De l'humanité, de la tragédie, des rebondissements.
L'implacable travail de déstabilisation de l'humain par le régime nazi.
Des scènes cruelles servies par un scénario à tiroirs, bien ficelé.
Pour ma part, c'est l'un des premiers mangas que je lis et c'est une réussite.
Seul bémol, la pagination française : pourquoi ne pas respecter le sens de lecture originale si spécifique au manga ?
Eh bien franchement je viens de lire cet album. Etant fan de la série d'origine, j'étais un peu inquiet. Mais alors là, je me suis éclaté comme un fou ! Vraiment c'est super réussi !
Les dessins sont très cartoons et servent très bien l'univers de Krän en gag.
J'ai adoré le gag où Kunu se prend une claque par une grosse dame dans une taverne ! Et les répliques sont du pur Hérenguel ! "J'vais t'optimiser le coefficient de pénétration dans ta face !"
Vraiment vivement le tome deux !
Pfoulalaaaa !... Costaud. Très costaud !...
Sans trop de publicité préalable, cette série débute -aux Etats-Unis- le 13 Janvier 1947 ; et ce simultanément dans 125 quotidiens.
Aux commandes : Milton Caniff, une des très grosses "pointures" du dessin réaliste "made in USA".
Succès immédiat !... L'Amérique vient de sortir victorieuse du deuxième conflit mondial et le lectorat -potentiel énorme- est rempli d'aise de découvrir comment "ses" pilotes ont remporté le conflit.
Caniff est -heureusement- assisté d'une palette de très bons assistants-dessinateurs. Il ne sait pas encore que -le succès aidant- la série va durer 41 ANS !... Série d'ailleurs qu'il continuera jusqu'à sa mort.
C'est vraiment bien. Je possède 3 fascicules -plus que difficiles à trouver maintenant- du bimensuel "Le journal de Paddy", édité en 1955, et reçus voici plus de trente ans. C'est d'ailleurs au milieu des années 80 que j'ai découvert les 2 albums édités par Glénat.
Je les ai dévoré !...
C'est vrai, il s'agit d'une série typiquement américaine, tout à la gloire des "enfants" de ce pays ; mais Caniff y fait souffler le grand vent de l'aventure. Et je me suis bien plu a découvrir un univers très imaginatif, superbement rendu par la technique du noir et blanc employée. Je me suis passionné pour ces histoires de guerre -d'abord-, ensuite de bandits, prédateurs, espions, contrebandiers ; le tout dans des scénarios qui -bien que limpides- sont particulièrement étoffés.
J'ai effectué une "bête" recherche. Buck Danny, cette immense série "frère", mais francophone, a débuté le 2 Janvier 1947 ; soit 11 jours avant "Steve Canyon".
Et ces deux héros ont quasi une même vie : la guerre de 40-45, la démobilisation, la guerre de Corée, les diverses montées en grade, la guerre du Viêt Nam. SAUF QUE : Steve Canyon, lui, se mariera.
Je n'ai JAMAIS VU autant de parallélisme entre deux séries, qui dureront très longtemps, l'une et l'autre de chaque côté de l'Atlantique, et exécutées par des auteurs qui ne se sont jamais rencontrés (officiellement !).
"Steve Canyon", au contraire de Buck, ne survivra pas à son créateur. Milton Caniff décède le 3 Avril 1988. Un assistant de Caniff, Bill Maudlin, rend un dernier hommage par un ultime "baroud d'honneur" publié en Juin de cette année-là.
Les albums:
7 tomes seront édités, en francophonie, de 1980 à 1989.
Une véritable curiosité : Caniff avait créé "Lady X" (tout comme Hubinon pour Buck Danny!) mais en 1948. L'histoire est reprise dans le 7ème tome de Steve Canyon.
Je me pose vraiment des questions quant à la similitude de ces deux séries. Mais tout compte fait, il n'y a sûrement que moi qui me les pose...
In fine : vous aimez Buck Danny ?... vous en ferez de même pour "Steve Canyon". C'est du tout bon !...
Une manière des plus originale de retraiter l’histoire de Sherlock Holmes en prenant comme point de départ la mort de celui-ci aux chutes de Reichenbach le 4 mai 1891, jour où le célèbre détective décide par un sacrifice prévu par avance de mettre fin à ses jours en entraînant dans la mort son ennemi juré le professeur Moriarty, libérant selon lui l’humanité de son fléau le plus dangereux.
Le Docteur Watson est effondré en apprenant la nouvelle par une lettre testament et tentera de faire connaître au monde, en racontant son histoire, l’étendue du sacrifice de son ami le plus cher en magnifiant sa mémoire.
Cette tâche deviendra ardue car Watson se heurtera à Mycroft Holmes, frère de Sherlock, qui lui tentera de faire disparaître l’ensemble des documents qui tendraient à prouver la folie de son frère et son addiction à la drogue, de façon à ne pas salir le nom des Holmes.
Watson, ne voulant pas y croire, et tout de même désorienté, va se lancer dans sa plus grande et plus importante enquête…
L’originalité de cette œuvre vient de la volonté des auteurs de démystifier l’histoire de Sherlock Holmes et je dois dire que pour le moment, c’est remarquablement réussi de par un scénario sans temps mort (assez rare pour une série prévue en 12 épisodes) et très bien construit.
Avec la collaboration de Cécil au dessin, qui effectue un spectaculaire travail dans ce qu’il sait faire le mieux (voir Le Réseau Bombyce), la série "Holmes" représente pour moi et pour l’instant le projet le plus abouti de la série de la collection 32 chez Futuropolis, dont pour 4,90 euros vous auriez vraiment tort de vous priver.
Les habitués de BDparadisio connaissent d'ores et déjà "Missy". Née, entre autres, dans la partie dédiée aux jeunes auteurs, en novembre 2005, "Missy" a grandi dans les pages du forum de ce site, sous le regard de Benoît Rivière, scénariste, de Hallain Paluku, dessinateur, et de Svart, coloriste .
"Missy" c'est d'abord une superbe couverture, et ensuite un style original. Le parti pris de Hallain Paluku est risqué mais, à mon avis le plus payant : celui de dessiner des personnages sans visage. (Dans le forum, vous avez, en l'occurrence, l'occasion d'admirer les dix premières planches avec les visages, pour voir la différence).
Mais "Missy" c'est aussi une vie, une vie d'une Marilyn de Cabaret, ballottée entre la nuit (et tout ses feux) et l'ennui (avec des réveils difficiles). C'est l'histoire d'une rédemption ratée où l'espoir rime plutôt ici avec "au revoir". L'histoire oscille sans cesse entre l'atmosphère glauque des cabarets (avec le patron dirigiste, les rivalités entre filles) et le fragile équilibre de Missy.
Elle est si touchante que l'on finit par presque en tomber amoureux. "Missy", très forte en apparence (sans faire de jeux de mots), mais si fragile intérieurement...
Depuis plus d'une semaine, je fais découvrir cette bd à mon entourage et nul n'a encore été déçu par l'originalité du dessin, au contraire la surprise joue en sa faveur.
Même si j'avais deviné la fin, cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à lire cette bd, même à la relire.
Un bon scénario, des couleurs superbes, et un dessin que l'on ne peut pas oublier... que demander de plus à une BD ?
Je souhaite donc bon vent à "Missy".
Bravo aux auteurs.
Adorant les histoires concernant les pirates, les chasses au trésor, etc., je me suis lancé sans hésiter dans "Ratafia".
Et bien honnêtement, j'ai adoré cette bd. Les dessins sont simples mais plaisants, le scénario aussi mais que dire des dialogues... L'humour est omniprésent, bourré de jeux de mots (je trouve celui sur les pirates de l'Eire excellent et hilarant).
Les personnages sont complètement loufoques et attachants (j'adore Romuald).
J'ai déjà hâte de lire le deuxième tome de cette série dont je conseille évidemment l'achat.
Encore une BD-docu signée Davodeau... Habitué du genre (avec Les Mauvaises gens et Rural !), Davodeau met tout son savoir-faire à la disposition de Kris, co-scénariste et à l'initiative de ce projet d'album.
1950 : la ville de Brest a complètement été détruite par les bombardements de la 2nde guerre mondiale. L'heure de la reconstruction a sonné. Malheureusement, les ouvriers vivent dans la misère, manquent de tout et les revendications vont bientôt fuser dans cette ville encore traumatisée par la guerre... Et dans une des nombreuses manifestations, un homme va mourir.
C'est donc cette page de l'histoire que Kris et Davodeau nous invite à découvrir. Mais pas par n'importe quel point de vue. Cette histoire est en effet aussi celle de René Vautier, camarade cinéaste documentariste, dépêché à Brest pour réaliser un film sur le mouvement ouvrier.
L'histoire nous est contée avec une très grande rigueur historique et bien que certains passages soient un peu longs, que c'est bon de découvrir des pans oubliés de notre histoire à travers une BD.
Les dessins sont dans la plus grande tradition du style Davodeau. C'est précis, ultra réaliste et à la différence de ses BD-documentaires précédentes, l'histoire bénéficie d'une colorisation (qui est pour le coup réussie).
Un album à découvrir sans conteste. Mais il me manque un petit quelque chose. En effet, sur les 80 pages, je pense que les auteurs auraient pu nous faire passer un peu plus d'informations.
Mais ne soyons pas rabat-joie, car les auteurs nous proposent en fin d'album un dossier complet, d'une dizaine de pages, comportant de nombreux témoignages, articles et photographies d'époque. Cela nous donne au final un album complet et un très bel objet (bravo à Futuropolis pour la qualité de l'édition).
Au premier abord, la couverture de Mr. Deeds m'avait tout de suite attiré. Puis, lorsque j'ai ouvert l'album j'ai été conquis par les dessins, les couleurs, bref par l'ambiance générale que dégage cet album.
Alors j'achète et je lis... Une histoire de malédiction qui va frapper une petite fille, Tani (maltraitée par sa mère), un horloger ingénieux et aux traits physiques très enfantins : Mr Deeds, ainsi qu'un cambrioleur assez baraqué mais aussi assez sympa.
L'origine de cette malédiction ? Un "caillou" tombé des étoiles avec lequel les trois protagonistes ont été en contact direct et qui laisse une étrange marque dans la paume de la main...
Voilà, le décor de cette trilogie est planté. Plus que l'histoire, j'ai vraiment apprécié l'ambiance de cet album. L'histoire passe progressivement du conte au fantastique pour finir par des scènes dignes des meilleurs films d'horreur (attention, je me réfère plus à un Shining qu'à un truc gore comme Massacre à la tronçonneuse)... Et cette ambiance est renforcée par le fait que même les personnages principaux ont quelque chose d'inquiétant (notamment Mr Deeds et son physique étrange, mais aussi Tani, véritable petite fille au visage d'ange, mais dont on a l'impression qu'elle peut devenir démon).
Voilà un bon tome introductif avec de superbes dessins d'Olivier Cinna et une sublime mise en couleur. Bon, faut être un peu rabat-joie : j'ai noté 2-3 incohérences (pas plus) dans certaines cases. Vous allez dire que je suis un peu pointilleux mais je ne remarque d'habitude jamais ce genre de choses, et comme ce coup-ci cela m'a marqué, je le signale.
J'attends avec impatience la suite en souhaitant que l'histoire décolle encore plus.
Après tant d'avis aussi bons sur cette série, je me suis enfin décidé à la lire même si l'histoire m'avait un peu l'air de partir dans tous les sens et que j'avais un peu peur d'avoir du mal à suivre.
Mais à la première lecture tous mes doutes sur cette série ont disparu.
Premièrement, le dessin est splendide. On pénètre vraiment dans ce magnifique monde d'Eauxfolles.
Quant au scénario, je le trouve très bon avec des personnages bien imaginés et très attachants (surtout les deux policiers et leur trafic de coloquintes, le roi, etc.)
L'histoire est très prenante.
Une bd très originale mais tellement sympathique qu'on a du mal à la lâcher.
L'achat de cette série est vraiment conseillé.
Si Blueberry n'avait pas existé, "Durango" eut été LA référence BD western actuelle.
Pas de chance pour lui, Mike Steve a sorti son flingue 17 ans plus tôt.
Moi qui aime les "westerns-spaghetti", vous pensez bien si Durango tient une place à part dans mes collections.
C'est l'histoire d'un mec qui parcourt un Ouest encore sauvage, en n'ayant cesse de poursuivre les bandits et hors-la-loi de toutes sortes. Un gars qui n'a qu'une loi : celle qui pointe au bout de son pistolet Mauser.
Je l'apprécie beaucoup, Durango Lang, car il représente graphiquement ces sacrés cow-boys solitaires bien mis en évidence dans les dits westerns.
Et, sous la plume alerte de Swolfs, il ne fait pas le détail. Pas (trop) de psychologie : de l'action ; car il faut bien penser à d'abord sauver sa peau avant celle des autres.
Une très belle "série cinématographique". La graphisme dynamique de Swolfs, ses scénarios, me plongent à chaque fois dans un véritable "film sur papier".
J'y ressent la sueur, la poudre, le sang qui éclatent à quasi chaque page.
Une très belle mise en pages, nerveuse, "pétante" pour une série réellement bien construite et attirante pour l'oeil où -au fil de certaines pages- j'ai pris plaisir à reconnaître quelques acteurs "croqués" qui firent la gloire de ces westerns (Lee Van Cleef, Klaus Kinski).
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L'Histoire des 3 Adolf
De l'humanité, de la tragédie, des rebondissements. L'implacable travail de déstabilisation de l'humain par le régime nazi. Des scènes cruelles servies par un scénario à tiroirs, bien ficelé. Pour ma part, c'est l'un des premiers mangas que je lis et c'est une réussite. Seul bémol, la pagination française : pourquoi ne pas respecter le sens de lecture originale si spécifique au manga ?
Krän Univers
Eh bien franchement je viens de lire cet album. Etant fan de la série d'origine, j'étais un peu inquiet. Mais alors là, je me suis éclaté comme un fou ! Vraiment c'est super réussi ! Les dessins sont très cartoons et servent très bien l'univers de Krän en gag. J'ai adoré le gag où Kunu se prend une claque par une grosse dame dans une taverne ! Et les répliques sont du pur Hérenguel ! "J'vais t'optimiser le coefficient de pénétration dans ta face !" Vraiment vivement le tome deux !
Steve Canyon
Pfoulalaaaa !... Costaud. Très costaud !... Sans trop de publicité préalable, cette série débute -aux Etats-Unis- le 13 Janvier 1947 ; et ce simultanément dans 125 quotidiens. Aux commandes : Milton Caniff, une des très grosses "pointures" du dessin réaliste "made in USA". Succès immédiat !... L'Amérique vient de sortir victorieuse du deuxième conflit mondial et le lectorat -potentiel énorme- est rempli d'aise de découvrir comment "ses" pilotes ont remporté le conflit. Caniff est -heureusement- assisté d'une palette de très bons assistants-dessinateurs. Il ne sait pas encore que -le succès aidant- la série va durer 41 ANS !... Série d'ailleurs qu'il continuera jusqu'à sa mort. C'est vraiment bien. Je possède 3 fascicules -plus que difficiles à trouver maintenant- du bimensuel "Le journal de Paddy", édité en 1955, et reçus voici plus de trente ans. C'est d'ailleurs au milieu des années 80 que j'ai découvert les 2 albums édités par Glénat. Je les ai dévoré !... C'est vrai, il s'agit d'une série typiquement américaine, tout à la gloire des "enfants" de ce pays ; mais Caniff y fait souffler le grand vent de l'aventure. Et je me suis bien plu a découvrir un univers très imaginatif, superbement rendu par la technique du noir et blanc employée. Je me suis passionné pour ces histoires de guerre -d'abord-, ensuite de bandits, prédateurs, espions, contrebandiers ; le tout dans des scénarios qui -bien que limpides- sont particulièrement étoffés. J'ai effectué une "bête" recherche. Buck Danny, cette immense série "frère", mais francophone, a débuté le 2 Janvier 1947 ; soit 11 jours avant "Steve Canyon". Et ces deux héros ont quasi une même vie : la guerre de 40-45, la démobilisation, la guerre de Corée, les diverses montées en grade, la guerre du Viêt Nam. SAUF QUE : Steve Canyon, lui, se mariera. Je n'ai JAMAIS VU autant de parallélisme entre deux séries, qui dureront très longtemps, l'une et l'autre de chaque côté de l'Atlantique, et exécutées par des auteurs qui ne se sont jamais rencontrés (officiellement !). "Steve Canyon", au contraire de Buck, ne survivra pas à son créateur. Milton Caniff décède le 3 Avril 1988. Un assistant de Caniff, Bill Maudlin, rend un dernier hommage par un ultime "baroud d'honneur" publié en Juin de cette année-là. Les albums: 7 tomes seront édités, en francophonie, de 1980 à 1989. Une véritable curiosité : Caniff avait créé "Lady X" (tout comme Hubinon pour Buck Danny!) mais en 1948. L'histoire est reprise dans le 7ème tome de Steve Canyon. Je me pose vraiment des questions quant à la similitude de ces deux séries. Mais tout compte fait, il n'y a sûrement que moi qui me les pose... In fine : vous aimez Buck Danny ?... vous en ferez de même pour "Steve Canyon". C'est du tout bon !...
Holmes
Une manière des plus originale de retraiter l’histoire de Sherlock Holmes en prenant comme point de départ la mort de celui-ci aux chutes de Reichenbach le 4 mai 1891, jour où le célèbre détective décide par un sacrifice prévu par avance de mettre fin à ses jours en entraînant dans la mort son ennemi juré le professeur Moriarty, libérant selon lui l’humanité de son fléau le plus dangereux. Le Docteur Watson est effondré en apprenant la nouvelle par une lettre testament et tentera de faire connaître au monde, en racontant son histoire, l’étendue du sacrifice de son ami le plus cher en magnifiant sa mémoire. Cette tâche deviendra ardue car Watson se heurtera à Mycroft Holmes, frère de Sherlock, qui lui tentera de faire disparaître l’ensemble des documents qui tendraient à prouver la folie de son frère et son addiction à la drogue, de façon à ne pas salir le nom des Holmes. Watson, ne voulant pas y croire, et tout de même désorienté, va se lancer dans sa plus grande et plus importante enquête… L’originalité de cette œuvre vient de la volonté des auteurs de démystifier l’histoire de Sherlock Holmes et je dois dire que pour le moment, c’est remarquablement réussi de par un scénario sans temps mort (assez rare pour une série prévue en 12 épisodes) et très bien construit. Avec la collaboration de Cécil au dessin, qui effectue un spectaculaire travail dans ce qu’il sait faire le mieux (voir Le Réseau Bombyce), la série "Holmes" représente pour moi et pour l’instant le projet le plus abouti de la série de la collection 32 chez Futuropolis, dont pour 4,90 euros vous auriez vraiment tort de vous priver.
Missy
Les habitués de BDparadisio connaissent d'ores et déjà "Missy". Née, entre autres, dans la partie dédiée aux jeunes auteurs, en novembre 2005, "Missy" a grandi dans les pages du forum de ce site, sous le regard de Benoît Rivière, scénariste, de Hallain Paluku, dessinateur, et de Svart, coloriste . "Missy" c'est d'abord une superbe couverture, et ensuite un style original. Le parti pris de Hallain Paluku est risqué mais, à mon avis le plus payant : celui de dessiner des personnages sans visage. (Dans le forum, vous avez, en l'occurrence, l'occasion d'admirer les dix premières planches avec les visages, pour voir la différence). Mais "Missy" c'est aussi une vie, une vie d'une Marilyn de Cabaret, ballottée entre la nuit (et tout ses feux) et l'ennui (avec des réveils difficiles). C'est l'histoire d'une rédemption ratée où l'espoir rime plutôt ici avec "au revoir". L'histoire oscille sans cesse entre l'atmosphère glauque des cabarets (avec le patron dirigiste, les rivalités entre filles) et le fragile équilibre de Missy. Elle est si touchante que l'on finit par presque en tomber amoureux. "Missy", très forte en apparence (sans faire de jeux de mots), mais si fragile intérieurement... Depuis plus d'une semaine, je fais découvrir cette bd à mon entourage et nul n'a encore été déçu par l'originalité du dessin, au contraire la surprise joue en sa faveur. Même si j'avais deviné la fin, cela n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à lire cette bd, même à la relire. Un bon scénario, des couleurs superbes, et un dessin que l'on ne peut pas oublier... que demander de plus à une BD ? Je souhaite donc bon vent à "Missy". Bravo aux auteurs.
Ratafia
Adorant les histoires concernant les pirates, les chasses au trésor, etc., je me suis lancé sans hésiter dans "Ratafia". Et bien honnêtement, j'ai adoré cette bd. Les dessins sont simples mais plaisants, le scénario aussi mais que dire des dialogues... L'humour est omniprésent, bourré de jeux de mots (je trouve celui sur les pirates de l'Eire excellent et hilarant). Les personnages sont complètement loufoques et attachants (j'adore Romuald). J'ai déjà hâte de lire le deuxième tome de cette série dont je conseille évidemment l'achat.
Un homme est mort
Encore une BD-docu signée Davodeau... Habitué du genre (avec Les Mauvaises gens et Rural !), Davodeau met tout son savoir-faire à la disposition de Kris, co-scénariste et à l'initiative de ce projet d'album. 1950 : la ville de Brest a complètement été détruite par les bombardements de la 2nde guerre mondiale. L'heure de la reconstruction a sonné. Malheureusement, les ouvriers vivent dans la misère, manquent de tout et les revendications vont bientôt fuser dans cette ville encore traumatisée par la guerre... Et dans une des nombreuses manifestations, un homme va mourir. C'est donc cette page de l'histoire que Kris et Davodeau nous invite à découvrir. Mais pas par n'importe quel point de vue. Cette histoire est en effet aussi celle de René Vautier, camarade cinéaste documentariste, dépêché à Brest pour réaliser un film sur le mouvement ouvrier. L'histoire nous est contée avec une très grande rigueur historique et bien que certains passages soient un peu longs, que c'est bon de découvrir des pans oubliés de notre histoire à travers une BD. Les dessins sont dans la plus grande tradition du style Davodeau. C'est précis, ultra réaliste et à la différence de ses BD-documentaires précédentes, l'histoire bénéficie d'une colorisation (qui est pour le coup réussie). Un album à découvrir sans conteste. Mais il me manque un petit quelque chose. En effet, sur les 80 pages, je pense que les auteurs auraient pu nous faire passer un peu plus d'informations. Mais ne soyons pas rabat-joie, car les auteurs nous proposent en fin d'album un dossier complet, d'une dizaine de pages, comportant de nombreux témoignages, articles et photographies d'époque. Cela nous donne au final un album complet et un très bel objet (bravo à Futuropolis pour la qualité de l'édition).
Mr. Deeds
Au premier abord, la couverture de Mr. Deeds m'avait tout de suite attiré. Puis, lorsque j'ai ouvert l'album j'ai été conquis par les dessins, les couleurs, bref par l'ambiance générale que dégage cet album. Alors j'achète et je lis... Une histoire de malédiction qui va frapper une petite fille, Tani (maltraitée par sa mère), un horloger ingénieux et aux traits physiques très enfantins : Mr Deeds, ainsi qu'un cambrioleur assez baraqué mais aussi assez sympa. L'origine de cette malédiction ? Un "caillou" tombé des étoiles avec lequel les trois protagonistes ont été en contact direct et qui laisse une étrange marque dans la paume de la main... Voilà, le décor de cette trilogie est planté. Plus que l'histoire, j'ai vraiment apprécié l'ambiance de cet album. L'histoire passe progressivement du conte au fantastique pour finir par des scènes dignes des meilleurs films d'horreur (attention, je me réfère plus à un Shining qu'à un truc gore comme Massacre à la tronçonneuse)... Et cette ambiance est renforcée par le fait que même les personnages principaux ont quelque chose d'inquiétant (notamment Mr Deeds et son physique étrange, mais aussi Tani, véritable petite fille au visage d'ange, mais dont on a l'impression qu'elle peut devenir démon). Voilà un bon tome introductif avec de superbes dessins d'Olivier Cinna et une sublime mise en couleur. Bon, faut être un peu rabat-joie : j'ai noté 2-3 incohérences (pas plus) dans certaines cases. Vous allez dire que je suis un peu pointilleux mais je ne remarque d'habitude jamais ce genre de choses, et comme ce coup-ci cela m'a marqué, je le signale. J'attends avec impatience la suite en souhaitant que l'histoire décolle encore plus.
La Nef des fous
Après tant d'avis aussi bons sur cette série, je me suis enfin décidé à la lire même si l'histoire m'avait un peu l'air de partir dans tous les sens et que j'avais un peu peur d'avoir du mal à suivre. Mais à la première lecture tous mes doutes sur cette série ont disparu. Premièrement, le dessin est splendide. On pénètre vraiment dans ce magnifique monde d'Eauxfolles. Quant au scénario, je le trouve très bon avec des personnages bien imaginés et très attachants (surtout les deux policiers et leur trafic de coloquintes, le roi, etc.) L'histoire est très prenante. Une bd très originale mais tellement sympathique qu'on a du mal à la lâcher. L'achat de cette série est vraiment conseillé.
Durango
Si Blueberry n'avait pas existé, "Durango" eut été LA référence BD western actuelle. Pas de chance pour lui, Mike Steve a sorti son flingue 17 ans plus tôt. Moi qui aime les "westerns-spaghetti", vous pensez bien si Durango tient une place à part dans mes collections. C'est l'histoire d'un mec qui parcourt un Ouest encore sauvage, en n'ayant cesse de poursuivre les bandits et hors-la-loi de toutes sortes. Un gars qui n'a qu'une loi : celle qui pointe au bout de son pistolet Mauser. Je l'apprécie beaucoup, Durango Lang, car il représente graphiquement ces sacrés cow-boys solitaires bien mis en évidence dans les dits westerns. Et, sous la plume alerte de Swolfs, il ne fait pas le détail. Pas (trop) de psychologie : de l'action ; car il faut bien penser à d'abord sauver sa peau avant celle des autres. Une très belle "série cinématographique". La graphisme dynamique de Swolfs, ses scénarios, me plongent à chaque fois dans un véritable "film sur papier". J'y ressent la sueur, la poudre, le sang qui éclatent à quasi chaque page. Une très belle mise en pages, nerveuse, "pétante" pour une série réellement bien construite et attirante pour l'oeil où -au fil de certaines pages- j'ai pris plaisir à reconnaître quelques acteurs "croqués" qui firent la gloire de ces westerns (Lee Van Cleef, Klaus Kinski). C'est tout bon !