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Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tante Lydie et moi
Tante Lydie et moi

Cet album aurait pu s'appeler "Ces petites choses qui nous cassent les couilles au quotidien, mais qui font le sel de la vie". C'est un peu comme ça qu'on pourrait le résumer. Barranger nous emmène sur les chemins de la vie, sur celle des petites et grosses contrariétés, sur les aléas de la vie, mais aussi sur les traces d'un vieil homme qui aime bien faire des farces au crépuscule de sa vie. Le destin de Clémence est tellement émouvant qu'on ne peut, même malgré ce qu'elle fait à ses parents, réellement lui en vouloir. C'est frais, c'est surprenant, c'est vraiment bon. Et le dessin de l'auteur est très agréable, malgré une orientation semi réaliste qui peut surprendre de prime abord. Attention aux personnages qui s'entrecroisent, ça peut dérouter pendant quelques minutes, mais franchement c'est un excellent one shot, qui vaut le détour, et l'achat.

22/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Poupée d'Ivoire
Poupée d'Ivoire

L'histoire d'amour entre le barbare Timok et l'asiatique Yu-Lien, une histoire qui débute par une rencontre lors d'un pillage commis par les hommes de Timok, et si ce dernier épargne la jeune femme, elle ne cessera de le hanter au point qu'il commet l'imprudence de pénétrer dans une ville de "l'Empire du Milieu" pour la retrouver. Son but est atteint, mais au prix de la vie des guerriers qui l'avaient suivi, si bien que son père, Kaliber Khan, en profite pour le bannir en condamnant sa témérité. Timok et Yu-Lien sont contraints de fuir, ils apprendront à se connaître malgré leurs différences avant de se séduire. Le couple errera aux confins de l'Asie, se libérant de la haine de Kaliber, croisant la terrible Scythe Gorytuse ou encore un mystérieux roi des singes... Les aventures des deux jeunes gens sont en effet pleines de rebondissements, de bruit et de fureur, où des personnages sans concession sont obligés de lutter pour exister dans un univers sauvage. Puissante et lyrique, cette évocation de chocs de cultures est servie par le dessin plein de fougue et de virtuosité de Franz, dont le texte vivant teinté d'humour imprime un grand caractère à ses héros. La plongée dans l'Asie du onzième siècle où se brassent plusieurs civilisations permet une exploration historique mais jamais didactique tout en restant extrêmement moderne dans la narration et en donnant de la couleur au récit en fournissant de nombreux détails insolites. Le souffle de l'aventure est bien présent, nourri ici de violence et d'érotisme, pour une grande réussite originale et humaine située dans des décors exotiques et superbes. Inachevée par Franz à sa disparition, cette saga connaît un épilogue de quelques pages écrit par François Cortegianni et dessiné par Michel Faure plutôt bien vu.

22/04/2007 (modifier)
Couverture de la série La Légende des nuées écarlates
La Légende des nuées écarlates

Le Japon médiéval avec des samouraïs et une pointe de fantastique, voilà ce que nous propose "La Légende des nuées écarlates". Le dessin est absolument magnifique. Il est dynamique et tranchant. Grosse claque visuelle. Le nombre de détails de certaines planches est à couper le souffle. Plus qu'un dessin c'est tout simplement de l'art ! Note : 5/5 Le scénario est un peu moins bon mais reste très correct. Il me rappelle la série Okko mais me capte un peu moins. Je suis impatient de connaître la suite pour résoudre tous les mystères que ce premier tome nous distille. La petite touche fantastique apporte vraiment un plus à l'histoire. Note : 3.75/5 Les personnages sont ultra charismatiques, surtout les 2 samouraïs ennemis : Raido et Nobu Fudo ! Leur apparence est très travaillée. BD à découvrir qui ravira les fans déjà nombreux d'Okko !

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Géographie martienne
Géographie martienne

Note approximative : 3.5/5 Une série qui m'était passée totalement inaperçue jusqu'à présent mais que je découvre avec plaisir. J'apprécie beaucoup le dessin de Sergio Garcia. Il y a dans son trait une très légère réminiscence de Moebius mais il a un style malgré tout bien à lui. Techniquement, il est bon sans être parfait. Ses perspectives sont souvent approximatives. Mais ce dessin a un véritable charme à mes yeux et je parcours les planches avec un vrai plaisir des yeux. D'autant plus que je trouve les couleurs excellentes. Belles, harmonieuses, profondes, elles donnent une vraie âme à la BD. En tout cas les couleurs des 2 premiers tomes car celles du 3e tome sont légèrement différentes, toujours aussi maîtrisées mais elles me plaisent moins dans leurs choix. Le récit quant à lui est plus proche de la fantaisie que de la science-fiction. La planète Mars qui est imaginée là aurait été colonisée en 1962, son atmosphère serait respirable, et toute une société humaine complexe et diversifiée en aurait colonisé chaque recoin. Comme une nouvelle Terre, mais où l'imagination est plus libre. Chaque tome forme une histoire complète aux thématiques différentes. Le premier raconte l'arrivée de Horacio sur Mars, sa rencontre avec celui qui deviendra son grand ami Tchang, et leur implication dans un complot policier contre des terroristes Utopistes. Ambiance découverte d'un nouveau monde et intrigue policière avec trahisons à la clé. Le second mène nos deux héros à l'intérieur du Mont Olympe, dans une prison dont ils cherchent à s'évader. L'ambiance est ici bien plus fantaisiste, avec de nombreuses analogies et références à la mythologie grecque, le labyrinthe, le minotaure, Electre, Icare, Vulcain, etc. Le troisième voit nos deux héros perdus dans le grand désert de Mars, Domus, où ils vont assister à la confrontation entre deux peuplades, des fanatiques religieux opposés à un peuple adepte de la nature et de la culture littéraire. Dans tout cela, situer l'action sur Mars semble donc n'être qu'un prétexte à imaginer un monde différent du nôtre et des lieux et personnages symboliques. Les récits sont souvent relativement légers dans leur narration. C'est fluide, même si j'avoue avoir été un peu confus à certains passages. L'atmosphère est un petit peu onirique, on suit ces aventures avec un certain détachement, ce qui n'est pas des plus déplaisants. Seul reproche, les scénarios m'ont semble un peu trop légers. Leurs petits goûts acidulés disparaissent rapidement en bouche et on termine rapidement chaque album sans qu'il vous marque plus que cela. En outre, il ne se forme pas de récit vraiment construit au fil des tomes, chaque histoire étant presque indépendante. Les intrigues ont donc un aspect un peu vain alors que j'aurais espéré plus de consistance à l'ensemble. Je reste cependant sur une bonne impression du fait du dessin, des couleurs et de l'originalité charmante de cette planète Mars imaginaire.

22/04/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Passage Afghan
Passage Afghan

Cet album est très intéressant car il est raconté pour moitié sous forme de roman graphique "à chaud" après son retour d'Afghanistan (pas très très bien dessiné mais ça passe) et pour autre moitié de manière purement littéraire. Ted Rall est un journaliste américain qui après les événements du 11 septembre décide d'aller sur place, chez "l'axe du mal" et d'avoir ainsi une source d'informations autre que celle des médias américains. Ce point de vue est d'autant plus rare qu'il est rapporté par un américain (faut quand même en vouloir alors que leurs avions bombardaient le pays de manière pas si chirurgicale que cela au même moment), qu'il donne une autre vision : en gros avec ou sans Talibans c'est plus ou moins pareil, mêmes conditions pour les femmes par exemple. Donc les médias nous racontent un petit peu n'importe quoi des fois car le seul roi est le dollar dans ce pays pauvre où certains ont bien vu l'aubaine de l'arrivée de tous ces pigeons occidentaux aux poches remplies de billets. Certains ne reverront jamais leur pays d'ailleurs face aux meurtres crapuleux, l'auteur lui-même y échappera de peu. Sur le mode Le Photographe, mais relaté d'une manière différente. Les 2 sont à lire.

22/04/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Supermurgeman
Supermurgeman

"Supermurgeman" est assez proche dans le ton d'un Pascal Brutal de Riad Sattouf. On retrouve le petit humour avec une grosse brute pas très raffinée, en l'occurence Supermurgeman est le type du héros qui fait sourire rien que sur sa carte de visite. A l'instar de Popeye et de sa boîte d'épinards, Supermurgeman avale une supermurgebière qu'il sort de son slip tarzanesque pour éliminer d'un flux de gerbe ses adversaires. Parmi eux, on trouve Etron man (un tas de merde look Barbapapa), les employés de la multinationale Sofrocogedec dont les VRP se rapprochent parfois un peu trop de la femme de notre héros dans sa maison sans mur. Le dessin et ses couleurs ont une petite touche comics je trouve. Je mets 4 étoiles finalement car j'ai bien aimé le tome 3 dont la couverture est très démonstrative et qui mélange petites histoires individuelles qui semblent ressorties d'anciennes idées et plaquées là. On trouve les différents personnages (le professeur, le gamin Nouredine, etc.) dans leur galère contre les éditions Atlaz et des clins d'oeil à ma culture, entre autres Star Wars, Dragon Ball Z :), on découvre la source de la supermurgebière et bien d'autres.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Santa Claus
Santa Claus

Voilà une BD qui ne payait pas de mine à mes yeux mais qui m'a agréablement convaincu au final. Couvertures et dessins de cet album font penser à un mélange entre des contes rétros et un peu désuets pour enfants et ces livres sur le royaume des fées et autres pays des elfes qui fleurissent dans les librairies depuis quelques années. A feuilleter les planches, on se dit que le dessin est bien mignon mais que bon... il est bien mignon, quoi. On y croise en effet de gentils géants au nez rouge, des elfes façon gnomes rigolos à gros nez et des jolies petites nymphes des bois. Bref, c'est rond et c'est joli, du genre qui plait bien aux enfants. Mais à la lecture, le dessin se révèle plaire également très vite au lecteur adulte que je suis, car il est très soigné, maîtrisé et vraiment bon au final. Bref, c'est du bon boulot, graphiquement parlant, et tout à fait fluide et plaisant à lire à tout âge. Quant au récit, il imagine avec réussite une légende ou bien la légende de l'apparition de Santa Claus, le Père Noël. Claus s'y avère être un orphelin recueilli par le petit peuple de la forêt et qui, avec l'aide des elfes et autres créatures magiques, va devenir peu à peu le héros de Noël que l'on connaît. La création du personnage est à la fois magique et bien construite. On suit le cheminement de sa carrière, l'apparition successive de chacun des symboles de ce qui fait la fête de Noël de nos jours et tout le mythe se construit peu à peu sous nos yeux, loin, très loin de la dérive commerciale que subissent de nos jours les fêtes de Noël. C'est mignon, bien raconté, assez intelligent, prenant et comme le tout est visuellement très bien présenté, cela nous donne donc au final une très bonne BD qui redore à mes yeux le blason de l'esprit de Noël.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Caverne du souvenir
La Caverne du souvenir

Note approximative : 3.5/5 Je l'avoue sans honte, je ne suis pas totalement objectif dans ma notation car je suis un grand amateur d'Andreas et, alors que je craignais être déçu par cette BD dont on me disait qu'elle n'était que très moyenne, j'ai finalement eu une agréable surprise à sa lecture. C'est surtout au niveau graphique que j'ai été satisfait. A l'époque de la parution de cette BD, Andreas en était à un moment charnière de sa carrière, les 2 premiers Rork étaient parus mais pas encore les 5 suivants qui allaient donner une direction nouvelle à sa série, seul le premier Cromwell Stone était dessiné et seul l'album Cyrrus du diptyque Cyrrus / Mil. C'était donc le moment, à mes yeux, où Andreas allait commencer à se sublimer et se séparer de ses premières influences, Lovecraft essentiellement pour les scénarios et ses différents maîtres et écoles d'art pour le graphisme. Les planches de La Caverne du Souvenir m'ont grandement plu. Leur esthétique est travaillée et équilibrée. Tant au niveau des couleurs que du trait et de la composition, je trouve cela beau. Chaque planche est un vrai plaisir visuel pour l'amateur que je suis. Quant au scénario, c'est vrai qu'il est relativement léger. Mais j'ai été rassuré quand j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas simplement de l'adaptation d'une ou plusieurs légendes celtiques, mais d'une vraie histoire complète et originale, mêlant plusieurs mythologies, celtiques mais aussi nordiques, dans une intrigue où symbolisme, monde moderne et imaginaire sont liés. C'est plaisant à lire, parfois relativement prévisible mais je me suis laissé bercer par le rythme doux et rêveur du récit. Amateur de celticisme, il faut dire que j'y étais prédisposé. Bref, c'est vrai que nous sommes loin des chefs-d'œuvre d'Andreas que sont pour moi Rork, Capricorne et Arq, peut-être pas graphiquement certes mais au niveau de la force du récit. Toutefois cela reste pour moi une bonne BD dont je conseille la lecture, d'autant plus si vous êtes fan de l'auteur.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le dernier Troyen
Le dernier Troyen

Note approximative : 3.5/5 Comme pour Le Fléau des Dieux, mon intérêt pour cette BD est allé croissant au fil des tomes. Malgré un dessin réaliste et fin et malgré l'ambitieux décor d'Antiquité Galactique de Valérie Mangin, le premier tome n'avait en effet pas suffi à me convaincre. Reprenant de manière un peu trop proche du mythe la chute de Troie, j'avais en effet l'impression de n'y lire que du déjà-vu transposé dans le futur. Les personnages aux traits trop parfaits de Créeuse et d'Enée m'étaient même assez antipathiques. Mais les tomes suivants voient le scénario devenir plus innovant puisqu'il vient à combiner l'Enéïde et l'Odyssée, mais aussi nombre d'autres mythes de la Grèce Antique. Toujours aussi fin et détaillé, le dessin lui aussi finit par me plaire davantage, peut-être parce que les visages des personnages sont un peu moins lisses ou peut-être simplement parce que je m'y suis habitué. Je ne suis pas tellement accro à ce type de série où chaque tome amène un nouveau décor et de nouvelles péripéties à la manière d'une étape dans un périple aventureux, mais j'ai lu chaque tome avec intérêt et envie d'en savoir plus à chaque fin de page. Une bonne lecture de divertissement qui réutilise avec un certain succès les grands mythes de la Grèce Antique et qui donne un peu plus de profondeur à l'univers de Le Fléau des Dieux.

21/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Bouffe-Doublon
Bouffe-Doublon

Les aventures de Bouffe-Doublon, ou les péripéties que doit affronter une fieffée canaille pour récupérer son trésor perdu dans une île lointaine peuplée de sauvages très menaçants. Rusé et charismatique en diable, notre personnage devra user de persuasion pour convaincre toutes sortes d'aventuriers de le suivre dans sa course au butin, sans bien évidemment jamais se faire doubler. Pleine de fougue et d'humour, une série qui ne se prend pas au sérieux et réussit pleinement à faire revivre l'univers des histoires de pirates. Certes, il ne faut pas juger trop sévèrement certains éléments de l'histoire pour profiter de l'hommage rendu à un genre tombé en désuétude, splendidement reconstitué par le dessin vif et détaillé de Cassini qui évolue au fil des tomes vers la couleur directe. Classique probablement, mais dans le bon sens du terme, une histoire contée à toute vitesse et sans prétention, c'est à dire une réussite très sympathique.

21/04/2007 (modifier)