. A voir absolument.
La Guerre Eternelle
"La guerre éternelle" ou la guerre absurde… J’ai souvent entendu des lecteurs confronter Universal War One à cette série, alors en bon fan de l’œuvre de Bajram, j’ai lu et apprécié cette excellente série qu’est La guerre éternelle. Et je ne comprends pas pourquoi s’attacher à vouloir comparer ces deux monuments. Alors oui, c’est de la SF et ça parle de la guerre mais bon c’est un peu maigre. C’est vrai que les auteurs jouent tous les deux avec l’espace-temps mais pas du tout de la même manière. Enfin passons et revenons à nos moutons… Adapté de son propre roman, Haldeman raconte la guerre entre les hommes et les Taurans. A des années-lumière de la Terre, une fusée terrienne est abattue par des extraterrestres. La guerre est déclarée. L'Armée d'Exploration des Nations Unies recrute et forme un corps d'élite surdoués composé de 50 hommes et de 50 femmes qui seront ensuite envoyés dans l'espace pour combattre un ennemi dont ils ne connaissent absolument rien. Pour se déplacer sur le lieu du conflit, les soldats utilisent des vaisseaux se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, ce qui provoque des décalages temporels induits par l'accélération. Et à chaque retour de mission qui pour eux n’a duré que quelques mois alors qu’il s’est écoulé plusieurs années sur Terre, entraîne des changements énormes. Vous imaginez les situations tragiques que ça peut entraîner pour les deux héros que sont Marygay Potter et William Mandella. Et pour tout ce qui concerne les évolutions techniques et scientifiques, ils sont en retard sur leur temps. Outre tous ces aspects très intéressants du côté scénaristique, l’auteur dénonce les horreurs et l’absurdité de la guerre qu’il a lui même connues au Vietnam. Quitter son pays pour combattre sans savoir pourquoi, en milieu inconnu, des gens qu’on ne connaît pas, et puis rentrer à la maison, quand on a cette chance, pour ne plus rien reconnaître. Cette histoire en trois tomes est intelligente, intéressante et bien tournée. La voix off prend le temps de bien tout détailler, alors certains reprocheront peut-être une certaine lenteur. C’est sombre et désespéré mais ça finit tout de même sur une note d’optimisme. Je trouve les dessins de Marvano, disons, moyens, dans un style réaliste mais épuré. Les vaisseaux sont chouettes et les scènes spatiales rendent bien. Le découpage et le cadrage de la série sont parfaits. Mais les quelques paysages "terrestres" ne sont pas terribles et très approximatifs. Les visages des personnages sont trop vides et l’encrage en général me paraît trop fin et discontinu. Selon moi, les couleurs de Marchand sont trop pâlotes et ne donnent pas assez de vie aux dessins. Pour résumer, un scénar béton et des illustrations pas vraiment à la hauteur mais pas au point de gâcher la lecture. Tout amateur de SF se doit de lire cette série.
Les Petits Riens
Enfin voilà paru en album le blog de Trondheim que je suis régulièrement depuis sa création. Dans une ambiance proche de ses précédentes oeuvres autobiographiques telles que Approximativement, Les Aventures de l'Univers ou encore ses Carnet de bord, Trondheim raconte avec beaucoup d'humour toutes les petites anecdotes ou simples pensées vagabondes qui parsèment sa vie. Comme son nom l'indique, ce sont des petits riens, mais la narration et l'humour de Trondheim les font tous ressortir avec une très grande force et un drôlerie parfois hilarante. Le dessin est du Trondheim typique joliment mis en couleurs à l'aquarelle. Le format de parution est sympathique et agréable à lire. Quant à savoir si, comme pour les autres blogs parus ensuite en BD, ça vaut la peine d'acheter l'album alors que ces planches sont parues gratuitement sur le net, la question ne se pose pas cette fois-ci : Trondheim a fait en sorte que seule une dizaine de planches soient accessibles à chaque instant sur son site, donc pas moyen de tout relire pour celui qui découvre ou qui a oublié les premières planches, et en outre ce premier album contient 128 pages soit plus que ce qui est paru sur le net actuellement. Bref, moi j'aime... et je continue d'espérer voir Trondheim revenir plus souvent à la BD en tant qu'auteur complet dessin+scénario.
Le sourire du clown
Tout d'abord j'ai beaucoup apprécié le dessin et surtout les couleurs qui entre autres donnent un aspect réaliste aux visages. D'ailleurs le style se rapproche du pouvoir des innocents. Les personnages semblent fouillés, bien campés, et ce malgré beaucoup de zones de mystères (c'est normal, les auteurs ne vont pas griller toutes leurs cartouches au 1er tome) autour des acteurs principaux. Après vient l'intrigue. Et là, force de constater que ça accroche. Il y a plusieurs intrigues qui se nouent autour de cette cité et on ne peut qu’attendre avec impatience la suite. Au vu de la réussite du cycle du pouvoir des innocents, on est en droit d'espérer une suite à la hauteur des promesses de ce 1er opus.
Les Cerisiers
Franchement, les avis précédents me surprennent. Je trouve l'histoire assez originale et juste. Elle réussit à représenter en 22 pages notre monde rural et aborder le thème éternel de la place de chacun à l'aune du travail qu'il fournit (ou encore le thème des vieux dans notre société... ou alors le thème du droit des étourneaux à la nourriture... etc.). Malgré l’aspect sérieux de l’ouvrage, je vous confirme que c’est drôle. En plus le dessin m’a plu… mais bon, je ne suis pas un spécialiste des techniques picturales. A chacun de voir.
Les Maîtres de l'Orge
Une des oeuvres "grand public" (nullement péjoratif) les plus maîtrisées de Van Hamme. Cette saga sur le monde de la brasserie possède de nombreuses qualités : suspense, personnages attachants et d'autres haïssables, divers contextes historiques, des rebondissements à chaque épisodes... et une histoire qui s'achève (pas de fin en suspens). Le dessin est irréprochable. C'est beau et sert parfaitement l'histoire. L'immersion est totale. Une lecture à ne rater sous aucun prétexte. Et en plus c'est hautement instructif sur l'évolution de la brasserie lors de son passage de la production artisanale à la production industriel.
Le Cycle de Cyann
Ah ce que j’aime les univers imaginés par François Bourgeon ! Avec le cycle de Cyann, Bourgeon et Lacroix nous emmènent dans un monde où les individus mâles succombent les uns après les autres à une grave épidémie qui semble épargner les femmes. Pour essayer d’enrayer ce fléau, une expédition est mise sur pied vers une planète voisine afin d’essayer de trouver un remède à ce mal…. Dans cet univers complexe, tout est superbement pensé, chaque chose étant à sa place, les auteurs manient avec virtuosité tous les ingrédients de cette histoire jouée autour de Cyann, enfant gâtée et capricieuse qui devra être confrontée au lourd fardeau des responsabilités exigées par son rang. Ce récit superbement mis en image qui allie rapports de forces et intrigues politiques, personnages au caractère très travaillé évoluant au sein d’une hiérarchie complexe devrait ravir tous les adeptes de récits de science fiction. Chaque tome est long à venir mais c’est toujours d’une très grande qualité, alors, vivement le T4 Note approximative 4,5/5 Un 4ème tome assez surprenant au niveau colorisation puisque les couleurs utilisées sont beaucoup plus vives par rapport aux tomes précédents, mais le résultat n'en reste pas moins superbe. D'autre part, le récit est toujours aussi prenant et sa lecture reste un vrai plaisir. A acheter les yeux fermés!
Le Mont du Sud
La première BD franco-belge chinoise ? On peut se le demander, cette oeuvre classée "manga" du fait de son style graphique, de son utilisation abusive de photos retouchées en guise de décors et surtout de son origine géographique possède des arguments pour toucher les réfractaires aux mangas. Un format A4 cartonné, 56 pages, un sens de lecture français bien sûr, une histoire en un tome et des couleurs éclatantes qui servent à merveille ce one-shot empli de poésie. Ce style graphique est très proche de Butterfly in the air du même Pocket Chocolate et possède donc les mêmes forces (dessins superbes, couleurs parfaites) mais aussi les mêmes défauts (photos retouchées, décors parfois vides) bien que, dans l'ensemble, ces défauts soient ici un peu moins présents. L'histoire apparemment banale est sympathique car narrée de façon très poétique à mon goût. On aurait toutefois aimé un développement un peu plus long et une histoire un peu plus complexe. Quoi qu'il en soit, si vous possédez un peu l'esprit fleur bleue et que voulez goûter à une oeuvre originale ou vous essayer sans risque au manga, cette BD est faite pour vous !
Dennis la malice
Aaaaah !!... Dennis... un de mes héros préférés "de quand j'étais gamin". Au début des années 60, je me régalais de ces histoires pétillantes où les (més)aventures de cette petite peste me faisaient souvent bien rire. Je ne me posais pas de questions : le Lundi, une semaine sur deux, je courais chez le vieux libraire du coin m'acheter "mon" périodique. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que cette série, sous des abords anodins, est une véritable étude de moeurs de la "middle class" américaine des années 50. Une étude -parfois délirante- qui résulte d'une fine observation de cette "couche sociale" qui allait marquer les "Golden Sixties". Dennis ?.. C'est tout simple : c'est une sorte de "Boule" sans "Bill", mais en beaucoup plus explosif (au propre comme au figuré !). Il faut dire que le dessin de son créateur, Hank Ketcham, y est pour quelque chose : un trait qui paraît simple, mais acéré, utilisant nombre de "gimmicks" propres aux bandes US. Peu de décors également ; l'action étant principalement centrée sur les personnages. J'ai fait quelques recherches. C'est vrai que c'est "vieux". Ce petit bonhomme fait ses premiers pas, sous la forme d'un "strip" journalier -distribué par le Post Hall Syndicate- dans 18 quotidiens ; ce à partir du 12 Mars 1951. Etant en contact régulier avec des Américains, il m'a été confirmé que "Dennis" vit toujours. Sous la férule d'autres dessinateurs, il paraît dans PLUS DE 900 QUOTIDIENS !... Sans connaître "l'actuel", c'est le Dennis des années 60 que je préfère : un ch'tit gars à l'humour tendre et malicieux. Et en France ?... Ce coquin turbulent, outre ses publications périodiques, aura droit à 10 albums édités de 1970 à 1978. Je n'en possède que deux ; car vraiment rarissimes en bon état et complets. Ce sont de bons albums, signé Ketcham, qui -s'ils ne vous feront vraisemblablement pas bondir de joie- vous donneront une bonne idée de ce que peut être une des très grandes séries humoristiques américaines. Plaisir de lecture et nostalgie. Un savoureux cocktail !...