Les derniers avis (32292 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Trois ombres
Trois ombres

Un ouvrage magnifique, qui m’a un peu rappelé une autre nouveauté chez la boite à bulles : Viktor - une quête initiatique, même style de dessin en noir et blanc, même atmosphère onirique… L’histoire est belle et poétique au possible. La tranquillité de la vie de famille du petit Joachim dans les quelques premières pages a réussi à m’émouvoir, avant même que l’intrigue ne commence vraiment ! Les aventures du papa et du fils sont intéressantes, remplies d’action et de réflexion, et m’ont tenu en haleine tout au long du récit. L’onirisme est de plus en plus présent, et vire presque au fantastique vers la fin. Les toutes dernières pages sont vraiment belles, remplies d’un optimisme teinté de mélancolie. Vraiment une belle BD que je conseille à tout le monde.

13/11/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Hana Yori Dango
Hana Yori Dango

Hana yori dango, c'est sympa quand on découvre, notamment grace à ses personnages qui sont très intéressants et charismatique, Dômyôji en tête. Toute personne un tant soit peu fleur bleue devrait apprécier, et se piquer de rêves romantiques en le lisant. Cela dit je pense que le lectorat féminin y sera nettement plus sensible (les persos masculins sont plus charismatiques que les féminins). Au début, c'est vraiment prenant. Le problème, c'est qu'à la longue ça devient lassant, et que les derniers tomes (au Japon) font vraiment dans le n'importe quoi... A noter qu'une série télé (animée) a été tirée de ce manga, qui bénéficie d'un graphisme très soigné: Hanazawa et Dômyôji ont un charisme de folie dans ce DA ! Bref, elle en vaut la peine, si vous tombez dessus par hasard. Edit : il faut que j'assume mon côté fleur bleue... des années après la lecture de cette série, je garde un souvenir très net (et un peu coupable :) ) des scènes qui m'ont fait rêver et des personnages masculins, très réussis. Ma note passe à 4/5

19/07/2004 (MAJ le 13/11/2007) (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Réincarnations - Please Save my Earth
Réincarnations - Please Save my Earth

La preuve par 9 qu'une histoire peut reposer entière sur les épaules d'un seul personnage pour peu qu'il soit particulièrement réussi. Ici, il s'appelle Shion, et c'est l'un des meilleurs personnages de manga qu'il m'ait été donné de croiser. Tout le manga tourne autour de lui, et c'est tant mieux. L'histoire n'est pas forcément super originale, mais elle est bien traitée, avec intelligence et sans manichéisme. Bien souvent on se croit face à une situation archi-classique dont l'issue est prévisible, mais Saki Hiwatari est là qui veille à ne jamais tomber dans le cliché. Il se dégage une profonde humanité, presque Miyazakienne (le génie en moins), de ce manga. Seul (gros) défaut : l'autre personnage phare, Mokuren, est horripilante. Dommage :o/

17/01/2005 (MAJ le 13/11/2007) (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

J'ai eu une relation assez inégale avec le troisième testament au fur et à mesure de la parution des différents tomes. Avouons-le, si la couverture du premier tome plaît apparemment beaucoup, moi elle me faisait plutôt fuir : trop tape-à-l’œil. Et puis ce n'était pas trop mon style de BD, la mythologie chrétienne mise à toutes les sauces, ça lasse ! Jamais je ne l'aurais acheté, donc, sans le hasard fortuit d'une dédicace de Mr Alice. Qui fut extrêmement sympathique, à tel point que je me suis sentie obligée moralement d'acheter les tomes suivants, bien que les tomes 2 et 3 ne m'accrochaient pas plus que ça. Et puis vient la sortie du tome 4 : et là, coup de foudre ! La fin est osée mais rend du coup crédible toute l'agitation des tomes précédents, toutes les motivations des personnages s'expliquent, et la relecture de la série s'avère passionnante. Les planches sont superbes, avec une grandiloquence un peu tape-à-l’œil qui sied bien au sujet.

13/11/2007 (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Ah ! Voilà une BD qui me fait bien plaisir ! Parce que j'aime beaucoup le dessin d'Alex Alice, mais il faut bien avouer que son goût de la grandiloquence flirtait souvent avec le kitsch dans Le Troisième Testament. Du coup, naturellement, je regrettais a priori qu'il ne s'oriente pas vers plus de retenue, moins d'effets "kôlôssaux". Patatras !!! Avec ce "Siegfried", Alice me prouve que j'avais tort ! Il abuse toujours et encore plus des effets tape-à-l'oeil, et pourtant livre une excellente BD. Par quel miracle ? Alice a tout simplement trouvé un sujet en parfaite adéquation avec son style : la tétralogie de Wagner (qui, pour l'occasion, se convertit en trilogie) ! La furie des opéras Wagnériens (ceux-là même qui donnaient envie à Woody Allen d'envahir la Pologne...) est parfaitement retranscrite par le dessin d'Alice, grandiose, qui s'en donne manifestement à coeur joie. Ici, point de place pour la retenue, tout est mouvement, fureur, tragédie ! Au niveau du scénario, Alice a pris le parti de simplifier notablement la trame de départ : Albérich et Fafnir sont fondus pour ne faire plus qu'un seul personnage, les filles du Rhin disparaissent, et l'identité des parents de Siegfried change du tout au tout (ce qui permet d'évacuer une embarrassante histoire d'inceste frère-soeur). La BD y gagne en fluidité, et on sent que l'intrigue va se resserrer sur ce qui intéresse réellement Alice : les relations de Siegfried et Brünhilde. Cette BD m'a vraiment procuré un plaisir de lecture jouissif, et il y a bien longtemps qu'un "bestseller" en BD ne m'avait pas autant enchantée. Le livre n'est cependant pas exempt de défaut : je suis un peu sceptique sur le design choisi pour les Nibelungs (très cartoons) et l'armure des Walkyries (très kitsch), qui s'intègrent mal au reste. De plus, on n'échappe pas à certains passages mièvres, qui auraient pu je pense être évités. Mais bon, il n'empêche, vivement la suite ! edit après sortie du tome 2 : après Siegfried, voici donc la Valkyrie, dont Alice choisit de taire le nom... cet album est encore une fois un régal. La construction temporelle du récit est complexe mais limpide et introduit une mise en abîme tout à fait passionnante dans ce récit simple mais magnifiquement raconté et illustré. Plus d'humour dans cet album, avec un Mime jouant le rôle du bouffon, et beaucoup de poésie dans la représentation des géants (sublime !) et du marais, et, toujours un dessin expressif véhiculant beaucoup d'émotions. Cette série est partie pour être un petit bijou. Du grand art, bien plus abouti que le troisième testament... vivement la suite (et fin) !

13/11/2007 (MAJ le 13/11/2007) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Tiger Joe
Tiger Joe

Une série oubliée, et c'est bien dommage... Aux commandes ?... deux très grosses pointure de la BD franco-belge : Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon (Buck Danny, Barbe-Rouge). Vieille série aussi car elle débute en 1950 dans le quotidien belge "La Libre Belgique" (qui existe toujours), se poursuivant dans "La Libre Junior" à partir du n° 1 de 1951. Elle passera par "Pistolin" dès 1955 avant d'arriver dans l'hebdo "Pilote" en 1964. "Tiger Joe" est une série qui aura bénéficié de très grands noms de la BD. On y trouve -au départ- Charlier et Hubinon comme créateurs. Eddy Paape (Marc Dacier, Luc Orient) réalise les encrages. Greg s'occupe de la continuité scénaristique à la suite de Charlier. Gérald Forton reprendra le dessin. André-Paul Duchâteau imaginera et scénarisera la troisième histoire, laquelle sera dessinée -à l'âge de 14 ans !...- par Jean Pleyers (Jhen, Keos, Giovani). Quand je relis ces noms : Charlier, Hubinon, Paape, Greg, Forton, Duchâteau et Pleyers, je ne connais aucune autre BD qui aura eu de tels "parrains" !... Et pourtant, cette série ne durera que le temps de 3 histoires. Et bien que celles-ci relatent des aventures d'une sorte de Jim la Jungle, qu'elles soient très plaisantes de lecture, elles ne renouvelleront pas le style "explorateur baroudeur" que l'on trouvait dans de nombreuses autres parutions. Dommage parce que "Tiger Joe" est vraiment une chouette série au beau graphisme d'ensemble, bénéficie de scénarios solides, sans failles, et retient tout au long l'attention du lecteur. "Tiger Joe" ?... un héros malheureusement oublié bien malgré lui. Peut-être hante-t-il encore ces jungles perdues... car pas mal "d'anciens", dont votre serviteur, s'en souviennent encore... J'aime beaucoup. Les albums. Le 1er tome est paru en 1951. Il faudra attendre 1977 pour voir l'édition des deux autres histoires chez Deligne. A noter : de nombreuses rééditions des histoires avec changements de titres et de couvertures. Difficile pour le "non-initié" de s'y retrouver. Ah oui : une belle intégrale éditée en 1995.

12/11/2007 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Je suis légion
Je suis légion

Encore une fois, mon libraire préféré m’aura forcé la main. Et il fallait qu’il insiste le gaillard pour vaincre mes a priori. Je ne la sentais pas du tout cette série, et ce, pour deux raisons. D’abord le graphisme. Ce style réaliste, presque photographique, je n’arriverais jamais à m’y faire. Je trouve les attitudes désespérément statiques. Comme je l’expliquais dans un autre avis, j’ai la sensation d’assister au jeu d’acteurs que l’absence de mouvement et d’émotions rend mauvais. Forcément, ça n’aide pas le récit. Ensuite, le sujet. Cette histoire de vampires capables de prendre le contrôle d’autres corps par la pensée ressemblait à s’y méprendre à L’échiquier du mal de Dan Simmons. Un roman que je n’ai jamais pu terminer. Et pourtant… Le scénario m’a empoigné d’un bout à l’autre. Oh, pas par son originalité. En partant d’événements historiques réels (en l’occurrence 1942 et le basculement de la Seconde Guerre mondiale) puis en y ajoutant expérimentations nazies, espionnage, surnaturel et puissances occultes, Fabien Nury fait dans un certain classicisme et quelques autres s’y sont déjà essayés. Oui, mais alors, quelle construction ! La narration est en béton armé. On suit la trame à travers une multitude de personnages et autant de points de vue. Un espion allemand, un policier du contre-espionnage anglais, un résistant roumain, un général SS et encore beaucoup d’autres protagonistes dont les destins se croisent, s’entremêlent, mais finissent par s’emboîter immanquablement. Le découpage, d’inspiration cinématographique, est très efficace et induit un rythme remarquable qui alterne avec brio action, fantastique (voire horrifique), mystère, machinations ou dialogues soutenus. C’est très intelligent, quelquefois inventif, avec pour conséquence une histoire captivante qui se tient magnifiquement du début à la fin. Sans faille, on y croit à fond, épargné d’un folklore transylvanien un peu trop tentant et d’un manichéisme trop facile. À dire vrai, il n’y a pas de gentils propres sur eux. Toutefois attention ! Rien n’est gratuit. C’est très dense et il faudra rester concentré durant les trois tomes pour bien appréhender tous les tenants et aboutissants. Étonnamment, par l’intermédiaire de pseudo défauts (désolé, je n’y arrive toujours pas), le dessin nous appuie dans cette démarche. En effet, la similitude de certains traits dans les visages requiert quelques efforts pour distinguer les personnages. En cela, l’on demeure tout le temps à l’affût, et finalement toujours impliqué dans le récit. J’ai adoré le scénario, mais je reste totalement hermétique à ce genre graphisme. Je me demande tout de même si j’aurais autant apprécié l’œuvre sous une plume moins réaliste. En tout cas, c’est à lire sans aucune hésitation.

12/11/2007 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série L'Envolée sauvage
L'Envolée sauvage

Je ne connaissais ni le scénariste ni le dessinateur avant de lire l’envolée sauvage. Je ne suis vraiment pas déçu de ce premier contact. Graphiquement je trouve l’album magnifique. La couverture est très attirante. J’ai beaucoup aimé les dessins, à la fois simples et très expressifs, et la mise en couleur pas trop flashie mais qui colle vraiment à l’ambiance. Les pages passent de très colorées quand Simon joue dehors avec les oiseaux, à très terne quand ça va mal. L’histoire se passe quelque part en France en 1944 sous l’occupation. Simon est un jeune orphelin, insouciant. Et Simon est juif. L’antisémitisme qui sévit à cette époque va lui rendre la vie dure. Il subit sans cesse les moqueries et les coups des autres enfants. Il doit aussi se cacher ou s’enfuir pour éviter d’être déportés. Et nous avec lui. Il y a certes déjà pas mal d’histoire sur cette période, mais celle là est touchante car elle est vue avec l’innocence des yeux d’un enfant. 12/11/2007 Le deuxième tome est de la même veine et vient conclure ce dyptique en beauté. Malgré un sujet difficile c’est agréable à lire, et j’ai vraiment passé un bon moment.

24/12/2006 (MAJ le 12/11/2007) (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Garnimos
Les Garnimos

Les Garnimos, c'est l'histoire d'une bande de copains, des enfants animaux qui vivent dans la savane. Il y a Sam le lion, Blandine l'antilope, Mitch le Buffle, et Bob l'alligator. Leur passe-temps ? S'amuser et essayer de manger. Les dessins sont un régal, ces jeunes animaux ont des bouilles extraordinaires. Les couleurs vont à merveille avec les décors de la savane. Je n'irai pas par 4 chemins : j'ai trouvé cette BD absolument géniale. L'humour est omniprésent, on enchaîne gag sur gag, j'ai rigolé à chaque page, pour ne pas dire à chaque case. Les dialogues sont purement merveilleux. Les répliques fusent, toutes plus drôles les unes que les autres. Il y a tellement de passages où j'ai ri aux éclats qu'il est dur d'en mettre un en avant. La partie de cache-cache, les mésaventures de Mitch avec les vautours, les hyènes qui font du rap... En fait Il y en a trop pour tous les citer, et puis je ne veux rien gâcher à ceux qui liront cet avis avant la BD. Si je devais reprocher quelque chose, c'est que c'est trop court ! J'en redemande et je ne sais hélas pas quand sort le prochain tome. En tout cas, à l'approche de noël, voilà le cadeau idéal à offrir aux petits... et aux grands. 12/11/2007 Un second tome dans lequel on se marre toujours très souvent. Sans doute un peu moins que dans le premier mais la barre était tellement haute. Ca reste de la série humoristique jeunesse mais moi j’adore.

13/12/2006 (MAJ le 12/11/2007) (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Adam Sarlech
Adam Sarlech

Toujours pour profiter d’un déstockage massif chez les Humanos, je me suis procuré l’intégrale de cette série tout en connaissant les qualités de créateur d’ambiance de Bézian. Il nous emmène ici, avec 3 récits reliés par un fil très mince, dans une atmosphère noire remplie de fantastique et de spiritisme. Pour moi, le premier récit est le plus troublant avec des personnages tous plus malsains les uns que les autres mais finalement c’est peut-être un peu trop. L’intrigue s’avère intéressante et nous emmène vers un chemin plus ou moins inattendu. Le 2ème tome, pour moi le plus réussi, joue une carte supplémentaire, celle du frisson, avec réussite. On se retrouve errant dans une immense maison entre personnages réels et imaginaires, et cette fois le dénouement est assez surprenant. Pour finir, le 3ème et dernier tome est celui que j’ai le moins aimé, je n’ai pas retrouvé une ambiance aussi pesante même si on est porté par le scénario. On peut donc dire que Bézian réussit à nous immerger dans ces univers fantastiques qu’il maîtrise parfaitement. Il faut ajouter à cela un dessin très particulier que je n’ai pas trop apprécié sur le 1er tome. Trop torturé, trop de traits inutiles qui gâchent la lisibilité, il découle sur des visages vraiment hideux, mais ceci était finalement peut-être voulu. Sur les autres tomes, on trouve un dessin avec un style toujours aussi particulier mais qui est cette fois plus épuré et moins encombré. Tous les éléments, visages, corps, décors, sont vraiment très expressifs et le tout est très artistique. Une excellente lecture qui nous plonge le temps de 3 tomes dans une atmosphère fantastique envoûtante. A conseiller !

12/11/2007 (modifier)