Les derniers avis (31951 avis)

Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Bertille & Lassiter
Bertille & Lassiter

Quel plaisir de retrouver les Bertille (Bertille & Bertille), ils ont pris quarante ans de plus, nous sommes dans les années soixante, ils sont dans un train en gare de Montparnasse en partance pour la Bretagne. Ils rentrent chez eux après leur voyage de noce. Hé oui, l'inspecteur de police à la retraite s'est enfin décidé d'épouser sa joviale aristocrate. Ils vont faire la rencontre du jeune Lassiter, personnage que je découvre, n'ayant pas lu 13h17 dans la vie de Jonathan Lassiter, un personnage un peu plus lisse. Le début d'une aventure qui commence en mode polar pour se terminer en mode fantastique avec cette boule rouge qui était le point de départ de Bertille & Bertille. Vous ne connaissez pas les deux albums sus nommés ? Pas d'importance, cet opus peut se lire indépendamment. J'ai retrouvé cet humour qui m'avait plu dans Bertille & Bertille au travers la relation singulière qui unit nos deux tourtereaux. Un scénario qui met l'action et les interactions de nos protagonistes sur le devant de la scène, Stalner ne laisse aucun temps mort. C'est par moment un peu tiré par les cheveux mais cela n'a nullement gêné ma lecture. Mais pour apprécier cette lecture, il ne faut pas être allergique au fantastique. Enfin, est-ce qu'on va en apprendre un peu plus sur cette mystérieuse boule rouge ? Oui. Est-ce qu'elle délivrera tous ses secrets ? Non. Peut-être être dans un futur album. Éric Stalner réalise un magnifique travail, les décors sous la neige sont superbes, les personnages sont croqués avec soin et sont très expressifs, j'ai adoré les échanges de regards entre nos jeunes/vieux mariés. Une bichromie où juste le rouge fera des apparitions autour de notre aristocrate et pour cette fameuse boule. Très beau. Un album sans prétention avec ce goût des polars des années 50/60, une agréable lecture qui mérite ses 4 étoiles.

26/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Testament du Capitaine Crown
Le Testament du Capitaine Crown

Les histoires de pirates sont nombreuses, et il est difficile de tirer son épingle du jeu, de faire preuve d’originalité pour surprendre ou, a minima, captiver le lecteur. Eh bien je trouve que ce diptyque réussit pleinement à le faire. J’ai vraiment bien aimé cette lecture. Certes, on y retrouve des pirates, des abordages, la haine des autorités. Mais l’intrigue est essentiellement ailleurs, dans cette recherche d’un trésor, héritage « familial » que souhaitent se partager – ou que se disputent – une fratrie assez particulière, et très peu portée sur le sentimental. C’est de l’aventure rythmée, avec des dialogues bien fichus, des rebondissements qui régulièrement dynamisent l’histoire. Les protagonistes principaux sont quasiment tous de beaux enfoirés, au point que les pirates paraissent presque les gentils dans l’histoire ! L’intrigue est très bien menée, conclue sans rallonge inutile. Elle n’abuse pas non plus d’artifices pénibles (fantastique, jungle avec moult dangers, peuplades infernales), c’est simplement du boulot bien fait, une lecture très recommandable.

26/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Benalla et moi
Benalla et moi

Une enquête limpide, qui s’appuie sur les travaux de journalistes du Monde surtout, et de Médiapart et du Canard enchaîné. La lecture est fluide, et rappelle clairement cette affaire qui avait fait la une de l’actualité, avant de disparaitre. Une affaire qui est représentative de personnes – Macron en tête – déconnectés de la réalité, uniquement mus par la soif de pouvoir et l’enrichissement qui peut aller avec. Finalement Benalla n’est pas en prison, et les turpitudes de la Macronie naissante ont été « oubliées » (d’autant plus que les communicants – en tête Mimi Marchand, intime des Macron toujours à la baguette pour les coups de com’ – œuvrent en permanence pour développer éléments de langages et story-telling repris servilement par la majorité de la presse). Si les événements sont bien éclairés et remis dans leur contexte, on reste estomaqués par le peu de conséquences – pénales et politiques – de ce genre d’affaires, qui montrent en tout cas que le « monde d’avant » a juste changé de nom pour se survivre. Pas le plus grand scandale de ces dernières années, mais une accumulation de choses écœurantes qui, à n’en pas douter, ne sont pas étrangères au fait que beaucoup se détournent des politiques via l’abstention, ou se jettent dans les bras de tous ceux qui cyniquement utilisent ces scandales pour arriver au pouvoir – tout en agissant de la même façon. En tout cas la lecture de l’album est rapide, et peut combler quelques trous de mémoire. Ça ne grandit pas l’image du chef de l’État. Quant à Benalla, c’est un arriviste sans scrupule, symptôme d’un monde où la réussite sociale et financière est portée au pinacle.

26/06/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Ceux qui restent
Ceux qui restent

Il ne faut pas se fier aux apparences, cette BD est franchement sombre voir désespérée. Partant de cette idée originale de voir la vie des parents de ces enfants qui partent explorer un monde merveilleux et vivre des aventures palpitantes (on a de nombreuses possibilités d'histoires derrière, comme souligné dans la BD), la BD plonge rapidement dans le sérieux et le sombre. C'est une lente agonie de parents dépossédés de leur enfant, de moyens d'actions et progressivement de vie sociale. Ostracisé car suspects, sans doute meurtriers ou cachant quelque ignoble crime dans leur cave, qui sait ? La BD file son sujet, avec la police débordée, la douleur des parents mais surtout une pression sociale parce que, quand même, qui sait ce qu'ils ont fait ? C'est le fil rouge de l'histoire, l'aspect social. Avec ce complotiste qui vient débattre à la radio chaque jour, gagnant en audience au fil des disparitions, les interviews de voisins qui n'ont jamais rien vu (mais on ne sait pas vraiment, pas vrai ?) et la lente descente aux enfers du couple. C'est traité presque cliniquement, on verra chaque étape progressivement affecter ces gens sans histoires. Il y a quelques détails moins bien traités, comme l'association de parents d'enfants enlevés, dont certains membres semblent paranoïaques quand on écoute leur histoire, mais disons que ça permet d'englober tout les styles littéraires qui utilisent ce trope commun. D'autre part, je trouve que malgré la fin assez touchante qui semble tendre vers une explication, l'ensemble s'est arrêté à un "réalisme" concret : comment ça serait si ? L'histoire ne parle jamais vraiment d'autre choses, il n'y a pas de métaphore qui pourrait englober l'ensemble et extrapoler l'histoire vers autre chose. C'est le gros reproche que je ferais à la BD qui rate l'opportunité de développer son propos en plus grand. Mais pour le reste, la BD réussie son ambiance et son propos. Certaines scènes sont horriblement dures à voir, et la BD ne se prive pas de finir sur une touche aussi sombre que le reste. A peine surnagent quelques moments qui pourraient presque sembler heureux. Soyez prévenus de la teneur avant de la lire, mais je trouve qu'elle vaut le coup tout de même. Personnellement j'ai été entrainée dedans et j'ai eu du mal à la lâcher. Une belle découverte !

26/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Mutafukaz - Puta Madre
Mutafukaz - Puta Madre

C’est ma première incursion dans l’univers de Mutafukaz – mais cette série peut se suffire à elle-même, ne pas connaitre la série mère ne m’a pas gêné. Et c’est plutôt une bonne pioche, qui m’a donné envie d’aller plus loin et de lire Mutafukaz. C’est par Neyef que je suis arrivé là, après la lecture du très beau Hoka Hey !. Si son dessin est un peu différent ici (mais l’univers carcéral qui occupe le premier tiers est très éloigné des grands espaces de Hoka Hey ! !), je l’ai encore bien aimé. Comme j’ai apprécié la colorisation. L’histoire est violente, très crue, très dynamique aussi, c’est son point fort. Du rythme, et un personnage que l’on suit à travers ses « mues ». En effet, son aspect et son caractère évolue au fur et à mesure qu’il intègre différents groupes – en prison ou ensuite. L’intrigue est bien fichue. J’ai juste moins apprécié la dernière partie (les 20/30 dernières pages, lorsqu’il semble rencontrer la foi, et lorsqu’il devient catcheur - moins fan du dessin aussi, avec ce corps trop bodybuildé), c’est dommage, mais ça n’enlève rien au plaisir de lecture global. Note réelle 3,5/5.

25/06/2024 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Parker Girls
Parker Girls

Parker Girls est un one shot qui reprend les personnages de la série principale Strangers in Paradise, qu'il n'est pas nécessaire d'avoir lu pour comprendre et apprécier ce spin-off. D'ailleurs le style de récit est bien différent, le roman graphique axé sur les relations humaines laisse place à un pur polar : le corps sans vie d'une des Parker Girls est retrouvé sur une plage de Malibu. Le reste de l'organisation mettra tout en oeuvre pour élucider le meurtre, retrouver le coupable et lui faire payer comme il se doit. Tout fonctionne à merveille dans ce récit. L'univers est bien trouvé, l'idée de mettre en scène une organisation du crime menée uniquement par des femmes dures à cuire est originale et amusante à la fois. Le ton est également très bon : une touche d'humour, une pointe de cynisme et quelques répliques biens senties rythment efficacement le récit. Le découpage de l'intrigue est juste comme on les aimes dans les polars : les chapitres se finnissent régulièrement par un rebondissement qui donne envie d'enchainer le chapitre suivant. Et enfin le scénario en lui-même est efficace. On se laisse porter par l'intrigue jusqu'a son dénouement, même si on est pas trop inquiet pour notre équipe, la façon dont elles mènent cette enquête est plutôt prenante. Le seul petit bémol serait peut être le nombre important de personnages féminins qu'on ne distingue pas forcément du premier coup d'oeil quand on ne les connait pas. Mais c'est pour chipoter car les 220 pages de cet album se dévorent d'une traite.

25/06/2024 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme de la loi
L'Homme de la loi

Du bon western. Un gros album de 192 pages divisé en trois chapitres, les deux premiers se déroulent dans l'ouest encore sauvage de l'État du Texas et le dernier se poursuit dans l'Est civilisé de la ville de New-York. Nous sommes au tout début du XXe siècle, en 1901, James Jennings, dit J.J., est un pied tendre qui travaille pour un cabinet d'avocat new-yorkais, il doit traiter une affaire d'héritage dans la petite ville de Fairdale au fin fond du Far West où le juge Duel fait campagne pour être élu gouverneur. Mais notre homme de la loi cache bien son jeux, c'est une fine gâchette et il fait mouche à chaque fois avec son Borchardt. Deux premiers chapitres qui restent dans les standards du genre, rien de bien innovant mais un récit captivant et bien mené. De plus, les personnages apportent un petit plus à l'intrigue, un petit groupe hétéroclite et très sympathique. La dernière partie va se concentrer sur le domaine de la bourse et de ses magouilles. Manfredi retranscrit très bien cette période Historique, la violence de l'ouest, la transition d'une société vers la modernité, le capitalisme naissant ("Je ne sais pas trop... faire de l'argent avec de l'argent... ça me paraît absurde..."), tout en pointant la condition des noirs, mais aussi celle des amérindiens Mescaleros et des mexicains. Un dessin classique dans le pur style western au trait gras, expressif et dynamique mais qui nécessite un minimum de concentration en début de lecture pour reconnaître certains des personnages, une colorisation sombre sur de nombreuses planches et des protagonistes se ressemblent (le shérif et J.J.). Une mise en scène cinématographique. Du beau travail. Un bon western.

25/06/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Métamorphes
Métamorphes

Ambre et Lucas sont lycéens dans la même classe mais tout les sépare. La première est la star de son lycée, charismatique et célèbre pour les soirées qu'elle organise dans son grand appartement, l'autre est un geek et musicien, avec le même petit groupe d'amis depuis la primaire. Mais quand tous les deux vont être aspergés par un produit mystérieux qui les transforme en monstres, ils vont devoir se soutenir mutuellement pour cacher leur secret et découvrir comment redevenir normaux. C'est une série pour ados qui se lit avec plaisir par les adultes. Elle reprend un concept assez éculé, celui des origines de pas mal de super-héros qui gagnent leurs pouvoirs en étant éclaboussé d'un produit toxique. Sauf que cette fois là, le pouvoir en question consiste pour l'une à se transformer en loup-garou et l'autre en vampire. Et on constatera plus tard que d'autres créatures fantastiques sont aussi concernées par ces métamorphoses. Très vite on s'amuse de voir ces deux jeunes subir leur transformation sans savoir la gérer. D'un côté, on a la greluche populaire qui est terrifiée à l'idée de voir des poils lui pousser partout en public et qui ne maîtrise pas ses poussées de violence instinctive. De l'autre, on a l'intello qui analyse bien davantage ce qui lui arrive et fait rapidement le rapprochement avec les pouvoirs d'un vampire, mais qui se retrouve à fuir le soleil et à écumer les boucheries pour acheter du sang à boire. Et assez rapidement, les deux sont plongés dans l'action puisque les créateurs de cette substance mystérieuse sont au courant de leur existence et n'apprécient pas qu'ils se soient appropriés les pouvoirs qu'ils réservaient à d'autres destinataires. Malgré la simplicité de son concept, j'ai trouvé cette série prenante et très agréable. Le dessin de Jonathan Aucomte fonctionne bien : dynamique, expressif et joliment colorisé. J'apprécie son sens du rythme et du découpage, ainsi que l'efficacité de ses quelques touches d'humour. Les personnages ont beau avoir l'air de gros stéréotypes au départ, ils révèlent une profondeur bien plus intéressante, que ce soit le geek et ses vieux amis avec qui ils ont monté un groupe de rock, ou l'apparente petite peste trop gâtée dont on découvre la sensibilité et le rôle social qu'elle s'est forcée à endosser. Leurs dialogues et réactions sonnent juste, réfléchis. Et l'intrigue en elle-même capte bien le lecteur, avec le classique passage de la découverte des pouvoirs, puis l'enquête, les adversaires qu'ils vont rencontrer et le mystère qui se dévoile peu à peu avec la promesse de rencontrer d'autres créatures dans leur genre. Tout ça pour dire que je me suis laissé embarquer par cette série d'action, de fantastique et de divertissement, avec une petite dose de sentiments et d'humour. Vivement la suite !

25/06/2024 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série MP - Police Militaire
MP - Police Militaire

Comment ? Les Américains n'auraient pas seulement été nos libérateurs en 1944 ? Ils auraient aussi été nos violeurs ? C'est la vérité historique souvent oubliée que cette bande dessinée a le mérite de remettre en évidence, et cela fait toujours du bien quand on prend le temps de rappeler que l'Histoire n'est jamais constituée d'événements tout noirs ou tout blancs. Ici, Chacma s'y entend assez bien, sans polémique, mais avec l'assurance de l'auteur qui a bien travaillé son sujet (le cahier historique en fin d'album le prouve). En mettant en scène des soldats américains avinés et prompts au viol et au meurtre, ainsi qu'un Obersturmführer SS étonnamment sympathique, l'auteur ne cherche pas à renverser la vision historique traditionnelle, mais à nuancer les images d'Epinal qu'on a souvent sur cette époque. Non, tous les Américains n'étaient pas des sauveurs, et non, tous les Allemands n'étaient pas des racistes antisémites convaincus. C'est assez évident, mais à une époque fort encline aux raccourcis idéologiques, on apprécie toujours l'effort de nuance. Mais tout l'intérêt de cette bande dessinée ne repose pas sur la représentation nuancée de certains archétypes historiques. Chacma prend aussi le temps de construire une solide intrigue policière. Si, parfois, on pourra trouver certaines ficelles un peu grosses, j'ai, pour ma part, beaucoup apprécié le récit et ses méandres, jusqu'à une fausse piste franchement bien menée, qui ajoute une belle profondeur à certains personnages. Dans l'ensemble, si le twist final ne surprend pas forcément complètement (encore que l'effet de surprise y est bien ménagé), il touche au plus profond du cœur, preuve que l'auteur a savamment construit l'ensemble des personnages, principaux ou secondaires. Enfin, le dessin de Holgado est efficace, rigoureux et réaliste, créant une belle ambiance, sombre mais pas excessivement glauque. Et il ne serait rien sans la magnifique colorisation de Léa Chrétien qui donne à cet album une identité graphique et visuelle fort appréciable. Bref, une excellente surprise à mes yeux, tant sur le plan historique que sur le plan graphique et narratif, qui permet de faire de cette bande dessinée, non pas un chef-d'œuvre, mais un one-shot très solide, qui se lit avec un intérêt constant, non dénué d'un dégoût prononcé pour les horreurs qu'il a le mérite de mettre en lumière.

25/06/2024 (modifier)
Couverture de la série Loire
Loire

Mes dernières lectures de Davodeau furent décevantes et cette série me réconcilie avec son œuvre. J'ai toujours été riverain d'un grand fleuve (Seine, Loire, Meuse ou Danube), les réflexions et les contemplations de Louis sur les bords d'une Loire faussement apprivoisée ne peuvent que résonner fortement dans mon vécu. J'ai trouvé l'idée de départ de l'auteur très originale. Cette idée directrice de présence/absence tout au long du récit qui permet à Louis d'évacuer le superficiel pour (re)découvrir l'essentiel de la vie. J'ai senti dans la narration une grande maturité de l'auteur qui comme Louis ne s'encombre pas de ses vieux oripeaux pour plonger dans un bain d'une humanité qui fait corps avec son environnement. Le parcours de Louis pendant ces quelques jours résume notre parcours entre vie et mort dans une communion non triste avec l'univers où il vit. Sans abandonner son passé (il y a une allusion à la ZAC de ND des Landes) Louis découvre une perception qui le mène au-delà de son matérialisme positif. Par moment j'ai eu l'impression de me retrouver chez Derib avec une initiation chamanique de Sioux. Davodeau a su créer des personnalités très attachantes autour d'une absence. Mais c'est une fausse absence qui est vide seulement si on ne prend pas le temps d'écouter ce silence comme nous y invite le fleuve. Les dialogues sont rares mais très judicieux. L'auteur ouvre des portes sur l'écologie mais sans culpabiliser. J'ai trouvé cette proposition très intelligente et bien plus constructive qu'un discours de combat très stigmatisant mais bien limité. La grande richesse de la série tient dans le formidable graphisme de ces bords de Loire où faune, flore, ouvrages d'art et habitants sont en parfait équilibre harmonique. C'est très contemplatif et d'une beauté saisissante. Une très belle lecture de paix dans ce monde si bruyant.

25/06/2024 (modifier)