Un délire -signé Gotlib et Mandryka- que j'ai découvert dès le n° 559 de "Pilote" du 23 Juillet 1970.
"Clopinettes" ?... ce sont des sortes de fables qui se terminent chacune par une morale, une maxime plus que souvent hilarante.
C'est souvent percutant, vraiment, car réalisé en gags courts d'une ou deux planches chacun.
La parution était irrégulière -bien que suivie- et se terminera dans l'hebdo "Pilote" n° 710 du 14 Juin 1973.
Malgré 37 (!) ans d'âge, ces "Clopinettes" sont toujours inscrites dans de nombreuses mémoires -dont la mienne- ; preuve que ce fantastique duo d'auteurs complémentaires s'est entendu comme larrons en foire pour les réaliser et nous en faire pleinement profiter.
Ca n'a vraiment pas vieilli. Du grand art, tout simplement...
Amateurs de films à frissons, cette série est pour vous.
Encore une fois, Calléde nous sert un scénario fortement inspiré du cinéma, mais il le fait toujours aussi bien. Cette série, et particulièrement le tome 1, retranscrit parfaitement l'atmosphère pesante et oppressante des meilleurs films d'horreur. On est immergé dans l'ambiance de ce petit village où les secrets sont très lourds à porter. C'est vrai que tout ce qui est présent ici a déjà été fait et a déjà été vu, mais ça fonctionne.
Pour le dessin, il n'y a pas grand chose à dire, il est bon sans être extraordinaire et il sert bien l'ambiance générale.
Cette série ne révolutionne pas le genre mais elle est très bien réalisée et fait donc partie, pour moi, des références.
Je n'ai encore lu que le premier tome, mais celui-ci m'a plu.
L'univers est neuf, et inspiré de l'orient (architecture, vêtements,...)
L'intrigue est posée et j'attends d'en lire plus mais le thème de la croyance aveugle et du pouvoir religieux m'inspire bon espoir.
Les dessins sont "doux" et beau pour les décors. Le dessin des personnages est peut-être un peu impersonnel (surtout la petite fille) mais c'est pour être critique.
Voila un très bon sentiment sur le premier tome
Bien qu'il s'agisse d'une commande, MAM nous gratifie d'une belle oeuvre.
On y retrouve ses aspirations, ses démonstrations tant graphiques et textuelles : vraiment du grand art !!!
Son dessin, habituellement clair-obscur, s'étoffe avec l'ajout des quelques nuances grises. Cela donne l'impression d'une progression et d'une évolution dans sa gestion du dessin, la maîtrise est comme toujours au rendez-vous.
Cette BD se déguste tranquillement et sereinement. La lecture n'est pas des plus faciles. C'est le prix à payer pour ce one shot inclassable si riche, comme le site et le milieu artistique qu'il représente et "vend" d'une certaine façon.
Les avis lus de-ci de-là sont souvent curieusement identiques, mais aboutissent finalement à des notes opposées. On s'aperçoit dès lors que cet album est plus qu'une simple histoire, mais qu'il fait appel à la fibre sentimentale propre à chacun.
L'album, tout en mysticisme, nous transporte sans facilité dans un univers que l'on sent fouillé, mais dans lequel nous n'avons pas le temps de nous plonger et nous promener. Cela est dû au format de la BD. Un tome pour cet univers, c'est court.
Le rythme calme et pondéré de l'album colle à la psychologie des Kurran bleus, gardiens de l'eau.
Malgré effectivement quelques déjà vu, notamment le maître sérieux et sévère qui critique son apprenti fougueux alors que lui-même l'a été ne fait pas dans l'originalité. Mais ceci n'est que le début de l'album et la fin s'échappe des chemins balisés afin de prendre son propre caractère.
Ce qui m'a donné envie de lire cette BD, c'est d'abord le dessin tout en nuance de gris qui m'a charmé ainsi que la première phrase de la première case qui annonçait un dépaysement et une beauté dans les dialogues. Je n'ai pas été déçu.
J'ai refermé cet album en l'aimant sans vraiment savoir pourquoi. Je pense que cela est surtout dû à l'ambiance, à cette nostalgie, cette mélancolie, ce calme qui suinte de toutes les pages.
Il s'agit d'une BD, qui malgré une action parfois assez forte, sait prendre son temps et ne nous brusque pas. Cette BD au fond est comme les Kurrans, reposante et délivrante.
Une invitation au rêve et au voyage.
Le dessin peut paraître un peu surprenant au départ. Il faut dire que je n'aurais peut-être pas acheté cette BD sans qu'on me l'ait conseillé.
Ceci dit, une fois dedans, l'intrigue est très sympa et finalement les dessins rajoutent du piment et parfois un peu d'humour à l'histoire. Certaines pages sont très belles esthétiquement parlant.
Une très bonne BD de mon point de vue !
Note approximative : 3.5/5
Dès le premier coup d'oeil, on s'en rend compte : le dessin de ce manhua est excellent.
Guo Guo a fait des études d'art et est spécialisée dans les dessins de costumes. Cela se voit aussitôt : les coiffures et les costumes d'époque ou imaginaires sont superbes dans les planches du Pavillon de l'aile ouest. Fins, détaillés, maîtrisés, illustrations en pleine page tout comme dessins des cases standards sont tous aussi réussis. Et les décors ne sont pas en reste non plus, représentant la Chine médiévale avec brio. Seuls les mains et les visages des personnages, dans une veine shojo assez classique, sont un peu moins réussis, plus simples et pas toujours très expressifs.
A ce très bon dessin s'ajoute une excellente colorisation. J'aime beaucoup les teintes de couleurs choisies par la dessinatrice, elles sont maîtrisées et donnent une vraie âme et une vraie beauté aux planches.
Bref, c'est beau, voire très beau !
A côté de cela, le scénario est un petit cran en dessous mais tout à fait correct. Adaptation d'un récit ancien, c'est une histoire d'amour dans la Chine médiévale entre une jeune aristocrate et un jeune homme de bonne famille et lettré mais plus ou moins vagabond. Le récit est classique mais bien raconté. Il est ainsi plaisant même s'il manque un peu d'originalité. Il propose un cadre historique en outre relativement intéressant.
Tout serait parfait sans une fin que j'ai trouvée très abrupte : en réalité, la toute dernière planche m'a véritablement surpris par sa brièveté. J'aurais aimé la voir s'étendre sur au grand minimum une dizaine de pages supplémentaires. Au lieu de ça, elle apporte une vraie fin au récit, rien à dire de ce côté là, mais aussi pas mal de frustration de voir les choses se terminer aussi vite.
Heureusement, les quelques très belles illustrations de fin d'album permettent, avec un peu d'imagination, de se faire une petite idée des évènements qui peuvent suivre ce dénouement.
Un récit classique, à l'ancienne, superbement mis en images et en couleurs, une belle découverte de la Chine médiévale et romantique.
Cette bd ne me quittera plus ! D'une intensité à me couper le souffle, elle m'a happé dès les toutes premières pages. Le scénario est époustouflant, d'un rythme soutenu et agrémenté de symboles d'une puissance folle. C'est simplement jouissif. Bien entendu, les passages poétiques ont été parfois difficiles à digérer à la première lecture ? Ce sera sûrement plus digeste à la prochaine.
Côté dessin : chapeau! Celui-ci m'a longtemps rebuté. En quelques planches, il m'a séduit. Il sert superbement le propos d'Alan Moore et contribue énormément à l'ambiance dégagée de cette bd hors norme.
Seul bémol (que je retrouve d'ailleurs plus d'une fois chez ce scénariste) : la toute fin ! Quelqu'un peut-il me l'expliquer ? Mais bon, j'étais déjà ravi avant de l'atteindre et elle ne m'a pas gâché le plaisir.
Ca, c'est du tout bon. Une excellente BD d'aventures.
Curieuse, pourtant, son histoire...
Elle est celle de Marc Dacier, dessinée par Eddy Paape et scénarisée par Jean-Michel Charlier.
Paape abandonne son personnage en 1967 et crée Luc Orient. Mais Charlier a continué a écrire et a rédigé une 14ème aventure de Dacier : "L'Archipel de l'Epouvante"..
En 1969, Charlier trouve un dessinateur : Puig, auquel il croit pour donner une vie graphique à ce dernier scénario. Mais le style dynamique de Puig est à l'opposé de celui -très classique- de Paape.
L'éditeur Dupuis met son grain de sel. On baptise le personnage du nom de Brice Bolt lequel, tout comme Dacier, est employé par le journal "L'Eclair".
Brice fait sa première apparition dans l'hebdo Spirou n° 1707 du 31 Décembre 1970 dans "L'Archipel de l'Epouvante".
J'ai été étonné. Même scénario prévu pour Dacier mais, ici, Puig y va d'un style graphique bien personnel qui donne une autre dimension au héros.
Tous les poncifs de la bonne BD d'aventures sont, une fois de plus, réunis par Charlier : de l'exotisme, de l'action, des poursuites, une belle espionne, un savant fou, des êtres monstrueux ; le tout dans un excellent cocktail "maison".
Et pourtant... "Brice Bolt" n'aura pas trop de succès. Pourquoi?... Je n'en sais rien. Il disparaîtra de Spirou, et de la circulation, en 1973.
Heureusement, deux albums le rappellent au bon souvenir du lectorat.
"Brice Bolt" une courte série pleine d'action, aux scénarios bien structurés, et qui ne demande qu'une chose : qu'on la (re)découvre.
Alors là, un vrai coup de cœur pour cette série.
Le dessin n'est pas très beau (il n’y a pas beaucoup de décors), il fait penser un peu a Zep : bref il colle bien à la bd.
Mais c’est au niveau de l’humour que j’adore "Les P’tits diables". Déjà quand ou commence a lire cette bd, ça nous fait penser a Tom-Tom et Nana, Calvin et Hobbes, Kid Paddle ou encore au début de"Cosmonautes du futur". Puis tout au long de l’album, j’ai souri AU MOINS à TOUS les gags, et j’ai ri à la moitié (ce qui est vraiment rare pour moi, pour une bd d’humour à gags). Autre chose, j’ai relu l’album après 2 mois (souvent ce n’est pas avant 5 mois) et j’ai eu le même plaisir qu‘a la première lecture. Je trouve les histoires fraîches et les personnages vraiment bien :
Tom fan d’un super héros qui veut détruire sa sœur et ses copines (il croit que ce sont des aliens) ;
Nina qui fait des vraies crasses à son frère car elle est plus grande et plus intelligente (comme inventer des règles au Monopoly) ;
Et les parents qui sont débordés, qui n’en peuvent plus.
Voila une très bonne série : j’adore.
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Clopinettes
Un délire -signé Gotlib et Mandryka- que j'ai découvert dès le n° 559 de "Pilote" du 23 Juillet 1970. "Clopinettes" ?... ce sont des sortes de fables qui se terminent chacune par une morale, une maxime plus que souvent hilarante. C'est souvent percutant, vraiment, car réalisé en gags courts d'une ou deux planches chacun. La parution était irrégulière -bien que suivie- et se terminera dans l'hebdo "Pilote" n° 710 du 14 Juin 1973. Malgré 37 (!) ans d'âge, ces "Clopinettes" sont toujours inscrites dans de nombreuses mémoires -dont la mienne- ; preuve que ce fantastique duo d'auteurs complémentaires s'est entendu comme larrons en foire pour les réaliser et nous en faire pleinement profiter. Ca n'a vraiment pas vieilli. Du grand art, tout simplement...
Comptine d'Halloween
Amateurs de films à frissons, cette série est pour vous. Encore une fois, Calléde nous sert un scénario fortement inspiré du cinéma, mais il le fait toujours aussi bien. Cette série, et particulièrement le tome 1, retranscrit parfaitement l'atmosphère pesante et oppressante des meilleurs films d'horreur. On est immergé dans l'ambiance de ce petit village où les secrets sont très lourds à porter. C'est vrai que tout ce qui est présent ici a déjà été fait et a déjà été vu, mais ça fonctionne. Pour le dessin, il n'y a pas grand chose à dire, il est bon sans être extraordinaire et il sert bien l'ambiance générale. Cette série ne révolutionne pas le genre mais elle est très bien réalisée et fait donc partie, pour moi, des références.
Alim le tanneur
Je n'ai encore lu que le premier tome, mais celui-ci m'a plu. L'univers est neuf, et inspiré de l'orient (architecture, vêtements,...) L'intrigue est posée et j'attends d'en lire plus mais le thème de la croyance aveugle et du pouvoir religieux m'inspire bon espoir. Les dessins sont "doux" et beau pour les décors. Le dessin des personnages est peut-être un peu impersonnel (surtout la petite fille) mais c'est pour être critique. Voila un très bon sentiment sur le premier tome
Les Sous-sols du Révolu
Bien qu'il s'agisse d'une commande, MAM nous gratifie d'une belle oeuvre. On y retrouve ses aspirations, ses démonstrations tant graphiques et textuelles : vraiment du grand art !!! Son dessin, habituellement clair-obscur, s'étoffe avec l'ajout des quelques nuances grises. Cela donne l'impression d'une progression et d'une évolution dans sa gestion du dessin, la maîtrise est comme toujours au rendez-vous. Cette BD se déguste tranquillement et sereinement. La lecture n'est pas des plus faciles. C'est le prix à payer pour ce one shot inclassable si riche, comme le site et le milieu artistique qu'il représente et "vend" d'une certaine façon.
L'Éveil du Kurran
Les avis lus de-ci de-là sont souvent curieusement identiques, mais aboutissent finalement à des notes opposées. On s'aperçoit dès lors que cet album est plus qu'une simple histoire, mais qu'il fait appel à la fibre sentimentale propre à chacun. L'album, tout en mysticisme, nous transporte sans facilité dans un univers que l'on sent fouillé, mais dans lequel nous n'avons pas le temps de nous plonger et nous promener. Cela est dû au format de la BD. Un tome pour cet univers, c'est court. Le rythme calme et pondéré de l'album colle à la psychologie des Kurran bleus, gardiens de l'eau. Malgré effectivement quelques déjà vu, notamment le maître sérieux et sévère qui critique son apprenti fougueux alors que lui-même l'a été ne fait pas dans l'originalité. Mais ceci n'est que le début de l'album et la fin s'échappe des chemins balisés afin de prendre son propre caractère. Ce qui m'a donné envie de lire cette BD, c'est d'abord le dessin tout en nuance de gris qui m'a charmé ainsi que la première phrase de la première case qui annonçait un dépaysement et une beauté dans les dialogues. Je n'ai pas été déçu. J'ai refermé cet album en l'aimant sans vraiment savoir pourquoi. Je pense que cela est surtout dû à l'ambiance, à cette nostalgie, cette mélancolie, ce calme qui suinte de toutes les pages. Il s'agit d'une BD, qui malgré une action parfois assez forte, sait prendre son temps et ne nous brusque pas. Cette BD au fond est comme les Kurrans, reposante et délivrante. Une invitation au rêve et au voyage.
Révélations
Le dessin peut paraître un peu surprenant au départ. Il faut dire que je n'aurais peut-être pas acheté cette BD sans qu'on me l'ait conseillé. Ceci dit, une fois dedans, l'intrigue est très sympa et finalement les dessins rajoutent du piment et parfois un peu d'humour à l'histoire. Certaines pages sont très belles esthétiquement parlant. Une très bonne BD de mon point de vue !
Le Pavillon de l'aile ouest
Note approximative : 3.5/5 Dès le premier coup d'oeil, on s'en rend compte : le dessin de ce manhua est excellent. Guo Guo a fait des études d'art et est spécialisée dans les dessins de costumes. Cela se voit aussitôt : les coiffures et les costumes d'époque ou imaginaires sont superbes dans les planches du Pavillon de l'aile ouest. Fins, détaillés, maîtrisés, illustrations en pleine page tout comme dessins des cases standards sont tous aussi réussis. Et les décors ne sont pas en reste non plus, représentant la Chine médiévale avec brio. Seuls les mains et les visages des personnages, dans une veine shojo assez classique, sont un peu moins réussis, plus simples et pas toujours très expressifs. A ce très bon dessin s'ajoute une excellente colorisation. J'aime beaucoup les teintes de couleurs choisies par la dessinatrice, elles sont maîtrisées et donnent une vraie âme et une vraie beauté aux planches. Bref, c'est beau, voire très beau ! A côté de cela, le scénario est un petit cran en dessous mais tout à fait correct. Adaptation d'un récit ancien, c'est une histoire d'amour dans la Chine médiévale entre une jeune aristocrate et un jeune homme de bonne famille et lettré mais plus ou moins vagabond. Le récit est classique mais bien raconté. Il est ainsi plaisant même s'il manque un peu d'originalité. Il propose un cadre historique en outre relativement intéressant. Tout serait parfait sans une fin que j'ai trouvée très abrupte : en réalité, la toute dernière planche m'a véritablement surpris par sa brièveté. J'aurais aimé la voir s'étendre sur au grand minimum une dizaine de pages supplémentaires. Au lieu de ça, elle apporte une vraie fin au récit, rien à dire de ce côté là, mais aussi pas mal de frustration de voir les choses se terminer aussi vite. Heureusement, les quelques très belles illustrations de fin d'album permettent, avec un peu d'imagination, de se faire une petite idée des évènements qui peuvent suivre ce dénouement. Un récit classique, à l'ancienne, superbement mis en images et en couleurs, une belle découverte de la Chine médiévale et romantique.
V pour Vendetta
Cette bd ne me quittera plus ! D'une intensité à me couper le souffle, elle m'a happé dès les toutes premières pages. Le scénario est époustouflant, d'un rythme soutenu et agrémenté de symboles d'une puissance folle. C'est simplement jouissif. Bien entendu, les passages poétiques ont été parfois difficiles à digérer à la première lecture ? Ce sera sûrement plus digeste à la prochaine. Côté dessin : chapeau! Celui-ci m'a longtemps rebuté. En quelques planches, il m'a séduit. Il sert superbement le propos d'Alan Moore et contribue énormément à l'ambiance dégagée de cette bd hors norme. Seul bémol (que je retrouve d'ailleurs plus d'une fois chez ce scénariste) : la toute fin ! Quelqu'un peut-il me l'expliquer ? Mais bon, j'étais déjà ravi avant de l'atteindre et elle ne m'a pas gâché le plaisir.
Brice Bolt
Ca, c'est du tout bon. Une excellente BD d'aventures. Curieuse, pourtant, son histoire... Elle est celle de Marc Dacier, dessinée par Eddy Paape et scénarisée par Jean-Michel Charlier. Paape abandonne son personnage en 1967 et crée Luc Orient. Mais Charlier a continué a écrire et a rédigé une 14ème aventure de Dacier : "L'Archipel de l'Epouvante".. En 1969, Charlier trouve un dessinateur : Puig, auquel il croit pour donner une vie graphique à ce dernier scénario. Mais le style dynamique de Puig est à l'opposé de celui -très classique- de Paape. L'éditeur Dupuis met son grain de sel. On baptise le personnage du nom de Brice Bolt lequel, tout comme Dacier, est employé par le journal "L'Eclair". Brice fait sa première apparition dans l'hebdo Spirou n° 1707 du 31 Décembre 1970 dans "L'Archipel de l'Epouvante". J'ai été étonné. Même scénario prévu pour Dacier mais, ici, Puig y va d'un style graphique bien personnel qui donne une autre dimension au héros. Tous les poncifs de la bonne BD d'aventures sont, une fois de plus, réunis par Charlier : de l'exotisme, de l'action, des poursuites, une belle espionne, un savant fou, des êtres monstrueux ; le tout dans un excellent cocktail "maison". Et pourtant... "Brice Bolt" n'aura pas trop de succès. Pourquoi?... Je n'en sais rien. Il disparaîtra de Spirou, et de la circulation, en 1973. Heureusement, deux albums le rappellent au bon souvenir du lectorat. "Brice Bolt" une courte série pleine d'action, aux scénarios bien structurés, et qui ne demande qu'une chose : qu'on la (re)découvre.
Les P'tits diables (Tom et Nina)
Alors là, un vrai coup de cœur pour cette série. Le dessin n'est pas très beau (il n’y a pas beaucoup de décors), il fait penser un peu a Zep : bref il colle bien à la bd. Mais c’est au niveau de l’humour que j’adore "Les P’tits diables". Déjà quand ou commence a lire cette bd, ça nous fait penser a Tom-Tom et Nana, Calvin et Hobbes, Kid Paddle ou encore au début de"Cosmonautes du futur". Puis tout au long de l’album, j’ai souri AU MOINS à TOUS les gags, et j’ai ri à la moitié (ce qui est vraiment rare pour moi, pour une bd d’humour à gags). Autre chose, j’ai relu l’album après 2 mois (souvent ce n’est pas avant 5 mois) et j’ai eu le même plaisir qu‘a la première lecture. Je trouve les histoires fraîches et les personnages vraiment bien : Tom fan d’un super héros qui veut détruire sa sœur et ses copines (il croit que ce sont des aliens) ; Nina qui fait des vraies crasses à son frère car elle est plus grande et plus intelligente (comme inventer des règles au Monopoly) ; Et les parents qui sont débordés, qui n’en peuvent plus. Voila une très bonne série : j’adore.