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Par Jugurtha
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cassio
Cassio

Voilà un album qui promet, avec cette histoire d'archéologue qui part sur les traces du mystérieux Cassio, qui a vécu deux mille ans plus tôt dans la Rome antique. Mystérieux, car ce personnage était devenu rapidement influent, et qu'il connut une fin brutale. C'est d'ailleurs sur cette fin que s'ouvre l'album... Car Desberg brouille intelligemment les cartes : cette scène de la mort de Cassio permet d'entrer directement dans l'action, puis au hasard des fouilles de la jeune archéologue de retracer le destin de Cassio, voire d'imaginer qu'il aurait pu survivre à cet assassinat... Le récit ne souffre d'aucune faiblesse, l'intérêt est constamment relancé, d'autant que le lecteur n'est jamais dans la position confortable d'imaginer ce qui va se passer. La cohabitation de séquences contemporaines et de séquences antiques se fait sans heurts, les personnages sont bien sentis. L'histoire de Cassio par exemple est originale, et fait la part belle à des psychologies torturées. Vraiment, du très très beau travail. Le dessin de Reculé est très beau, souple, élégant. Il ne souffre pas de défauts majeurs, et se révèle toujours équilibré et maîtrisé, en parfait accord avec une mise en couleur aux teintes agréables. C'est vrai que le graphisme rappelle parfois vraiment celui de Marini, sans aller jusqu'au mimétisme, ce qui gêne un peu. A force qu'on le lui reproche, Reculé tentera bien d'y remédier, il n'attend plus que de gagner son propre caractère pour trouver sa totale maturité. Bref, un album très prometteur, à la construction scénaristique vraiment séduisante, qui mérite la découverte. La lecture permet de juger le travail sur le récit de Reculé, qu'il serait vraiment injuste de réduire à un simple ersatz d'oeuvres à succès. A découvrir sans hésiter.

05/09/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Le Quartier de la lumière
Le Quartier de la lumière

Le titre de cet album est assez poétique et les belles couleurs de sa couverture attirent le regard. Je m'attendais à lire un manga un peu léger, contemplatif peut-être, la chronique d'un quartier. Mais la surprise fut là. Car il s'agit bien d'une chronique mais d'une vie difficile dans un quartier assez miséreux. Et surtout le sujet même est étonnant. Un jeune homme qui doit avoir peut-être 16 ans "accompagne" les gens pour les pousser au suicide par n'importe quel moyen. Du moins les personnes qu'il accompagne sont déjà suicidaires, ils veulent quitter leur vie qu'ils considèrent souvent comme trop insipide. Ce jeune homme n'est là que pour leur donner un petit coup de pouce afin que personne ne renonce au dernier moment par manque de volonté, et au passage il collectionne les téléphones portables. A noter que l'album est composé de plusieurs histoires indépendantes mais toutes aussi pessimistes, avec des personnages d'une jeunesse en quête de sens. Dans certaines, on suppose que l'auteur se met en scène lui-même, du moins en partie, en tant que mangaka pressé par les délais infernaux pour rendre ses planches, peut-être lui à ses tout débuts. Tout cela pour un salaire finalement assez faible, et il semble qu'à cette image une certaine frange de la jeunesse cherche à remettre au plus tard possible leur vie d'adulte et les contraintes qui vont avec comme gagner sa vie, s'endetter pour l'achat d'un logement et autres joyeusetés.

05/09/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Berlin (Les Sept Nains)
Berlin (Les Sept Nains)

Je viens de terminer le tome 1 de Berlin de Marvano et j'ai été agréablement surpris par le résultat. Cette histoire sur fond de guerre, est fort bien documentée. "Jamais autant d'hommes disait Churchill, ne doivent à aussi peu d'hommes" en parlant des pilotes de RAF dans les années 40. C'est donc une tranche de vie de ces pilotes que nous propose Marvano, tranche de vie émouvante (Ah les pages 39, 40, 41 et 50, 51) qui m'a parfois fait frissonner. Même si le ton est souvent assez froid, voire austère, l'émotion finit par triompher. Une bonne bd qui est rééditée à l'occasion du tome 2, qui, m'a confié mon libraire, est totalement différent. (Les trois volumes de la série formant des histoires indépendantes) A découvrir, vraiment !

05/09/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Arnest Ringard et Augraphie
Arnest Ringard et Augraphie

Cette joyeuse série débute dans l'hebdo Spirou n° 2088 du 20 Avril 1978. Elle s'y arrête dans le n° 3068 du 29 Janvier 1977. Aux commandes : Franquin et Delporte (excusez du peu !) aux scénarios, Jannin (très bon) au dessin. Arnest et Augraphie ?... C'est un peu un concentré de Bidochon mâtiné d'un voisinage style "Lefuneste" (Achille Talon). Et ça éclate de santé. Les histoires ?.. de petites histoires brèves, renouvelées dans leur postulat dans une véritable petite mise en scène théâtrale (un lieu : le jardin, deux acteurs : Arnest et "sa" taupe). J'ai vraiment apprécie cette sorte de mini "Comedia del Arte", poétique, drôle, aux petites histoires développées avec finesse. Jannin y va de son trait caractéristique : haché, nerveux, faisant ressortir par quelques vifs le comportement ou l'état d'esprit de ses personnages. Une série attachante, qui n'a pas "éclaté" parmi d'autres, mais qui a toujours ses nombreux adeptes... dont moi. Un album "normal" sortira chez Dupuis en 1981. Une intégrale paraîtra, elle, en 2006 chez Marsu. Une chouette petite "brique" de 120 pages.

05/09/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Construire un feu
Construire un feu

Un homme seul face au froid, sa seule chance de survie : faire du feu... Voilà comment on pourrait résumer cette histoire. Difficile de faire plus court, impossible de faire plus long aussi, car le scénario de cet album est très basique. La situation est simple, mais riche. London et Chabouté, au travers de son adaptation, nous font vivre ce suspense intime de manière intense. L'album se dévore, la fin, pourtant éminemment prévisible, fait pourtant son effet, elle est cruelle, implacable. Une leçon d'humilité face à la sauvage nature ? Le lecteur est libre, je pense, d'en tirer une morale "naturaliste" s'il le désire. De tous les albums de Chabouté, celui-ci est peut-être mon préféré. Alors il a évidement un défaut que certains ne tarderont pas à lui reprocher. Il est lu en 10 minutes et 13€ pour dix minutes de lecture, c'est cher. Pour ma part, cette donnée, certes regrettable, n'est pas entrée en ligne de compte dans l'attribution de ma note. Je pense clairement que l'éditeur aurait du prévoir une présentation moins luxueuse.

05/09/2007 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série L'Aigle sans orteils
L'Aigle sans orteils

Il est impossible pour un fan de cyclisme de passer à côté de « L’aigle sans orteils ». Cet album de la collection « Aire Libre » des éditions Dupuis nous raconte la vie d’Amédée, un des coureurs cyclistes qui marqueront à jamais l’histoire de cette épreuve. Le récit se passe au début du XXième siècle, le Tour de France vient de se créer, cette épreuve jugée comme « la plus grande course du monde » fait déjà rêver de nombreux amateurs de vélo dont Amédée. A cette époque, ce jeune homme est un militaire et… je vous laisse découvrir le destin hors du commun de ce gars… Cette histoire est, à mon avis, un grand exemple de courage et de ténacité pour nous tous. Lax, l’auteur, est visiblement un grand passionné de cyclisme. Cependant, ne vous attendez pas trop à suivre les exploits quotidiens d’Amédée dans le Tour de France. Le récit se concentre surtout sur l’entraînement de ce futur champion à une époque où l’assistance et les sponsors n’existaient pas, où il fallait aussi se payer le vélo ! Chose qui est difficilement imaginable de nos jours ! Ainsi, le lecteur est invité à partager le quotidien de cet homme entre sa famille, son métier et sa passion pour le cyclisme. Si le récit manque un peu de fantaisie puisque les exploits d’Amédée ne sont pas relatés comme je l’aurais pensé, et manque parfois même d’optimisme au regard du dénouement, j’ai été par contre très intéressé et très sensibilisé par l’aspect humain de ce personnage puisque Lax nous le présente comme un « monsieur tout le monde » avec ses forces et aussi ses faiblesses Le dessin est tout simplement magnifique, j’ai particulièrement aimé les scènes dans la montagne. La mise en couleurs est parfaitement adaptée au récit. « L’aigle sans orteils » est finalement une histoire poignante, elle nous présente un coureur cycliste du début du XXième siècle sous un aspect profondément humain mais doté d’un courage et d’une ténacité hors du commun. Je pense que ce récit plaira aussi aux lecteurs « vélophobes » car l’auteur met en avant la vie sentimentale et passionnelle d’Amédée. Décidément, encore un album passionnant de la collection « Aire libre » !

04/09/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Achevé d'imprimer
Achevé d'imprimer

C'est vrai que c'est un petit bijou cet album. Surtout en ce qui concerne son histoire. On a là un polar, ou plutôt un thriller, bien ancré dans son époque, bien barré, qui nous raconte la plongée dans la folie d'un gars somme toute ordinaire. Peut-être le traumatisme vécu dans son enfance a-t-il influencé son évolution, diront les psychanalystes de salon et diplômés... Je n'ai pas cherché à analyser les raisons du basculement du héros, je me suis laissé embarquer dans l'histoire. Une histoire bien noire, craspec à souhait, servie par un trait gras, épais et charbonneux vraiment flippant par moments. Je ne suis pas trop amateur de polars, mais je dois dire que ce one-shot fait partie du haut du panier de ce que j'ai pu lire. Un bon 3,5/5.

04/09/2007 (modifier)
Couverture de la série Aquablue
Aquablue

Je n'ai lu que les 5 premiers albums qui forment le premier cycle. Je ne mets donc ma cote que par rapport à ces 5 premiers albums. J'ai surtout aimé le monde de la planète d'Aquablue, le scénario, le thème et la revendication "écolo". Le dessin est chouette mais la mise en couleur n'est pas terrible. Son scénario, c'est le pot de terre contre le pot de fer, c'est la réflexion contre la force, c'est la richesse de la biodiversité contre le raz de marée de la bêtise humaine.

04/09/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5
Couverture de la série La Ribambelle
La Ribambelle

Sympa de retrouver Roba ailleurs que dans Boule et Bill. On connaît son dessin souple et rond, de très grande qualité. Il s'y entend à merveille pour "croquer" les enfants, personnages très bien maîtrisés sous tous les angles. On notera qu'Archibald sans lunettes, c'est Boule tout craché ! Les enfants sont de suite très attachants et l'on sort un peu des stéréotypes habituels de ce genre de bande. On sent l'inspiration de séries télé telles que "l'autobus à impériale" ou "les petites canailles", pour ceux qui s'en souviennent. Mais ici point de gros gourmand ni de petit un peu fragile, non plus que d'animal de compagnie. Les plus petits (Japonais) sont champions de judo, la 1ère particularité du noir n'est pas sa couleur mais sa passion de la musique ; Phil, qui était présenté dès le début de la série comme le chef de bande s'est vite effacé devant Archibald, l'Ecossais au caractère plus affirmé qui fait office d'intellectuel de service sans en avoir les traits de caractère habituels et qui se démarque plutôt par la noblesse de sa lignée... Joli melting-pot soit dit en passant ! Il n'y a que la fille, Grenadine, qui se cantonne la plupart du temps dans un rôle de "femme au foyer" un peu trop effacé. Mais apparemment, à l'époque, c'était le caractère standard des filles en B.D. Sinon les histoires sont gentilles, pour jeune public sans être gnangnan, mais restent agréables à lire en tant qu'adulte. Pas plus invraisemblable que bien d'autres du genre. Une série de qualité qui mérite d'être découverte par les jeunes lecteurs, sans violence ni péripéties survitaminées. Ni bêtifiante, ni vulgaire ni grossière et pleine d'un humour qui fait mouche. C'est bien dommage que cette série ait si peu de titres lorsqu'on voit par exemple, dans le même créneau, la longévité d'une série comme Les 4 as qui ne lui arrive à la cheville ni pour la qualité du dessin, ni du scénario ni de l'humour. Les histoires scénarisées par Vicq sont les meilleures à mon goût. Tillieux, qui a du mal à se défaire de ses trames policières habituelles, est quand même plus à sa place dans un univers à la Gil Jourdan que dans celui de "La Ribambelle". Au passage on découvre que la ribambelle sort de la même école que Benoit Briseferet on voit passer Sophie, de la série du même nom dessinée par Jidéhem. Il semblerait que tous les petits héros de la BD franco-belge habitent le même quartier. Alors précipitez-vous sur les 2 intégrales, s'il en reste encore.

04/09/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Le must de l'humour noir. Cette BD est un petit bijou, elle est intelligente, sait aller loin dans les gags sans dépasser les limites. Le dessin de Franquin est excellent, fin et précis. Malgré le poids des années, le plaisir de lecture soit toujours intact. Il va de soi qu'une dose d'humour second degré est indispensable pour apprécier.

04/09/2007 (modifier)