J'aime bien les biographies de sportifs. Je trouve que la BD est un médium qui convient particulièrement bien à ce type de récit.
Comme d'autres de mes lectures (Panama al Brown ou Marathon) la série de Reinhard Kleist m'a permis de découvrir un homme qui fut au sommet de son sport avec une personnalité riche d'autres potentialité.
Dans un esprit du temps assez hostile, ces champions ont su vivre leurs aspirations profondes au risque de leur notoriété voire de leur sécurité.
Kleist propose un récit finement équilibré du boxeur Emile Griffith, multi champion du monde, Noir, Homosexuel et styliste de mode féminine.
Un melting pot qui le mettrait au pinacle aujourd'hui dans un équilibre masculin/féminin très poussé dans les deux genres. Il y a 50 ans dans un milieu aussi viril, cette réalité pouvait choquer voire détruire.
Reinhard ne tombe pas dans la facilité victimaire. Au contraire il montre que beaucoup l'ont soutenu toute sa vie (sa mère, son entraineur, son patron).
De même le racisme ou la politique sont peu présents dans l'univers du Griffith de la série. C'est en vivant sa vie de façon authentique voire naïve que Griffith reste un modèle pour abattre les préjugés.
La narration est fluide et bien soutenue par un graphisme très "masculin". Le trait de Reinhard ne fait pas dans les rondeurs mais ses lignes brisées dégagent une forte puissance qui resonne avec les combats extérieurs et intérieurs menés par le champion/homme.
Une belle lecture à la fois récréative et porteuse de sens. 3.5
J'ai été vraiment pris par l'histoire de Largo Winch. C'est un orphelin yougoslave qui devient milliardaire du jour au lendemain. Les rebondissements sont nombreux et chaque tome apporte son lot de surprises.
Les personnages secondaires ajoutent une belle profondeur à l'histoire. Simon, Freddy, Cochrane... ils rendent l'aventure plus vivante et plus humaine.
Le trait de Philippe Francq est détaillé et les couleurs sont vives. Cela donne beaucoup de dynamisme aux planches et rend la lecture agréable.
Même si le monde de la finance peut sembler complexe, la série rend ces concepts accessibles. J'ai appris des choses sur les holdings et les OPA, ce qui est un plus inattendu.
En lisant cette BD, j'ai ressenti une grande admiration pour la façon dont l'histoire est racontée. C'est une série qui ne prend pas la tête et qui assure un bon moment de détente. Je me suis attaché à Largo et à son univers, malgré quelques clichés. C'est une lecture que je recommande pour ceux qui aiment les histoires d'aventure avec une touche d'humour et d'action.
La série Thorgal m'a vraiment impressionné par son mélange unique de genres, combinant habilement des éléments de science-fiction avec la mythologie nordique et les aventures vikings. Le personnage principal, Thorgal, est attachant et ses quêtes sont à la fois épiques et personnelles, ce qui rend la lecture très agréable.
Les personnages sont bien développés, en particulier Thorgal et Aaricia, dont la relation est touchante et centrale à l'histoire.
L'intrigue est complexe et bien construite, avec des rebondissements qui maintiennent l'intérêt tout au long des tomes.
Le travail artistique est superbe, avec une évolution notable du style de dessin qui s'améliore au fil des albums.
J'ai été ému par les thèmes abordés, tels que l'identité, la famille et le destin, qui donnent une réelle profondeur à l'histoire.
Thorgal est donc une série que je recommande vivement pour son originalité et sa capacité à transporter le lecteur dans un univers riche et fascinant. Je ne donne pas la note maximale car, bien que la série soit globalement excellente, certains tomes m'ont semblé moins prenants que d'autres. Néanmoins, c'est une expérience de lecture que j'ai beaucoup appréciée.
J'ai été impressionné par l'imagination de Franquin dans la création du Marsupilami. Cet animal exotique apporte une touche d'originalité et de fantaisie à l'univers de Spirou et Fantasio.
Les premiers tomes m'ont vraiment plu avec leurs histoires amusantes et leurs leçons morales. Cependant, j'ai ressenti que la série a perdu de sa qualité au fil des albums, devenant plus industrielle et moins captivante.
Bien que le Marsupilami soit attachant, je trouve qu'il est mieux en second rôle. En tant que personnage principal, les aventures ont tendance à tourner en rond et manquent parfois de profondeur.
Malgré quelques répétitions et un manque de renouvellement, la série conserve un charme certain, surtout pour les jeunes lecteurs. Les dessins sont vivants et la jungle de Palombie est magnifiquement dépeinte.
Je dirais donc pour finir que le Marsupilami reste une lecture agréable qui divertira surtout les enfants. Je lui donne une note de 4/5 pour son impact culturel et les bons moments qu'il continue d'offrir.
Spirou et Fantasio sont des personnages qui traversent les âges avec leurs aventures pleines d'humour et de camaraderie. Leur amitié et leur dynamisme m'ont vraiment captivé.
Les illustrations sont un régal pour les yeux, pleines de vie et de détails qui rendent chaque page attrayante et invitent à l'exploration visuelle.
Chaque album offre une nouvelle aventure, et j'apprécie la manière dont les histoires se renouvellent tout en gardant une cohérence qui fait le charme de la série.
La série m'a fait ressentir un éventail d'émotions, du rire aux moments de tension.
En lisant cette BD, j'ai été transporté dans un univers où l'aventure et l'amitié règnent en maîtres. C'est une lecture que je recommande chaudement !
Gaston est un personnage hors du commun, un anti-héros attachant avec ses gaffes et sa paresse. Il apporte une touche d'humour unique et une critique sociale subtile à travers ses aventures.
Le trait de Franquin est dynamique et expressif, rendant chaque gag vivant. Les situations absurdes et les running gags autour des personnages secondaires comme Longtarin et Jules-de-chez-Smith-en-face sont un régal.
Au-delà des rires, Gaston Lagaffe offre une réflexion sur le monde de l'entreprise et la résistance passive de l'individu face au système, le tout avec une touche écologique avant-gardiste.
Cette BD traverse les générations. Elle a marqué mon enfance et continue de résonner aujourd'hui. Les personnages secondaires sont tout aussi mémorables que Gaston lui-même.
En somme, Gaston Lagaffe est une oeuvre culte qui mérite sa place dans le panthéon de la bande dessinée franco-belge. Un chef-d'oeuvre qui, malgré quelques gags convenus, reste un incontournable pour son humour, son originalité et ses valeurs.
J'ai été immédiatement captivé par l'histoire de Max, ce jeune homme à la recherche de son passé en Amazonie. L'aventure, teintée de mystère et de révélations surprenantes, m'a tenu en haleine du début à la fin.
Les personnages sont si réalistes et bien développés que je me suis rapidement attaché à eux. Leur quête personnelle et leur dynamique de groupe ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire.
Le trait d'Olivier Pont, allié aux couleurs de François Lapierre, donne vie à la jungle amazonienne avec une richesse et une précision qui m'ont transporté au coeur de l'aventure.
Au-delà de l'aventure, cette BD m'a fait réfléchir sur des thèmes comme la survie, la corruption et la beauté de la nature. C'est une oeuvre qui, tout en divertissant, invite à la réflexion.
En résumé, cette bande dessinée est une réussite. Elle combine habilement l'action, l'émotion et la réflexion, le tout servi par un graphisme de qualité. Un régal pour les yeux et l'esprit !
J'ai été immédiatement happé par l'histoire de Bragon, ce jeune paysan avide d'aventures et de combats. La quête de sa transformation en chevalier défenseur d'Akbar est racontée avec un rythme soutenu qui maintient l'intérêt à chaque page.
Les auteurs ont su créer des moments émotionnels intenses, particulièrement aux tomes 1, 3 et 5, où Bragon doit affronter des pertes personnelles déchirantes, ajoutant une profondeur psychologique à son parcours.
Malgré le changement de dessinateurs, la série conserve une qualité visuelle remarquable. Chaque planche est un régal pour les yeux, avec une attention particulière portée à la création d'une faune et d'une flore originales.
Bien que cette préquelle ne surpasse pas l'originalité et la puissance de La Quête de l'Oiseau du Temps, elle reste une lecture très agréable et respecte l'univers établi tout en offrant une aventure fraîche et intéressante.
Finalement, cette préquelle m'a procuré un plaisir de lecture certain. Elle a su renouveler mon intérêt pour l'univers de La Quête de l'Oiseau du Temps et m'a invité à redécouvrir la série originale avec un regard neuf. Je lui donne une note de 4/5 pour son scénario intelligent et son dessin sublime.
Après avoir commandé l’album, ma première réaction a été d’être bien deg’.
Ma faute aussi de n’avoir pas fait plus attention, j’imaginais une suite à Comme un poisson dans l’huile et Les sardines sont cuites, 2 albums que j’apprécie beaucoup … et c’est à 1/3 vrai. En fait, Une sardine à la mer les compile tout en y ajoutant une conclusion plus de 15 ans après : Extra ball + 2 autres courts récits, un peu dommage d’ailleurs que le 3eme titre oublie l’allusion « poiscaille » (même si c’est justifié par la suite).
Rien vraiment de méchant au final mais c’est toujours con quand on possède déjà les tomes chez Vertige Graphic.
Dans les 2 premiers tomes, Guillaume Long nous narre ses 2 premières années aux Beaux-Arts. Je vous renvoie à mes avis pour plus de détails mais j’aime beaucoup, l’auteur se raconte sans se la raconter. Je trouve ça assez frais, drôle, léger et décalé.
Au rayon des nouveautés, on a donc un premier récit de 2001 placé en interlude. C’est une lettre sous forme de bd qu’il a adressé à Matthieu Boogaert. Les premiers pas de l’auteur, son style est encore un peu maladroit mais le fond est très touchant. L’autre court récit sert d’épilogue à son aventure autobiographique, je dois dire que je n’aime pas trop le trait utilisé, mais le but est atteint.
Et enfin la conclusion des 2ers tomes, l’auteur reprend les pinceaux pour reprendre le fil de son aventure mais 15 ans après. On retrouve sa narration et ton mais son style a bien évolué, il n’est plus ce jeune étudiant insouciant.
Ce récit se divise en 2 parties. Une première où l’auteur va revenir sur cette période de sa vie, ainsi que ses premiers travaux avec toujours autant d’honnêteté et d’autodérision, j’aime son parti pris esthétique mais c’est encore plus marrant quand on connaît le dessous des cartes. Nous connaîtrons ou pas le destin des différents étudiants et mine de rien ces albums ont lancé la profession de l’auteur, lui qui ne savait pas trop quoi faire. Le fait que l’auteur réalisait ses pages avant son examen final renforce ma sympathie comme le côté authentique et journal de bord.
La deuxième partie est consacrée à un événement beaucoup moins léger, l’auteur nous livre son expérience suite à un cancer. La dissymétrie testiculaire, moquée à ses débuts, n’était malheureusement pas si anodine.
La narration redondante (gaufrier, texte) peut faire peur mais pour moi c’est l’une des grandes forces.
Bref, un récit autobiographique, un peu atypique, et pour lequel j’éprouve plus que de la sympathie.
Je suis professeur d’Histoire et, comme Samuel Paty, j’enseigne à des élèves de quatrième. Forcément une leçon sur la liberté d’expression, et très souvent avec des caricatures de Charlie-Hebdo, utilisées pour nourrir un débat sur la liberté d’expression et ses éventuelles limites. C’est dire si sa mort – et son caractère « monstrueux » m’a touché. L’idée que l’on puisse mourir de la sorte, simplement pour avoir « fait son travail »…
J’ai déjà vu des documentaires et reportages où étaient interrogés les anciens collègues, et suis donc familiarisé avec le contexte et « l’après » de ce drame. Mais cet album est bien fichu, bien mené. Il prend son temps pour « mettre en place » les choses, que ce soit la personnalité de Paty, ses cours et les relations avec ses élèves, ses maladresses. Et, en parallèle, la radicalisation de son futur meurtrier. Et bien sûr « l’affaire » (Paty a surtout été victime de rumeurs, de fausses dénonciations, récupérées et amplifiées par des imbéciles extrémistes).
Comme les collègues de Paty, ce n’est pas tant l’absence de réactivité de l’institution (qui avait pas mal d’information sur ceux qui « montaient la cabale » avant le drame) qui m’a le plus marqué (mis à part l’assassinat lui-même bien sûr), c’est surtout ces 5 ou 6 élèves qui ont aidé le meurtrier, qui ont accepté sans se poser trop de question de désigner leur prof contre de l’argent. Qu’est-ce qui a été « raté » ?
Paty n’est pas un héros, ni un professeur hors du commun. Mais à l’évidence il était un bon pédagogue, apprécié de ses élèves. Sa mort interroge les enseignants, l’institution Education Nationale, et notre société. Les questions posées n’ont pas toutes trouvé de réponses, loin de là.
Cet album est aussi l’occasion pour beaucoup de protagonistes de « faire le point ». C’est un très bon documentaire « à chaud », sur un crime qui m’a je pense davantage touché que je ne l’ai pensé au départ.
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J'aime bien les biographies de sportifs. Je trouve que la BD est un médium qui convient particulièrement bien à ce type de récit. Comme d'autres de mes lectures (Panama al Brown ou Marathon) la série de Reinhard Kleist m'a permis de découvrir un homme qui fut au sommet de son sport avec une personnalité riche d'autres potentialité. Dans un esprit du temps assez hostile, ces champions ont su vivre leurs aspirations profondes au risque de leur notoriété voire de leur sécurité. Kleist propose un récit finement équilibré du boxeur Emile Griffith, multi champion du monde, Noir, Homosexuel et styliste de mode féminine. Un melting pot qui le mettrait au pinacle aujourd'hui dans un équilibre masculin/féminin très poussé dans les deux genres. Il y a 50 ans dans un milieu aussi viril, cette réalité pouvait choquer voire détruire. Reinhard ne tombe pas dans la facilité victimaire. Au contraire il montre que beaucoup l'ont soutenu toute sa vie (sa mère, son entraineur, son patron). De même le racisme ou la politique sont peu présents dans l'univers du Griffith de la série. C'est en vivant sa vie de façon authentique voire naïve que Griffith reste un modèle pour abattre les préjugés. La narration est fluide et bien soutenue par un graphisme très "masculin". Le trait de Reinhard ne fait pas dans les rondeurs mais ses lignes brisées dégagent une forte puissance qui resonne avec les combats extérieurs et intérieurs menés par le champion/homme. Une belle lecture à la fois récréative et porteuse de sens. 3.5
Largo Winch
J'ai été vraiment pris par l'histoire de Largo Winch. C'est un orphelin yougoslave qui devient milliardaire du jour au lendemain. Les rebondissements sont nombreux et chaque tome apporte son lot de surprises. Les personnages secondaires ajoutent une belle profondeur à l'histoire. Simon, Freddy, Cochrane... ils rendent l'aventure plus vivante et plus humaine. Le trait de Philippe Francq est détaillé et les couleurs sont vives. Cela donne beaucoup de dynamisme aux planches et rend la lecture agréable. Même si le monde de la finance peut sembler complexe, la série rend ces concepts accessibles. J'ai appris des choses sur les holdings et les OPA, ce qui est un plus inattendu. En lisant cette BD, j'ai ressenti une grande admiration pour la façon dont l'histoire est racontée. C'est une série qui ne prend pas la tête et qui assure un bon moment de détente. Je me suis attaché à Largo et à son univers, malgré quelques clichés. C'est une lecture que je recommande pour ceux qui aiment les histoires d'aventure avec une touche d'humour et d'action.
Thorgal
La série Thorgal m'a vraiment impressionné par son mélange unique de genres, combinant habilement des éléments de science-fiction avec la mythologie nordique et les aventures vikings. Le personnage principal, Thorgal, est attachant et ses quêtes sont à la fois épiques et personnelles, ce qui rend la lecture très agréable. Les personnages sont bien développés, en particulier Thorgal et Aaricia, dont la relation est touchante et centrale à l'histoire. L'intrigue est complexe et bien construite, avec des rebondissements qui maintiennent l'intérêt tout au long des tomes. Le travail artistique est superbe, avec une évolution notable du style de dessin qui s'améliore au fil des albums. J'ai été ému par les thèmes abordés, tels que l'identité, la famille et le destin, qui donnent une réelle profondeur à l'histoire. Thorgal est donc une série que je recommande vivement pour son originalité et sa capacité à transporter le lecteur dans un univers riche et fascinant. Je ne donne pas la note maximale car, bien que la série soit globalement excellente, certains tomes m'ont semblé moins prenants que d'autres. Néanmoins, c'est une expérience de lecture que j'ai beaucoup appréciée.
Marsupilami
J'ai été impressionné par l'imagination de Franquin dans la création du Marsupilami. Cet animal exotique apporte une touche d'originalité et de fantaisie à l'univers de Spirou et Fantasio. Les premiers tomes m'ont vraiment plu avec leurs histoires amusantes et leurs leçons morales. Cependant, j'ai ressenti que la série a perdu de sa qualité au fil des albums, devenant plus industrielle et moins captivante. Bien que le Marsupilami soit attachant, je trouve qu'il est mieux en second rôle. En tant que personnage principal, les aventures ont tendance à tourner en rond et manquent parfois de profondeur. Malgré quelques répétitions et un manque de renouvellement, la série conserve un charme certain, surtout pour les jeunes lecteurs. Les dessins sont vivants et la jungle de Palombie est magnifiquement dépeinte. Je dirais donc pour finir que le Marsupilami reste une lecture agréable qui divertira surtout les enfants. Je lui donne une note de 4/5 pour son impact culturel et les bons moments qu'il continue d'offrir.
Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio sont des personnages qui traversent les âges avec leurs aventures pleines d'humour et de camaraderie. Leur amitié et leur dynamisme m'ont vraiment captivé. Les illustrations sont un régal pour les yeux, pleines de vie et de détails qui rendent chaque page attrayante et invitent à l'exploration visuelle. Chaque album offre une nouvelle aventure, et j'apprécie la manière dont les histoires se renouvellent tout en gardant une cohérence qui fait le charme de la série. La série m'a fait ressentir un éventail d'émotions, du rire aux moments de tension. En lisant cette BD, j'ai été transporté dans un univers où l'aventure et l'amitié règnent en maîtres. C'est une lecture que je recommande chaudement !
Gaston Lagaffe
Gaston est un personnage hors du commun, un anti-héros attachant avec ses gaffes et sa paresse. Il apporte une touche d'humour unique et une critique sociale subtile à travers ses aventures. Le trait de Franquin est dynamique et expressif, rendant chaque gag vivant. Les situations absurdes et les running gags autour des personnages secondaires comme Longtarin et Jules-de-chez-Smith-en-face sont un régal. Au-delà des rires, Gaston Lagaffe offre une réflexion sur le monde de l'entreprise et la résistance passive de l'individu face au système, le tout avec une touche écologique avant-gardiste. Cette BD traverse les générations. Elle a marqué mon enfance et continue de résonner aujourd'hui. Les personnages secondaires sont tout aussi mémorables que Gaston lui-même. En somme, Gaston Lagaffe est une oeuvre culte qui mérite sa place dans le panthéon de la bande dessinée franco-belge. Un chef-d'oeuvre qui, malgré quelques gags convenus, reste un incontournable pour son humour, son originalité et ses valeurs.
Un putain de salopard
J'ai été immédiatement captivé par l'histoire de Max, ce jeune homme à la recherche de son passé en Amazonie. L'aventure, teintée de mystère et de révélations surprenantes, m'a tenu en haleine du début à la fin. Les personnages sont si réalistes et bien développés que je me suis rapidement attaché à eux. Leur quête personnelle et leur dynamique de groupe ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Le trait d'Olivier Pont, allié aux couleurs de François Lapierre, donne vie à la jungle amazonienne avec une richesse et une précision qui m'ont transporté au coeur de l'aventure. Au-delà de l'aventure, cette BD m'a fait réfléchir sur des thèmes comme la survie, la corruption et la beauté de la nature. C'est une oeuvre qui, tout en divertissant, invite à la réflexion. En résumé, cette bande dessinée est une réussite. Elle combine habilement l'action, l'émotion et la réflexion, le tout servi par un graphisme de qualité. Un régal pour les yeux et l'esprit !
La Quête de l'Oiseau du Temps - Avant la Quête
J'ai été immédiatement happé par l'histoire de Bragon, ce jeune paysan avide d'aventures et de combats. La quête de sa transformation en chevalier défenseur d'Akbar est racontée avec un rythme soutenu qui maintient l'intérêt à chaque page. Les auteurs ont su créer des moments émotionnels intenses, particulièrement aux tomes 1, 3 et 5, où Bragon doit affronter des pertes personnelles déchirantes, ajoutant une profondeur psychologique à son parcours. Malgré le changement de dessinateurs, la série conserve une qualité visuelle remarquable. Chaque planche est un régal pour les yeux, avec une attention particulière portée à la création d'une faune et d'une flore originales. Bien que cette préquelle ne surpasse pas l'originalité et la puissance de La Quête de l'Oiseau du Temps, elle reste une lecture très agréable et respecte l'univers établi tout en offrant une aventure fraîche et intéressante. Finalement, cette préquelle m'a procuré un plaisir de lecture certain. Elle a su renouveler mon intérêt pour l'univers de La Quête de l'Oiseau du Temps et m'a invité à redécouvrir la série originale avec un regard neuf. Je lui donne une note de 4/5 pour son scénario intelligent et son dessin sublime.
Une sardine à la mer
Après avoir commandé l’album, ma première réaction a été d’être bien deg’. Ma faute aussi de n’avoir pas fait plus attention, j’imaginais une suite à Comme un poisson dans l’huile et Les sardines sont cuites, 2 albums que j’apprécie beaucoup … et c’est à 1/3 vrai. En fait, Une sardine à la mer les compile tout en y ajoutant une conclusion plus de 15 ans après : Extra ball + 2 autres courts récits, un peu dommage d’ailleurs que le 3eme titre oublie l’allusion « poiscaille » (même si c’est justifié par la suite). Rien vraiment de méchant au final mais c’est toujours con quand on possède déjà les tomes chez Vertige Graphic. Dans les 2 premiers tomes, Guillaume Long nous narre ses 2 premières années aux Beaux-Arts. Je vous renvoie à mes avis pour plus de détails mais j’aime beaucoup, l’auteur se raconte sans se la raconter. Je trouve ça assez frais, drôle, léger et décalé. Au rayon des nouveautés, on a donc un premier récit de 2001 placé en interlude. C’est une lettre sous forme de bd qu’il a adressé à Matthieu Boogaert. Les premiers pas de l’auteur, son style est encore un peu maladroit mais le fond est très touchant. L’autre court récit sert d’épilogue à son aventure autobiographique, je dois dire que je n’aime pas trop le trait utilisé, mais le but est atteint. Et enfin la conclusion des 2ers tomes, l’auteur reprend les pinceaux pour reprendre le fil de son aventure mais 15 ans après. On retrouve sa narration et ton mais son style a bien évolué, il n’est plus ce jeune étudiant insouciant. Ce récit se divise en 2 parties. Une première où l’auteur va revenir sur cette période de sa vie, ainsi que ses premiers travaux avec toujours autant d’honnêteté et d’autodérision, j’aime son parti pris esthétique mais c’est encore plus marrant quand on connaît le dessous des cartes. Nous connaîtrons ou pas le destin des différents étudiants et mine de rien ces albums ont lancé la profession de l’auteur, lui qui ne savait pas trop quoi faire. Le fait que l’auteur réalisait ses pages avant son examen final renforce ma sympathie comme le côté authentique et journal de bord. La deuxième partie est consacrée à un événement beaucoup moins léger, l’auteur nous livre son expérience suite à un cancer. La dissymétrie testiculaire, moquée à ses débuts, n’était malheureusement pas si anodine. La narration redondante (gaufrier, texte) peut faire peur mais pour moi c’est l’une des grandes forces. Bref, un récit autobiographique, un peu atypique, et pour lequel j’éprouve plus que de la sympathie.
Crayon noir - Samuel Paty, histoire d'un prof
Je suis professeur d’Histoire et, comme Samuel Paty, j’enseigne à des élèves de quatrième. Forcément une leçon sur la liberté d’expression, et très souvent avec des caricatures de Charlie-Hebdo, utilisées pour nourrir un débat sur la liberté d’expression et ses éventuelles limites. C’est dire si sa mort – et son caractère « monstrueux » m’a touché. L’idée que l’on puisse mourir de la sorte, simplement pour avoir « fait son travail »… J’ai déjà vu des documentaires et reportages où étaient interrogés les anciens collègues, et suis donc familiarisé avec le contexte et « l’après » de ce drame. Mais cet album est bien fichu, bien mené. Il prend son temps pour « mettre en place » les choses, que ce soit la personnalité de Paty, ses cours et les relations avec ses élèves, ses maladresses. Et, en parallèle, la radicalisation de son futur meurtrier. Et bien sûr « l’affaire » (Paty a surtout été victime de rumeurs, de fausses dénonciations, récupérées et amplifiées par des imbéciles extrémistes). Comme les collègues de Paty, ce n’est pas tant l’absence de réactivité de l’institution (qui avait pas mal d’information sur ceux qui « montaient la cabale » avant le drame) qui m’a le plus marqué (mis à part l’assassinat lui-même bien sûr), c’est surtout ces 5 ou 6 élèves qui ont aidé le meurtrier, qui ont accepté sans se poser trop de question de désigner leur prof contre de l’argent. Qu’est-ce qui a été « raté » ? Paty n’est pas un héros, ni un professeur hors du commun. Mais à l’évidence il était un bon pédagogue, apprécié de ses élèves. Sa mort interroge les enseignants, l’institution Education Nationale, et notre société. Les questions posées n’ont pas toutes trouvé de réponses, loin de là. Cet album est aussi l’occasion pour beaucoup de protagonistes de « faire le point ». C’est un très bon documentaire « à chaud », sur un crime qui m’a je pense davantage touché que je ne l’ai pensé au départ.