Les derniers avis (32251 avis)

Couverture de la série Al'Togo
Al'Togo

Perso j'ai pris, du plaisir à lire cette série. J'aime beaucoup Morvan et surtout Savoia et je ne sors pas déçu de ma lecture. J'entends les réserves de crédibilité sur certains aspects des scénarios mais dans un genre polar très semi réaliste distrayant j'ai trouvé cela bien construit. Par exemple j'ai bien accroché au T1 avec une psychologie du père qui s'enfonce dans un déni morbide bien rendu. Le personnage d' "Albertus" est un poil trop tendre pour les situations rencontrées mais il dégage une telle empathie que cela ne m'a pas gêné. Le graphisme de Sylvain Savoia était déjà bien plaisant même si ses dernières séries sont plus abouties. C'est encore un peu raide et pointu pour les personnages mais la tonicité humoristique est déjà très présente dans sa façon. Les extérieurs des différents pays visités sont bien travaillés. J'ai apprécié le renouvellement au fil des tomes des ambiances proposées ; routes, gares, campagne, plage ... Une série qui ne se prend pas la tête pour un moment de lecture tonique de détente très agréable.

16/08/2024 (modifier)
Par Joel B
Note: 4/5
Couverture de la série L'Histoire Secrète
L'Histoire Secrète

Approche très sympa et originale de l'histoire de l'humanité. Beaucoup de plaisir à lire chaque tome en souriant par rapport à la période historique choisie. J’aime vraiment beaucoup. Nb: les séries sœurs Arcanes et "arcanes majeur " sont dans la même lignée

16/08/2024 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tongue Lash
Tongue Lash

Que 2 volumes à cette BD, c'est le principal reproche que j'ai à formuler pour cette série. L'univers décrit est cohérent mais les indices, les explications viennent ici et là. Mais déjà dès les premières pages, tout est en place. Les scénaristes ont peut-être bien pensé leur monde, mais le lecteur s'y perd parfois. Oui, il y a des femmes nues partout, des hommes masqués, un fort parfum de SM, mais ça passe bien, malgré parfois des concepts pas toujours très "soft". C'est un monde précolombien avec ses clans, ses institutions assez sanglantes. L'histoire est plus banale, un peu comme un policier des années 50, avec une très grosse louche exotique par dessus. Le dessin est très (trop ?) proche de celui de Moebius, ce qui n'est quand même pas rien. Parfois, le dessinateur se fait plaisir avec des corps féminins ou des images de décor. Et des grandes images plus proches du poster que de la BD. On ne peut néanmoins pas lui jeter la pierre de dessiner avec ses pieds. J'ai failli mettre culte, mais cette BD est difficile d'accès et concerne un public plutôt averti. Beaucoup n'y verront que des culs et des fesses, passant à côté de l'univers décrit et d'une histoire construite, mais pas très retorse. Le 1er volume est dur à trouver, le 2ème existe sous différents noms... ce qui complique un peu la tâche, surtout quand on commande par internet. ---Édit août 2024--- Il n'existe que 2 volumes à ce jour et je ne pense pas qu'il y en aura d'autres, le plus récent étant de mars 2002 (ce que je lis en page intérieure). Je viens de relire les 2 albums, l'univers est reste original, bien qu'il y ait des choses qu'on ne découvre que quelques pages plus tard, ce qui oblige parfois à revenir en arrière pour mieux comprendre certaines cases ou dialogues. C'est gentiment sexy, sans doute sulfureux outre-Atlantique dans les années 90 (le volume 1 date de 1996). C'est assez fortement inspiré de Moebius, mais quitte à faire hurler les puristes, je préfère Dave Taylor. J'aurais été preneur d'un tome 3, mais celui-ci ne sortira jamais, sauf si je décide de prendre le crayon et la plume :)

01/02/2008 (MAJ le 16/08/2024) (modifier)
Couverture de la série Lili Crochette et Monsieur Mouche
Lili Crochette et Monsieur Mouche

Je suis, moi aussi tombé sous le charme de cette charmante série jeunesse (autour des 6 ans). Joris Chamblain aux éditions de la Gouttière, c'est la quasi-certitude de ne pas se tromper dans le choix d'une lecture pour jeunes enfants. Après un premier tome qui transgresse gentiment les codes de Peter Pan, Chamblain fait preuve d'originalité et de créativité pour fournir des histoires très rythmées drôles et accessibles aux plus jeunes avec un vocabulaire tonique et de bon niveau sans mièvrerie. J'ai noté un lettrage très agréable pour des primo lecteurs-trices. Je ne connaissais pas le travail d'Olivier Supiot au graphisme et j'ai adoré la vivacité de sa petite Elisabeth/Lili qui donne beaucoup de punch à la série. Mais surtout j'ai vraiment aimé cette mise en couleur avec cette prédominance de fonds jaunes, orangés ou bleus qui produisent des contrastes très lumineux et mettent en valeur la dynamique des personnages. Cela nous change tellement des mises en couleur standardisées façon animation. Une belle série à découvrir pour les enfants et ceux qui le sont restés.

16/08/2024 (modifier)
Couverture de la série On l'appelait Bebeto
On l'appelait Bebeto

Un bête truc pour me tenir hors d’un récit à cause d’un détail visuel, c’est de dessiner des oreilles sans aspérités, sans cavité. Je sais, c’est stupide mais immanquablement, je me focalise là-dessus et ça me perturbe durant toute ma lecture. Et du coup, il faut vraiment que le scénario me prenne pour que je passe outre ce détail. On l’appellait Bebeto m’a fait oublier ce détail… Le récit nous plonge dans une cité de la grande banlieue de Barcelone. Le personnage central arrive à cet âge où l’on n’est plus vraiment un enfant mais pas encore pleinement adolescent. Les parties de football ne sont pas encore supplantées par l’attrait des jeunes filles et l’amitié entre gamins demeure indestructible. Mais Carlos a une fêlure en lui, un deuil qui a du mal à cicatriser, et ce passage n’en est que plus délicat. Sa rencontre avec Bebeto, dont le surnom évoque bien plus l’apparente ‘simplicité’ de cet étrange adolescent que le nom du célèbre joueur de football brésilien, va lui ouvrir les portes de la maturité et de l’acceptation. Ce récit a réussi à me toucher. J’ai réellement été ému par le parcours de Carlos, qui quitte progressivement son regard d’enfant pour gagner en maturité. En allant vers l’autre, il se trouve lui-même et parvient à faire face à ses démons. J’ai aimé le fait que tout ne se passe pas bien sans que tout ne soit noir pour autant. L’auteur nous offre une belle tranche de vie, emplie d’une nostalgie amère, qui m’a parfois mis mal à l’aise tant ça sonne juste. C’est beau, parfois drôle, souvent triste… c’est la vie qui passe et qui ne reviendra pas. Au niveau du dessin, s’il n’y avait cette histoire d’oreilles, j’aurai été séduit. Le découpage est bon, le trait est facile à lire, la colorisation apporte la lumière en accord avec le contexte. Parce que ce récit a réussi à faire naître en moi un sentiment de nostalgie amère alors même que dès la couverture je me suis dit « mais c’est quoi, ces oreilles à la con !?! », j’accorde à l’album la note de 4/5 rehaussée d’un coup de cœur. Vraiment une très belle surprise sur une double thématique pourtant déjà souvent explorée (le deuil et la nostalgie de l’enfance).

16/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Sisyphe - Le Châtiment des Dieux
Sisyphe - Le Châtiment des Dieux

Occasionnellement, je me laisse séduire par un récit adaptant un mythe ou une légende de la Grèce antique mais je demeure très éloigné des spécialistes en la matière. Et plutôt qu’une simple retranscription de l’histoire telle que déjà racontée, je préfère me pencher sur des adaptations plus libres, plus modernes. J’avais adoré le Médée de Blandine Le Callet et Nancy Peña par exemple, mais aussi le Pygmalion de Serge Le Tendre et Frédéric Peynet. Sisyphe est un personnage que je ne connais pour ainsi dire pas. Tout ce que j’en savais se résumait au fait qu’il devait sans cesse remonter une pierre au sommet d’une colline suite à une punition divine. Son histoire vient justement d’être adaptée par le duo formé par Le Tendre et Peynet, et l’opportunité était trop belle pour ne pas découvrir le mythe derrière l’image d’Epinal. J’ai bien aimé. L’histoire est certes classique mais aussi prenante. Ce père qui va se damner par amour pour son fils, s’enfonçant toujours plus dans l’horreur, jouet malheureux de la perversité des Dieux, a un destin marquant. Les auteurs en donnent une version plaisante. L’aspect dramatique est ainsi atténué par quelques notes d’humour alors que le dessin magnifie vraiment le récit tout en restant dans une veine très classique. La pagination est idéale, ni trop courte (on n’a pas le sentiment de lire un résumé) ni inutilement tirée en longueur (on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer). Une chouette manière de découvrir un peu plus en profondeur un des grands mythes de la Grèce antique tout en s’amusant. Vraiment pas mal du tout ! je dirais même plus : franchement bien !

16/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Lundi noir sur l'île rouge
Lundi noir sur l'île rouge

Madagascar est un vrai vivier d'artistes dans la musique ou le graphisme. Evidemment dans un pays où 90 ? la population est sous le seuil de pauvreté cela peut sembler dérisoire. Pourtant cette persévérance culturelle dans un île autrefois durement frappée par l'esclavage et aujourd'hui par l'instabilité politique et la violence est une lueur d'espoir. A travers leurs différentes séries Pov et Dwa participent à cette résistance humaniste. Lundi noir sur l'île rouge nous plonge dans une histoire d'amour universelle gâtée par le conflit des ambitions de pouvoir. Janvier 2009 est le début d'une lutte entre Andry Rajoelina et le président Marc Ravalomanana qui sert d'ambiance à la rencontre de Nina et Looms, avides de construire leur vie avec leurs propres capacités. Les auteurs montrent dans un scénario qui renvoie les politiques dos à dos le gâchis pour une grande partie des habitants de l'île. Si l'histoire est classique, l'environnement politique choisi est très intéressant et le profil psy des personnages bien construit. Le graphisme est simple mais apporte un bon dynamisme à la narration visuelle qui complète parfaitement un texte précis et pas trop lourd pour comprendre la situation du pays. Le rythme est bon et la narration propose quelques rebondissements soutenus par les événements de la lutte de pouvoir. Une bonne lecture découverte à encourager.

15/08/2024 (modifier)
Couverture de la série La Fillette de l'enfer
La Fillette de l'enfer

J'ai découvert cette oeuvre dans l'exposition BD à Paris (2024) sur le thème horrifique. Lors de mon entrée dans celle-ci, j'ai été scotché par les planches en encre de chine; et une forte émotion m'a enveloppé en comprenant l'histoire par le seul dessin. Manga des années 80 avec un charme fou, les traits des personnages ne sont pas du tout les mêmes que le manga moderne, c'est beaucoup plus artistique. Les décors y sont sublimés par la main de l'auteur, ce qui nous plonge dans une ambiance lugubre qui correspond parfaitement à notre pauvre protagoniste... Une vrai révélation, rien à redire !

15/08/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série L'Esprit critique
L'Esprit critique

Je note à la moyenne supérieur, mais la BD est assez complète sur le sujet présenté, même un poil trop riche ! Mais c'est assez didactique dans la représentation de la zététique et de l'esprit critique, avec toute ses difficultés à l'apprécier. Je connaissais le dessin de Gally, qui est une autrice de blog que j'ai suivi pendant mes années de fac sur le dessin, et qui a publiée quelques albums depuis. Bref, j'avais entendu parler de la publication de cet album, dont elle avait détaillée le processus de fabrication sur son blog. Et c'est intéressant comme façon de procéder, puisque ce sera un dialogue entre une personne qui n'est pas formée à l'esprit critique et ce fameux esprit critique qui va lui expliquer qui elle est ! Le dialogue qui s'ensuit est long et passionnant, surtout si l'on est déjà un peu formé à la pratique de la zététique. En effet, la BD liste de nombreux biais comportementaux humains que nous avons tous et qu'il est possible de débusquer facilement lorsque nous conversons, surtout avec ceux qui ne sont pas du même avis que nous. La BD est une approche pas simple, qui demande de se concentrer lors de la lecture, mais qui permets de comprendre l'origine de la pensée critique au cours de l'Histoire, puis les différents biais qui structurent l'esprit humain et enfin la mise en pratique de ce qui est exposé (d'ailleurs j'ai foiré l'exercice dans les grandes largeurs). C'est dense, comme souligné, mais j'apprécie à la fois le travail informatif mais surtout le final qui rappelle le besoin émotionnel des humains et surtout la nécessité du dialogue. La pensée critique est le fondement de la science et la façon la plus certaine d'approcher la vérité. Mais en même temps, c'est aussi une méthode lourde et contraignante qui ne peut être appliquée dans tout les aspects de la vie. Il faut se rappeler que parfois il faut savoir relâcher notre esprit aussi. Bref, un ouvrage didactique mais qui a aussi l'intelligence de poser les limites de cette méthode en même temps. C'est une piqure de rappel de la nécessité de confronter notre esprit sans cesse pour éviter de croire absurdement en des choses qui peuvent nous faire mal. Et ça, j'apprécie ! Un 3.5 rehaussé pour l'importance du propos.

15/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 4/5
Couverture de la série Voyage de malade
Voyage de malade

Une histoire toute mignonne, très réussie. J'ai moins ri qu'avec Le Grand Méchant Renard, que j'ai lu juste après, mais j'ai trouvé l'histoire bien plus touchante et agréable à lire. Je rejoins totalement l'avis de Tomdelapampa, et c'est en partie pour ces mêmes raisons que j'arrondis avec plaisir ma note de 3,5 en une belle note ! Contrairement à l'histoire du "grand méchant renard" assez prévisible, et peut-être aussi parce que j'avais en tête Je suis au-delà de la mort ! - une histoire que j'avais beaucoup appréciée et qui partage une structure similaire avec 2 belles amitiés nées de la maladie, mais qui se termine de manière très différente - j'étais constamment dans l'incertitude quant au ton que prendrait la fin de l'histoire. Puis effectivement, La personnalité "floue" du loup, ne nous aide pas vraiment à trancher sur ce point. L'auteur parvient à maintenir le doute tout au long du récit. Rien que pour ça, j'ai trouvé l'intrigue très réussi. je rejoins les autres avis concernant les petites déceptions personnelles, tout a été dit. Malgré cela, j'ai passé un très bon moment. J'ai aimé le dessin, la mise en page, la colorisation, les petites touches d'humour, ainsi que les mimiques toutes mignonnes du lapin qui m'ont vraiment charmé. Et bien sûr, comment ne pas s'attacher au loup avec son caractère atypique. Ces deux loustics forment un très bon duo. Les autres personnages sont aussi attachants, et je pense même que ça mériterait un autre tome, juste pour suivre les aventures de l'autre duo, Max et Maurice. Une BD que je recommande !

15/08/2024 (modifier)