Par principe je ne conseille pas l'achat d'une BD abandonnée. C'est particulièrement frustrant de se retrouver sur les bras une très bonne BD dont on ne saura jamais la fin... Merci Clair de Lune encore une fois ! Je vais finir par ne plus lire que les one-shot de cet éditeur.
Pourtant cette BD est excellente, la plupart des personnages sont intéressants (mention spéciale au méchant à la carrure Dark-Vadorienne), l'intrigue mystico-politique est prometteuse, le rythme soutenu et le graphisme très réussi (notamment dans la colorisation qui rend très bien l'atmosphère des lieux).
Bref du gâchis.
Rahh! Cela faisait longtemps qu'un polar en bande dessinée ne m'avait pas autant remué.
Si vous avez aimé le film "Ocean Eleven", cette nouvelle série est pour vous.
L'histoire est pourtant apparemment simple : une reconstitution d'une équipe pour le casse du siècle... c'est simple mais très efficace, bougrement efficace.
Pourtant, lors de sa prépublication dans le journal Bodoï, le dessin, un trop aidé par l'informatique, m'avait quelque peu intrigué voire rebuté.
Le scénario est bien ficelé et on finit par s'habituer à l'ambiance très particulière qui se dégage de l'album.
J'espère seulement que Mariolle ne me décevra pas comme dans sa précédente série De sang froid où après un premier volume prometteur, l'histoire finissait par retomber à plat.
A l'image de la couverture très intrigante, je vous invite à lire ce premier opus, intriguant et passionnant.
Après avoir vu la série à la télé, j'ai entendu dire que le manga était mieux donc je l'ai acheté et là j'ai aimé dès le tome 1 ! Je me compare plutôt à Nana Komatsu ... et vous ?
En tout cas, c'est la série que je suis en train de lire et franchement ça vaut le coup !! C'est mon coup de coeur du moment !
a+
Roxy
Ce manga est vraiment génial. Quand j'ai acheté le tome 1, j'ai moyennement aimé mais des que j'ai lu la suite, je suis devenue accro !! En ce moment j'en suis au tome 11 et j'ai imprimé des posters pour décorer ma chambre !!
Mon personnage préféré, c'est Ayamé, le grand frère de Yuki ; il est trop marrant !
a+
Roxy
C'est un manga assez traditionnel qui nous est proposé ici, avec des héros, ou devrais je dire anti héros, vraiment très très forts, une trame qui s'étend sur 28 volumes là ou la moitié aurait suffit (je n'en suis d'ailleurs qu'au 14ième volume) et un scénario qui donne la part belle à l'action. A eux seuls, les héros sont un fléau pire que la peste ou le choléra...et stoïques en toutes circonstances.
Mais bon, c'est plutôt plaisant à lire, et je trouve que les auteurs savent nous distiller des tas de petites anecdotes historiques qui nous permettent de mieux appréhender le Japon médiéval et l'esprit du bushido, le code d'honneur des samouraïs.
Coté dessin, le fond est sympa mais les personnages sont un peu stéréotypés à mon sens.
Au final, on s'y laisse prendre avec plaisir, pour peu qu'on passe rapidement sur les fréquentes scènes de massacres quelque peu improbables.
Sur la base des dessins animés Nicky Larson de ma jeunesse, je croyais ne pas trop accrocher à ce manga. Je trouvais ces animés sympas et divertissants mais sans plus.
Mais City Hunter est assez différent. D'emblée, je trouve le manga plus adulte. Plus adulte dans les intrigues thriller dans lesquelles le héros n'hésite pas à tuer, voire à exterminer ses ennemis. Et aussi plus adulte dans son humour, nettement plus en dessous de la ceinture que dans l'animé qui restait relativement enfantin.
J'apprécie beaucoup le dessin de Tsukasa Hojo. Dynamique et soigné à la fois, il assure vraiment, surtout pour l'époque (années 80) où les mangas, à quelques exceptions près, n'étaient pas terribles à mon goût.
Je ne lui ferais que quelques petits reproches. Le fait que les visages des personnages soient tout de même souvent trop ressemblants. Le fait que Kaori soit un peu trop mignonne pour qu'on trouve crédible que les protagonistes du manga puisse la confondre avec un homme. Le fait que les coiffures eighties de certaines ''Femmes fatales'' soient franchement démodées. Et pour finir, le fait que les couleurs des quelques histoires concernées que nous offre l'édition française actuelle ne soient vraiment pas terribles : je préfère nettement les passages en noir et blanc.
Cela fait 4 petits reproches, mais ils sont vraiment négligeables : le dessin de Hojo est vraiment bon et super agréable à lire.
Quant aux histoires, je dois dire ne pas tellement accrocher aux intrigues thriller. D'abord parce que les thrillers/policiers, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais aussi parce que je les trouve quand même souvent bidons. Même si les scénarios sont variés, l'aspect surhumain de Ryo Saeba, tireur d'élite, bagarreur d'élite, génie de la stratégie et de la débrouille, finit toujours par ressortir et hop, l'affaire est pliée.
Et pourtant, j'ai lu les nombreuses aventures de City Hunter avec un réel plaisir car ces intrigues ne sont pour moi que des prétextes à mettre en scène l'humour de Hojo et le personnage excellent qu'est Ryo Saeba. C'est toujours en dessous de la ceinture, souvent très lourd (le kiki de Nicky à toutes les sauces), mais ça me fait vraiment marrer (sauf quand ça tourne un peu pipi-caca-popo). Les situations sont bien amenées et vraiment cocasses. Et même si c'est parfois un peu répétitif, le personnage contrasté de Ryo rend ces scènes toujours d'autant plus drôles.
Bref, City Hunter est pour moi un manga de divertissement et d'humour de belle qualité où l'aspect thriller n'est à mes yeux qu'un prétexte ludique.
Madelin, le Clown Tournaisien, Arnaud Cambier, Cambier éditions, 2006.
Professeur de Religion à la Sainte-Union de la Chaussée de Lille, Arnaud Cambier vient de publier – sorti des presses de Carré Noir - « Madelin, le clown tournaisien ».
Les aventures surréalistes de ce clown se situent dans un Tournai fantastique et fabuleux. Une ville comme désertée mais où la Cathédrale aux Cinq Clochers apparaît comme le centre nucléaire, comme l’arrière-plan nécessaire et fondateur.
Pourtant, avec Madelin, nous sommes au-delà de tout temps, voire au-delà de tout espace. Car « les Tournaisiens ont peut-être pris l’habitude de vivre en sous-sol, comme l’un des héros de l’histoire, Xadeco, pour puiser leur créativité magico-clownesque dans les entrailles de la terre », confie Arnaud Cambier.
Avec Madelin, nous entrons également en connexion directe avec le monde médiéval et, plus particulièrement, avec le monde des fous. Des fous du roi. Ceux qui peuvent se permettre d’énoncer haut et fort toutes les vérités. Même les plus osées. Même les plus cruelles. Madelin fait sans aucun doute partie de ces révoltés pacifiques qui disent avec poésie et humour les travers de notre société de consommation.
Ce qui frappe également dans le livre, c’est la présence – non seulement de la Cathédrale, comme nous l’évoquions – mais aussi des principaux monuments de la cité scaldéenne. Comme le Beffroi, le Pont des Trous, les maisons romanes et la gare de Tournai, œuvre de Bruno Renard. Même les faubourgs sont évoqués – ce qui ne déplaira pas à Daniel Barbez,le chantre du Pays Blanc – puisque les chaufours sont mis eux aussi en exergue. Enfin, le folklore et les traditions quittent leur tanière – à la manière d’Alice au Pays des Merveilles – avec un lapin perdu dont le prénom n’est autre que Lundi, référence évidente – on l’aura compris – avec la tradition du même nom située juste après l’Epiphanie.
Ce que nous avons apprécié aussi, c’est le moyen de transport utilisé dans la ville. Le petit train touristique devient aérien et tous les problèmes de mobilité contemporains sont comme effacés, comme gommés pour la plus grande joie du lecteur et des Tournaisiens eux-mêmes.
A lire, à découvrir sur les presses de Carré Noir (Jean Delaunoy).
Au prix de 9 euros, le livre est en vente chez Fanfula (Piétonnier) et Kazébul (Rue Royale) à Tournai.
P.S. : Outre la Bande Dessinée, belle interview de Jérémie Brasseur – rédacteur au Journal « Dimanche » - qui campe fort bien à la fois Arnaud Cambier et ses personnages chimériques.
Un joli diptyque à moins de 20 euros, ça se fête !
Le dessin est original, les personnages sont attachants. L'histoire coule de source, tout est limpide et on passe vraiment un bon moment à la lecture.
Le cadre de l'histoire est un bordel, l'héroïne est une vierge. Passez au shaker on obtient une enquête policière pleine d'humour.
Que dire de plus, quand on aime, on n'explique pas tout !
Moi qui n’avais pas spécialement été emballé par Bunker et étais pour le moins complètement resté insensible au trop poussif Le Temps des loups, je me vois offrir la possibilité de me réconcilier avec les productions de Bec avec ce premier tome de Carthago que je trouve complètement réussi et carrément emballant.
Les raisons en sont simples, Carthago possède ni plus ni moins toutes les qualités qu’on demande généralement à une bonne bd de divertissement : de bons dessins (ceux de Henninot sont tout simplement magistraux, perfection de la mise en scène, beauté des compositions de planches), un scénario qui ménage le suspense et fasse rêver. C’est le cas ici avec une très bonne mise en place de tous les protagonistes qui, sans être laborieuse, expose tout avec clarté tout en procurant déjà une bonne dose de suspense.
L'album s'impose en une cinquantaine de pages comme le tome 1 indispensable du moment, le prologue de ce qui pourrait devenir, si les auteurs continuent sur leur lancée, une très grande série populaire de genre. A l'image d'un Sanctuaire ou d'un UW1.
Enfin une autre BD de l'auteur de l'excellent Rookies.
Il s'agit ici d'une succession de nouvelles, la principale (ayant donné son nom au recueil) étant bien plus longue que les autres. Le niveau est certes inégal, mais toujours très sentimental, certaines étant même excessivement poignantes. Du grand art, à réserver toutefois à un public averti (certaines scènes étant assez dures et montrées sans concession).
Le dessin est toujours aussi magistral, avec les inimitables "gueules" de l'auteur.
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Méridionn
Par principe je ne conseille pas l'achat d'une BD abandonnée. C'est particulièrement frustrant de se retrouver sur les bras une très bonne BD dont on ne saura jamais la fin... Merci Clair de Lune encore une fois ! Je vais finir par ne plus lire que les one-shot de cet éditeur. Pourtant cette BD est excellente, la plupart des personnages sont intéressants (mention spéciale au méchant à la carrure Dark-Vadorienne), l'intrigue mystico-politique est prometteuse, le rythme soutenu et le graphisme très réussi (notamment dans la colorisation qui rend très bien l'atmosphère des lieux). Bref du gâchis.
Smoke City
Rahh! Cela faisait longtemps qu'un polar en bande dessinée ne m'avait pas autant remué. Si vous avez aimé le film "Ocean Eleven", cette nouvelle série est pour vous. L'histoire est pourtant apparemment simple : une reconstitution d'une équipe pour le casse du siècle... c'est simple mais très efficace, bougrement efficace. Pourtant, lors de sa prépublication dans le journal Bodoï, le dessin, un trop aidé par l'informatique, m'avait quelque peu intrigué voire rebuté. Le scénario est bien ficelé et on finit par s'habituer à l'ambiance très particulière qui se dégage de l'album. J'espère seulement que Mariolle ne me décevra pas comme dans sa précédente série De sang froid où après un premier volume prometteur, l'histoire finissait par retomber à plat. A l'image de la couverture très intrigante, je vous invite à lire ce premier opus, intriguant et passionnant.
Nana
Après avoir vu la série à la télé, j'ai entendu dire que le manga était mieux donc je l'ai acheté et là j'ai aimé dès le tome 1 ! Je me compare plutôt à Nana Komatsu ... et vous ? En tout cas, c'est la série que je suis en train de lire et franchement ça vaut le coup !! C'est mon coup de coeur du moment ! a+ Roxy
Fruits Basket
Ce manga est vraiment génial. Quand j'ai acheté le tome 1, j'ai moyennement aimé mais des que j'ai lu la suite, je suis devenue accro !! En ce moment j'en suis au tome 11 et j'ai imprimé des posters pour décorer ma chambre !! Mon personnage préféré, c'est Ayamé, le grand frère de Yuki ; il est trop marrant ! a+ Roxy
Lone Wolf & Cub
C'est un manga assez traditionnel qui nous est proposé ici, avec des héros, ou devrais je dire anti héros, vraiment très très forts, une trame qui s'étend sur 28 volumes là ou la moitié aurait suffit (je n'en suis d'ailleurs qu'au 14ième volume) et un scénario qui donne la part belle à l'action. A eux seuls, les héros sont un fléau pire que la peste ou le choléra...et stoïques en toutes circonstances. Mais bon, c'est plutôt plaisant à lire, et je trouve que les auteurs savent nous distiller des tas de petites anecdotes historiques qui nous permettent de mieux appréhender le Japon médiéval et l'esprit du bushido, le code d'honneur des samouraïs. Coté dessin, le fond est sympa mais les personnages sont un peu stéréotypés à mon sens. Au final, on s'y laisse prendre avec plaisir, pour peu qu'on passe rapidement sur les fréquentes scènes de massacres quelque peu improbables.
City Hunter
Sur la base des dessins animés Nicky Larson de ma jeunesse, je croyais ne pas trop accrocher à ce manga. Je trouvais ces animés sympas et divertissants mais sans plus. Mais City Hunter est assez différent. D'emblée, je trouve le manga plus adulte. Plus adulte dans les intrigues thriller dans lesquelles le héros n'hésite pas à tuer, voire à exterminer ses ennemis. Et aussi plus adulte dans son humour, nettement plus en dessous de la ceinture que dans l'animé qui restait relativement enfantin. J'apprécie beaucoup le dessin de Tsukasa Hojo. Dynamique et soigné à la fois, il assure vraiment, surtout pour l'époque (années 80) où les mangas, à quelques exceptions près, n'étaient pas terribles à mon goût. Je ne lui ferais que quelques petits reproches. Le fait que les visages des personnages soient tout de même souvent trop ressemblants. Le fait que Kaori soit un peu trop mignonne pour qu'on trouve crédible que les protagonistes du manga puisse la confondre avec un homme. Le fait que les coiffures eighties de certaines ''Femmes fatales'' soient franchement démodées. Et pour finir, le fait que les couleurs des quelques histoires concernées que nous offre l'édition française actuelle ne soient vraiment pas terribles : je préfère nettement les passages en noir et blanc. Cela fait 4 petits reproches, mais ils sont vraiment négligeables : le dessin de Hojo est vraiment bon et super agréable à lire. Quant aux histoires, je dois dire ne pas tellement accrocher aux intrigues thriller. D'abord parce que les thrillers/policiers, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais aussi parce que je les trouve quand même souvent bidons. Même si les scénarios sont variés, l'aspect surhumain de Ryo Saeba, tireur d'élite, bagarreur d'élite, génie de la stratégie et de la débrouille, finit toujours par ressortir et hop, l'affaire est pliée. Et pourtant, j'ai lu les nombreuses aventures de City Hunter avec un réel plaisir car ces intrigues ne sont pour moi que des prétextes à mettre en scène l'humour de Hojo et le personnage excellent qu'est Ryo Saeba. C'est toujours en dessous de la ceinture, souvent très lourd (le kiki de Nicky à toutes les sauces), mais ça me fait vraiment marrer (sauf quand ça tourne un peu pipi-caca-popo). Les situations sont bien amenées et vraiment cocasses. Et même si c'est parfois un peu répétitif, le personnage contrasté de Ryo rend ces scènes toujours d'autant plus drôles. Bref, City Hunter est pour moi un manga de divertissement et d'humour de belle qualité où l'aspect thriller n'est à mes yeux qu'un prétexte ludique.
Madelin - Le Clown tournaisien
Madelin, le Clown Tournaisien, Arnaud Cambier, Cambier éditions, 2006. Professeur de Religion à la Sainte-Union de la Chaussée de Lille, Arnaud Cambier vient de publier – sorti des presses de Carré Noir - « Madelin, le clown tournaisien ». Les aventures surréalistes de ce clown se situent dans un Tournai fantastique et fabuleux. Une ville comme désertée mais où la Cathédrale aux Cinq Clochers apparaît comme le centre nucléaire, comme l’arrière-plan nécessaire et fondateur. Pourtant, avec Madelin, nous sommes au-delà de tout temps, voire au-delà de tout espace. Car « les Tournaisiens ont peut-être pris l’habitude de vivre en sous-sol, comme l’un des héros de l’histoire, Xadeco, pour puiser leur créativité magico-clownesque dans les entrailles de la terre », confie Arnaud Cambier. Avec Madelin, nous entrons également en connexion directe avec le monde médiéval et, plus particulièrement, avec le monde des fous. Des fous du roi. Ceux qui peuvent se permettre d’énoncer haut et fort toutes les vérités. Même les plus osées. Même les plus cruelles. Madelin fait sans aucun doute partie de ces révoltés pacifiques qui disent avec poésie et humour les travers de notre société de consommation. Ce qui frappe également dans le livre, c’est la présence – non seulement de la Cathédrale, comme nous l’évoquions – mais aussi des principaux monuments de la cité scaldéenne. Comme le Beffroi, le Pont des Trous, les maisons romanes et la gare de Tournai, œuvre de Bruno Renard. Même les faubourgs sont évoqués – ce qui ne déplaira pas à Daniel Barbez,le chantre du Pays Blanc – puisque les chaufours sont mis eux aussi en exergue. Enfin, le folklore et les traditions quittent leur tanière – à la manière d’Alice au Pays des Merveilles – avec un lapin perdu dont le prénom n’est autre que Lundi, référence évidente – on l’aura compris – avec la tradition du même nom située juste après l’Epiphanie. Ce que nous avons apprécié aussi, c’est le moyen de transport utilisé dans la ville. Le petit train touristique devient aérien et tous les problèmes de mobilité contemporains sont comme effacés, comme gommés pour la plus grande joie du lecteur et des Tournaisiens eux-mêmes. A lire, à découvrir sur les presses de Carré Noir (Jean Delaunoy). Au prix de 9 euros, le livre est en vente chez Fanfula (Piétonnier) et Kazébul (Rue Royale) à Tournai. P.S. : Outre la Bande Dessinée, belle interview de Jérémie Brasseur – rédacteur au Journal « Dimanche » - qui campe fort bien à la fois Arnaud Cambier et ses personnages chimériques.
Miss Pas Touche
Un joli diptyque à moins de 20 euros, ça se fête ! Le dessin est original, les personnages sont attachants. L'histoire coule de source, tout est limpide et on passe vraiment un bon moment à la lecture. Le cadre de l'histoire est un bordel, l'héroïne est une vierge. Passez au shaker on obtient une enquête policière pleine d'humour. Que dire de plus, quand on aime, on n'explique pas tout !
Carthago
Moi qui n’avais pas spécialement été emballé par Bunker et étais pour le moins complètement resté insensible au trop poussif Le Temps des loups, je me vois offrir la possibilité de me réconcilier avec les productions de Bec avec ce premier tome de Carthago que je trouve complètement réussi et carrément emballant. Les raisons en sont simples, Carthago possède ni plus ni moins toutes les qualités qu’on demande généralement à une bonne bd de divertissement : de bons dessins (ceux de Henninot sont tout simplement magistraux, perfection de la mise en scène, beauté des compositions de planches), un scénario qui ménage le suspense et fasse rêver. C’est le cas ici avec une très bonne mise en place de tous les protagonistes qui, sans être laborieuse, expose tout avec clarté tout en procurant déjà une bonne dose de suspense. L'album s'impose en une cinquantaine de pages comme le tome 1 indispensable du moment, le prologue de ce qui pourrait devenir, si les auteurs continuent sur leur lancée, une très grande série populaire de genre. A l'image d'un Sanctuaire ou d'un UW1.
Shiba Inu
Enfin une autre BD de l'auteur de l'excellent Rookies. Il s'agit ici d'une succession de nouvelles, la principale (ayant donné son nom au recueil) étant bien plus longue que les autres. Le niveau est certes inégal, mais toujours très sentimental, certaines étant même excessivement poignantes. Du grand art, à réserver toutefois à un public averti (certaines scènes étant assez dures et montrées sans concession). Le dessin est toujours aussi magistral, avec les inimitables "gueules" de l'auteur.