Kenshin est l'un de mes mangas de samourai. Un habile mélange d'humour, de combat, d'histoire et de romances ! J'aurais toutefois préféré que Tomoe soit l'héroïne et non Kaoru mais ce n'est qu'un détail. Les personnages sont attachants, surtout les personnages féminins (Tsubame, Tomoe, Megumi). Les dessins vont bien avec le récit qui fait preuve parfois d'une certaine noirceur (Notamment le passé de Kenshin).
J'ai été tout de suite séduit par la qualité du scénario. Un manga que je conseille à tous !
Un monument de la BD française qui -doucement- va sur ses... 120 ANS !...
Non mais, vous vous rendez compte ?...
C'est en effet en 1889 que débutent -dans "Le Journal illustré"- les sympathiques aventures de cette famille "bien mise".
Bon, c'est vrai que si un auteur passait maintenant chez un éditeur avec ce type de BD, il se ferait éjecter dans la minute.
Mais à l'époque, c'était une véritable découverte. Nos aïeux s'esbaudissaient de bon coeur à la lecture des pitreries d'Agénor et de sa famille.
Et avec Christophe, on découvre déjà un style proche de "notre" BD actuelle.
Des cases avec un texte explicatif qui décrit l'action en cours, une vraie mise en scène des intervenants, des plongées, contre-plongées, une profondeur de champ, une mise en page assez élaborée (bien que très sage) forment un attrait de lecture certain.
Le trait graphique est simple, semble parfois hésitant, mais l'ensemble est de belle facture ; Christophe créant une sorte de "nouveau langage", celui d'une histoire dessinée où le lecteur rencontre l'imaginaire d'un auteur et participe avec lui à un art nouveau que l'on appellera plus tard le "neuvième".
Même si la couverture est sympathique d'aspect, j'ai pris en main cette BD sans grande conviction. Mais j'ai pourtant apprécié dès la première planche. Cette BD est en principe destinée à la jeunesse mais je trouve les dialogues très adultes, et d'un humour souvent fin et percutant.
Le dessin est très simple. Couleurs, traits, tout est fait dans la simplicité et la sobriété. Ce n'est pas vraiment le graphisme qui fait la force de cette BD mais il est plaisant et efficace.
Et tout le reste m'a vraiment plu. Les personnages sont originaux et attachants. Les situations sont pleines de réalisme tout en étant amusantes et touchantes. Et surtout, comme dit plus haut, les dialogues sont vraiment bons. La petite Ysoline est pleine de remarques judicieuses, de répliques percutantes. A vrai dire, son discours est sans doute un peu trop adulte pour la petite de 13 ans qu'elle est sensée être, mais cela n'a aucune importance tant ses paroles attirent le sourire, le rire ou l'émotion juste.
Très plaisant à lire, je vous le conseille : c'est drôle et touchant sans se prendre la tête.
Pfouhhh !... ça, c'est costaud !...
J'ai ici suivi la vie du Baron von Richthofen (ici "baptisé Hans von Hammer"), le plus grand as que l'aviation allemande ait connu au cours de la Première Guerre.
Son nom d'ailleurs est encore dans de nombreuses mémoires.
Le "Baron rouge" ?... il n'avait pas son pareil pour piloter son triplan de couleur rouge sang, affrontant ennemis et périls avec un mépris total du danger.
C'est dans le "petit format" intitulé "Brûlant" que je l'avais découvert dans les années 70 ; dit "Brûlant" où passaient aussi les histoires de Sgt. Rock des mêmes auteurs.
Ce "Baron rouge" est vraiment prenant, dû en grande partie au formidable graphisme en noir et blanc de Kubert, un véritable virtuose qui n'a pas son pareil pour mettre en scène personnages et combats aériens qui fleurissent tout au long de cette "brique" de 128 pages.
De l'action ?... c'est quand vous voulez, dans une mise en page éclatée qui pourrait servir de story-board à un film.
Mais aussi des passages "calmes" où l'on a plaisir de retrouver un homme, et non pas une machine, et de découvrir ses joies, ses peines, ses questions quant à ce qu'il est pour lui... et pour les autres.
Un grand album, vraiment bien orchestré par deux auteurs qui se connaissent très bien (Sgt. Rock) et qui -à mes yeux- ont pris un véritable plaisir à offrir au lecteur un réel moment de cette guerre.
Je dois faire un aveu, je préfère les albums solos de Tabary à ceux scénarisé par Goscinny. Je trouve que le format de 44 pages est mieux que des petites histoires. Cela ne veut pas dire pour autant que je n'aime pas les récits de Goscinny. Ils sont imaginatifs avec plein de jeux de mots idiots comme je l'aime.
Le dessin de Tabary est très bien pour la série. Les situations absurdes qu'il crée sont très rigolotes et font rire. Je m'amuse vraiment de tous ces quiproquos et des malheurs d'Iznogoud.
Je commence à découvrir Chabouté et j'aime vraiment ses BD.
Son dessin noir et blanc est sublime, le seul défaut trouvé concerne les yeux des personnages parfois étranges.
J'ai dévoré les pages, captivé par une narration fluide et étonné par une telle aventure.
Quelle inventivité de Chabouté pour fournir une hypothèse sur les faits reprochés à Landru !!!
A lire absolument, cette fiction va au delà de la réalité.
A noter : quelques sublimes planches avec des décors d'époque.
Alors là, sincèrement, je me suis déjà posé pas mal de questions.
Petit historique d'abord :
Cette série a été prépubliée dans l'hebdo "Coq Hardi" de 1946 à 1948. On retrouve la première histoire publiée dans "Samedi-Jeunesse" dans le n° 18 de 1959.
A la tête de cette série : Marijac et Liquois, deux "très grands" de la BD française des années 30 à 50.
Le problème ?... pour autant qu'il y en ait un :
C'est le parallélisme flagrant entre cette série et (l'immense) Blake et Mortimer.
Le postulat ?...
Pour ainsi dire le même : ici, les Japonais (et les Martiens) partent ensemble à la conquête de la Terre. Les deux premiers albums EGALEMENT de Blake et Mortimer (Le secret de l'espadon) traitent de la même chose : une grande nation d'Orient veut SA suprématie sur terre.
La création :
Cette "Guerre à la Terre" et Blake et Mortimer paraissent quasi ensemble la même année : en 1946 (Le secret de l'espadon le 26 Septembre 1946 dans l'hebdo Tintin).
Le scénario :
Je ne dis pas qu'il est commun, mais chacune de ces histoire relate une troisième guerre mondiale avec des Jaunes qui veulent devenir maîtres de la planète.
Les héros ?...
Un "soldat" et un professeur anglais pour Blake et Mortimer ; un capitaine français pour ce "Guerre à la Terre".
Les albums ?...
Une longue histoire traitée en chacun deux volumes.
Les "méchants" ?...
Vous remplacez les Martiens par Olrik, le pire ennemi de Blake et Mortimer, et vous obtenez une réelle dualité dans les scénarios et développements des histoires.
Les auteurs ?...
Une véritable "pointure" pour Blake et Mortimer : Edgar-Pierre Jacobs.
Deux grosses pointures également pour "Guerre à la Terre" : Marijac et Auguste Liquois, deux incontournables des années 30 à 50.
Alors ?...
Ces auteurs se sont-ils éventuellement rencontrés un jour ?... Ont-ils éventuellement discuté à bâtons rompus de cette histoire ?... L'un ou l'autre ont-ils utilisé des éléments de discussion pour construire chacun leur histoire ?...
Je ne sais... et je pense qu'on ne le saura jamais.
"Guerre à la Terre" ?... Une vraiment curieuse série, au graphisme réaliste et vraiment expressionniste car Liquois n'avait pas son pareil pour dessiner de grands mouvements de foules.
A noter que le second opus a été dessiné par Dut qui fait montre d'un très beau trait réaliste également.
"In fine" : une vraiment bien belle série aux intrigues très bien construites, aux graphismes et à la mise en pages séduisants et qui -tout comme pour les deux premiers Blake et Mortimer- joue du fort ressentiment qu'avaient à l'époque les européens pour les "méchants jaunes".
Bon, c'est très rare à trouver. Mais si vous avez cette chance, plongez d'un vrai bon coeur dans cette "Guerre à la Terre". Elle mérite votre détour !
Je n'ai lu que le premier cycle (6 premiers tomes), j'attend la fin du second pour lire les tomes suivant.
Il n'y a pas grand chose à rajouter aux multiples avis déjà postés.
Personnellement, j'ai pris vraiment du plaisir à la lecture de cette série.
Le "plus" venant incontestablement du scénario bien mené.
Le dessin sans être exceptionnel le seconde bien et peut être considéré comme "efficace".
A posséder.
Série intéressante graphiquement et scénaristiquement.
Le dessin est superbe et bien mis en valeur par la colorisation.
La galerie en montre quelques planches pourtant pas les plus belles mais elles permettent de se faire une idée.
Le scénario n'est pas en reste, le tome étant assez dur à digérer, mais ensuite cela demande beaucoup moins d'efforts.
Le tout est parfaitement dosé, frais, d'un certain côté original.
Autre avantage, la série est finie ;-)
A consommer sans modération.
Un Batman de plus ? Oui, mais un Batman de Matt Wagner !
Matt Wagner en plus d'être un artiste talentueux, est un grand admirateur de batman. Il suffit de lire la BD Les Mystérieuses enquêtes de Sandman du même Matt Wagner pour s'en rendre compte, tant le héros, Wesley Dodds, ressemble à Batman sous la plume de Wagner.
Batman et les Monstres, est un peu différent des Batmans que l'on à l'habitude de lire ces derniers temps. Batman y apparaît en grande forme, beaucoup plus physique que cynique et pas encore totalement désabusé.
Il est le protecteur de Gotham, mettant toute son énergie au service du combat contre le crime, commettant même quelques erreurs par manque d'expérience, mais se battant comme un lion pour protéger sa ville.
Cette aventure est un hommage clair au Batman des débuts. Amateurs de noirceur Gothamique rassurez vous, car si une certaine innocence se fait clairement sentir dans les pages, cette BD n'est pas dénué d'évènements sombres.
L'histoire est passionnante, construite de façon à faire sentir un certain suspense, tout en développant l'intrigue par différentes voies. Les scènes de carnages, insérées ça et là avec parcimonie à des moments clés, font leur petit effet, on croirait parfois lire une BD d'horreur. Et enfin l'utilisation d'un ennemi de Batman assez rare et réinventé pour l'occasion est une idée fameuse.
Les dessins de Matt Wagner ont une identité forte, il y a de la vie dans les cases ! C'est très différent de ce que l'on peut voir en matière de comics mainstream. Batman est représenté façon armoire à glace, les monstres sont impressionnants, les "gueules" que Wagner donne à ses personnages sont vivantes, cassées, ou expressives... en aucun cas figées. La représentation architecturale est très 1950's, un vrai plaisir tant cela rappelle une époque picturalement propice aux ambiances de série noire.
Un régal graphique sur toute la ligne!
J'ai beaucoup aimé Batman & les Monstres, un Batman incontournable et différent à mes yeux.
Et si vous aussi, j'ai une bonne nouvelle... Matt Wagner travaille actuellement sur une fausse suite de cette série : Batman et le Moine Fou... à suivre avec attention donc...
JJJ
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Kenshin le Vagabond
Kenshin est l'un de mes mangas de samourai. Un habile mélange d'humour, de combat, d'histoire et de romances ! J'aurais toutefois préféré que Tomoe soit l'héroïne et non Kaoru mais ce n'est qu'un détail. Les personnages sont attachants, surtout les personnages féminins (Tsubame, Tomoe, Megumi). Les dessins vont bien avec le récit qui fait preuve parfois d'une certaine noirceur (Notamment le passé de Kenshin). J'ai été tout de suite séduit par la qualité du scénario. Un manga que je conseille à tous !
La Famille Fenouillard
Un monument de la BD française qui -doucement- va sur ses... 120 ANS !... Non mais, vous vous rendez compte ?... C'est en effet en 1889 que débutent -dans "Le Journal illustré"- les sympathiques aventures de cette famille "bien mise". Bon, c'est vrai que si un auteur passait maintenant chez un éditeur avec ce type de BD, il se ferait éjecter dans la minute. Mais à l'époque, c'était une véritable découverte. Nos aïeux s'esbaudissaient de bon coeur à la lecture des pitreries d'Agénor et de sa famille. Et avec Christophe, on découvre déjà un style proche de "notre" BD actuelle. Des cases avec un texte explicatif qui décrit l'action en cours, une vraie mise en scène des intervenants, des plongées, contre-plongées, une profondeur de champ, une mise en page assez élaborée (bien que très sage) forment un attrait de lecture certain. Le trait graphique est simple, semble parfois hésitant, mais l'ensemble est de belle facture ; Christophe créant une sorte de "nouveau langage", celui d'une histoire dessinée où le lecteur rencontre l'imaginaire d'un auteur et participe avec lui à un art nouveau que l'on appellera plus tard le "neuvième".
Ysoline
Même si la couverture est sympathique d'aspect, j'ai pris en main cette BD sans grande conviction. Mais j'ai pourtant apprécié dès la première planche. Cette BD est en principe destinée à la jeunesse mais je trouve les dialogues très adultes, et d'un humour souvent fin et percutant. Le dessin est très simple. Couleurs, traits, tout est fait dans la simplicité et la sobriété. Ce n'est pas vraiment le graphisme qui fait la force de cette BD mais il est plaisant et efficace. Et tout le reste m'a vraiment plu. Les personnages sont originaux et attachants. Les situations sont pleines de réalisme tout en étant amusantes et touchantes. Et surtout, comme dit plus haut, les dialogues sont vraiment bons. La petite Ysoline est pleine de remarques judicieuses, de répliques percutantes. A vrai dire, son discours est sans doute un peu trop adulte pour la petite de 13 ans qu'elle est sensée être, mais cela n'a aucune importance tant ses paroles attirent le sourire, le rire ou l'émotion juste. Très plaisant à lire, je vous le conseille : c'est drôle et touchant sans se prendre la tête.
Le Baron Rouge
Pfouhhh !... ça, c'est costaud !... J'ai ici suivi la vie du Baron von Richthofen (ici "baptisé Hans von Hammer"), le plus grand as que l'aviation allemande ait connu au cours de la Première Guerre. Son nom d'ailleurs est encore dans de nombreuses mémoires. Le "Baron rouge" ?... il n'avait pas son pareil pour piloter son triplan de couleur rouge sang, affrontant ennemis et périls avec un mépris total du danger. C'est dans le "petit format" intitulé "Brûlant" que je l'avais découvert dans les années 70 ; dit "Brûlant" où passaient aussi les histoires de Sgt. Rock des mêmes auteurs. Ce "Baron rouge" est vraiment prenant, dû en grande partie au formidable graphisme en noir et blanc de Kubert, un véritable virtuose qui n'a pas son pareil pour mettre en scène personnages et combats aériens qui fleurissent tout au long de cette "brique" de 128 pages. De l'action ?... c'est quand vous voulez, dans une mise en page éclatée qui pourrait servir de story-board à un film. Mais aussi des passages "calmes" où l'on a plaisir de retrouver un homme, et non pas une machine, et de découvrir ses joies, ses peines, ses questions quant à ce qu'il est pour lui... et pour les autres. Un grand album, vraiment bien orchestré par deux auteurs qui se connaissent très bien (Sgt. Rock) et qui -à mes yeux- ont pris un véritable plaisir à offrir au lecteur un réel moment de cette guerre.
Iznogoud
Je dois faire un aveu, je préfère les albums solos de Tabary à ceux scénarisé par Goscinny. Je trouve que le format de 44 pages est mieux que des petites histoires. Cela ne veut pas dire pour autant que je n'aime pas les récits de Goscinny. Ils sont imaginatifs avec plein de jeux de mots idiots comme je l'aime. Le dessin de Tabary est très bien pour la série. Les situations absurdes qu'il crée sont très rigolotes et font rire. Je m'amuse vraiment de tous ces quiproquos et des malheurs d'Iznogoud.
Henri Désiré Landru
Je commence à découvrir Chabouté et j'aime vraiment ses BD. Son dessin noir et blanc est sublime, le seul défaut trouvé concerne les yeux des personnages parfois étranges. J'ai dévoré les pages, captivé par une narration fluide et étonné par une telle aventure. Quelle inventivité de Chabouté pour fournir une hypothèse sur les faits reprochés à Landru !!! A lire absolument, cette fiction va au delà de la réalité. A noter : quelques sublimes planches avec des décors d'époque.
Guerre à la Terre
Alors là, sincèrement, je me suis déjà posé pas mal de questions. Petit historique d'abord : Cette série a été prépubliée dans l'hebdo "Coq Hardi" de 1946 à 1948. On retrouve la première histoire publiée dans "Samedi-Jeunesse" dans le n° 18 de 1959. A la tête de cette série : Marijac et Liquois, deux "très grands" de la BD française des années 30 à 50. Le problème ?... pour autant qu'il y en ait un : C'est le parallélisme flagrant entre cette série et (l'immense) Blake et Mortimer. Le postulat ?... Pour ainsi dire le même : ici, les Japonais (et les Martiens) partent ensemble à la conquête de la Terre. Les deux premiers albums EGALEMENT de Blake et Mortimer (Le secret de l'espadon) traitent de la même chose : une grande nation d'Orient veut SA suprématie sur terre. La création : Cette "Guerre à la Terre" et Blake et Mortimer paraissent quasi ensemble la même année : en 1946 (Le secret de l'espadon le 26 Septembre 1946 dans l'hebdo Tintin). Le scénario : Je ne dis pas qu'il est commun, mais chacune de ces histoire relate une troisième guerre mondiale avec des Jaunes qui veulent devenir maîtres de la planète. Les héros ?... Un "soldat" et un professeur anglais pour Blake et Mortimer ; un capitaine français pour ce "Guerre à la Terre". Les albums ?... Une longue histoire traitée en chacun deux volumes. Les "méchants" ?... Vous remplacez les Martiens par Olrik, le pire ennemi de Blake et Mortimer, et vous obtenez une réelle dualité dans les scénarios et développements des histoires. Les auteurs ?... Une véritable "pointure" pour Blake et Mortimer : Edgar-Pierre Jacobs. Deux grosses pointures également pour "Guerre à la Terre" : Marijac et Auguste Liquois, deux incontournables des années 30 à 50. Alors ?... Ces auteurs se sont-ils éventuellement rencontrés un jour ?... Ont-ils éventuellement discuté à bâtons rompus de cette histoire ?... L'un ou l'autre ont-ils utilisé des éléments de discussion pour construire chacun leur histoire ?... Je ne sais... et je pense qu'on ne le saura jamais. "Guerre à la Terre" ?... Une vraiment curieuse série, au graphisme réaliste et vraiment expressionniste car Liquois n'avait pas son pareil pour dessiner de grands mouvements de foules. A noter que le second opus a été dessiné par Dut qui fait montre d'un très beau trait réaliste également. "In fine" : une vraiment bien belle série aux intrigues très bien construites, aux graphismes et à la mise en pages séduisants et qui -tout comme pour les deux premiers Blake et Mortimer- joue du fort ressentiment qu'avaient à l'époque les européens pour les "méchants jaunes". Bon, c'est très rare à trouver. Mais si vous avez cette chance, plongez d'un vrai bon coeur dans cette "Guerre à la Terre". Elle mérite votre détour !
Le Chant des Stryges
Je n'ai lu que le premier cycle (6 premiers tomes), j'attend la fin du second pour lire les tomes suivant. Il n'y a pas grand chose à rajouter aux multiples avis déjà postés. Personnellement, j'ai pris vraiment du plaisir à la lecture de cette série. Le "plus" venant incontestablement du scénario bien mené. Le dessin sans être exceptionnel le seconde bien et peut être considéré comme "efficace". A posséder.
Morgana
Série intéressante graphiquement et scénaristiquement. Le dessin est superbe et bien mis en valeur par la colorisation. La galerie en montre quelques planches pourtant pas les plus belles mais elles permettent de se faire une idée. Le scénario n'est pas en reste, le tome étant assez dur à digérer, mais ensuite cela demande beaucoup moins d'efforts. Le tout est parfaitement dosé, frais, d'un certain côté original. Autre avantage, la série est finie ;-) A consommer sans modération.
Batman et les Monstres
Un Batman de plus ? Oui, mais un Batman de Matt Wagner ! Matt Wagner en plus d'être un artiste talentueux, est un grand admirateur de batman. Il suffit de lire la BD Les Mystérieuses enquêtes de Sandman du même Matt Wagner pour s'en rendre compte, tant le héros, Wesley Dodds, ressemble à Batman sous la plume de Wagner. Batman et les Monstres, est un peu différent des Batmans que l'on à l'habitude de lire ces derniers temps. Batman y apparaît en grande forme, beaucoup plus physique que cynique et pas encore totalement désabusé. Il est le protecteur de Gotham, mettant toute son énergie au service du combat contre le crime, commettant même quelques erreurs par manque d'expérience, mais se battant comme un lion pour protéger sa ville. Cette aventure est un hommage clair au Batman des débuts. Amateurs de noirceur Gothamique rassurez vous, car si une certaine innocence se fait clairement sentir dans les pages, cette BD n'est pas dénué d'évènements sombres. L'histoire est passionnante, construite de façon à faire sentir un certain suspense, tout en développant l'intrigue par différentes voies. Les scènes de carnages, insérées ça et là avec parcimonie à des moments clés, font leur petit effet, on croirait parfois lire une BD d'horreur. Et enfin l'utilisation d'un ennemi de Batman assez rare et réinventé pour l'occasion est une idée fameuse. Les dessins de Matt Wagner ont une identité forte, il y a de la vie dans les cases ! C'est très différent de ce que l'on peut voir en matière de comics mainstream. Batman est représenté façon armoire à glace, les monstres sont impressionnants, les "gueules" que Wagner donne à ses personnages sont vivantes, cassées, ou expressives... en aucun cas figées. La représentation architecturale est très 1950's, un vrai plaisir tant cela rappelle une époque picturalement propice aux ambiances de série noire. Un régal graphique sur toute la ligne! J'ai beaucoup aimé Batman & les Monstres, un Batman incontournable et différent à mes yeux. Et si vous aussi, j'ai une bonne nouvelle... Matt Wagner travaille actuellement sur une fausse suite de cette série : Batman et le Moine Fou... à suivre avec attention donc... JJJ