The girl from Ipanema

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 8 avis)

Un notable de Los Angeles tue par accident une jeune femme qu'il avait engagée pour une soirée. Le voyou qui les avait mis en contact se charge de faire disparaître le cadavre de la victime. Un policier mène l'enquête. Los Angeles. Un acteur de troisième zone et surtout petite frappe, Tony Masciello sert de rabatteur de chair fraîche pour Georges Scarpa, parrain de la mafia locale, et les sites pornos que ce dernier exploite sur le web.


Los Angeles Signé Une histoire de famille

Un notable de Los Angeles tue par accident une jeune femme qu'il avait engagée pour une soirée. Le voyou qui les avait mis en contact se charge de faire disparaître le cadavre de la victime. Un policier mène l'enquête. Los Angeles. Un acteur de troisième zone et surtout petite frappe, Tony Masciello sert de rabatteur de chair fraîche pour Georges Scarpa, parrain de la mafia locale, et les sites pornos que ce dernier exploite sur le web. Dorothy Knowles, pétasse décolorée et accros aux substances illicites, vit d'expédients et rêve de se faire une place au soleil en guettant le mâle friqué. Nouvellement débarquée du Missouri pour devenir une star de ciné dans la cité des anges, Jennifer Shapiro glisse sur la mauvaise pente depuis sa rencontre avec Dorothy. Texte : Lombard

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série The girl from Ipanema
Les notes (8)
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03/04/2005 | ArzaK
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Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je n'aime pas trop les scénarii du fils de Hermann. Je les trouve stéréotypés et pourtant je pense qu'il pourrait faire de bonnes histoires s'il se forçait un peu plus pour être original. Ici, le scénario est un polar comme j'en ai déjà lu avant. Les personnages sont caricaturaux (surtout l'idiote au début dont je ne comprend pas le comportement) et le scénario n'apporte rien de nouveau à ce style d'histoire. En plus, c'est trop verbeux. J'aime bien les longs dialogues d'auteurs de Greg ou Forest, mais je les aime parce qu'ils sont inventifs et que cela ne nuit pas à la lecture. Ici, le texte prends trop de place et part moment on dirait un roman illustrée et non une bande dessinée. Cela manque de fluidité et vers la fin je ne faisais que feuilleter l'album.

25/02/2012 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
L'avatar du posteur iannick

Cette bd est assez volumineuse et un coup d’œil rapide sur le contenu de l’album fait apparaître beaucoup de textes. L’histoire démarre vite par un crime involontaire d’une « bimbo » dans le monde de la mafia hollywoodienne. Ce meurtre va être pris en charge par des enquêteurs policiers tenaces et deviendra peu à peu l’objet de tension entre la mafia, la police et des personnalités politiques corrompus. Au départ, l’histoire parait simple. Hélas, au fil de la lecture, le récit deviendra vite dense et compliqué par la faute d’une narration en voix off omniprésente. La voix off plombe à tel point ce récit qu’au bout d’une trentaine de pages, j’ai ressenti une grande lassitude à lire cette bd. J’ai eu l’impression de lire un roman ! Dommage car j’aime le style de Hermann et l’histoire partait sur de bonnes bases. J’ai été surpris que le dessinateur ait accepté de mettre des bulles ou remarques désignant les objets alors que le graphisme d’Hermann père est suffisamment lisible pour que le lecteur puisse apercevoir rapidement les détails dans une case ! Peut-être que je relirai ce livre pour que je puisse y découvrir enfin des qualités mais le souvenir de ce texte envahissant ne m’encourage guère !

02/08/2005 (MAJ le 14/12/2007) (modifier)
Par cac
Note: 4/5

Je connaissais chacun des auteurs dans leurs oeuvres respectives, mais c'est ici la première bande dessinée que je lis de ce couple d'auteurs père-fils. Je ne suis pas super fan du dessin, je trouve que les couleurs notamment, sur les visages du personnage, ont un côté désuet. C'est peut-être l'effet recherché. L'histoire par contre est plutôt bien tournée. C'est vraiment le polar typique et Yves H. aurait pu en faire un scénario de film tellement c'est dense. De nombreuses pages sont surchargées de la prose du scénariste. Il a su rappeler tous les bons éléments qu'on trouve dans ces films américains d'enquête policière face à des truands. Certains pourront lui reprocher un manque d'originalité. Mais pas moi, j'aime ça. La panoplie complète est là autour d'un meurtre et d'une enquête, on croise le flic chicano consciencieux, le flic ripoux, le "parrain" etc. Même si j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour en venir à bout car l'album est plutôt long à lire, l'ambiance fait penser à des films comme Mystic River par exemple ou Columbo. J'arrête avec mes références foireuses et je ne peux que recommander cette lecture à ceux qui aiment le genre.

07/11/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

Je vous trouve un peu durs avec cette BD :) L’ambiance polar hollywoodien devrait ravir les fans. L’intrigue est intéressante et présente tous les ingrédients du genre : un flic un peu loser, un flic pourri, une victime jeune et jolie, un mafioso, un politicien véreux… Bref, rien d’original, mais moi je suis bien rentré dans l’histoire. Le déroulement est assez lent, la lecture est facile, mais un peu gâchée par une abondance de textes « voix off » assez éprouvants. Rien à dire sur le dessin, il sert bien l’histoire. Voila, difficile d’en dire plus tellement ce polar est classique (mais efficace !). Les amateurs du genre apprécieront.

20/07/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 2/5

Une histoire qui n'est pas sans ambition, mais la mosaïque de personnage se révèle assez difficile à suivre, et le récit de cette enquête connaît de fréquentes baisses de rythmes selon les situations explorées, embrouillant quelque peu l'intrigue. Les scènes aux dialogues alertes succèdent à de longs paragraphes de textes qui, malgré leur qualité, ont parfois tendance à souligner des situations déjà vues ou à venir et donc les alourdir. Le style de Yves H. n'est pas sans panache, mais à force de chercher l'originalité, on peut négliger l'efficacité et la lisibilité. Cependant, il faut signaler une chute excellente. Hermann est toujours à son affaire pour décrire un univers glauque, ici l'envers du clinquant de Los Angeles, qu'il nourrit d'une galerie de sacrées "gueules", mais aussi d'une présence féminine un peu plus charmante qu'à l'habitude. Un titre ambitieux inégal, mais non sans qualités.

26/05/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Je n'attendais pas grand chose de cette BD, je n'ai donc pas été déçu. C'est un scénario de polar correct, correctement mis en images. Sur le dessin de Hermann, rien à dire. Il a dessiné des planches nettement plus belles dans d'autres BD, mais celles de cet album sont sans véritable reproche autre que les visages féminins toujours aussi identiques d'une de ses BD à la suivante. Au niveau du scénario, Yves H. est visiblement inspiré des oeuvres de James Ellroy (L.A. Confidential, Black Daliah, etc.). C'est du polar assez glauque dans un milieu où tous ou presque sont pourris. Ce scénario aurait probablement mieux convenu à un roman plutôt qu'à une BD. De nombreuses plages de narration nettement trop longues alourdissent complètement le rythme de lecture et m'ont fait me demander à plusieurs reprises quel était l'intérêt de mettre des images si c'était uniquement pour illustrer les textes. On sent qu'il était trop difficile de caser autant d'infos dans une unique BD de 51 pages et que l'auteur a préféré caser de gros blocs de textes pour résumer ce qui serait trop long à mettre en image. Heureusement la fin est plus graphique et rattrape un peu le coup. Ceci étant dit, ça se laisse lire. Et un maigre amateur de polar tel que moi a tout de même été assez pris par le récit pour aller jusqu'au bout sans ennui. Je regrette juste l'aspect vain de la conclusion et de l'intrigue dans son ensemble, cette impression que le scénariste a juste voulu recréer une ambiance à la James Ellroy et puis voilà tant pis si l'histoire n'est pas exceptionnelle.

22/04/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Assez verbeux -mais brillant dans sa réalisation-, cet album jongle avec les mythes culturels qui fondent les USA. C'est écrit comme un polar très noir, découpé comme un film, et réalisé avec brio par les Hermann père et fils. Le style Hermann ?... ben, il est toujours aussi caractéristique : regards fuyants, lèvres lippues, visages tassés. L'intrigue de Yves H. ?.. (son fils).. elle est ouvertement anecdotique au regard de l'errance morale des personnages. Malgré les poncifs -c'est vrai- et les nombreuses références : cadavre mutilé découvert à Hollywood, face cachée du milieu du cinéma (là où les producteurs fraient avec les souteneurs), les filles naïves et les flics véreux, je ne me suis pas ennuyé ! Après Liens de Sang et "Manhattan Beach" -des mêmes auteurs- ce présent opus conclut de bien belle façon la trilogie américaine sur fond d'enquête policière. Du travail solide, robuste. On aime ou on n'aime pas. J'aime bien.

11/01/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 2/5

Je ne suis pas particulièrement fan de l’équipe constituée par Hermann et son fils Yves H. J’avais trouvé Liens de Sang inabouti mais intéressant, Manhattan Beach 1957 était honorable, mais j’ai du mal à accrocher ce "Girl from Ipanema". Déjà, la couverture de l’album est non seulement pas très accrocheuse, mais d’une inélégance rare pour un album d’Hermann. Elle est moche, trop sombre, et ne donne pas spécialement envie de se plonger dans l’album. Tout au plus peut on lui reconnaître un caractère intriguant par la nature pour le moins « triviale » de la position des personnages. Mais ce qui m’a le plus embêté dans cet album, c’est la très lourde présence des récitatifs. C’est pas un scénar que nous a pondu Yves H., c’est un roman, les planches sont régulièrement envahie par des paquets de textes à la troisième personne qui, loin de se contenter d’accompagner l’image ou même de jouer dans un système redondant façon « Jacobs », nous racontent carrément des éléments important de l’enquête policière, comme si des scènes entières étaient n’étaient pas arrivées sur la table du dessinateur et était restées sous la forme de texte continu écrit. Joliment écris, d’ailleurs... mais personnellement, en ouvrant le dernier album d’Hermann, j’avais envie de lire une bd, et non un demi-roman ou une demi-bd... Je ne vais pas jouer les puristes, on peut admettre qu’il y a dans cette bd, une tentative de créer un genre intermédiaire, mais perso, si je devais pondre un scénario pour un dessinateur aussi doué qu’Hermann, je serais plutôt du genre à tout miser sur l’image. Suffit de lire 3-4 planches d’un album comme « On a tué Wild Bill » ou les meilleurs Jeremiah pour se rendre compte à quel point le talent du père Hermann est tout entier dans l’image et que celui-ci n’a foncièrement aucun besoin de mots en plus pour appuyer son grand talent de metteur en scène, en lisant cet album, j’ai eu l’impression que ça, même son propre fils ne l’ a pas compris. Le résultat est un peu fadasse, les scènes racontées par le texte n’arrive pas à avoir le même impact que les scènes visuelles, après un long récitatif, on a l’impression d’avoir raté un épisode d’un feuilleton, et d’en avoir lu à la sauvette un résumé. Pourtant le texte est précis, il met en évidence tous les détails de l’enquête (qui, en matière de cohérence, se tient admirablement) mais cette abondance de détail noie le lecteur et ne permet pas vraiment à un personnage ou une émotion particulière de ressortir vraiment de l’album. J’ai dans l’idée que c’est le mélange de moyens qui fait clapoter la chose, il faut une cohérence stylistique pour qu’une histoire fonctionne, c’est fragile une histoire... une incohérence flagrante, trop d’invraisemblances peut la réduire en cendres... Imaginez un film à demi tourné dont on vous proposerai de lire la partie manquante sous forme de scénario, imaginez un tableau à demi-peint dont on vous décrirait la moitié de l’image, une symphonie dont on vous ferai entendre la moitié et dont on vous proposerait de lire le reste sur partition... Ca casse un peu la magie, non? En résumé, je pense qu’il est parfois nécessaire de savoir si on veut faire de la bd ou du roman... à trop hésiter entre les deux, on ne fait ni une bonne bd, ni un bon roman... Faut attendre la fin de l’album avec sa scène d’épilogue pour enfin avoir du « vrai » Hermann, une scène ironique et allusive qui peut très bien se passer du moindre mot de récitatif pour avoir son impact narratif et émotionnel.

03/04/2005 (modifier)