Une oeuvre qui exploite des lieux communs du western, mais l'oeuvre d'un auteur en pleine possession de son style, humain et généreux, avec une pointe de pessimisme qui revisite le genre avec une belle réussite à la clé.
L'histoire est celle de deux fillettes enlevées par les Crows, l'une sera partagée entre Salmon Leap, l'indien qui l'a sauvé de ses ravisseurs, et Llogan Juball, jeune blanc qui a assisté au massacre de leurs parents et se jure de retrouver les deux fillettes.
Hélas, cette quête se fera dans un nouveau monde en ébullition, où les haines et les incompréhensions vont contrarier les destins des héros.
Superbes reconstitutions peuplées de personnages originaux et complexes, le récit est bâti sur une narration qui n'a pas besoin de mots pour faire passer des émotions tant le dessin "parle" par lui-même. Franz savait donner du souffle et du relief à ses images en même temps que la personnalité des personnages se reflète à travers leurs expressions remarquablement croquées. L'auteur crée un univers remarquable reposant sur l'équilibre entre son dessin et le texte où les émotions se bousculent pour constituer un voyage magnifique dans l'ouest sauvage, qui évoque au fond l'inadaptabilité à leur civilisation, de héros en marge.
Franz a su trouver le ton juste pour créer un album réaliste, qui se termine d'une façon particulièrement originale et nostalgique. Bouleversant et indispensable.
Ce premier tome nous lance dans ce nouveau cycle d'une façon lente mais intelligente. Toute l'intrigue, les différents personnages, le contexte sur terre, etc nous sont donnés. Ce premier tome est en fait une introduction. La "vraie" aventure ne commencera que dans le tome 2 mais cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien bien au contraire.
On assiste à quelques rebondissements sur Antarès et dans la vie de Kim qui donnent l'eau à la bouche.
Pour les dessins, comme dans les 2 premiers cycles, les expressions des personnages sont très figées. C'est pour moi le point faible de la série. Pour le reste j'aime beaucoup surtout les paysages et les animaux des planètes colonisées. Quelle imagination !
Je recommande donc sans hésitation Antarès mais avec l'obligation de lire les 2 premiers cycles pour ne rien perdre de la profondeur de l'histoire qui commence dans ce 3ème cycle.
Antarès a tout ce qu'il faut pour être aussi bon qu'Aldébaran et Bételgeuse.
Le premier volume de ce nouveau cycle est une longue introduction bien menée, qui tranche avec les épisodes précédents. En effet, on retrouve Kim dans un décor inhabituel, un Paris asphyxié par la pollution et les décombres d'une guerre.
Loin des terres vierges qu'elle affectionne, Kim affronte en outre la civilisation, ses excès, et la médiatisation croissante de sa personne.
Léo ici, se moque de lui-même et des critiques que l'on porte souvent sur les tenues légères et fort peu affriolantes de Kim (voir, à la page 21, les remarques de sa colocatrice).
Léo mène de front plusieurs intrigues dans ce nouvel opus, à la fois assez bavard, et riche en rebondissements. Des motivations des financeurs de la colonisation d' Antarès, aux déboires de Kim, en passant par les aventures des trois scientifiques sur Antarès, nous n'avons pas le temps de nous ennuyer!
Le bestiaire est toujours aussi savoureux, et le dessin de Léo est égal à lui même, avec les mêmes travers. Il ne se départit pas en effet du côté « publicité ultrabrite» de ses personnages (la page 22 en est un exemple éclatant !).
Enfin, Léo a osé nous laisser dans une situation angoissante...
Vivement la suite.
Une petite BD rafraîchissante, sur un concept rigolo : une « caméra » fixe, qui ne bouge jamais, et observe les gens qui passent. Colleur d’affiche du FN qui se fait surprendre, sortie d’école, gars qui promène son chien… le tout est rempli d’humour, un humour fin et de bon goût.
Le dessin me rappelle un peu celui de "Sempé" – ligne clair, beaucoup de détails. Il est maîtrisé et très joli.
Ca se lit un peu vite (une 30aine de pages seulement), mais comme ça coûte une bouchée de pain, et qu’on peut y revenir de temps à autre, je vous conseille de vous procurer cette rare BD, si vous arrivez à mettre la main dessus.
Dès la première planche du premier tome, le ton est différent de celui de la série originale contant les aventures du lieutenant Blueberry : une absence de textes, mais uniquement des dates inscrites sur des images fortes de pillages perpétrés par des indiens.
Le style est donné, davantage visuel, une mise en image aérée, cette série impose sa propre identité car William Vance l'illustre avec son propre vécu, son dessin nerveux bien connu sans chercher à s'approcher du graphisme de Jean Giraud.
Ce dernier s'est réservé l'emploi de scénariste et construit une excellente intrigue pleine de mouvement et d'humour, il abandonne donc les textes descriptifs pour se concentrer sur des dialogues bien sentis qui nous valent de cinglantes réparties entre de solides personnages.
La violence est très spectaculaire et sanglante, et une pointe d'érotisme pimente également le récit.
Michel Rouge succède à Vance sur le troisième tome où son dessin se révèle beaucoup plus proche de celui de Giraud, mais il possède une réelle identité et il confirme le talent d'un grand dessinateur de western. Le scénariste réussit encore un excellent scénario où il réserve quelques surprises dans sa mise en scène. Notons que comme dans le précédent tome, Red Neck apparaît, ainsi que Jim Mc Clure furtivement.
Une belle expérience que cette série, à laquelle on ne peut que reprocher une chose : sa brièveté. Dommage en effet de ne pouvoir profiter du graphisme de Michel Rouge que sur un seul et unique tome. Mais réjouissons-nous tout de même de ces albums qui figurent parmi les meilleurs mettant en scène Blueberry depuis la disparition de Jean-Michel Charlier.
Retour à Rockwell Town, puisqu' "Un paradis distant" est en fait la suite de Big Bill est mort. Le dessin est toujours aussi beau et coloré. L’histoire se déroule quelques années plus tard et les gens sont toujours aussi cons, enfin aussi racistes.
Même si le thème semble proche du premier volet, l’histoire ne s’est pas essoufflée, et c’est toujours aussi bien. C’est d’autant plus touchant qu’un des personnages est un jeune enfant et que les dessins arrivent vraiment à nous faire passer des émotions, simplement à travers son regard.
J’ai également bien aimé le dénouement qui se dessine petit à petit et qui, lui aussi, procure son petit pincement au cœur.
Ce deuxième volet est donc tout aussi agréable à lire. J’ai passé un super moment et je recommande chaudement.
C’est bien simple, cette BD est superbe. Tout d’abord dans sa présentation, puisque Paquet, l’éditeur, a parfaitement soigné la présentation de cet album : Un grand format dont la couverture ne manque pas d’attirer l’œil et une belle tranche épaisse qui se repère facilement, une fois rangée dans ma bibliothèque.
L’histoire est elle prenante et touchante d’un bout à l’autre de la BD. Prenante car on rentre dans le vif du sujet dès le début en se demandant qui a tué Big Bill, et nombreux sont les gens à avoir souhaité sa mort. Touchante car on va vite comprendre que dans la petite ville de Rockwell Town, il ne fait pas bon avoir la peau noire.
Cette histoire est superbement mise en images, les cases sont grandes et colorées, on profite pleinement du dessin de Taborda dont j’ai vraiment adoré le style. Son coup de crayon met vraiment en valeur les personnages.
Une bien belle BD qui mériterait d’être un peu plus connue. C’est en tout cas mon coup de cœur du moment.
Carthago met en scène une multinationale qui gagne des trillions, un milliardaire autrichien avide d'objets à collectionner et un groupe de chercheurs dans le milieu marin.
Tout commence avec la découverte dans une grotte sous-marine d'un mégalodon, rien que ça messieurs dames : un requin préhistorique de 25 mètres, capable de couper une baleine bleue en deux comme si de rien n'était.
L'intrigue est vraiment bien introduite par différents flash-backs entremêlés à différentes époques. Le scénariste a fait ce qu'il fallait pour nous mettre l'eau à la bouche. Ce premier tome est vraiment une réussite. Le passage dans le sous-marin est vraiment oppressant : une réussite.
Les dessins sont très réalistes et donnent des planches, notamment de fonds marins, de toute beauté. La simple couverture de l'album m'a fait acheter l'album.
Carthago a le potentiel pour devenir une BD culte. Voyons si les auteurs sauront ne pas tomber dans une histoire bateau... ennuyeux quand on parle de sous-marin :D
En tout cas je vais pas aller me baigner dans la mer de sitôt ;)
C'est au salon du livre 2005 de Genève que j'ai découvert Laperla assis bien calmement au petit stand de Paquet. Je m'approche et vois une action spéciale : pour un album Laperla acheté, un album offert. Je prends donc Voleurs de chien et Matilda Clarck avec au passage un dessin dédicacé dans chaque album :)
Ce qui me plaît dans Voleurs de chien c'est ce petit côté "Pulp Fiction". Une histoire toute simple mais qui change de ce qu'on peut voir d'habitude. C'est vraiment frais. Mon personnage préféré est le chauffeur du chien qui écrit le livre dans sa tête (j'en dis pas plus, je veux pas gâcher le plaisir des lecteurs). Il est vraiment drôle et à l'image de la BD : décalé mais efficace.
Le dessin suit le scénario par sa simplicité et sa finesse. Il colle bien à l'histoire.
Lisez cet album vous passerez un moment fort agréable.
Tiens, je n'avais pas encore donné mon avis sur une série que j'apprécie pourtant depuis des années, au point qu’elle figure dans ma bibliothèque comme un classique aussi important que le Jonathan de Cosey.
Comment présenter Stéphane Clément à ceux qui ne le connaîtraient pas ? C’est une bd d’aventure au sens classique du terme, mais avec un angle plutôt moderne. Stéphane Clément est un gars plutôt banal qui vit des aventures à la Indiana Jones.
La série a connu deux périodes. Une première avec un style plus ligne claire et une seconde avec un dessin plus réaliste et des thématiques plus politiques. Les deux se valent même si j’ai une nette préférence pour la première. Il y avait une certaine dose de naïveté qui faisait le charme de la série. Les derniers albums sont plus sérieux. Petite particularité, les albums de la première période ont été redessinés avec le style de la deuxième. Personnellement, je trouve que cette relecture de l’auteur par lui-même est certes plus actuelle, son dessin s’est amélioré, mais cela donne une bd sans âge… alors que les tomes originaux sentaient bon les années 70.
Certain albums disposent de scénarios magnifiques, je pense au Guépier, à Captif du chaos ou La malédiction de Surya qui, à eux seuls, méritent 5 étoiles.
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Wyoming doll
Une oeuvre qui exploite des lieux communs du western, mais l'oeuvre d'un auteur en pleine possession de son style, humain et généreux, avec une pointe de pessimisme qui revisite le genre avec une belle réussite à la clé. L'histoire est celle de deux fillettes enlevées par les Crows, l'une sera partagée entre Salmon Leap, l'indien qui l'a sauvé de ses ravisseurs, et Llogan Juball, jeune blanc qui a assisté au massacre de leurs parents et se jure de retrouver les deux fillettes. Hélas, cette quête se fera dans un nouveau monde en ébullition, où les haines et les incompréhensions vont contrarier les destins des héros. Superbes reconstitutions peuplées de personnages originaux et complexes, le récit est bâti sur une narration qui n'a pas besoin de mots pour faire passer des émotions tant le dessin "parle" par lui-même. Franz savait donner du souffle et du relief à ses images en même temps que la personnalité des personnages se reflète à travers leurs expressions remarquablement croquées. L'auteur crée un univers remarquable reposant sur l'équilibre entre son dessin et le texte où les émotions se bousculent pour constituer un voyage magnifique dans l'ouest sauvage, qui évoque au fond l'inadaptabilité à leur civilisation, de héros en marge. Franz a su trouver le ton juste pour créer un album réaliste, qui se termine d'une façon particulièrement originale et nostalgique. Bouleversant et indispensable.
Antarès
Ce premier tome nous lance dans ce nouveau cycle d'une façon lente mais intelligente. Toute l'intrigue, les différents personnages, le contexte sur terre, etc nous sont donnés. Ce premier tome est en fait une introduction. La "vraie" aventure ne commencera que dans le tome 2 mais cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien bien au contraire. On assiste à quelques rebondissements sur Antarès et dans la vie de Kim qui donnent l'eau à la bouche. Pour les dessins, comme dans les 2 premiers cycles, les expressions des personnages sont très figées. C'est pour moi le point faible de la série. Pour le reste j'aime beaucoup surtout les paysages et les animaux des planètes colonisées. Quelle imagination ! Je recommande donc sans hésitation Antarès mais avec l'obligation de lire les 2 premiers cycles pour ne rien perdre de la profondeur de l'histoire qui commence dans ce 3ème cycle. Antarès a tout ce qu'il faut pour être aussi bon qu'Aldébaran et Bételgeuse.
Antarès
Le premier volume de ce nouveau cycle est une longue introduction bien menée, qui tranche avec les épisodes précédents. En effet, on retrouve Kim dans un décor inhabituel, un Paris asphyxié par la pollution et les décombres d'une guerre. Loin des terres vierges qu'elle affectionne, Kim affronte en outre la civilisation, ses excès, et la médiatisation croissante de sa personne. Léo ici, se moque de lui-même et des critiques que l'on porte souvent sur les tenues légères et fort peu affriolantes de Kim (voir, à la page 21, les remarques de sa colocatrice). Léo mène de front plusieurs intrigues dans ce nouvel opus, à la fois assez bavard, et riche en rebondissements. Des motivations des financeurs de la colonisation d' Antarès, aux déboires de Kim, en passant par les aventures des trois scientifiques sur Antarès, nous n'avons pas le temps de nous ennuyer! Le bestiaire est toujours aussi savoureux, et le dessin de Léo est égal à lui même, avec les mêmes travers. Il ne se départit pas en effet du côté « publicité ultrabrite» de ses personnages (la page 22 en est un exemple éclatant !). Enfin, Léo a osé nous laisser dans une situation angoissante... Vivement la suite.
Passages
Une petite BD rafraîchissante, sur un concept rigolo : une « caméra » fixe, qui ne bouge jamais, et observe les gens qui passent. Colleur d’affiche du FN qui se fait surprendre, sortie d’école, gars qui promène son chien… le tout est rempli d’humour, un humour fin et de bon goût. Le dessin me rappelle un peu celui de "Sempé" – ligne clair, beaucoup de détails. Il est maîtrisé et très joli. Ca se lit un peu vite (une 30aine de pages seulement), mais comme ça coûte une bouchée de pain, et qu’on peut y revenir de temps à autre, je vous conseille de vous procurer cette rare BD, si vous arrivez à mettre la main dessus.
Marshal Blueberry
Dès la première planche du premier tome, le ton est différent de celui de la série originale contant les aventures du lieutenant Blueberry : une absence de textes, mais uniquement des dates inscrites sur des images fortes de pillages perpétrés par des indiens. Le style est donné, davantage visuel, une mise en image aérée, cette série impose sa propre identité car William Vance l'illustre avec son propre vécu, son dessin nerveux bien connu sans chercher à s'approcher du graphisme de Jean Giraud. Ce dernier s'est réservé l'emploi de scénariste et construit une excellente intrigue pleine de mouvement et d'humour, il abandonne donc les textes descriptifs pour se concentrer sur des dialogues bien sentis qui nous valent de cinglantes réparties entre de solides personnages. La violence est très spectaculaire et sanglante, et une pointe d'érotisme pimente également le récit. Michel Rouge succède à Vance sur le troisième tome où son dessin se révèle beaucoup plus proche de celui de Giraud, mais il possède une réelle identité et il confirme le talent d'un grand dessinateur de western. Le scénariste réussit encore un excellent scénario où il réserve quelques surprises dans sa mise en scène. Notons que comme dans le précédent tome, Red Neck apparaît, ainsi que Jim Mc Clure furtivement. Une belle expérience que cette série, à laquelle on ne peut que reprocher une chose : sa brièveté. Dommage en effet de ne pouvoir profiter du graphisme de Michel Rouge que sur un seul et unique tome. Mais réjouissons-nous tout de même de ces albums qui figurent parmi les meilleurs mettant en scène Blueberry depuis la disparition de Jean-Michel Charlier.
Un Paradis distant
Retour à Rockwell Town, puisqu' "Un paradis distant" est en fait la suite de Big Bill est mort. Le dessin est toujours aussi beau et coloré. L’histoire se déroule quelques années plus tard et les gens sont toujours aussi cons, enfin aussi racistes. Même si le thème semble proche du premier volet, l’histoire ne s’est pas essoufflée, et c’est toujours aussi bien. C’est d’autant plus touchant qu’un des personnages est un jeune enfant et que les dessins arrivent vraiment à nous faire passer des émotions, simplement à travers son regard. J’ai également bien aimé le dénouement qui se dessine petit à petit et qui, lui aussi, procure son petit pincement au cœur. Ce deuxième volet est donc tout aussi agréable à lire. J’ai passé un super moment et je recommande chaudement.
Big Bill est mort
C’est bien simple, cette BD est superbe. Tout d’abord dans sa présentation, puisque Paquet, l’éditeur, a parfaitement soigné la présentation de cet album : Un grand format dont la couverture ne manque pas d’attirer l’œil et une belle tranche épaisse qui se repère facilement, une fois rangée dans ma bibliothèque. L’histoire est elle prenante et touchante d’un bout à l’autre de la BD. Prenante car on rentre dans le vif du sujet dès le début en se demandant qui a tué Big Bill, et nombreux sont les gens à avoir souhaité sa mort. Touchante car on va vite comprendre que dans la petite ville de Rockwell Town, il ne fait pas bon avoir la peau noire. Cette histoire est superbement mise en images, les cases sont grandes et colorées, on profite pleinement du dessin de Taborda dont j’ai vraiment adoré le style. Son coup de crayon met vraiment en valeur les personnages. Une bien belle BD qui mériterait d’être un peu plus connue. C’est en tout cas mon coup de cœur du moment.
Carthago
Carthago met en scène une multinationale qui gagne des trillions, un milliardaire autrichien avide d'objets à collectionner et un groupe de chercheurs dans le milieu marin. Tout commence avec la découverte dans une grotte sous-marine d'un mégalodon, rien que ça messieurs dames : un requin préhistorique de 25 mètres, capable de couper une baleine bleue en deux comme si de rien n'était. L'intrigue est vraiment bien introduite par différents flash-backs entremêlés à différentes époques. Le scénariste a fait ce qu'il fallait pour nous mettre l'eau à la bouche. Ce premier tome est vraiment une réussite. Le passage dans le sous-marin est vraiment oppressant : une réussite. Les dessins sont très réalistes et donnent des planches, notamment de fonds marins, de toute beauté. La simple couverture de l'album m'a fait acheter l'album. Carthago a le potentiel pour devenir une BD culte. Voyons si les auteurs sauront ne pas tomber dans une histoire bateau... ennuyeux quand on parle de sous-marin :D En tout cas je vais pas aller me baigner dans la mer de sitôt ;)
Voleurs de Chien
C'est au salon du livre 2005 de Genève que j'ai découvert Laperla assis bien calmement au petit stand de Paquet. Je m'approche et vois une action spéciale : pour un album Laperla acheté, un album offert. Je prends donc Voleurs de chien et Matilda Clarck avec au passage un dessin dédicacé dans chaque album :) Ce qui me plaît dans Voleurs de chien c'est ce petit côté "Pulp Fiction". Une histoire toute simple mais qui change de ce qu'on peut voir d'habitude. C'est vraiment frais. Mon personnage préféré est le chauffeur du chien qui écrit le livre dans sa tête (j'en dis pas plus, je veux pas gâcher le plaisir des lecteurs). Il est vraiment drôle et à l'image de la BD : décalé mais efficace. Le dessin suit le scénario par sa simplicité et sa finesse. Il colle bien à l'histoire. Lisez cet album vous passerez un moment fort agréable.
Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur
Tiens, je n'avais pas encore donné mon avis sur une série que j'apprécie pourtant depuis des années, au point qu’elle figure dans ma bibliothèque comme un classique aussi important que le Jonathan de Cosey. Comment présenter Stéphane Clément à ceux qui ne le connaîtraient pas ? C’est une bd d’aventure au sens classique du terme, mais avec un angle plutôt moderne. Stéphane Clément est un gars plutôt banal qui vit des aventures à la Indiana Jones. La série a connu deux périodes. Une première avec un style plus ligne claire et une seconde avec un dessin plus réaliste et des thématiques plus politiques. Les deux se valent même si j’ai une nette préférence pour la première. Il y avait une certaine dose de naïveté qui faisait le charme de la série. Les derniers albums sont plus sérieux. Petite particularité, les albums de la première période ont été redessinés avec le style de la deuxième. Personnellement, je trouve que cette relecture de l’auteur par lui-même est certes plus actuelle, son dessin s’est amélioré, mais cela donne une bd sans âge… alors que les tomes originaux sentaient bon les années 70. Certain albums disposent de scénarios magnifiques, je pense au Guépier, à Captif du chaos ou La malédiction de Surya qui, à eux seuls, méritent 5 étoiles.