Love hotel

Note: 2.67/5
(2.67/5 pour 3 avis)

Voyage au coeur de la métropole japonaise. Quand exotisme rime avec érotisme.


Boilet Les années (A SUIVRE) Love Stories

Boilet, dessinateur inclassable et Peeters, le scénariste de toutes les utopies, entreprennent dans Love Hotel, un voyage au pays des friponneries niponnes. David est tombé amoureux d'une adolescente japonaise. Il décide de profiter d'un voyage d'affaire pour la retrouver. Le seul hic, c'est qu'il ignore encore le véritable mobile de son amour. Est-ce "une" japonaise ou "les" japonaises qu'il aime. Sur le thème de l'exotisme et du désir, Peeters concocte un récit romanesque qui ne manque ni d'humour ni de sentiment. Boilet l'illustre à sa manière, personnelle et inventive. Du roman-photo dessiné qui a de la classe.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 2001
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Love hotel
Les notes (3)
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23/07/2002 | ArzaK
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L'avatar du posteur Mac Arthur

J'ai lu Love Hotel via l'intégrale qui a eu la bonne idée de réunir Love Hotel et Tokyo est mon jardin dans une seule et même édition ! Car ces deux récits sont vraiment les deux faces d’une même pièce et pour moi ils sont inséparables. Comment comprendre le cheminement du personnage central sans avoir lu Love Hotel ? Comment interpréter la dominance de blancs dans Tokyo est mon jardin sans l’analyser au regard de la dominance de noir de Love Hotel ? Je regrette vraiment que ces deux recueils fassent l’objet de deux fiches séparées et je ne peux que féliciter les éditions Casterman de proposer cette intégrale réunissant les deux récits et agrémentée de propos des deux auteurs. Mais du coup, comment écrire un avis cohérent d’un récit sans parler de l’autre ? Tant pis, mon avis parlera des deux. Et tout d’abord Love Hotel. Un récit daté, très marqué par les années ’80 (même si publié en 1993) avec un style graphique dans lequel le noir domine, en parfaite cohérence avec le sujet. Le personnage central est détestable, égocentré au possible. Il s’enfonce de lui-même dans une voie sans issue et, très sincèrement, je ne peux ressentir aucune empathie pour lui. Ce personnage est alors un véritable écueil à la lecture : comment apprécier un livre dont on déteste le personnage central ? Grâce à l’évocation de Tokyo, découverte au travers du regard encore très occidental de David Martin (le personnage en question). Je l’avoue : j’ai dû m’accrocher pour finir ce récit et ce sont ces petites anecdotes disséminées à gauche et à droite et qui dévoilent Tokyo qui m’auront permis d’aller au bout. Si je n’avais lu que Love Hotel, cet album ne m’aurait vraiment pas marqué dans le bon sens du terme… mais il prend tout son sens après la lecture de Tokyo est mon jardin ! Love Hotel, ce récit sombre, déprimant, dominé par le noir tant au niveau du esthétique que dans son ambiance ne s’éclaire qu’à la lecture de la face B. Lu seul, ma note aurait été de 2/5, voire 1/5. Avec l’éclairage apporté par Tokyo est mon jardin, je vais monter à 3/5… mais ça n’a pas de sens de posséder Love Hotel si vous ne possédez pas Tokyo est mon jardin, d’où ma dispense de conseil d’achat. En ne lisant qu’un seul des deux récits, on perd la moitié de leur intérêt. Je vous invite donc à lire mon avis sur Tokyo est mon jardin pour compléter cet avis-ci.

08/08/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Je n'ai pas du tout aimé. J'ai l'impression que c'est presque un essai expérimental sans queue ni tête. Nous avons un jeune voyageur qui va visiter le Japon et va faire l'expérience d'un love hôtel dans les quartiers chauds nichons, euh pardon nippon! Rien d'extraordinaire sous le Soleil levant. J'espérais en apprendre un peu plus sur cette société un peu particulière. Cependant, on ressort de cette lecture totalement exsangue. Par ailleurs, j'ai jamais vu une pareille erreur dans la conception des bulles où vous avez un langage japonais suivi d'un sous titre en français et sur tout le long de l'album. Plus pénible que cela, tu meurs ! Même le graphisme en noir et blanc m'est apparu très terne et sans surprise. Bien sûr, ce sont deux grands auteurs bien connus qui ont pondu cette oeuvre. Je ne serai pas indulgent pour autant. Je me dis que peut-être quand c'est sorti, cela pouvait apparaître comme novateur que toute ses perénigrations dans le "moi interne". Depuis, il y a pléthore de romans graphiques qui ont changé la donne. C'est clair que cet ouvrage en a pâti. :(:(:( :?) :(:(:( :(:(:( :?) :(:(:( :(:(:( :?) :(:(:( :(:(:( :?) :(:(:( :(:(:( :?) :(:(:(

14/03/2009 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5

Comme à l'accoutumé, Peeters concocte un très bon scénario. Et Boilet l'illustre avec un grand savoir-faire, dans un style pour le moins inimitable (allez voir la gallerie). Il donne une vision du Japon que l'on ne connaissait pas nécessairement. Leur approche est pratiquement documentaire, donc bien éloignée des préocupations du manga. Et surtout le regard qu'ils portent sur ce Japon "frippon" est celui, éberlué d'un européen. Depuis cet album, Boilet est resté au Japon, où il est devenu Mangaka, en publiant directement ses bd au Japon, cela donne le très beau L'Epinard de Yukiko, à lire également.

23/07/2002 (modifier)