Excellent ! J’ai retrouvé dans cette BD tout ce que j’adore chez ce duo d’auteurs : Une intrigue rondement menée, l’univers sombre de Batman (même si dans cette histoire on s’intéresse plutôt à Catwoman), des dessins superbes, et une fin bien amenée.
Ajoutez à cela des spécificités propres au personnage de Catwoman : une héroïne sexy, un sens de l’humour qui décape, et toujours cette relation pleine de contradictions avec Batman. L’histoire se penche vraiment sur la personnalité et le passé de cette héroïne que je ne connaissais finalement pas tant que ça. Et bien je ne suis pas déçu !
Bref, si vous avez aimé Batman - Un long Halloween et sa suite, Batman - Dark Victory, n’hésitez pas à vous procurez « Catwoman - À Rome », vous ne le regretterez pas. Un coup de cœur !
Cette BD bien qu'offrant une histoire assez simple, se démarque par l'originalité dont bénéficie sa construction, tant sur le plan graphique que narratif.
Les dessins en noir et blanc d'un trait fouillé et frappant de réalisme de Karl Stevens sont admirables. Karl Stevens a fait poser ses amis pour réaliser cette oeuvre, l'ensemble fait très naturel, de nombreux petits détails rendent les illustrations très expressives, c'est vivant.
Ce parti pris graphique supporte à merveille la narration. Une narration basée sur ce que les personnages disent et pensent. Les bulles exprimant les paroles des personnages sont très souvent accompagnées de bulles de pensées qui contredisent les propos. Une contradiction qui montre que bien souvent ce qui semble être, ce l'on semble ressentir n'est pas toujours vérité, les pensées servent bien souvent à s'évader, se libérer de ce que l'on est obligé de dire.
Au passage les dialogues sonnent juste et sont excellents, dénués de toute forme inutile de cosmétique.
L'histoire n'en est pas vraiment une, ni romantisme, ni même petite aventure, il s'agit en fait d'une photo prise sur le vif de quelques moment de vie des personnages. Des personnages qui ne sont pas très nombreux dans cette BD, mais ils sont décrits avec un tel soin qu'ils semblent réellement exister.
Guilty est par essence un pur roman graphique, un vrai, à lire par les amateurs du genre.
JJJ
Depuis que j'ai découvert cet auteur, je lis avec avidité toutes les oeuvres d'Alec Severin. Et grâce à Spooky, j'ai pu lire ce rare album. Je n'en ai pas été déçu même si Severin a fait mieux depuis à mes yeux.
On retrouve aussitôt son style assez rétro tout en étant incroyablement dynamique. Sa maîtrise technique est toujours impressionnante même si elle est moindre que dans ses oeuvres plus récentes telles que Harry sauve la planète. C'est beau, souvent très beau, mais je suis un peu réservé. Je crois que cela tient grandement à la colorisation qui n'est pas à la hauteur du trait et gâche un peu l'aspect d'ensemble.
Quant à l'histoire, c'est une adaptation légèrement remaniée de l'oeuvre de H.G.Wells.
J'ai trouvé le début un tout petit peu rapide, car j'apprécie dans l'oeuvre originelle les arrêts dans un proche futur qui ont lieu avant le grand voyage jusqu'au 800e millénaire et qui ont ici été éludés. Mais la narration fluide et efficace prend ensuite le pas, m'ayant fait rentrer avec plaisir dans le récit de la découverte des Eloïs puis le combat contre les Morlocks.
Une belle, voire très belle, adaptation. Sans doute pas la meilleure oeuvre de Severin mais une oeuvre au-dessus du lot néanmoins.
Voilà une BD que je voulais lire depuis longtemps, depuis qu'elle est enregistrée sur BDtheque en fait. Grâce à Spooky, j'ai enfin pu la lire. Et je suis finalement à la fois satisfait de ma lecture et légèrement déçu.
J'apprécie l'originalité du dessin, un style vraiment typé qui me fait un peu penser à celui de Bezian. Je lui reprocherais juste deux choses. D'abord les différents encrages suivant les époques dont certains me plaisent moyennement. D'autre part la confusion que j'ai eu à reconnaître certains visages de personnages secondaires, m'ayant obligé plusieurs fois à revenir en arrière pour voir si tel personnage était le même que tel autre. Mais je crois que ce problème vient aussi de la narration de l'histoire qui présente un certain nombre de personnages sans toujours les nommer ou seulement après-coup, m'obligeant à vérifier qui est qui dans le contexte de l'intrigue.
Comme la plupart des autres lecteurs de cette BD, j'ai également beaucoup apprécié son scénario original et complexe malgré sa concision. L'idée est bonne et bien menée, me prenant au dépourvu quand j'ai réalisé que le héros n'était vraiment pas seul à bénéficier du don que lui offre sa petite horloge.
Je suis cependant assez déçu par la fin à tiroir de ce récit. J'ai été surpris, agréablement ou non, par le retournement de situation du héros lui-même. Ca aurait pu être une bonne fin en soi. Mais j'ai nettement moins été convaincu par l'intérêt du coup du masque en toute fin d'histoire. C'est une fin à la Scoubidou ou quoi ?
Ca n'en reste pas moins une bonne BD, au scénario original, prenant, intéressant et qui a la grande qualité de tenir avec réussite sur un unique album.
Une série vraiment attachante, plaisante, où j'ai suivi Julien et ses "deux saisons de la vie".
Julien ?... c'est d'abord un gars un peu falot, un jeune homme de bonne famille qui ne "s'en fait pas trop".
Je l'ai d'abord suivi en Afrique, où ce séjour va lui enlever pas mal d'illusions.
C'est d'ailleurs à ce stade là que la série va devenir plus réaliste dans son textuel et son graphisme ; adoptant même un ton dramatique peu usuel dans ce genre de BD.
Débute ainsi sa "deuxième saison" et son départ vers le Mexique, puis aux USA à la recherche de son père disparu.
Au fur et à mesure du développement de la série, Julien va connaître quelques aventures sentimentales, devenir papa par deux fois, acquérir une dimension vraiment humaine...
Julien Boisvert ?... une série au dessin original, pour des aventures que l'on qualifiait "avant" d'exotiques ; mais où la psychologie joue également un rôle très important.
J'aime beaucoup. Mais ce n'est que mon avis...
Très très bel album, un peu à part dans le paysage BD, y compris dans les années 1970.
On voit que Tardi a lu et apprécié Jules Verne. Sa BD est donc un bel hommage, très prenant, passionnant, mais hélas un peu court.
Pourtant il a fait en sorte de bien "coller" à l'oeuvre et à la technique de son modèle : découpage en chapitres, cliffhangers de fin de chapitre, personnages très intéressants, et même une petite morale finale.
Côté graphisme, l'auteur nous gratifie de planches à l'ambiance polaire très réussie, dans un style à la fois neutre et efficace. S'il avait vécu un siècle plus tôt, Tardi aurait sans problème pu travailler avec Jules Hetzel pour l'édition des romans de Jules Verne.
Curieuse, la genèse de "l'Epervier"...
Fin 1980, le scénariste Jean-Michel Charlier propose à Pellerin de reprendre Barbe-Rouge. Deux albums s'ensuivront.
En 1989, un troisième opus -entamé- s'arrête suite au décès de Charlier.
Les premières pages, retravaillées, vont alors servir de base au premier tome de "L'Epervier"...
Et qu'est-ce que j'ai eu plaisir à suivre les aventures de Yann de Kermeur, accusé à tort d'un assassinat.
Vraiment, Pellerin signe ici une excellente série ; une des plus abouties aussi.
Et c'est vrai qu'il a l'air de bien l'aimer, ce 18ème siècle, qu'il restitue ici avec une réelle beauté.
J'ai vraiment apprécié ce souci du détail, ce perfectionnisme, ce pointillisme qui arrive parfois à faire d'une case -petite ou grande- une sorte d'oeuvre à part entière.
Qui plus est, ce graphisme est mis au service d'une narration jamais ennuyeuse, au textuel bien réfléchi ; et qui m'a parfois donné l'impression de me trouver dans "le siècle de Yann".
L'Epervier ?... un valheureux corsaire breton qui -s'il n'approche pas Surcouf- ne démérite en rien dans sa passionnante quête de la Justice.
Vraiment très bien.
Très bon.
La série -dans un premier temps- retrace "l'épopée algérienne" ; de la colonisation par les Français -en 1830- jusqu'à son indépendance.
La série débute dans "Corto" n° 8 de Mai 1986.
Elle se décompose en cycles ; le premier occupant les 5 premiers tomes. Le second cycle, lui, depuis 2002, est axé sur la guerre d'Algérie.
Une belle série qui mêle BD, aquarelles et esquisses.
Ferrandez met en scène des personnages attachants et crédibles. Et même s'il raconte la "grande" histoire, il s'attache aussi -en parallèle- à décrire les petits faits de la vie de tous les jours des femmes et des hommes.
C'est en suivant Marianne et Sauveur que j'ai aussi accompagné l'auteur parti à la recherche de ses origines.
Série à double lecture. Elle mêle adroitement des "histoires de l'Histoire" à un homme -l'auteur- à la recherche de ses racines. De lui-même ?...
Une belle BD sur le 3eme age, brossant le portrait d’un veuf de 70 ans qui redécouvre la vie : amis, alcool, drogue… et même relations amoureuses ! La sexualité « chez les vieux » est un thème central de l’histoire. Mais attention, pas de mauvais goût, tout y est raconté avec pudeur, sensibilité, le plus naturellement du monde. Comme l’écrit Lymagier ci-dessous, on en aurait presque moins peur de vieillir !
Les personnages sont très attachants, et le dessin et les couleurs sont très jolis, en parfait accord avec l’ambiance « proche de la nature » qui se dégage de cette superbe BD…
A lire pour passer un excellent moment de détente.
La belle du temple hanté est une très belle histoire de fantômes chinois.
Très belle notamment par son graphisme. Nie Chongrui nous offre des planches de toute beauté. Le trait est fin, noir et blanc, proche d'un crayonné très soigné. Chaque planche présente à vue d'oeil un travail considérable et l'album en compte une centaine. Le style est réaliste et fluide à la fois.
L'auteur s'est visiblement inspiré d'un temple réel où il a réalisé la plupart de ses prises de vues avant d'imaginer un conte fantastique à base de légendes chinoises et de jeune héros au coeur pur. Si j'avais un unique reproche à faire ce serait cette légère impression que le personnage principal surjoue un peu du fait de ses mimiques physiques qui manquent un petit peu de naturel.
Pour le reste, les planches de cet album valent vraiment le coup d'oeil.
L'histoire est relativement simple mais tout à fait prenante. Sa narration est très bonne, ses personnages crédibles et attachants.
Le récit mêle sombre fantastique comme la tradition des histoires de fantômes chinois le veut, mais aussi un peu d'humour avec les dialogues des animaux qui observent le héros, un peu d'érotisme puisque meurent ceux qui succombent à la tentation physique de la belle fantôme, et un peu d'action. Un agréable cocktail dont le résultat est tout à fait réussi.
Une lecture très agréable et un vrai plaisir des yeux.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Catwoman - A Rome
Excellent ! J’ai retrouvé dans cette BD tout ce que j’adore chez ce duo d’auteurs : Une intrigue rondement menée, l’univers sombre de Batman (même si dans cette histoire on s’intéresse plutôt à Catwoman), des dessins superbes, et une fin bien amenée. Ajoutez à cela des spécificités propres au personnage de Catwoman : une héroïne sexy, un sens de l’humour qui décape, et toujours cette relation pleine de contradictions avec Batman. L’histoire se penche vraiment sur la personnalité et le passé de cette héroïne que je ne connaissais finalement pas tant que ça. Et bien je ne suis pas déçu ! Bref, si vous avez aimé Batman - Un long Halloween et sa suite, Batman - Dark Victory, n’hésitez pas à vous procurez « Catwoman - À Rome », vous ne le regretterez pas. Un coup de cœur !
Guilty
Cette BD bien qu'offrant une histoire assez simple, se démarque par l'originalité dont bénéficie sa construction, tant sur le plan graphique que narratif. Les dessins en noir et blanc d'un trait fouillé et frappant de réalisme de Karl Stevens sont admirables. Karl Stevens a fait poser ses amis pour réaliser cette oeuvre, l'ensemble fait très naturel, de nombreux petits détails rendent les illustrations très expressives, c'est vivant. Ce parti pris graphique supporte à merveille la narration. Une narration basée sur ce que les personnages disent et pensent. Les bulles exprimant les paroles des personnages sont très souvent accompagnées de bulles de pensées qui contredisent les propos. Une contradiction qui montre que bien souvent ce qui semble être, ce l'on semble ressentir n'est pas toujours vérité, les pensées servent bien souvent à s'évader, se libérer de ce que l'on est obligé de dire. Au passage les dialogues sonnent juste et sont excellents, dénués de toute forme inutile de cosmétique. L'histoire n'en est pas vraiment une, ni romantisme, ni même petite aventure, il s'agit en fait d'une photo prise sur le vif de quelques moment de vie des personnages. Des personnages qui ne sont pas très nombreux dans cette BD, mais ils sont décrits avec un tel soin qu'ils semblent réellement exister. Guilty est par essence un pur roman graphique, un vrai, à lire par les amateurs du genre. JJJ
La Machine à explorer le temps
Depuis que j'ai découvert cet auteur, je lis avec avidité toutes les oeuvres d'Alec Severin. Et grâce à Spooky, j'ai pu lire ce rare album. Je n'en ai pas été déçu même si Severin a fait mieux depuis à mes yeux. On retrouve aussitôt son style assez rétro tout en étant incroyablement dynamique. Sa maîtrise technique est toujours impressionnante même si elle est moindre que dans ses oeuvres plus récentes telles que Harry sauve la planète. C'est beau, souvent très beau, mais je suis un peu réservé. Je crois que cela tient grandement à la colorisation qui n'est pas à la hauteur du trait et gâche un peu l'aspect d'ensemble. Quant à l'histoire, c'est une adaptation légèrement remaniée de l'oeuvre de H.G.Wells. J'ai trouvé le début un tout petit peu rapide, car j'apprécie dans l'oeuvre originelle les arrêts dans un proche futur qui ont lieu avant le grand voyage jusqu'au 800e millénaire et qui ont ici été éludés. Mais la narration fluide et efficace prend ensuite le pas, m'ayant fait rentrer avec plaisir dans le récit de la découverte des Eloïs puis le combat contre les Morlocks. Une belle, voire très belle, adaptation. Sans doute pas la meilleure oeuvre de Severin mais une oeuvre au-dessus du lot néanmoins.
Les mesures du temps
Voilà une BD que je voulais lire depuis longtemps, depuis qu'elle est enregistrée sur BDtheque en fait. Grâce à Spooky, j'ai enfin pu la lire. Et je suis finalement à la fois satisfait de ma lecture et légèrement déçu. J'apprécie l'originalité du dessin, un style vraiment typé qui me fait un peu penser à celui de Bezian. Je lui reprocherais juste deux choses. D'abord les différents encrages suivant les époques dont certains me plaisent moyennement. D'autre part la confusion que j'ai eu à reconnaître certains visages de personnages secondaires, m'ayant obligé plusieurs fois à revenir en arrière pour voir si tel personnage était le même que tel autre. Mais je crois que ce problème vient aussi de la narration de l'histoire qui présente un certain nombre de personnages sans toujours les nommer ou seulement après-coup, m'obligeant à vérifier qui est qui dans le contexte de l'intrigue. Comme la plupart des autres lecteurs de cette BD, j'ai également beaucoup apprécié son scénario original et complexe malgré sa concision. L'idée est bonne et bien menée, me prenant au dépourvu quand j'ai réalisé que le héros n'était vraiment pas seul à bénéficier du don que lui offre sa petite horloge. Je suis cependant assez déçu par la fin à tiroir de ce récit. J'ai été surpris, agréablement ou non, par le retournement de situation du héros lui-même. Ca aurait pu être une bonne fin en soi. Mais j'ai nettement moins été convaincu par l'intérêt du coup du masque en toute fin d'histoire. C'est une fin à la Scoubidou ou quoi ? Ca n'en reste pas moins une bonne BD, au scénario original, prenant, intéressant et qui a la grande qualité de tenir avec réussite sur un unique album.
Julien Boisvert
Une série vraiment attachante, plaisante, où j'ai suivi Julien et ses "deux saisons de la vie". Julien ?... c'est d'abord un gars un peu falot, un jeune homme de bonne famille qui ne "s'en fait pas trop". Je l'ai d'abord suivi en Afrique, où ce séjour va lui enlever pas mal d'illusions. C'est d'ailleurs à ce stade là que la série va devenir plus réaliste dans son textuel et son graphisme ; adoptant même un ton dramatique peu usuel dans ce genre de BD. Débute ainsi sa "deuxième saison" et son départ vers le Mexique, puis aux USA à la recherche de son père disparu. Au fur et à mesure du développement de la série, Julien va connaître quelques aventures sentimentales, devenir papa par deux fois, acquérir une dimension vraiment humaine... Julien Boisvert ?... une série au dessin original, pour des aventures que l'on qualifiait "avant" d'exotiques ; mais où la psychologie joue également un rôle très important. J'aime beaucoup. Mais ce n'est que mon avis...
Le Démon des glaces
Très très bel album, un peu à part dans le paysage BD, y compris dans les années 1970. On voit que Tardi a lu et apprécié Jules Verne. Sa BD est donc un bel hommage, très prenant, passionnant, mais hélas un peu court. Pourtant il a fait en sorte de bien "coller" à l'oeuvre et à la technique de son modèle : découpage en chapitres, cliffhangers de fin de chapitre, personnages très intéressants, et même une petite morale finale. Côté graphisme, l'auteur nous gratifie de planches à l'ambiance polaire très réussie, dans un style à la fois neutre et efficace. S'il avait vécu un siècle plus tôt, Tardi aurait sans problème pu travailler avec Jules Hetzel pour l'édition des romans de Jules Verne.
L'Epervier
Curieuse, la genèse de "l'Epervier"... Fin 1980, le scénariste Jean-Michel Charlier propose à Pellerin de reprendre Barbe-Rouge. Deux albums s'ensuivront. En 1989, un troisième opus -entamé- s'arrête suite au décès de Charlier. Les premières pages, retravaillées, vont alors servir de base au premier tome de "L'Epervier"... Et qu'est-ce que j'ai eu plaisir à suivre les aventures de Yann de Kermeur, accusé à tort d'un assassinat. Vraiment, Pellerin signe ici une excellente série ; une des plus abouties aussi. Et c'est vrai qu'il a l'air de bien l'aimer, ce 18ème siècle, qu'il restitue ici avec une réelle beauté. J'ai vraiment apprécié ce souci du détail, ce perfectionnisme, ce pointillisme qui arrive parfois à faire d'une case -petite ou grande- une sorte d'oeuvre à part entière. Qui plus est, ce graphisme est mis au service d'une narration jamais ennuyeuse, au textuel bien réfléchi ; et qui m'a parfois donné l'impression de me trouver dans "le siècle de Yann". L'Epervier ?... un valheureux corsaire breton qui -s'il n'approche pas Surcouf- ne démérite en rien dans sa passionnante quête de la Justice. Vraiment très bien.
Carnets d'Orient
Très bon. La série -dans un premier temps- retrace "l'épopée algérienne" ; de la colonisation par les Français -en 1830- jusqu'à son indépendance. La série débute dans "Corto" n° 8 de Mai 1986. Elle se décompose en cycles ; le premier occupant les 5 premiers tomes. Le second cycle, lui, depuis 2002, est axé sur la guerre d'Algérie. Une belle série qui mêle BD, aquarelles et esquisses. Ferrandez met en scène des personnages attachants et crédibles. Et même s'il raconte la "grande" histoire, il s'attache aussi -en parallèle- à décrire les petits faits de la vie de tous les jours des femmes et des hommes. C'est en suivant Marianne et Sauveur que j'ai aussi accompagné l'auteur parti à la recherche de ses origines. Série à double lecture. Elle mêle adroitement des "histoires de l'Histoire" à un homme -l'auteur- à la recherche de ses racines. De lui-même ?...
Les Petits Ruisseaux
Une belle BD sur le 3eme age, brossant le portrait d’un veuf de 70 ans qui redécouvre la vie : amis, alcool, drogue… et même relations amoureuses ! La sexualité « chez les vieux » est un thème central de l’histoire. Mais attention, pas de mauvais goût, tout y est raconté avec pudeur, sensibilité, le plus naturellement du monde. Comme l’écrit Lymagier ci-dessous, on en aurait presque moins peur de vieillir ! Les personnages sont très attachants, et le dessin et les couleurs sont très jolis, en parfait accord avec l’ambiance « proche de la nature » qui se dégage de cette superbe BD… A lire pour passer un excellent moment de détente.
La Belle du temple hanté
La belle du temple hanté est une très belle histoire de fantômes chinois. Très belle notamment par son graphisme. Nie Chongrui nous offre des planches de toute beauté. Le trait est fin, noir et blanc, proche d'un crayonné très soigné. Chaque planche présente à vue d'oeil un travail considérable et l'album en compte une centaine. Le style est réaliste et fluide à la fois. L'auteur s'est visiblement inspiré d'un temple réel où il a réalisé la plupart de ses prises de vues avant d'imaginer un conte fantastique à base de légendes chinoises et de jeune héros au coeur pur. Si j'avais un unique reproche à faire ce serait cette légère impression que le personnage principal surjoue un peu du fait de ses mimiques physiques qui manquent un petit peu de naturel. Pour le reste, les planches de cet album valent vraiment le coup d'oeil. L'histoire est relativement simple mais tout à fait prenante. Sa narration est très bonne, ses personnages crédibles et attachants. Le récit mêle sombre fantastique comme la tradition des histoires de fantômes chinois le veut, mais aussi un peu d'humour avec les dialogues des animaux qui observent le héros, un peu d'érotisme puisque meurent ceux qui succombent à la tentation physique de la belle fantôme, et un peu d'action. Un agréable cocktail dont le résultat est tout à fait réussi. Une lecture très agréable et un vrai plaisir des yeux.