Sympathique série que Benoit Brisefer. Je n'ai pas lu les 2 derniers albums mais je dirai que les 5 premiers sont très très bons, puis, avec "Lady Dolphine", la qualité est en chute libre pour revenir à un très bon album avec "le fétiche". "Hold-up..." et "...la désunion" sont plutôt moyens puis à nouveau un très bon "route du sud". Par contre "...Eglantine" est décevant. L'idée était bonne, mais mal exploitée et finalement sans intérêt.
Il faut dire que Peyo est irremplaçable et inimitable. Je ne sais comment l'expliquer mais ses dessins ont quelque chose de plus que tous ses imitateurs, qui pourtant, sont quasiment identiques dans le coup de crayon.
Alors je ne sais pas, plus de poésie, de magie dans les rondeurs du dessin comme dans la façon de raconter l'histoire (texte et découpage), plus de tendresse ? Le mystère du génie !
Sinon, Benoit m'a toujours intrigué. C'est vrai, un petit garçon de 9 ou 10 ans dont on ne voit jamais les parents. Parents auxquels il ne fait jamais la moindre allusion d'ailleurs. Et il peut partir à l'autre bout du monde, à n'importe quelle heure et pour plusieurs jours sur un coup de tête sans avertir personne. Et les adultes qui l'accompagnent ne s'en inquiètent pas plus que ça non plus.
J'en suis arrivé à imaginer une explication lugubre : Le jour où Benoit a découvert sa super force, il a tué ses parents par accident et les a enterrés au fond du jardin. Tout le village est au courant mais fait semblant de rien par peur de Benoit. Et lui, son subconscient le force à oublier le drame par son excès de politesse et d'honnêteté envers les adultes et en continuant à vivre comme si de rien n'était.
Ca ferait pas une bonne série parallèle ça ? "La vie secrète de B.Brisefer" !
Note approximative : 3.5/5
Sans les avis des lecteurs ci-dessous, je n’aurais sans doute jamais acheté cette BD. Je n’apprécie en effet pas son dessin. Trop simple, trop lâché, je trouve qu’il convient peu à une BD de qualité telle que je l’imagine. Il reste heureusement suffisamment efficace pour permettre une lecture plaisante. Ceci dit, j’ai dû parfois vérifier qui était tel personnage car, se différenciant le plus souvent par leurs chevelures, comme les couleurs de celles-ci sont parfois variables, je me suis parfois demandé si c’était bien la même personne ou si beaucoup de temps s’était passé (je pense ici à la femme aux cheveux violets dont la chevelure tourne au gris le temps d’une planche sans qu’on sache si c’est une erreur ou pas).
De même au niveau de ce qui baisse la qualité de cet album, il y a plusieurs fautes d’orthographes assez énormes dans les dialogues, comme s’ils n’avaient pas été relus ; je trouve ça assez négligeant.
Mais à côté de ces défauts, Kosmo offre un scénario qui m’a vraiment plu. Il mélange SF et humour dans un récit original. Le ton du récit est en outre assez spécial, oscillant en permanence entre récit noir, ambiance légère et humour parfois cynique. On ne sait jamais trop comment appréhender cette histoire, et en tout cas moi je l’ai pris avec le sourire et avec intérêt.
En outre, le tome 1 forme une histoire complète tout à fait bonne, avec une vraie fin bien caustique, même si elle m’a rappelé le scénario d’une nouvelle d’Isaac Asimov sur un même premier vol interstellaire tout en durée.
Bref, une BD à lire même si je lui aurais préféré un dessin nettement plus abouti et une relecture des textes.
Sans doute la meilleure série de Jean Van Hamme, le scénariste qui fait de l'or avec du papier, et ce n'est pas un hasard.
Brillante idée de départ de mettre à la tête d'un grand groupe financier un jeune baroudeur, adopté par un richissime requin de la finance. Cela nous vaut une plongée passionnante dans le monde des affaires, qui concerne chacun d'entre nous à des degrés évidement différents. C'est bien sûr une série d'action avant tout, à l'américaine, pourrait-on dire tant il y a d'explosions et de fusillades soutenues, mais la cadence des péripéties et le savoir-faire du scénariste en font une oeuvre de grande qualité et de pur divertissement. Cela n'évite pas une documentation superbe, qui permet de saisir les subtilités des lois internationales comme des fonctionnements de grands groupes industriels, on pourrait même dire un souci quasi-documentaire tant rien n'est laissé au hasard.
Plus hasardeux, voire artificiel est l'aspect sentimental, et on peut penser que Van Hamme ménage ses lecteurs en soulignant la surpuissance aphrodisiaque du héros viril auprès des forts gracieuses héroïnes qui se pâment devant notre golden-boy tandis qu'il régale ses lectrices rêvant d'un prince charmant pétri de dollars et d'héroïsme. Après, pourquoi ne pas rêver dans un monde si terne et si cruel ?
Certes Winch est un beau gosse un brin agaçant, mais il se fait tout de même parfois remettre à sa place, ses comparses sont charismatiques et les "mauvais" pas si bêtes que ça, en tout cas, il faut bien deux tomes minimum pour leur tordre le cou.
Enfin, Van Hamme réussit à se renouveler en faisant voyager son héros aux quatre coins du monde, ce qui ne gâte rien.
Côté dessin, Philippe Francq livre au départ un travail fortement influencé par Hermann, avec un meilleur goût pour les jolies femmes. Il s'affranchit rapidement de ses influences pour un trait nerveux et précis qui rend parfaitement l'action des aventures de Winch, aussi que le luxe ou l'exotisme... Il n'est jamais en reste devant l'imagination de son compère.
Donc, une oeuvre qui mérite son succès, servie par un solide tandem d'auteurs, qui livre une oeuvre parfois un brin classique, mais toujours avec sérieux et talent.
Superbe diptyque dont il ne faut absolument pas se priver. D'abord, parce que sous ses dehors de péplum, ce cycle possède toutes les qualités d'une série d'aventure avec l'action et le dépaysement nécessaire.
Ensuite, parce qu'il possède le charme des histoires mythologiques (dont il s'inspire) pour livrer une leçon morale avec à la fois l'humour et le tragique qui fait qu'une intrigue vous accroche puis vous prend aux tripes pour donner du recul sur des sentiments universels. Et le charme de ces histoires, c'est le manque de lourdeur démonstrative en jouant avec les apparitions de personnages fantastiques aux pouvoirs surprenants (ah, sacrée Athéna, changer ce malheureux séducteur de Tirésias en femme). Au choix naïfs ou ironiques, les recours à ces dieux antiques donnent une dimension surréaliste du plus bel effet.
Les personnages ne forcent pas la sympathie, Le Tendre sait où il veut en venir, et cerne à merveille les personnalités. Ses dialogues sont à la fois modernes et adaptés, le tout est mené avec sureté sans jamais se prendre trop au sérieux. Son récit n'en a que plus de force en proposant un rythme soutenu.
Christian Rossi illustre l'aventure de Tirésias en couleurs directes, et son style n'y perd ni virtuosité, ni efficacité. Les mises en pages comme les compositions font mouche et restituent parfaitement le monde antique. Toutes les nuances du récit sont soulignées grâce à la grande expressivité de ses personnages et à une grande capacité à reproduire les attitudes. Les couleurs ajoutent à l'exotisme de la Grèce en en recréant la chaleur et la moiteur sur fond de joutes amoureuses et de combats sanglants.
Bref, un brillant tandem d'auteurs pour un récit qui se dévore grâce au métier des deux compères qui mettent superbement en valeur une histoire savoureuse, dont le seul défaut pourrait d'être un peu courte.
Une excellente aventure de Maurice Tillieux que ce Marc Jaguar.
Un peu comme les vieux films policier des années 50/60, cette BD en a le même ton et la même saveur. Elle nous replonge avec délice dans cette atmosphère rétro, comme un petit voyage dans le temps.
Le dosage aventure/ humour/affrontements virils est très bien réalisé.
Le dessin de Tillieux est clair et très lisible, du bon travail qui nous donne même, par ci par là, des vignettes que je qualifierai de magnifiques. Même si l'on sent par moment qu'il est un peu à l'étroit dans ses petites cases carrées. (3 cases par bande, 4 bandes par page) et n'a pas assez souvent le réflexe, quand c'est nécessaire, de faire des cases plus grandes.
Avec Tillieux, le schéma des caractères reste le même. Comme dans Gil Jourdan ou Félix, le héros est viril et sérieux, un peu macho aux sourcils toujours froncés, accompagné d'un faire-valoir comique un peu loufoque. Les personnages sont très similaires mais ça marche bien. Et les personnages secondaires sont bien souvent très réussis.
Achat conseillé pour les fans de l'âge d'or de la BD franco-belge bien sûr. Dans le commerce, je pense qu'on ne peut trouver cet (unique ?) album de Marc Jaguar que dans la collection "tout Gil Jourdan" volume 6. (Dans lequel vous trouverez d'ailleurs une 1ère aventure de 12 pages de ce personnage.)
Inutile de présenter désormais Valérian (et Laureline), mais il sera toujours utile de conseiller cette série qui, dans le genre de la science-fiction comme dans certains genres coupés d'un univers contemporain trop marqué et touchant à des thèmes universels, vieillit très bien.
Tout aussi inutile de répéter les pionniers que furent les auteurs dans ce genre. Il faut toujours souligner en revanche l'intelligence de Christin, qui a su faire visiter aux agents de Galaxity des mondes qui permettaient de prendre du recul sur notre propre humanité, le tout avec un humour qui, bien loin de leçons convenues et prétentieuses, donne une série à l'observation fine et forte.
Finesse, et force là aussi, des personnages charismatiques en diable, le respectueux et peu combatif Valérian, et peut-être surtout l'insolente et re(belle) Laureline qui a définitivement marquée l'Histoire de la Bande Dessinée et l'imagination de nombreux lecteurs.
Certains tomes semblent marqués par l'époque de leur création (tel le savoureux "Bienvenu sur Alflolol" où des nomades se trouvent obligés de participer à l'essor industriel de leur planète, qui rappelle certains mouvements contestataires des années soixante-dix et souligne des excès de l'industrialisation) mais la science-fiction est décidément une arme redoutable, et elle offre une oeuvre à plusieurs niveaux de lecture, mais toujours intéressante.
Le dessin de Mézière, humoristique au départ, puis semi-réaliste et réaliste, suit les évolutions du scénario avec la force nécessaire, mais il reste toujours dans une certaine école "Jijé", ce qui est loin d'être un reproche, puisqu'il se situe parmi les meilleurs disciples du maître. Et surtout, les univers qu'il a créés n'appartiennent qu'à lui, et il fallait bien du génie pour créer l'esthétique de la série et sa galerie de personnages.
Les auteurs semblent toutefois s'endormir sur leurs lauriers ces dernières années, car leurs histoires manquent de tension, totalement désamorcée par une auto-dérision systématique et des personnages aux formes de clins d'oeil qui nuisent à l'univers propre de la série. De fait, les scénarios sont plus anecdotiques et le dessin semble relâché.
Nous sommes loin des albums des années quatre-vingt où l'humour masquait le pessimisme latent des intrigues. Pourtant, nos héros sont toujours à la recherche de Galaxity et de leur civilisation, alors que nous réservent Christin et Mézière ? A suivre ...
Un grand classique (le grand classique ?) de la science-fiction, à découvrir absolument dans sa chronologie. Les plus sceptiques ne peuvent qu'être étonnés par sa richesse, alors ? Une seule façon de se faire une idée ...
Excellente série qui propose une vision intéressante (et inédite) de Napoléon Bonaparte.
Le réalisme de l'oeuvre ne fait que rendre plus mystérieuse la touche de fantastique qui aurait pu donner une oeuvre du plus pur surréalisme, car Bonaparte se retrouve ici sous l'influence d'un curieux masque. Au lieu de cela, Dufaux a su trouver le ton juste pour faire revivre le début du dix-neuvième siècle, tout en créant un climat trouble qui passionne et permet de parfaire sa culture tout en suivant les intrigues dans les plus riches salons comme les bas-fonds de Paris.
Oeuvre ambitieuse et maîtrisée, un peu parasitée par le personnage de La Torpille, qui est très proche d'un certain Giacomo C., à savoir un intriguant ingénieux qui vit de divers chantages et qui a su s'entourer de compagnons pour voler leurs bourses aux bourgeois.
Ce petit reproche mis à part, le récit est plein de malice et d'action, mené de main de maître, et la richesse des personnages complète une série qui tient toutes ses promesses.
Petite déception pour le dessin de Jamar, qui, s'il est de qualité, parait bien plus commun que celui dont il avait fait preuve sur la série "Les voleurs d'empire", plus élégant et précis. Mais pris individuellement, son trait ici sert bien l'intrigue de son scénariste, et rappelle une certaine "ligne directive" de la collection Vécu des éditions Glénat où les auteurs (Juillard, Arnoux, Klimos, Convard...) réalisaient leurs oeuvres d'inspiration historiques avec un dessin épuré.
Donc, très brillant de la part de Dufaux, classique de la part de Jamar, de bonne qualité dans tout les cas, à découvrir sans hésiter.
Bon juste pour faire un compte rond et être le 50éme, je me permets de rajouter quelques petites choses sur Sanctuaire. Bon tout d'abord c'est bien sûr une superbe trilogie pleine de suspens et d'angoisse. Les claustrophobes s'abstenir ! Les rappels aux grandes productions américaines style Abyss sont évidents mais bien utilisés.
Pour ma part du point de vue des acteurs je rajouterai Scott Glenn pour le commandant du sous-marin. Pour les références scénaristiques et Bd personne n'a parlé de Tintin alors que les statues ressemblent quand même beaucoup à notre fameux RASCARSCAPAC des sept boules de cristal et le mythe du sanctuaire souillé par les explorateurs également utilisé dans Le temple du Soleil.
Sinon que les dessins sont superbes avec une alternance gros plans, grands espaces magnifiques et les ombres parfois critiquées nous laissent imaginer le reste des décors, ce qui est à mon avis encore mieux. Une dernière référence ciné mais là à posteriori : The descent (un club de spéléo bloqué dans une grotte et attaqué par des monstres sanctuaires, heu non sanguinaires !)
La fin peut légèrement dérouter et c'est pourquoi après mûre réflexion je n'ai pas mis 5 étoiles, ou alors que pour les 2 premiers tomes excellents.
"Jhen" correspond vraiment à ce que l'on retrouve de mieux chez Jacques Martin : une solide reconstitution historique et des situations étranges, parfois proches de la tragédie.
Cette série (débutée sous le titre Xan -voir ce titre- dont les deux albums seront réintégrés dans la présente collection) donne une vision vraiment sérieuse et passionnante de la Guerre de Cent Ans. Le héros est un peu classique, c'est son association avec le maréchal de France Gilles de Rais qui donne tout son piment aux intrigues. Car ici, le personnage principal ne combat pas le mal, il est son ami, vu que Gilles de Rais n'est autre que Barbe-Bleue, l'ogre fameux. Ce qui vaut une étude de la double personnalité du maréchal de France particulièrement savoureuse, l'homme étant un brillant militaire le jour, dont Jhen est le compagnon, avant que ce dernier ne voit le noble devenir un sinistre assassin la nuit.
Cette amoralité d'un des protagonistes donne un climat étrange et particulièrement réaliste à la série, d'autant que la relation des deux personnages est des plus troubles.
Si on ajoute des scènes d'action bien menées autour de sujets retraçant bien l'époque abordée, "Jhen" est vraiment une belle réussite du scénariste. Seuls quelques passages à vides sont à déplorer parfois, car il y a tant de rebondissements que le Jacques Martin a parfois du mal à maintenir son intrigue sur une pagination classique, mais c'est un petit reproche comparé à l'ambiance originale de la série.
Jean Pleyers évolue depuis la création de Xan, ses travaux de début faisaient parfois penser à un travail de miniaturiste tant il chargeait de détails ses images, pourtant réalisée dans un style très ligne claire. Ici, s'il reste parfaitement documenté, il multiplie les plans rapprochés, ce qui donne une mise en page plus fluide et réaliste. Son trait s'est épaissit et il fait preuve d'un style nerveux qui sert parfaitement son héros.
Curieusement, avec le dernier tome, "L'archange", publié après une longue absence, son dessin s'est simplifié et a perdu de son réalisme, ce qui conjugué à un scénario peu inspiré de Martin donne un résultat un peu décevant.
Espérons pourtant revoir un jour Jhen, car la série ne peut que faire partie des incontournables du genre historique grâce au solide travail des auteurs qui lui donnent un caractère original.
Cette BD est un vrai témoignage historique, le témoignage d’un soldat de l’armée allemande engagé dans la bataille de Kursk en Ukraine sur le front Russe. Un soldat qui ne sait pas vraiment où il est, qui n’a aucune idée des positions stratégiques que seuls les commandants connaissent, qui ne sait même pas ce à quoi il va être confronté ni quelles sont les tailles des armées en présence. Mais un soldat qui va être témoin pendant de très longs jours de l’atrocité de la guerre, de l’abrutissement des soldats exténués, de l’absurdité de cette boucherie où tous se font massacrer et dont personne ne sort vainqueur.
On est vraiment plongé dedans, c’est bien raconté, totalement réaliste puisque probablement totalement véridique. Pas de héros, pas d’intrigue complexe, pas de grand final, juste un récit des faits dans leur crudité et leur horreur.
Un document historique de très bonne qualité.
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Benoit Brisefer
Sympathique série que Benoit Brisefer. Je n'ai pas lu les 2 derniers albums mais je dirai que les 5 premiers sont très très bons, puis, avec "Lady Dolphine", la qualité est en chute libre pour revenir à un très bon album avec "le fétiche". "Hold-up..." et "...la désunion" sont plutôt moyens puis à nouveau un très bon "route du sud". Par contre "...Eglantine" est décevant. L'idée était bonne, mais mal exploitée et finalement sans intérêt. Il faut dire que Peyo est irremplaçable et inimitable. Je ne sais comment l'expliquer mais ses dessins ont quelque chose de plus que tous ses imitateurs, qui pourtant, sont quasiment identiques dans le coup de crayon. Alors je ne sais pas, plus de poésie, de magie dans les rondeurs du dessin comme dans la façon de raconter l'histoire (texte et découpage), plus de tendresse ? Le mystère du génie ! Sinon, Benoit m'a toujours intrigué. C'est vrai, un petit garçon de 9 ou 10 ans dont on ne voit jamais les parents. Parents auxquels il ne fait jamais la moindre allusion d'ailleurs. Et il peut partir à l'autre bout du monde, à n'importe quelle heure et pour plusieurs jours sur un coup de tête sans avertir personne. Et les adultes qui l'accompagnent ne s'en inquiètent pas plus que ça non plus. J'en suis arrivé à imaginer une explication lugubre : Le jour où Benoit a découvert sa super force, il a tué ses parents par accident et les a enterrés au fond du jardin. Tout le village est au courant mais fait semblant de rien par peur de Benoit. Et lui, son subconscient le force à oublier le drame par son excès de politesse et d'honnêteté envers les adultes et en continuant à vivre comme si de rien n'était. Ca ferait pas une bonne série parallèle ça ? "La vie secrète de B.Brisefer" !
Kosmo
Note approximative : 3.5/5 Sans les avis des lecteurs ci-dessous, je n’aurais sans doute jamais acheté cette BD. Je n’apprécie en effet pas son dessin. Trop simple, trop lâché, je trouve qu’il convient peu à une BD de qualité telle que je l’imagine. Il reste heureusement suffisamment efficace pour permettre une lecture plaisante. Ceci dit, j’ai dû parfois vérifier qui était tel personnage car, se différenciant le plus souvent par leurs chevelures, comme les couleurs de celles-ci sont parfois variables, je me suis parfois demandé si c’était bien la même personne ou si beaucoup de temps s’était passé (je pense ici à la femme aux cheveux violets dont la chevelure tourne au gris le temps d’une planche sans qu’on sache si c’est une erreur ou pas). De même au niveau de ce qui baisse la qualité de cet album, il y a plusieurs fautes d’orthographes assez énormes dans les dialogues, comme s’ils n’avaient pas été relus ; je trouve ça assez négligeant. Mais à côté de ces défauts, Kosmo offre un scénario qui m’a vraiment plu. Il mélange SF et humour dans un récit original. Le ton du récit est en outre assez spécial, oscillant en permanence entre récit noir, ambiance légère et humour parfois cynique. On ne sait jamais trop comment appréhender cette histoire, et en tout cas moi je l’ai pris avec le sourire et avec intérêt. En outre, le tome 1 forme une histoire complète tout à fait bonne, avec une vraie fin bien caustique, même si elle m’a rappelé le scénario d’une nouvelle d’Isaac Asimov sur un même premier vol interstellaire tout en durée. Bref, une BD à lire même si je lui aurais préféré un dessin nettement plus abouti et une relecture des textes.
Largo Winch
Sans doute la meilleure série de Jean Van Hamme, le scénariste qui fait de l'or avec du papier, et ce n'est pas un hasard. Brillante idée de départ de mettre à la tête d'un grand groupe financier un jeune baroudeur, adopté par un richissime requin de la finance. Cela nous vaut une plongée passionnante dans le monde des affaires, qui concerne chacun d'entre nous à des degrés évidement différents. C'est bien sûr une série d'action avant tout, à l'américaine, pourrait-on dire tant il y a d'explosions et de fusillades soutenues, mais la cadence des péripéties et le savoir-faire du scénariste en font une oeuvre de grande qualité et de pur divertissement. Cela n'évite pas une documentation superbe, qui permet de saisir les subtilités des lois internationales comme des fonctionnements de grands groupes industriels, on pourrait même dire un souci quasi-documentaire tant rien n'est laissé au hasard. Plus hasardeux, voire artificiel est l'aspect sentimental, et on peut penser que Van Hamme ménage ses lecteurs en soulignant la surpuissance aphrodisiaque du héros viril auprès des forts gracieuses héroïnes qui se pâment devant notre golden-boy tandis qu'il régale ses lectrices rêvant d'un prince charmant pétri de dollars et d'héroïsme. Après, pourquoi ne pas rêver dans un monde si terne et si cruel ? Certes Winch est un beau gosse un brin agaçant, mais il se fait tout de même parfois remettre à sa place, ses comparses sont charismatiques et les "mauvais" pas si bêtes que ça, en tout cas, il faut bien deux tomes minimum pour leur tordre le cou. Enfin, Van Hamme réussit à se renouveler en faisant voyager son héros aux quatre coins du monde, ce qui ne gâte rien. Côté dessin, Philippe Francq livre au départ un travail fortement influencé par Hermann, avec un meilleur goût pour les jolies femmes. Il s'affranchit rapidement de ses influences pour un trait nerveux et précis qui rend parfaitement l'action des aventures de Winch, aussi que le luxe ou l'exotisme... Il n'est jamais en reste devant l'imagination de son compère. Donc, une oeuvre qui mérite son succès, servie par un solide tandem d'auteurs, qui livre une oeuvre parfois un brin classique, mais toujours avec sérieux et talent.
Tirésias
Superbe diptyque dont il ne faut absolument pas se priver. D'abord, parce que sous ses dehors de péplum, ce cycle possède toutes les qualités d'une série d'aventure avec l'action et le dépaysement nécessaire. Ensuite, parce qu'il possède le charme des histoires mythologiques (dont il s'inspire) pour livrer une leçon morale avec à la fois l'humour et le tragique qui fait qu'une intrigue vous accroche puis vous prend aux tripes pour donner du recul sur des sentiments universels. Et le charme de ces histoires, c'est le manque de lourdeur démonstrative en jouant avec les apparitions de personnages fantastiques aux pouvoirs surprenants (ah, sacrée Athéna, changer ce malheureux séducteur de Tirésias en femme). Au choix naïfs ou ironiques, les recours à ces dieux antiques donnent une dimension surréaliste du plus bel effet. Les personnages ne forcent pas la sympathie, Le Tendre sait où il veut en venir, et cerne à merveille les personnalités. Ses dialogues sont à la fois modernes et adaptés, le tout est mené avec sureté sans jamais se prendre trop au sérieux. Son récit n'en a que plus de force en proposant un rythme soutenu. Christian Rossi illustre l'aventure de Tirésias en couleurs directes, et son style n'y perd ni virtuosité, ni efficacité. Les mises en pages comme les compositions font mouche et restituent parfaitement le monde antique. Toutes les nuances du récit sont soulignées grâce à la grande expressivité de ses personnages et à une grande capacité à reproduire les attitudes. Les couleurs ajoutent à l'exotisme de la Grèce en en recréant la chaleur et la moiteur sur fond de joutes amoureuses et de combats sanglants. Bref, un brillant tandem d'auteurs pour un récit qui se dévore grâce au métier des deux compères qui mettent superbement en valeur une histoire savoureuse, dont le seul défaut pourrait d'être un peu courte.
Marc Jaguar
Une excellente aventure de Maurice Tillieux que ce Marc Jaguar. Un peu comme les vieux films policier des années 50/60, cette BD en a le même ton et la même saveur. Elle nous replonge avec délice dans cette atmosphère rétro, comme un petit voyage dans le temps. Le dosage aventure/ humour/affrontements virils est très bien réalisé. Le dessin de Tillieux est clair et très lisible, du bon travail qui nous donne même, par ci par là, des vignettes que je qualifierai de magnifiques. Même si l'on sent par moment qu'il est un peu à l'étroit dans ses petites cases carrées. (3 cases par bande, 4 bandes par page) et n'a pas assez souvent le réflexe, quand c'est nécessaire, de faire des cases plus grandes. Avec Tillieux, le schéma des caractères reste le même. Comme dans Gil Jourdan ou Félix, le héros est viril et sérieux, un peu macho aux sourcils toujours froncés, accompagné d'un faire-valoir comique un peu loufoque. Les personnages sont très similaires mais ça marche bien. Et les personnages secondaires sont bien souvent très réussis. Achat conseillé pour les fans de l'âge d'or de la BD franco-belge bien sûr. Dans le commerce, je pense qu'on ne peut trouver cet (unique ?) album de Marc Jaguar que dans la collection "tout Gil Jourdan" volume 6. (Dans lequel vous trouverez d'ailleurs une 1ère aventure de 12 pages de ce personnage.)
Valérian
Inutile de présenter désormais Valérian (et Laureline), mais il sera toujours utile de conseiller cette série qui, dans le genre de la science-fiction comme dans certains genres coupés d'un univers contemporain trop marqué et touchant à des thèmes universels, vieillit très bien. Tout aussi inutile de répéter les pionniers que furent les auteurs dans ce genre. Il faut toujours souligner en revanche l'intelligence de Christin, qui a su faire visiter aux agents de Galaxity des mondes qui permettaient de prendre du recul sur notre propre humanité, le tout avec un humour qui, bien loin de leçons convenues et prétentieuses, donne une série à l'observation fine et forte. Finesse, et force là aussi, des personnages charismatiques en diable, le respectueux et peu combatif Valérian, et peut-être surtout l'insolente et re(belle) Laureline qui a définitivement marquée l'Histoire de la Bande Dessinée et l'imagination de nombreux lecteurs. Certains tomes semblent marqués par l'époque de leur création (tel le savoureux "Bienvenu sur Alflolol" où des nomades se trouvent obligés de participer à l'essor industriel de leur planète, qui rappelle certains mouvements contestataires des années soixante-dix et souligne des excès de l'industrialisation) mais la science-fiction est décidément une arme redoutable, et elle offre une oeuvre à plusieurs niveaux de lecture, mais toujours intéressante. Le dessin de Mézière, humoristique au départ, puis semi-réaliste et réaliste, suit les évolutions du scénario avec la force nécessaire, mais il reste toujours dans une certaine école "Jijé", ce qui est loin d'être un reproche, puisqu'il se situe parmi les meilleurs disciples du maître. Et surtout, les univers qu'il a créés n'appartiennent qu'à lui, et il fallait bien du génie pour créer l'esthétique de la série et sa galerie de personnages. Les auteurs semblent toutefois s'endormir sur leurs lauriers ces dernières années, car leurs histoires manquent de tension, totalement désamorcée par une auto-dérision systématique et des personnages aux formes de clins d'oeil qui nuisent à l'univers propre de la série. De fait, les scénarios sont plus anecdotiques et le dessin semble relâché. Nous sommes loin des albums des années quatre-vingt où l'humour masquait le pessimisme latent des intrigues. Pourtant, nos héros sont toujours à la recherche de Galaxity et de leur civilisation, alors que nous réservent Christin et Mézière ? A suivre ... Un grand classique (le grand classique ?) de la science-fiction, à découvrir absolument dans sa chronologie. Les plus sceptiques ne peuvent qu'être étonnés par sa richesse, alors ? Une seule façon de se faire une idée ...
Double Masque
Excellente série qui propose une vision intéressante (et inédite) de Napoléon Bonaparte. Le réalisme de l'oeuvre ne fait que rendre plus mystérieuse la touche de fantastique qui aurait pu donner une oeuvre du plus pur surréalisme, car Bonaparte se retrouve ici sous l'influence d'un curieux masque. Au lieu de cela, Dufaux a su trouver le ton juste pour faire revivre le début du dix-neuvième siècle, tout en créant un climat trouble qui passionne et permet de parfaire sa culture tout en suivant les intrigues dans les plus riches salons comme les bas-fonds de Paris. Oeuvre ambitieuse et maîtrisée, un peu parasitée par le personnage de La Torpille, qui est très proche d'un certain Giacomo C., à savoir un intriguant ingénieux qui vit de divers chantages et qui a su s'entourer de compagnons pour voler leurs bourses aux bourgeois. Ce petit reproche mis à part, le récit est plein de malice et d'action, mené de main de maître, et la richesse des personnages complète une série qui tient toutes ses promesses. Petite déception pour le dessin de Jamar, qui, s'il est de qualité, parait bien plus commun que celui dont il avait fait preuve sur la série "Les voleurs d'empire", plus élégant et précis. Mais pris individuellement, son trait ici sert bien l'intrigue de son scénariste, et rappelle une certaine "ligne directive" de la collection Vécu des éditions Glénat où les auteurs (Juillard, Arnoux, Klimos, Convard...) réalisaient leurs oeuvres d'inspiration historiques avec un dessin épuré. Donc, très brillant de la part de Dufaux, classique de la part de Jamar, de bonne qualité dans tout les cas, à découvrir sans hésiter.
Sanctuaire
Bon juste pour faire un compte rond et être le 50éme, je me permets de rajouter quelques petites choses sur Sanctuaire. Bon tout d'abord c'est bien sûr une superbe trilogie pleine de suspens et d'angoisse. Les claustrophobes s'abstenir ! Les rappels aux grandes productions américaines style Abyss sont évidents mais bien utilisés. Pour ma part du point de vue des acteurs je rajouterai Scott Glenn pour le commandant du sous-marin. Pour les références scénaristiques et Bd personne n'a parlé de Tintin alors que les statues ressemblent quand même beaucoup à notre fameux RASCARSCAPAC des sept boules de cristal et le mythe du sanctuaire souillé par les explorateurs également utilisé dans Le temple du Soleil. Sinon que les dessins sont superbes avec une alternance gros plans, grands espaces magnifiques et les ombres parfois critiquées nous laissent imaginer le reste des décors, ce qui est à mon avis encore mieux. Une dernière référence ciné mais là à posteriori : The descent (un club de spéléo bloqué dans une grotte et attaqué par des monstres sanctuaires, heu non sanguinaires !) La fin peut légèrement dérouter et c'est pourquoi après mûre réflexion je n'ai pas mis 5 étoiles, ou alors que pour les 2 premiers tomes excellents.
Jhen (Xan)
"Jhen" correspond vraiment à ce que l'on retrouve de mieux chez Jacques Martin : une solide reconstitution historique et des situations étranges, parfois proches de la tragédie. Cette série (débutée sous le titre Xan -voir ce titre- dont les deux albums seront réintégrés dans la présente collection) donne une vision vraiment sérieuse et passionnante de la Guerre de Cent Ans. Le héros est un peu classique, c'est son association avec le maréchal de France Gilles de Rais qui donne tout son piment aux intrigues. Car ici, le personnage principal ne combat pas le mal, il est son ami, vu que Gilles de Rais n'est autre que Barbe-Bleue, l'ogre fameux. Ce qui vaut une étude de la double personnalité du maréchal de France particulièrement savoureuse, l'homme étant un brillant militaire le jour, dont Jhen est le compagnon, avant que ce dernier ne voit le noble devenir un sinistre assassin la nuit. Cette amoralité d'un des protagonistes donne un climat étrange et particulièrement réaliste à la série, d'autant que la relation des deux personnages est des plus troubles. Si on ajoute des scènes d'action bien menées autour de sujets retraçant bien l'époque abordée, "Jhen" est vraiment une belle réussite du scénariste. Seuls quelques passages à vides sont à déplorer parfois, car il y a tant de rebondissements que le Jacques Martin a parfois du mal à maintenir son intrigue sur une pagination classique, mais c'est un petit reproche comparé à l'ambiance originale de la série. Jean Pleyers évolue depuis la création de Xan, ses travaux de début faisaient parfois penser à un travail de miniaturiste tant il chargeait de détails ses images, pourtant réalisée dans un style très ligne claire. Ici, s'il reste parfaitement documenté, il multiplie les plans rapprochés, ce qui donne une mise en page plus fluide et réaliste. Son trait s'est épaissit et il fait preuve d'un style nerveux qui sert parfaitement son héros. Curieusement, avec le dernier tome, "L'archange", publié après une longue absence, son dessin s'est simplifié et a perdu de son réalisme, ce qui conjugué à un scénario peu inspiré de Martin donne un résultat un peu décevant. Espérons pourtant revoir un jour Jhen, car la série ne peut que faire partie des incontournables du genre historique grâce au solide travail des auteurs qui lui donnent un caractère original.
Kursk - Tourmente d'acier
Cette BD est un vrai témoignage historique, le témoignage d’un soldat de l’armée allemande engagé dans la bataille de Kursk en Ukraine sur le front Russe. Un soldat qui ne sait pas vraiment où il est, qui n’a aucune idée des positions stratégiques que seuls les commandants connaissent, qui ne sait même pas ce à quoi il va être confronté ni quelles sont les tailles des armées en présence. Mais un soldat qui va être témoin pendant de très longs jours de l’atrocité de la guerre, de l’abrutissement des soldats exténués, de l’absurdité de cette boucherie où tous se font massacrer et dont personne ne sort vainqueur. On est vraiment plongé dedans, c’est bien raconté, totalement réaliste puisque probablement totalement véridique. Pas de héros, pas d’intrigue complexe, pas de grand final, juste un récit des faits dans leur crudité et leur horreur. Un document historique de très bonne qualité.