Les derniers avis (32292 avis)

Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Arcane Majeur
Arcane Majeur

Pour une série "satellite", je trouve plutôt sympa. Le fait de déplacer l'intrigue dans le temps et de changer de dessinateur par rapport à la série Arcanes est plutôt réussi. L'idée des jeux de cartes peut de toute manière servir à bien des cadres et époques. La nouveauté, c'est qu'alors que la série mère est une suite d'albums plus ou moins indépendants, celle ci est une cycle prévu sur plusieurs tomes. Je trouve aussi que la narration est beaucoup plus fluide, plus détendue, rhytmée par des dialogues vivants, pleins d'humour. Ca change de Arcanes, que je trouve un peu trop dramatique. Et puis il y a les decors années 60, les tenues, les autos, le mobilier, jusqu'au papiers peints d'époque. Un vrai catalogue des sixties. Je pense tout de même m'arrêter à la fin du tome 4, qui cloture le cycle. Il me semble qu'on risque assez rapidement les redondances. De plus, les nombreuses références croisées entre les différentes séries liées aux arcanes me donne l'impression qu'on nous pousse à la consommation, et ça, ça m'agace un peu.

18/12/2003 (MAJ le 25/11/2007) (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Le Dernier Envol
Le Dernier Envol

La première chose qui frappe, c'est la couverture magnifique de cette BD, tant au niveau du dessin que des couleurs utilisées. Cette beauté graphique se vérifie dans les planches qui suivent... Le scénario, rassemblant plusieurs petites histoires, est bien construit et nous offre une fin à la hauteur du dessin. Ce mode de construction scénaristique appuie une lecture rapide de l'album, mais très intéressante. On ne peut que conseiller la lecture de ce one-shot sur le thème de l'aviation, d'excellente composition, comme beaucoup d'autres albums de la collection "Cockpit" de l'éditeur.

25/11/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Tokyo est mon jardin
Tokyo est mon jardin

Je viens tout juste d'apprendre que cet album est une suite de Love hotel, précédent album de Frédéric Boilet et Benoît Peeters. Je peux donc confirmer aux lecteurs potentiels de Tōkyō est mon jardin que cela ne se fait absolument pas sentir dans le déroulement de l'histoire et qu'on la lit comme un one-shot. On suit un homme disons 35-45 ans, commercial pour un vendeur de cognac auprès des japonais. Il a assez peu de succès dans cette entreprise mais il souhaite plus que tout rester au Japon dont la culture le fascine, en cela peut-être une inspiration de la vie de Boilet lui-même. On le voit apprendre les kanjis dans le métro, aller dans des soirées à la mode, mais également construire une relation de couple avec une jeune indigène :). Et c'est plutôt chaud par moments. Le dessin de Boilet est difficile à situer s'imprégnant des influences de la bande dessinée européenne et du manga. Il est en tout cas réussi et appréciable. Certains passages de l'album ont des phylactères écrits en japonais, avec la traduction française écrite sous la case. J'ai cru au début que j'allais lire ma première bande dessinée d'auteurs français écrite en japonais sous-titrée français. Mais ce n'est que partiellement le cas bien que cela eut été original (Gibson fait bien des films en araméen :)) car dans la majorité des plus de 150 pages de cet album les personnages parlent en français. Au passage je trouve la couverture de la nouvelle édition assez laide comparée à l'ancienne. Mais je recommande le contenu qui est à voir et à lire, un bon roman graphique.

24/11/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Sunnymoon
Sunnymoon

Etonnant comme je me surprends à vouloir donner une bonne note à cet album (le premier tome je précise, je n'ai pas lu celui paru chez L'Association), mais sans pouvoir réellement l'expliquer. C'est un conte loufoque, Sunnymoon étant la princesse qui va vivre des aventures sans queue ni tête dans plusieurs petites histoires, un découpage qui est courant des parutions chez Fluide Glacial. On croise nombre de ceux qui furent sûrement les héros d'enfance de Blutch comme des personnages de Tintin, mais aussi un ogre pas très affamé. Cette histoire fait écho à celles de Charles Perrault en son temps sauf qu'ici la belle n'a pas perdu son soulier de verre mais sa jupe car elle se balade en slip dans presque tout l'album. Je ne suis pas forcément un adepte de Blutch, je n'ai même pas du tout aimé Peplum, mais cette Sunnymoon mérite le détour.

24/11/2007 (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Hauteville House
Hauteville House

Sûr que cette bd est largement délirante. Les anachronismes sont autant de clins d'oeil au films d'espionages modernes, qui aurait été transposés en 1864. Mais passé le coté "fantastique", l'ensemble reste cohérent et agréable à lire. Coté dessin, la fin du premier cycle (on nous en promet d'autres!) est largement supérieur au premier opus. Gioux a supprimé les quelques défauts du tome 1 et semble vraiment s'ammuser à dessiner des machines à vapeurs dans un style très baroque. Je trouve le scénario assez linéaire, mais ceci est largement compensé, à mon avis, par la faculté de Duval à créer des situations nouvelles dans ses aventures. Et là, vu la richesse du Background et le ton plutôt humoristique, on a vraiment l'impression que les auteurs se font plaisir sur cette série.

06/03/2004 (MAJ le 24/11/2007) (modifier)
Par Pacman
Note: 4/5
Couverture de la série Putain d'usine
Putain d'usine

Après avoir quelque temps fricoté avec le genre roman noir dans Mon Amie la Poof et Lieutenant Kate, Efix nous gratifie ici d'un splendide roman graphique. On reconnaître là encore son style : un dessin tout en rondeurs pour illustrer des propos très noirs. C'est le seul reproche que je lui ferai : on broie du noir en lisant ses oeuvres, les lueurs d'espoir sont très rares et très vite, on nous en remet une couche, un peu comme dans le supplice de la baignoire. Mais bon, je connais bien le milieu ouvrier, et comment ne pas reconnaître que Putain d'usine est terriblement réaliste et d'actualité. Comment imaginer, quand on à un boulot sinon plaisant, du moins intéressant, l'enfer des salariés qui se perdent littéralement dans un taf répétitif, dangereux, inintéressant, un boulot de merde, quoi. Ils n'ont qu’à en changer, pourrait-on dire. Ben oui, mais non ! Et c'est ce qu'explique merveilleusement ce livre. On s'installe dans des habitudes, on a des traites à payer, une famille, on a passé les quarante ans, etc. Chaque brimade, chaque accident, chaque déconvenue nous rapproche de la démission... mais aussi de la retraite. Dur dur, la vie... Une oeuvre et un artiste à part. A découvrir.

24/11/2007 (MAJ le 24/11/2007) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Viktor
Viktor

Que c’est beau ! Graphiquement, tout d’abord. Le dessin est certes sobre (en noir et blanc) mais d’un esthétisme remarquable. Les paysages forestiers et campagnards sont somptueux et m’ont vraiment fait rêver. L’histoire est belle, tout simplement. Elle est remplie de poésie et de mélancolie, et se termine sur une note touchante et optimiste. La quête initiatique du petit Viktor est vraiment poignante, à la limite de l’onirisme, mais jamais confuse ou pompeuse. On reste dans le domaine du conte, sans jamais s’égarer dans des délires incompréhensibles. La simplicité et la beauté du message que fait passer cette BD m’ont énormément touché, et j’ai passé un excellent moment de lecture. Encore une bien belle réussite au catalogue de la boite à bulles.

02/11/2007 (MAJ le 24/11/2007) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Transports sentimentaux
Transports sentimentaux

Mazette, quelle brochette d’auteurs de talent (voir en bas de l'histoire) ! Avec un tel casting je ne surprendrai personne si je dis que la qualité de ce recueil d’histoires courtes est au rendez-vous ! J’écris souvent que « le souci, avec ce genre de recueil, c’est que la qualité varie d’une histoire à l’autre », mais là non, la quasi totalité des histoires m’a enchanté. Le pari était osé mais l’idée intéressante : des histoires qui tournent toutes autour d’un trajet en bus. La créativité des auteurs a fait le reste. L’émotion et l’humour sont au rendez-vous, et la variété dans le traitement narratif fait que l’on ne s’ennuie jamais. Pareil pour le dessin. L’abondance de styles est un régal pour les yeux (voir galerie). Une réussite !

02/11/2007 (MAJ le 24/11/2007) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Swamp Thing
Swamp Thing

Difficile de juger « Swamp Thing » dans son ensemble. La série est très longue, et de nombreux auteurs se sont succédés sur plusieurs décennies et ont imposé leur style respectif, avec plus ou moins de réussite. Intéressons-nous donc aux tomes écrits par Len Wein et Alan Moore, les seuls traduits en français pour le moment. Len Wein (Intégrale Delcourt tome 1) Il est l’inventeur (dans les années 70) de « Swamp Thing », et à ce titre peut être fier d’avoir crée une figure emblématique du comics américain. Plus de 30 ans après le 1er épisode, la publication continue, le succès est toujours là. Pourtant, ces 1er tomes ont vieilli, et paraissent un peu désuets de nos jours. Les scénarios sont linéaires, la mise en scène un peu facile et naïve, et les couleurs dans le plus pur style « couleur flashy des premiers comics en couleur ». A éviter donc ? Non, tout simplement parce que ces épisodes présentent la « Swamp Thing », montrent sa création, ses origines. Hors de question selon moi de lire le reste sans s’intéresser à au moins quelques épisodes écrits par Len Wein. Alan Moore (Intégrale Delcourt tome 2 et 3) La série s’arrête en 1976, mais redémarre en 1982 avec Marty Pasko aux commandes. Au bout de 20 tomes, le grand Alan Moore prend le relais, et redéfinit considérablement le personnage des marais. Le ton devient beaucoup plus adulte, les histoires impressionnent, et le style littéraire de Moore colle parfaitement à l’univers existant. Certains épisodes sont incroyables (celui ou le héros descend en enfer récupérer l’âme de Abigail par exemple), d’autres interpellent et surprennent (celui ou les petits extra-terrestres débarquent sur Terre dans l’espoir d’avoir trouvé la planète idéale), et d’autre (plus rares) laissent indifférent. On ne se lasse jamais car les différentes histoires sont très variées ; certaines sont très portées sur l’action, alors que d’autres se penchent sur les réflexions intérieures de la créature. Le dessin (en noir et blanc, ouf, pas de couleur flashy) est magnifique. Bref, j’ai pris énormément de plaisir à lire toute la période « Alan Moore » (certes, je suis un fan de l’auteur). Conclusion Je vous encourage vraiment à découvrir cette superbe série. Commencez par quelques tomes de Len Wein, pour bien comprendre les origines de la créature, puis lisez tous les tomes de Alan Moore ! Un grand merci à Delcourt pour la réédition en intégrale.

16/12/2004 (MAJ le 24/11/2007) (modifier)
Par Altaïr
Note: 4/5
Couverture de la série Le Marquis d'Anaon
Le Marquis d'Anaon

"Le marquis d'Anaon" est une bonne BD. Les scénarios, sans être profondément originaux, sont bien fichus et le thème des phénomènes fantastiques finalement résolus de façon parfaitement rationnelle me plaît vraiment beaucoup. Au milieu d'une flopée de BDs qui mettent le surnaturel à toutes les sauces, une BD qui prône le bon sens et le carthésianisme fait chaud au coeur. Malheureusement comme il a déjà été dit plus bas, on a l'impression de rester sur sa faim. Les thèmes et les personnages sont intéressants mais ne semblent qu'effleurés, et on n'arrive pas à "rentrer" complètement dans l'histoire. C'est vraiment dommage, avec plus de pages il y avait sans doute moyen de vraiment faire une BD exceptionnelle. Au niveau du dessin, je trouve qu'il fait un peu "vieillot" et il est complètement à contre-courant de ce qui se fait actuellement, tant il est sobre et la palette chromatique terne (ces remarques ne sont pas péjoratives, personnellement, j'adore, mais ce n'est pas forcément très acrocheur au premier abord). Il est extrêment maîtrisé et le découpage est excellent. Qui plus est, Mathieu Bonhomme est vraiment très sympathique. Un de mes meilleurs souvenirs de dédicace. Edit après la sortie du 3 : cette série s'améliore à chaque tome, tant par le scénario que par le dessin dont je suis vraiment fan. Mon 3/5 du coup s'avère bien injuste. Je passe ma note à 4/5. Tome 4 : Ex-cel-lent ! Chaque nouveau tome de cette série est meilleur que le précédent, et on arrive à des niveaux de maîtrise scénaristique et graphique rares ! Matthieu Bonhomme a un sens de la composition et de la mise en scène absolument épatant, et la quête du marquis d'Anaon devient de plus en plus immersive et prenante au fur et à mesure que le récit se centre sur son héros, et non plus sur les énigmes. J'étais tiède à la sortie du premier tome, mais cette série fait désormais partie de mes séries préférées.

29/03/2004 (MAJ le 23/11/2007) (modifier)