C'est original, c'est frais et un peu naïf, c'est drôle mais pas niais, ça détend et ça se relit avec plaisir.
Je suis tombé dessus par hasard et c'était une très bonne surprise.
Note approximative : 3.5/5
Pour information, cette série Authority parue chez Soleil (avant d'être rééditée chez Panini en 2010) représente les débuts de la série The Authority parue plus tard chez Semic puis Panini également. Nous y sont présentés les débuts de l'organisation qui se fera appeler Authority. Première rencontre donc avec Appolo, le Midnighter, le Docteur et l'Ingénieur qui rejoignent Swift et Jack Hawksmoor sous l'égide de Jenny Sparks, l'esprit du 20e siècle, qui se verra remplacée par la suite par Jenny Quantum.
Le dessin de Bryan Hitch est tout à fait bon, même si, sans âme, il est assez interchangeable avec bien des dessinateurs de comics modernes.
Les récits sont simples mais efficaces.
C'est donc avec plaisir que j'ai redécouvert ces personnages que j'avais adoré dans les premiers épisodes de The Authority de Mark Millar. Et c'est avec interêt que j'ai observé leurs premiers pas ensemble.
Pourtant, je suis moins convaincu par ces histoires publiées chez Soleil. Elles sont en effet un peu trop proches du registre classique des groupes de super-héros sans peur et sans reproche. L'humour commence à poindre, les personnages sont assez atypiques, mais nous sommes loin du politiquement incorrect excellent des futurs épisodes de The Authority. De même, l'univers imaginé est bon, mais largement moins original que celui de Planetary du même scénariste pourtant.
Bref, hormis quelques pointes de personnalité des protagonistes, ces albums de Authority ne sont qu'un bon divertissement alors que j'en attendais un peu mieux, alors que j'en attendais quelque chose d'un peu plus irrévérencieux et surprenant.
A lire car c'est du bon comics de super-héros et parce que cette lecture vous mènera ensuite aux très bons épisodes de The Authority, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre que j'espérais.
Belle exploration du mythe du vampire par un Yves Swolfs en pleine forme !
L'opposition de la famille Rougemont au terrible Kergan vaut une traque qui s'étale sur plusieurs pays et plusieurs siècles. Chaque membre de la famille Rougemont est admirablement composé, tout comme son époque est remarquablement explorée et reconstituée jusqu'au combat final (?) dans les années 30. Swolfs fait preuve d'imagination et parvient à se renouveler grâce aux changements qui s'effectuent d'un tome à l'autre. Si la psychologie est soignée, le démoniaque vampire poursuivi est une belle réussite de monstre froid et manipulateur, tout-à-fait réjouissant.
Swolfs dessinateur ne faillit pas à sa réputation de dessinateur hors pair, et ses mises en pages se font ici plus recherchées pour accentuer encore l'action de ses intrigues. Il réussit à merveille ses reconstitutions et ses ambiances.
Une grande réussite de la bande dessinée fantastique de ces dernières années.
J'ai bien aimé. L'intrigue est fluide et accrocheuse, et le dessin très agréable à regarder.
Le réalisme de ce que peut vivre un agent des renseignements généraux est bien retranscrit (ennui des filatures, blagues "gauloises" entre collègues, rivalités avec les autres organismes tels que la DST). Dragon paraît être un homme ordinaire, pas un justicier modèle. Il est tout sauf gentil, et n'hésite pas à utiliser tous les moyens qu'il a pour coincer ses cibles, ou réagir à une situation personnelle (vis à vis du nouveau compagnon de sa femme notamment). Au niveau de sa vie plus intime, il fait avant tout ce dont il a envie sur le moment, qu'il s'agisse des femmes ou de l'alcool... Enfin, nous avons l'image d'un monsieur tout le monde, avec les moments qu'il partage avec sa fille, celle d'un père avant tout.
La conclusion est également assez intelligente quant aux moyens restreints dont dispose la police quand celle-ci se confond avec la politique étrangère.
A lire, ne serait-ce que pour sa volonté de distance avec les clichés de la télévision.
Le graphisme de Dumontheuil étant assez particulier, j'ai mis pas mal de temps à me décider avant d'acheter cet album. Après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancé et j'ai pu constater que j'avais fait le bon choix.
J'ai beaucoup aimé ce scénario plutôt décalé où l'humour est omniprésent. Le ton est frais et les personnages sont attachants. L'histoire n'est pas en manque de rebondissements. Vous aurez compris que l'on ne s'ennuie pas un seul instant à la lecture de cette bd. J'attends donc la suite avec beaucoup d'impatience.
A lire et à conseiller !
Vivement la suite !
En ce qui me concerne, j'avais beaucoup aimé le travail de Marazano sur Zéro Absolu et Le Bataillon des lâches. Sa manière d'aborder la S-F est très réaliste et c'est donc avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé, ici, sa "patte".
Ce premier tome est une très bonne introduction. Les bases du récit sont placées avec beaucoup de subtilité. On apprend à connaître les personnages, et les perspectives du scénario sont multiples, ce qui, évidemment, attise ma curiosité. Où va nous conduire cette histoire ? Là est toute la question.
Je suis vraiment curieux de connaître la suite !
A suivre sans modération !
J'ai découvert Jean-Claude Denis grâce à Quelques Mois à l'Amélie. J'avais beaucoup aimé ce one-shot et en lisant Le Sommeil de Léo, j'ai retrouvé les mêmes qualités qui m'avaient séduit dans cet album.
Cet auteur attache beaucoup d'importance à la densité des personnages, ce qui donne du réalisme au scénario.
Le récit est très agréable à lire et on suit les péripéties de nos quatre protagonistes avec un réel plaisir.
Après avoir fermé, l'album j'ai eu un réel sentiment de plénitude, un peu comme après avoir goûté à un bon repas.
Le Sommeil de Léo est pour moi, une bd à posséder et je la recommande vivement.
Quinze marins sur le bahut du bord
Y'hop, la haut, une bouteille de rhum
A boire et i'diable et régler leur sort
Y'hop, la haut, une bouteille de rhum
Long john silver à pris le commandement
Des marins et vogue la galère
Il tient ses hommes comme il tient le vent
Tout i' monde a peur d'long john silver
Eh oui, Michel Tonnerre n'est pas le seul à réutiliser ce fameux pirate tout droit sorti de l'imagination de Robert Louis Stevenson. Xavier Dorison (co-auteur du fameux Troisième Testament) et Matthieu Lauffray (dessinateur de Prophet, d'ailleurs en passant à quand la suite ?) nous ont concocté une suite à L'île au trésor, digne de son auteur originel.
L'incipit d'ailleurs démarre très fort et c'est sans nul doute à travers le personnage de Lady Vivian Hastings que cette histoire prend tout son relief. En effet, Long John Silver ne prend son importance qu'à la fin du récit, où son intelligence stratégique devient du grand art.
Le dessin de Matthieu Lauffray est formidable et reste en phase avec l'aventure maritime qui nous attend. (Les quatre premières pages me font d'ailleurs songer au film "Aguirre, la colère de Dieu", tant on ressent à travers ces pages la moiteur du pays).
J'ai vraiment adoré cette histoire qui va nous entraîner vers -et j'en ai la certitude- des mers déchaînées, des terres hostiles et une aventure fantastique.
Bref, j'ai entièrement adhéré à ce premier opus.
Une réussite mais surtout une attente pour de nombreux lecteurs pour le prochain volume, ou plutôt les prochains volumes puisque Xavier Dorison a prévu sa série en quatre volumes.
En fait je mettrais plutôt 3,5 sur 5 mais bon ne chipotons pas. Tout comme Les Phalanges de l'ordre noir, Christin et Bilal s'unissent pour nous faire (re)découvrir tout un pan de l'histoire. Là, il est question du communisme, de sa naissance, de ses engagements etc...
Alors évidemment, ce genre de bd peut apparaître intéressante seulement pour les férus d'histoire contemporaine (il est vrai que les discours historico-politiques peuvent parfois être chiants à mourir). Avec cette bd, on a l'impression d'ouvrir un livre d'histoire illustré magnifiquement (comme toujours avec Bilal) avec lequel on apprend plein de choses sur le communisme, notamment des évènements cachés plus ou moins sombres...En fait c'est la réalité de toute chose: arriver a un objectif aussi noble soit-il peut passer par des actes moins glorieux...
Bref, vous l'aurez compris, l'album s'adresse à un public avertit, ou à public désireux de s'instruire (mais là il faut s'accrocher) sur un période de l'histoire.
La fin est un peu chiante quand même...
Aussi passionnante qu'esthétique, la série "Double masque" vous réconciliera avec l'histoire de France. Humour, suspense, sensualité, tout est réuni pour passer un excellent moment et en plus on s'y croirait. Je recommande vivement.
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Louison Cresson
C'est original, c'est frais et un peu naïf, c'est drôle mais pas niais, ça détend et ça se relit avec plaisir. Je suis tombé dessus par hasard et c'était une très bonne surprise.
The Authority (Warren Ellis)
Note approximative : 3.5/5 Pour information, cette série Authority parue chez Soleil (avant d'être rééditée chez Panini en 2010) représente les débuts de la série The Authority parue plus tard chez Semic puis Panini également. Nous y sont présentés les débuts de l'organisation qui se fera appeler Authority. Première rencontre donc avec Appolo, le Midnighter, le Docteur et l'Ingénieur qui rejoignent Swift et Jack Hawksmoor sous l'égide de Jenny Sparks, l'esprit du 20e siècle, qui se verra remplacée par la suite par Jenny Quantum. Le dessin de Bryan Hitch est tout à fait bon, même si, sans âme, il est assez interchangeable avec bien des dessinateurs de comics modernes. Les récits sont simples mais efficaces. C'est donc avec plaisir que j'ai redécouvert ces personnages que j'avais adoré dans les premiers épisodes de The Authority de Mark Millar. Et c'est avec interêt que j'ai observé leurs premiers pas ensemble. Pourtant, je suis moins convaincu par ces histoires publiées chez Soleil. Elles sont en effet un peu trop proches du registre classique des groupes de super-héros sans peur et sans reproche. L'humour commence à poindre, les personnages sont assez atypiques, mais nous sommes loin du politiquement incorrect excellent des futurs épisodes de The Authority. De même, l'univers imaginé est bon, mais largement moins original que celui de Planetary du même scénariste pourtant. Bref, hormis quelques pointes de personnalité des protagonistes, ces albums de Authority ne sont qu'un bon divertissement alors que j'en attendais un peu mieux, alors que j'en attendais quelque chose d'un peu plus irrévérencieux et surprenant. A lire car c'est du bon comics de super-héros et parce que cette lecture vous mènera ensuite aux très bons épisodes de The Authority, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre que j'espérais.
Le Prince de la Nuit
Belle exploration du mythe du vampire par un Yves Swolfs en pleine forme ! L'opposition de la famille Rougemont au terrible Kergan vaut une traque qui s'étale sur plusieurs pays et plusieurs siècles. Chaque membre de la famille Rougemont est admirablement composé, tout comme son époque est remarquablement explorée et reconstituée jusqu'au combat final (?) dans les années 30. Swolfs fait preuve d'imagination et parvient à se renouveler grâce aux changements qui s'effectuent d'un tome à l'autre. Si la psychologie est soignée, le démoniaque vampire poursuivi est une belle réussite de monstre froid et manipulateur, tout-à-fait réjouissant. Swolfs dessinateur ne faillit pas à sa réputation de dessinateur hors pair, et ses mises en pages se font ici plus recherchées pour accentuer encore l'action de ses intrigues. Il réussit à merveille ses reconstitutions et ses ambiances. Une grande réussite de la bande dessinée fantastique de ces dernières années.
RG
J'ai bien aimé. L'intrigue est fluide et accrocheuse, et le dessin très agréable à regarder. Le réalisme de ce que peut vivre un agent des renseignements généraux est bien retranscrit (ennui des filatures, blagues "gauloises" entre collègues, rivalités avec les autres organismes tels que la DST). Dragon paraît être un homme ordinaire, pas un justicier modèle. Il est tout sauf gentil, et n'hésite pas à utiliser tous les moyens qu'il a pour coincer ses cibles, ou réagir à une situation personnelle (vis à vis du nouveau compagnon de sa femme notamment). Au niveau de sa vie plus intime, il fait avant tout ce dont il a envie sur le moment, qu'il s'agisse des femmes ou de l'alcool... Enfin, nous avons l'image d'un monsieur tout le monde, avec les moments qu'il partage avec sa fille, celle d'un père avant tout. La conclusion est également assez intelligente quant aux moyens restreints dont dispose la police quand celle-ci se confond avec la politique étrangère. A lire, ne serait-ce que pour sa volonté de distance avec les clichés de la télévision.
Big Foot
Le graphisme de Dumontheuil étant assez particulier, j'ai mis pas mal de temps à me décider avant d'acheter cet album. Après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancé et j'ai pu constater que j'avais fait le bon choix. J'ai beaucoup aimé ce scénario plutôt décalé où l'humour est omniprésent. Le ton est frais et les personnages sont attachants. L'histoire n'est pas en manque de rebondissements. Vous aurez compris que l'on ne s'ennuie pas un seul instant à la lecture de cette bd. J'attends donc la suite avec beaucoup d'impatience. A lire et à conseiller ! Vivement la suite !
Le Complexe du chimpanzé
En ce qui me concerne, j'avais beaucoup aimé le travail de Marazano sur Zéro Absolu et Le Bataillon des lâches. Sa manière d'aborder la S-F est très réaliste et c'est donc avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé, ici, sa "patte". Ce premier tome est une très bonne introduction. Les bases du récit sont placées avec beaucoup de subtilité. On apprend à connaître les personnages, et les perspectives du scénario sont multiples, ce qui, évidemment, attise ma curiosité. Où va nous conduire cette histoire ? Là est toute la question. Je suis vraiment curieux de connaître la suite ! A suivre sans modération !
Le Sommeil de Léo
J'ai découvert Jean-Claude Denis grâce à Quelques Mois à l'Amélie. J'avais beaucoup aimé ce one-shot et en lisant Le Sommeil de Léo, j'ai retrouvé les mêmes qualités qui m'avaient séduit dans cet album. Cet auteur attache beaucoup d'importance à la densité des personnages, ce qui donne du réalisme au scénario. Le récit est très agréable à lire et on suit les péripéties de nos quatre protagonistes avec un réel plaisir. Après avoir fermé, l'album j'ai eu un réel sentiment de plénitude, un peu comme après avoir goûté à un bon repas. Le Sommeil de Léo est pour moi, une bd à posséder et je la recommande vivement.
Long John Silver
Quinze marins sur le bahut du bord Y'hop, la haut, une bouteille de rhum A boire et i'diable et régler leur sort Y'hop, la haut, une bouteille de rhum Long john silver à pris le commandement Des marins et vogue la galère Il tient ses hommes comme il tient le vent Tout i' monde a peur d'long john silver Eh oui, Michel Tonnerre n'est pas le seul à réutiliser ce fameux pirate tout droit sorti de l'imagination de Robert Louis Stevenson. Xavier Dorison (co-auteur du fameux Troisième Testament) et Matthieu Lauffray (dessinateur de Prophet, d'ailleurs en passant à quand la suite ?) nous ont concocté une suite à L'île au trésor, digne de son auteur originel. L'incipit d'ailleurs démarre très fort et c'est sans nul doute à travers le personnage de Lady Vivian Hastings que cette histoire prend tout son relief. En effet, Long John Silver ne prend son importance qu'à la fin du récit, où son intelligence stratégique devient du grand art. Le dessin de Matthieu Lauffray est formidable et reste en phase avec l'aventure maritime qui nous attend. (Les quatre premières pages me font d'ailleurs songer au film "Aguirre, la colère de Dieu", tant on ressent à travers ces pages la moiteur du pays). J'ai vraiment adoré cette histoire qui va nous entraîner vers -et j'en ai la certitude- des mers déchaînées, des terres hostiles et une aventure fantastique. Bref, j'ai entièrement adhéré à ce premier opus. Une réussite mais surtout une attente pour de nombreux lecteurs pour le prochain volume, ou plutôt les prochains volumes puisque Xavier Dorison a prévu sa série en quatre volumes.
Partie de chasse
En fait je mettrais plutôt 3,5 sur 5 mais bon ne chipotons pas. Tout comme Les Phalanges de l'ordre noir, Christin et Bilal s'unissent pour nous faire (re)découvrir tout un pan de l'histoire. Là, il est question du communisme, de sa naissance, de ses engagements etc... Alors évidemment, ce genre de bd peut apparaître intéressante seulement pour les férus d'histoire contemporaine (il est vrai que les discours historico-politiques peuvent parfois être chiants à mourir). Avec cette bd, on a l'impression d'ouvrir un livre d'histoire illustré magnifiquement (comme toujours avec Bilal) avec lequel on apprend plein de choses sur le communisme, notamment des évènements cachés plus ou moins sombres...En fait c'est la réalité de toute chose: arriver a un objectif aussi noble soit-il peut passer par des actes moins glorieux... Bref, vous l'aurez compris, l'album s'adresse à un public avertit, ou à public désireux de s'instruire (mais là il faut s'accrocher) sur un période de l'histoire. La fin est un peu chiante quand même...
Double Masque
Aussi passionnante qu'esthétique, la série "Double masque" vous réconciliera avec l'histoire de France. Humour, suspense, sensualité, tout est réuni pour passer un excellent moment et en plus on s'y croirait. Je recommande vivement.