Les derniers avis (32286 avis)

Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Captain Britain (Artima)
Captain Britain (Artima)

Puis-je vous parler du VRAI Captain Britain, tel qu'imaginé en... 1976 ?... Son nom est Brian Braddock. Victime d'un grave accident de moto, Brian est sur le point de décéder. Mais il est sauvé grâce à l'intervention de Merlin l'Enchanteur et d'une fée : la Déesse des Ciels du Nord. Ils l'ont désigné comme "l'élu", lequel sera défenseur de l'Angleterre. Brian portera au cou l'amulette de la Justice, un pendentif qui guide vers lui une énergie mystique et le transforme en un Captain Britain doté de super pouvoirs. Vêtu d'un costume magique au lion d'Angleterre sur la poitrine, porteur d'un masque aux couleurs nationales, il sera porteur du Sceptre-Etoile qui sera son arme de combat. C'est en 1976 que Chris Claremont (scénariste) et Herb Trimpe au dessin imaginent ce super-héros anglais pour la "Marvel Comics". Un bon super-héros, parmi d'autres, mais qui passera ultérieurement dans diverses mains. Alan Davis le "reprend" en 1984. Le costuma change, le caractère aussi. La personnalité de Brian sera même plus développée. Aux scénarios c'est alors Alan Moore qui crée des histoires plus structurées dans leurs développements. Malgré cela, Captain Britain n'aura pas le succès qu'il aurait pu escompter. Trop "national", pas assez charismatique ?... Il disparaît en 1986 alors qu'il a rejoint "Excalibur" -un groupe formé d'autres super-héros- en compagnie de son ami, la mutante Reggan. Peut-être veille-t-il encore sur la "perfide Albion", là-bas, en haut d'une vieille tour de Londres ?... Mais ça, seuls ses créateurs le savent... Un héros un peu oublié, c'est vrai, que Panini a fait redécouvrir en 2006 (mais que les dessins sont laids !!!...) mais qui, pour moi, vaut surtout par l'histoire -et le dessin- parue en 1980.

11/09/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Desolation Jones
Desolation Jones

Un comics étonnant : le concept de base n'a l'air de rien mais il permet l'utilisation d'un personnage vraiment spécial, à la morale toute particulière. Résultat, une enquête assez standard au départ suit un déroulement surprenant, prenant, novateur dans ses implications. C'est difficile à exprimer. Ce qu'il faut comprendre, c'est le postulat de base : Mickael Jones a subi un an de torture très développées, il a été laissé éveillé en permanence, souffrant à en mourir 24h sur 24, et absorbant un flot ininterrompu de données horribles et douloureuses. Il a survécu mais est désormais totalement insensible : plus d'émotion, plus d'envie, plus de douleur, mais un esprit toujours aussi vif et une vraie hargne dans son comportement. Du coup, cet homme n'a plus du tout la même morale que le reste de l'humanité. La vie l'indiffère, il peut plonger droit dans les dangers sans aucune crainte. Ceux avec qui il travaille peuvent bien mourir, ça ne ferait que l'ennuyer mais ne le toucherait strictement pas. Et quand il est menacé, sa réaction est immédiate : il cherche tout de suite à tuer celui qui pourrait lui nuire que ce soit maintenant ou plus tard. La logique de survie poussée à l'extrême dans un sens, mais également une froideur qui n'a rien d'animale. Et pourtant Jones n'est pas un méchant : il est sympathique avec son entourage, il a de vrais amis, il est prêt à aider son prochain et favorisera toujours le démuni contre le puissant. Il est dans le camp des gentils. Mais c'est le genre de gentil qu'on rêve de pouvoir être, celui qui n'aura jamais peur de rien même pas de perdre des proches, celui qui n'a pas de limites, celui qui n'hésitera pas une seconde à tuer celui qui l'emmerde, que ce soit son propre employeur, une jolie jeune fille ou un tueur lancé à ses trousses. Bref, l'intouchable au service de la justice (expéditive). Résultat, Desolation Jones est un comics violent. Ce n'est vraiment pas une lecture pour les enfants. Dans le premier album paru chez Panini, nous suivons une enquête pour retrouver des vidéos porno tournées par Adolf Hitler. Un sujet assez rocambolesque amené ainsi, mais il cache bien sûr beaucoup de choses bien plus complexes. Il n'empêche qu'il nous fera entrer dans ce que Los Angeles connaît de plus sordide, découvrir le milieu du porno glauque, écouter le récit de l'expérience d'une actrice qui connaît bien le système et en profite, avoir un aperçu des pires magouilles des services secrets américains, et au milieu de tout ça bien sûr beaucoup de morts violentes. Et pourtant, tout passe facilement, rien n'est là pour choquer, juste pour faire le constat réfléchi de comment une enquête se déroulerait avec un limier sans aucune émotion. Et c'est à la fois intelligent, prenant et parfois jouissif. Etonnant en effet de devoir admettre qu'un petit maigrelet peut se révéler bien plus dangereux et efficace que le plus balaise des tueurs juste parce qu'il s'en fout de souffrir physiquement comme mentalement, et n'aurait aucun remords à massacrer son ennemi. Bref, malgré quelques petits soucis de clarté et complexité de l'enquête, malgré l'aspect glauque et violent du récit, j'ai été vraiment captivé par ma lecture. La narration est très bonne, les dialogues réussis, le dessin excellent, la mise en page parfois juste un peu embrouillée (notamment parce qu'elle est parfois en double page parfois pas et que je m'y suis un peu perdu par moment). Et surtout, l'ambiguïté et l'intelligence du traitement de ce héros très original et de ses réactions font toute la force et l'intérêt de ce comics. Bref, c'est une très bonne BD. Warren Ellis (Nextwave, Planetary, Transmetropolitan) devient vraiment l'un de mes auteurs préférés.

11/09/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Capitaine Cormorant
Capitaine Cormorant

Ah oui que c'est bien !.... Capitaine Cormorant ?... c'est un redresseur de torts qui navigue sur les 7 mers dans la seconde moitié du 16ème siècle. Son "coin" préféré ?... les Indes orientales. Un vrai loup solitaire aussi, dont le principal ennemi est le capitaine Unccimo. Pas vraiment récente, cette série, car créée en 1962 par Hugo Pratt seul. En Europe, elle ne sera publiée -d'abord- qu'en Italie dès le 4 Octobre 1967 dans le "petit format" Sgt. Kirk. On ne la découvre en France qu'à partir de 1977 dans une sorte d'album composé de sérigraphies, seulement tiré à 240 (!) exemplaires, numéroté et signé. Une belle série, en noir et blanc, qui nous balance dans l'aventure avec un grand "A". Et c'est vrai que j'ai apprécié ce personnage ; un individu honnête, joyeux, respectueux des lois quand elles sont justes mais dont il se moque bien lorsqu'elles sont appliquées à outrance. Ce postulat, d'ailleurs, me fait penser au film "l'Aigle des Mers" avec Errol Flynn dont un album broché (que je possède) a été édité en 1932 et dessiné par Bourlès. Capitaine Cormorant ?... de la bonne BD "d'évasion", au contenu "exotique", où l'on s'attache au personnage principal et à ses quelques rares amis ; un personnage d'ailleurs qui, par son caractère indépendant, préfigure déjà Corto Maltese.

11/09/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Le Boss
Le Boss

3.5 Une série que j'aime bien et qui ne semble pas avoir beaucoup de fans. Je connais cette série depuis que je suis jeune et même aujourd'hui je lis un album de temps à autre et j'ai toujours le même plaisir que lorsque j'avais moins de 10 ans. J'aime bien les series qui décrivent l'univers de la bande dessinée et de ce côté-là je suis gai. J'aime bien l'ambiance de la rédaction de Spirou, les personnages sont rigolos et l'humour de Zidrou me fait rire. J'aime bien aussi le dessin de Bercovici. En revanche, c'est clair que si on n'aime pas trop le journal de Spirou des années 1990-2000, vous risquez de vous ennuyer ferme.

11/09/2007 (modifier)
Par tufrok
Note: 4/5
Couverture de la série Les Garde-Fous
Les Garde-Fous

Superbe !!! Un thriller de très grande qualité, à l'ambiance étouffante. Je suis assez d'accord avec la critique précédente, notamment sur le graphisme et quelques dénouements assez prévisibles ; aussi y ajouterai-je quelques réflexions personnelles. Pour moi le fil conducteur et l'intérêt principal de l'ouvrage résident dans la personnalité extrêmement complexe que Bézian donne à "Boon", qui apparaît presque être, selon moi, son personnage principal. Il m'apparaît être un très grand maniaque, à tendance mégalomane, par son besoin d'être constamment reconnu par les autres, la police, les medias, la psychose de l'opinion publique... Le pire ennemi de Boon, c'est l'indifférence, l'oubli, qu'il soit sentimental (il ne peut tuer quelqu'un qu'il n'aime pas), ou plus généralement collectif. De la même façon, il ne peut nuire à quelqu'un qu'il indiffère, c'est dans la terreur qu'il déclenche qu'il trouve la force de tuer. Paradoxalement à cela, il ne s'assume pas, craint son reflet dans le miroir, ce qui semble aussi en faire un grand dépressif. Ceci trouve-il son origine dans la frustration due à la perte des repères familiaux (la maison de sa mère, qu'il insulte carrément) ? On peut le supposer. Bref un homme en quête de reconnaissance, un caméléon paradoxalement en mal d'identité. Je ne connaissais pas Bézian, mais son style m'a vraiment accroché. Il va devenir pour moi un auteur intéressant aux multiples ouvrages à découvrir.

10/09/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Foc
Foc

Ben, j'aime vraiment bien !... Passionné du Moyen Age, j'ai plongé de bon coeur dans cette série qui mêle réalité historique et fantastique. Bon, il y a des erreurs, c'est vrai ; l'action (les Jacqueries) est censée se passer au 13ème siècle alors qu'elle s'est réellement produite au 14ème. N'empêche ; les personnages "sentent" l'époque et leur caractères, us et coutumes sont très bien rendus par le dessin expressif de Bordes. Ce dernier y va d'un très bon graphisme réaliste coulé dans une mise en page attractive, pleine de vie, parfois "brute de brute" et où les atmosphères de ce temps-là sont vraiment bien rendues. Le scénario ?... des récits intéressants mais où le "non-initié" question Moyen Age pourrait éventuellement un peu s'y perdre. Mais cela mène à une lecture active où les pages fourmillent de scènes attractives qui parsèment un très bon découpage des planches. Belle palette de couleurs, aussi, qui renforce récit et dessin. Pas très connue cette série. Un peu rébarbative au vu du contenu historique ?... Si vous en trouvez un tome un jour, plongez-y de bon coeur. Les algues vous attendent leur "bras" ouverts...

10/09/2007 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Angel
Angel

Ce manga n'est plus édité donc très difficile à dégoter mais, avec du temps, j'ai réussi à me procurer tous les tomes pour "seulement" 50 euros, comme quoi ça reste possible. Première remarque, un gros macaron annonce clairement que ce manga est réservé aux adultes, deuxième remarque, l'éditeur a fait de gros efforts dans la traduction pour ne pas choquer le public occidental (malgré les uniformes indiquant clairement que les héros sont des lycéens, le traducteur parle d'étudiants et d'universités par exemple). Dernière remarque, les scènes de sexe, bien que nombreuses et explicites, ne sont pas spécialement vulgaires, dégradantes ou immorales. Alors comment peut-on, dans ces conditions, invoquer une ambiguïté sur la cible de cette oeuvre pour justifier une mesure de protectionnisme économique ??? Bravo à l'éditeur pour ne pas avoir baissé les bras (vu le nombre de séries abandonnées en ce moment sans ces mesures, c'était inespéré). Graphiquement, on est loin de Le journal intime de Sakura du même U-jin. C'est assez décevant, tout juste moyen. L'histoire de cette série est maigre et assez décousue, il s'agit surtout de chapitres indépendants, de problèmes de lycéens résolus par le sexe. Pourquoi 4 étoiles alors ? Parce que ce manga remplit parfaitement son rôle d'oeuvre pornographique avec des scènes coquines sympa et excitantes et un humour omniprésent qui m'a bien plu malgré une légère vulgarité verbale.

10/09/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Le Coeur des Batailles
Le Coeur des Batailles

J’hésite, j’hésite… ne donner que trois étoiles à cette bd masquerait le fait qu’elle est une des nouvelles séries les plus prometteuses de la rentrée. Faisons le pari de sa qualité car cet album, bien que souffrant de certains défauts habituels aux premiers tomes, donne véritablement l’eau à la bouche. Le dessin du très prolifique Igor Kordey tout d’abord… Il n’avait, jusque là, pas spécialement retenu mon attention, que cela soit dans L'Histoire Secrète ou Empire, mais ici, pardon, il est d’une rare finesse, dans tous ses détails et sa mise en scène, en parfaite adéquation avec le découpage de Morvan. Ces deux là se sont bien trouvés, certaines idées de mise en page sont excellentes. Le scénario ne fait ici que poser les bases d’une intrigue qu’il est encore un peu trop tôt pour juger. Mais la tournure allégorique que semblent prendre les évènements me plait d’emblée. L’aventure historique pure ne me passionnant pas spécialement, j’aime les narrateurs qui savent transcender le genre en construisant des figures narratives synthétiques, des personnages emblématiques, presque allégoriques qui permettent d’échapper à ce qui fait pour moi le défaut majeur du genre historique : sa trop grande fidélité à la grande histoire et son caractère pédagogique façon prof de lycée.

09/09/2007 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Miss Endicott
Miss Endicott

La belle surprise que voilà ! Miss Endicott est une héroïne fraîche et pétillante dont les aventures, placée dans un Londres de fantaisie, s’annoncent passionnantes. Pour vous situer la chose, on pourrait qualifier Miss Endicott de Mic Mac Adam au féminin. Le dessin est un pur délice, la narration un plaisir sans cesse renouvelé. Que demander de plus, si ce n’est un second et dernier tome à la hauteur du premier ? Celui-ci arrivera rapidement puisqu’il est annoncé pour octobre. Calcul de l’éditeur pour frapper un gros coup avant les fêtes ? En tout cas, beau prototype pour relancer la collection Signé...

09/09/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Papa
Papa

Aude Picault est une dessinatrice absolument géniale. Le moindre de ses traits, la moindre de ses mises en scène fait preuve d'une intelligence et d'une sensibilité rares. Elle le montre presque quotidiennement à travers ses planches de Chicou-chicou, où elle incarne une Claude trash, drôlatique et blasée. Bref, je l'adore. Avant Chicou-chicou, il y avait ce "Papa", dont le sujet, très dur, étonne, de la part d'une auteur plutôt habituée à l'humour. Elle traite ici d'un sujet intime (trop ?), et sait le transmettre avec beaucoup d'émotion, contenue tant dans les textes que dans les images... Son style graphique n'est pas encore aussi mûr qu'il l'est maintenant, mais l'intelligence du trait est déjà là. Un très beau livre, donc, très émouvant, mais malheureusement assez cher.

09/09/2007 (modifier)