Les derniers avis (32287 avis)

Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Sanctuaire
Sanctuaire

Je viens rajouter mon avis sur cette série et comme je rejoins l’idée générale de la plupart je vais faire assez court. La principale réussite est l’ambiance parfaitement retranscrite du fond des mers, avec tout le sentiment d’oppression que cela peut produire. L’intrigue est bien menée avec un côté « secrets militaires » puis une forte dose de surnaturel qui ne m’a vraiment pas dérangé. Pour ne rien enlever, j’ai beaucoup apprécié la fin que j’ai trouvé sombre mais très positive … Graphiquement, on reconnaît tout à fait le style particulier de Bec et on peut lui faire quelques reproches : des visages ressemblants d’où des problèmes de lisibilité et un manque d’expressivité. On peut aussi le trouver trop sombre mais finalement, vu le contexte c’est tout à fait normal et il confère en fait une atmosphère très réussie. Ce triptyque est à lire absolument, il est très proche du 5/5.

14/09/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Pandemonium
Pandemonium

Cette BD, avec au scénario Christophe Bec, annonce d’entrée de jeu son credo : les frissons. On se retrouve devant une trame classique d’un film d’épouvante : un lieu reclus (le sanatorium) où il y a eu des centaines de morts et où des évènements terribles se sont déroulés, une jeune fille malade qui discute avec un fantôme etc. Bec nous distille petit à petit les éléments d’un scénario solide et qui m’a vraiment fait frissonner. L’atmosphère terrifiante est parfaitement rendue et on y est complètement immergé. Le dessin renforce encore cette ambiance, même si je le trouvais au début un peu grossier au niveau de l’encrage, je pense finalement que ça contribue parfaitement au côté « épouvante » et qu’il se marie parfaitement au scénario. Un excellent premier tome qui remplit parfaitement son rôle, qui sait nous faire peur et qui laisse des traces bien après sa fermeture.

14/09/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série L'Auberge du Bout du Monde
L'Auberge du Bout du Monde

Les couvertures des 3 albums de cette série sont énigmatiques et nous appellent à la découverte. Au premier coup d’œil, on peut tirer un grand coup de chapeau au dessin de Prugne et tout particulièrement à son travail de mise en couleur direct. Les tons pâles utilisés sont justes pour rendre une ambiance douce et il a su en changer lorsque le récit impose une atmosphère plus mystérieuse et plus oppressante. Certaines cases donneraient de superbes tableaux. Son style graphique est agréable et correspond parfaitement à l’histoire qu’a voulu évoquer Oger. Il s’agit d’une fable qui nous entraîne au plus profond de la Bretagne et nous fait basculer dans son côté fantastique et légendaire. Construite sur une thématique classique, elle n’en reste pas moins efficace et on s’intéresse de près aux évènements étranges qui se déroulent dans un petit village de cette région. L’histoire nous est racontée par un des acteurs (mais lequel, on ne le sera qu’à la fin) bien des années après et ceci renforce notre position de spectateur. J’ai quand même une petite réserve sur le dénouement de cette série que je trouve un ton en dessous, mais ne boudons pas notre plaisir, il s’agit bien là d’une excellente trilogie avec un magnifique dessin.

14/09/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Husk
Husk

Il s’agit d’une nouvelle série dans la collection « Mondes futurs » de Soleil dans laquelle on peut trouver quelques BD de qualité. Le monde futuriste décrit ici n’est pas sans rappeler des références bien connues, comme Ghost in the shell pour ne citer que celle-ci. L’intrigue nous emmène au cœur d’une société, Arnold, qui conçoit des Husk, des corps biomécaniques qui prolongent le corps et l’esprit de leur pilote à l’aide de nanomachines. Une de ces machines va être l’objet d’un piratage tout comme peut l’être un ordinateur et Sarah, pilote elle-même, va être amenée à enquêter pour retrouver les criminels. Le scénario est d’entrée de jeu complexe à suivre, avec une narration très dense et pas toujours évidente à comprendre car elle est pointue mais aussi confuse. Une seconde lecture est nécessaire pour bien tout maîtriser. Mais une fois que l’on a franchit ce cap, on est plongé dans l’intrigue qui s’avère haletante et bien menée. Un bon travail est fait sur la psychologie des pilotes qui sont à la limite de la schizophrénie. Le graphisme y est également pour beaucoup. On pourrait le croire assisté par ordinateur avec de la modélisation 3D mais après confirmation de l’auteur lui-même, il n’en est rien, seul la mise en couleur est informatisée. Il y a une très grande maîtrise de toutes les perspectives, les décors sont très bien réalisés, les différents véhicules sont inventifs et très réalistes. Les personnages sont également bien dessinés mais la colorisation semble figer quelques expressions. Un très bon 1er tome, certes il aurait mérité d’être un peu plus limpide, mais je trouve que la très grande qualité graphique atténue ce défaut, et une seconde lecture permet de l’apprécier à sa juste valeur.

14/09/2007 (modifier)
Par Manu Temj
Note: 4/5
Couverture de la série Keubla
Keubla

Alors oui cet album fleure bon l'humour "trash" des années 80. Evidemment on peut le trouver un rien daté, passé de mode. Surtout en ces temps de retour du puritanisme bon teint et de l'autorité à l'ancienne... Pourtant, bien peu d'auteurs sont parvenus à dresser en toile de fond un portrait aussi juste de l'Afrique saharienne et centrale. Sans jamais sacrifier son humour acide et sans concessions au politiquement correct pseudo exotique, néo-colonialiste et scolaire qui sous-tend la plupart des récits "africains" (en bande dessinée et ailleurs), Jano livre une oeuvre salutaire. Car oui, l'Afrique est aussi une terre de désoeuvrement, de drogue, d'alcool, de chaleur accablante et de saleté. Oui, ses habitants ne sont ni meilleurs ni pires que ceux de nos contrées blanches et tempérées. Oui, on y trouve aussi des branleurs, des magouilleurs et d'authentiques salauds en tous points comparables à ceux de la Nièvre ou des Yvelines ! Bien plus d'ailleurs que de ces "bons nègres" travailleurs, ces femmes fatales à la démarche chaloupée et ces chasseurs de buffles alcooliques qui peuplent toutes ces autres "belles histoires d'Afrique". Mais je ne voudrais pas laisser penser que Jano ne dresse qu'un portait à charge de l'Afrique qu'il traverse. Par autant de détails et d'ambiances il présente aussi avec un humour plus subtil la réalité des gens ordinaires, des villes et des villages de brousse, laissant à chaque page transpirer son amour pour le "continent noir". Assurément, avec les travaux de Stassen et de Golo, une des toutes meilleures bandes dessinées consacrées à ce continent par un auteur européen !

14/09/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Le Sang des Porphyre
Le Sang des Porphyre

A l'ouverture du 1er album j’avais pris une première claque, j’ai donc tendu l’autre joue en attendant la suite. Je viens donc de prendre une 2ème gifle, et ce qui « frappe » c’est le dessin de Parnotte qui est de qualité, avec un style bien affirmé, des visages particulièrement expressifs et variés, des décors bien détaillés, et surtout une mise en couleur qui confère une ambiance à couper le souffle. Les tons ocre pour les scènes de jours et bleutés pour les scènes de nuit sont magnifiques et donnent une atmosphère bretonne particulièrement réussie. C’est un vrai régal de parcourir ces albums rien que pour le plaisir des yeux. Le scénario de Balac n’est pas en reste et nous plonge dans la vie d’un petit village côtier de la Bretagne qui a un passé lourd et mystérieux. Tout tourne autour des Porphyre et de Soizik qui va être amenée à découvrir les sombres secrets et le sombre passé de cette famille. Les personnages sont nombreux et attachants bien qu’un peu caricaturaux. L’intrigue s’épaissit au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture. Un excellent moment de lecture à posséder rien que pour quelques planches magnifiques, mais attention l’histoire n’est pas en certes même si elle a un côté un peu classique.

14/09/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Passage en douce
Passage en douce

"Carnet d'errance" est le sous-titre de cet album. Ils sont croates, enfin encore yougoslaves à l'époque (1). Et en effet ils "errent" sur leur catamaran de fortune construit de leurs blanches mains en faisant un tour partiel de l'Adriatique, à défaut de se lancer un jour dans un véritable tour du monde. Partis de Zagreb où la vie d'artiste n'est pas toujours facile, ils tentent leur chance en se disant que c'est le moment ou jamais de partir, de fuir cette guerre naissante à laquelle ils ont du mal à croire. Mais pourtant elle divise des voisins, des compatriotes même à l'étranger entre serbes et croates. Avec leur petite fille qui n'est certainement pas la plus ennuyée par ce voyage, l'auteur et son mari abordent entre autres Corfou, l'Albanie ou l'Italie se battant régulièrement avec les autorités pour faire renouveler leurs visas de tourisme. Elle fait des portraits dans la rue pour financer ce petit voyage, et à côté de cela elle dessine très certainement une bonne partie ce qui vient constituer cet album. Le dessin est assez particulier, présenté avec 1 à 3 cases par planche dans un format à l'italienne tout en longueur qui conduit à un gros pavé de près de 300 pages. Le style aquarelle est très beau, les décors sont plutôt pauvres et on peut encore voir la trace du crayonné sous la plume. La figuration des personnages est originale. Entendez par là que certains personnages ont un visage qui illustre la perception du dialogue tel qu'il est ressenti par l'auteur, un homme peut ainsi se voir affublé d'un tronc d'arbre en guise de tête. Ceci est sûrement fait par l'auteur dans l'intention de ne pas humaniser des personnages qui sont là pour lui poser des contraintes, les personnes amicales qu'elle rencontre, tels ces 2 hommes russes un peu barjo, ont le droit à une vraie tête. J'ai été assez déçu par la fin, elle arrive un peu trop brutalement, et je n'ai pas trop saisi d'où sortait le dernier personnage, la lady anglaise. Et surtout on aimerait savoir la suite de cette aventure qui ne faisait que commencer en quelque sorte. Cela donnera peut-être naissance à un nouvel album, bien que l'auteur a peut-être moins de péripéties à narrer maintenant que lors de ce voyage. Malgré cela, Passage en douce est un très bon carnet de voyage de "désagrément". (1) Je vous invite si comme moi vous n'êtes pas très familier de l'histoire de la Yougoslavie et sa chronologie à vous référer au très bon article de Wikipedia francophone.

13/09/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série La Famille Fenouillard
La Famille Fenouillard

Vraiment surprenante cette BD. En effet, hormis les oeuvres de Töpffer, il s'agit probablement de la première du genre en France. Elle date de 1889, mais fait preuve d'une incroyable modernité. Il y a un rythme, une maîtrise narrative vraiment surprenantes, des cadrages parfois osés, avec une mise en scène digne des meilleurs auteurs actuels. Ce qui m'a surpris plus que le reste, c'est l'humour. Il est incroyable. Bien que très "cultivé", il est vraiment très fort, jouant sur le ridicule de situation. L'aplomb d'Agénor Fenouillard est tellement gros qu'il en est attendrissant. Ses filles sont aussi laides qu'idiotes, et sa femme est un monolithe de mépris. J'adore les personnages comme ça ! :) Autre point qui m'a plu, l'auteur ne se contente pas de décrire platement -comme dans Bécassine, par exemple- mais au contraire se permet un petit décalage vers le futur, ce qui fait qu'on a envie d'aller voir la vignette suivante. Et le commentaire est souvent drôle, doté d'un humour à froid de bon aloi. Au niveau du dessin, c'est vrai que ça fait presque amateur, mais globalement il y a peu de fautes de perspectives ou de proportions, et même si parfois c'est un poil confus, c'est vraiment pas mal. Bref, une BD qui plaira certainement aux amateurs de vieilleries de qualité, car elle possède beaucoup d'atouts.

13/09/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Le Coeur des Batailles
Le Coeur des Batailles

J'ai longtemps hésité à acheter cette bd, même à l'ouvrir en raison d'une couverture qui me faisait songer à un livre pédagogique sur la première guerre mondiale (à l'image de la bd sur les "uniformes de l'armée napoléonienne ", par exemple). Je n'avais pas noté que Morvan et Kordey (sans oublier le génial Walter) étaient aux commandes. Même si ce premier tome est un peu trop didactique, j'ai adoré cette histoire de la grande Histoire, à travers Blaise Boforlant, sorte d'André Gide transformé en ancien combattant de la Grande Guerre. Bien sûr, le début m'a fait songer au Sentier de la Gloire de Kubrick mais qu'importe. Je ne suis pas un grand fan du dessin de Kordey, (je ne suis même pas allé jusqu'au bout des 8 volumes de 'L'histoire secrète") mais là, peut-être à la mise en couleurs par Walter, j'ai vraiment accroché. En fin de compte, cette bande dessinée, malgré son aspect pédagogique un peu poussé, mérite vraiment le détour. Et puis je suis ravi de voir JD Morvan dans l'écriture de scénarios plus réalistes.

13/09/2007 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5
Couverture de la série Sept voleurs
Sept voleurs

Paradoxalement, j'ai préféré le scénario de Sept psychopathes. Je ne remets pas en cause la qualité de ce one shot, bien au contraire, mais j'ai été moins surpris par l'histoire, qui m'a parfois donné l'impression de déjà lu. Sinon c'est plaisant à lire, les dessins sont beaux mais c'est surtout la colorisation qui pousse l'ensemble graphique vers le haut. Mis à part celà je n'ai pas grand chose à ajouter en plus des 2 premiers avis. Je serai de la partie pour le troisième volet de cette collection, j'aime beaucoup le format, au moins l'on ne s'éternise pas et on est sûr d'avoir la fin de l'histoire.

13/09/2007 (modifier)