Les derniers avis (32283 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La bombe familiale
La bombe familiale

« La bombe familiale » est mon album « patte de mouche » préféré à ce jour. L’histoire est originale et rigolote au possible, avant de virer au cynique et à l’humour noir sur les quelques dernières pages. La dernière case est absolument géniale. Le dessin est assez sobre pour du David B. mais je l’ai trouvé joli et bien adapté à l’histoire. A lire !

23/07/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5
Couverture de la série Largo Winch
Largo Winch

Chaque album de Largo est un plaisir à lire. Très dépaysant et bourré d'action et de belles gonzesses ! Des aventures très agréables où Van Hamme nous initie aux mystères de la finance de façon assez claire pour des néophytes. Francq a le don de nous transporter dans n'importe quel lieu de la planète en une case ou deux grâce à son dessin lumineux et très précis. Il arrive à nous montrer les lieux les plus reconnaissables d'une ville sans pour autant faire "carte postale", en intégrant parfaitement le décor à l'action. Si la topographie de tous les passages exotiques de Largo est aussi précise que celle de St Tropez dans "Les 3 yeux...", chapeau! Pour la précision de la description des lieux, et "l'impression d'y être" que ça donne, Largo est un peu à la BD ce que S.A.S. est aux romans. Le travail sur le texte et le dessin est si bien réussi que l'on entre dans l'histoire dès la 1ère vignette. Dommage qu'on termine trop vite la lecture d'un album. Il faudrait des albums plus "denses". Le diptyque en 1 seul volume ! Mais peut-être que Francq ne pourrait y exprimer tout son talent ? Et surtout, mauvaise idée financière !

22/07/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Métaphore du Papillon
La Métaphore du Papillon

Une BD de SF sympa, basée sur une idée de départ plutôt alléchante : la possibilité de prévoir, voire même de contrôler le hasard grâce à de complexes calculs mathématiques. La pilule paraît un peu difficile à avaler, mais ce détail s’estompe une fois l’histoire commencée, tellement cette dernière est bien écrite et bourrée d’action. Le scénario de Christophe est très cohérent et finalement assez facile à suivre, ce qui est remarquable vu la complexité de l’intrigue. La fin m’a beaucoup plu (mais chut). Bon, le style du dessin et la quantité d’action fait que cette BD n’est pas forcément le genre de BD que je préfère généralement. Elle est selon moi à ranger parmi les nombreuses BD polar/action/sf de Morvan par exemple. Mais malgré cela j’ai quand même passé un très bon moment de lecture, grâce à une intrigue bien construite et passionnante. A découvrir. Si le 2eme cycle sort (voir interview de l’auteur), je compte bien le lire :)

22/07/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série The Girl from Ipanema
The Girl from Ipanema

Je vous trouve un peu durs avec cette BD :) L’ambiance polar hollywoodien devrait ravir les fans. L’intrigue est intéressante et présente tous les ingrédients du genre : un flic un peu loser, un flic pourri, une victime jeune et jolie, un mafioso, un politicien véreux… Bref, rien d’original, mais moi je suis bien rentré dans l’histoire. Le déroulement est assez lent, la lecture est facile, mais un peu gâchée par une abondance de textes « voix off » assez éprouvants. Rien à dire sur le dessin, il sert bien l’histoire. Voila, difficile d’en dire plus tellement ce polar est classique (mais efficace !). Les amateurs du genre apprécieront.

20/07/2007 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Extrême Orient
Extrême Orient

1967. La Chine, à l’apogée de la fièvre communiste. Exilé dans un camp de «rééducation», contrecoup d’un itinéraire personnel controversé, Li Fuzhi, insurgé prolétarien de la première heure, se souvient… Des fragments de quarante ans d’une vie, réminiscences d’un (anti)héros, pièce plus ou moins volontaire d’une insurrection en marche, et qui ouvrent une fenêtre sur le passé effrayant d’une grande nation asiatique, sur le douloureux destin de son peuple. Extrême-Orient ne possède ni vertus didactiques ni ambitions pédagogiques. Le contexte est livré quasi brut et ne s’appréhende que par bribes, dans une multiplicité d’ellipses. Sans références extérieures, il est quelquefois difficile de bien saisir les différents éléments et événements historiques. Pourtant, cela ne nuit pas au récit, lui évitant même quelques lourdeurs inutiles. Mieux, ce pseudo hermétisme restitue efficacement une sensation d'impuissance et d’embrigadement dans un irrésistible tourbillon, dans une marche en avant inéluctable de l’Histoire. Un théâtre cruel et grandiose où évoluent des acteurs anonymes écrasés par leur condition humaine. Le style très beau et très personnel de F. Bourgeron accentue cette impression. Le fond nous raconte une révolution à l’échelle d’un pays, son graphisme nous la montre à l’échelle des hommes. De grandes cases aux couleurs souvent sombres et des hachures qui renforcent un côté froid, désespéré. Une ligne alerte, très caricaturale qui, si elle permet d’identifier les personnages, en annihile les expressions. Un miroir dévoilant, sans ambages, l'image de l’individu qui perd ses désirs et ses illusions, qui s’évanouit dans la masse résignée et dont la souffrance ininterrompue doit rester muette, balayée par le raz de marée d’une idéologie. J’ai adoré le premier tome. Un poil plus modéré pour le second. Trop teinté d’onirisme à mon goût, il introduit une très légère note d’optimisme dans l’atmosphère noire de l’œuvre. Cela parasite un peu le «trip» que j’aurais préféré glauque d’un bout à l’autre du diptyque. Quoiqu’à bien y réfléchir, cela fournit peut-être un contre-pied qui en révèle encore mieux le désenchantement. Superbement déprimant.

19/07/2007 (modifier)
Par Lays
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série 500 idées pour être un type en or
500 idées pour être un type en or

Sincèrement, ceux que je vois là n'ont acheté le livre que pour lire les BD dans les marges… C'est CA que je trouve ridicule. Ce livre contient des espèces de règles de vie à l'usage des cons, plein de trucs qui font chier et qu'on fait tous sans faire attention etc… Maintenant si vous achetez un livre "500 idées" SANS lire les idées MAIS en lisant seulement les petites bds… Vous savez y'a pas que les dessins et les crobars dans la vie... (Bon ça c'est dit, pas mal de gens devraient se le lire ce truc, tiens) L'humour touche, l'humour est drôle, pas comme l'humour "fin" qui fait à peine sourire, c'est du gros gras de masse, un blockbuster du genre : au moins, ça fait rire. L'histoire découpée en shakras de 100% au total qu'il faut exploser pour devenir un type en or, dès que y'a une couille ben tu passe au shakra suivant et tu recommence à 0. (Là faut suivre la bd dans les marges) Donc oui, je persiste et signe c'est le genre de book que j'offrirais (pas à un bédéphile vu qu'il veut que des Béééédééééés !) à un pote juste pour le plaisir de le taquiner.

18/07/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Persepolis
Persepolis

Après avoir acheté l'intégrale en prévision du film à sortir (bonne initiative de l'éditeur qui a dû en écouler un paquet d'ailleurs), je m'y suis plongé quelques semaines plus tard et quelques jours avant d'aller voir le dit film dans une salle obscure aux sièges rouges. Le succès critique de ce récit est certain et la quasi unanimité de ses lecteurs soulignent l'humour et l'atypicité du sujet de la vie iranienne d'il y a 20-30 ans vue de surcroît par le prisme d'une jeune indigène. Alors le récit autobiographique est bien construit, drôle, riche d'informations sur cette période pour nous autres petits européens dont les médias ne peuvent pas reporter la vie quotidienne, encore moins à l'époque qu'avec les moyens d'aujourd'hui. Qu'on aime ou pas ce dessin, la narration doit suffire à se délecter de cette histoire, réelle, bien que romancée. Bref un très bon livre, je précise pour finir que cette conclusion s'applique au film même si des coupes par rapport au livre ont dû être faites, des choix ont été décidés pour rentrer dans le format d'un long-métrage.

18/07/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Les Quatre Fleuves
Les Quatre Fleuves

Force est de constater que si Baudoin se contente de pondre un magnifique dessin, on part sur de meilleures bases que lorsqu'il est également au scénario. Ca devient très réussi quand Fred Vargas lui propose un polar bien rodé que ne reniera pas un autre adepte du genre qu'est David Chauvel. On découvre ici une sale histoire, au départ un simple vol à la tire qui va attirer bien des ennuis à ses auteurs, un serial killer est sur leur trace. Celui-ci est très méthodique, le rituel du meurtre et sa mise en scène est nécessaire comme beaucoup de tueurs en série. On suit alors un jeu du chat et de la souris, et du chien de garde entre les flics, le jeune voleur un peu paumé Grégoire et sa victime qui ne compte pas en rester là devant tel affront. On sent venir le dénouement environ 30 ou 40 pages avant, déroulement logique et bien ficelé.

18/07/2007 (modifier)
Par Quentin
Note: 4/5
Couverture de la série La Sirène des pompiers
La Sirène des pompiers

Il est des albums qui réservent des surprises, et « la sirène des pompiers » fait partie de ceux là. Avec un scénario intelligent, cocasse et très bien construit, ainsi que des dessins agréables, « la sirène des pompiers » exploite à merveille toutes les possibilités découlant de la rencontre d’une sirène en quête de beauté et d’amour et d’un peintre pompier en quête d’inspiration. La forte personnalité des personnages rend leur rencontre encore plus intéressante. Les auteurs auraient difficilement pu faire mieux – sauf peut être à la fin de l’album, qui en rajoute une couche de trop. Un album à déguster pour se laisser mener en bateau et découvrir de nouvelles saveurs.

17/07/2007 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Fagin le Juif
Fagin le Juif

Encore une fois, Will Eisner me surprend véritablement. C'était une tâche bien audacieuse que de réécrire sa version d'une oeuvre de la littérature anglaise aussi connue qu'Oliver Twist. Personnellement, je ne savais pas que Fagin était d'origine juive et que cette oeuvre avait galvanisé un sentiment stigmatisant cette population déjà bien martyrisée par l'Histoire: Will Eisner apporte toujours un éclairage très instructif. C'est comme si l'auteur avait voulu réhabiliter ce personnage bien méchant dans la version d'origine. L'exercice de style était difficile et c'est pourtant un pari réussi. L'auteur parvient à nous surprendre. Il va plus loin que le stéréotype classique en expliquant le pourquoi des choses et comment le destin d'un homme peut basculer pour presque rien. Oeuvre qui prouve qu'en BD, on peut mêler à la fois la rigueur, l'exigence et l'imagination. Une incontestable réussite ! Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

16/07/2007 (modifier)