Les vampires, moi j’adore !
Je pense que cette série n’est pas étrangère à cet intérêt, que du contraire. Je la possède depuis la sortie des premiers tomes et je n’ai cessé d’attendre avec impatience les suites...
Le récit est dense et sa structure est très intéressante : le lecteur est invité à suivre le combat d’un homme face au maître des vampires, mais également et en parallèle, le combat de tous ces ancêtres face à ce démon suceur de sang... Terrible !
Le dessin de Swolfs est magnifique, "on aime ou pas". Personnellement, je trouve que l’on est plongé dans cette histoire et tout graphiquement est mis en place afin de nous y aider.
Au total de ces six tomes (j’avais entendu parler d’un troisième cycle relatant la jeunesse de Kergan, sans plus de nouvelle à l’heure actuelle), l’auteur nous offre une saga familiale haletante, remplie d’action et de suspens, et un semi-héros diabolique, maléfique et exquis dans sa cruauté.
Surtout ne pas passer à côté de cela !
Et bien nous en sommes déjà au troisième opus et la qualité ne baisse pas ! Notre petite troupe de survivants croit avoir trouvé leur paradis : une prison ! Mais elle contient forcément des zombies mais aussi d'autres surprises qui vont corser sérieusement l'installation du groupe.
Plusieurs parallèles ont déjà été fait avec des films bien sûr mais dans le troisième opus, j'ai trouvé que le rapport à la mort présenté parfois sous une forme de délivrance faisait penser à Zorn et Dyrna de Morvan.
D'un point de vue général, c'est vraiment une très bonne série zombie. Le noir et blanc va parfaitement avec l'ambiance et nous laisse imaginer la couleur du sang ce qui est encore mieux. Le trop gore tue le gore.
Ici tant du point de vue du scénario que de celui des dessins, l'alternance entre scènes d'action, de réflexion voire même plus sentimentales nous permet de "reprendre notre souffle" pour mieux replonger dans les moments plus rythmés.
Les scènes de cannibalisme ou de tuerie ne sont pas voyeuristes mais font vraiment partie de l'histoire, on remarquera d'ailleurs que les scènes de sexe ne sont que suggérées et pas montrées et cela sans rien enlever à l'histoire bien au contraire (cf. les aigles de Rome ou le sexe prend à mon goût un peu trop de place) ; ici l'auteur reste dans son sujet.
Dans une interview sur Comics box il présente Walking dead comme une véritable saga qu'il aimerait d'ailleurs continuer à faire évoluer sur plusieurs générations de personnages. Car la vision et le comportement qu'auront les personnages n'ayant connu que le monde zombie seront forcément différents des premiers personnages ayant traversé les deux époques (avant et après les zombies). Alors longue vie à walking dead ! Si l'on peut s'exprimer ainsi pour une bd sur les morts vivants.
Malgré le scénariste, Vehlmann, que j'aime beaucoup, si je n'avais pas lu cette série jusqu'à ce jour, je crois que c'est à cause des couvertures des albums que, encore maintenant, je trouve très peu engageantes. Mais avec la sortie de la petite intégrale noir et blanc à prix très réduit, je me suis lâché et je ne le regrette vraiment pas.
Premier constat, le dessin de Ralph Meyer est excellent, carrément excellent. Il l'admet lui-même, son trait est influencé par Moebius et le résultat en est tout à fait convaincant. Il y a aussi un peu du style de Janry avec qui il a travaillé sur Des lendemains sans nuage. Un graphisme très maîtrisé, détaillé tout en étant dynamique, tout simplement beau. Et ayant lu la version noir et blanc, hormis le premier tome où l'encrage différent donnent un aspect légèrement fouilli aux cases, je peux vous dire que l'absence de couleur rend d'autant plus hommage à ce trait de très haut niveau.
Quant au scénario, il est très bon aussi. J'ai été moins charmé et enthousiasmé que par d'autres récits de Vehlmann (Les Cinq Conteurs de Bagdad) mais son récit de SF et d'aventure est intelligent, agréable et bien mené. Je l'ai lu avec un réel plaisir et une vraie envie de savoir la suite. Tout y est crédible, prenant et, comme pour la meilleure des SF, à la fois divertissant et plein d'une juste réflexion sur l'avenir, la science et l'humanité. Seule la toute fin de l'histoire m'a un peu déçu car, bien qu'elle soit logique et probablement inévitable, elle est vraiment abrupte. J'aurais tellement voulu que les choses continuent encore plus loin, ne serait-ce que quelques pages de plus.
Une BD de grande qualité tant sur le plan graphique que scénaristique.
Voilà une série tout-à-fait originale et prometteuse !
En effet, “Adam au Chromaland” met en scène -avec pour l’instant un certain talent- des personnages extraits d’oeuvres d’art, pour la plupart archi-connues, pour le plus grand plaisir des passionnés d’arts plastiques, dont je suis. L’idée de départ est excellente : un monde parallèle dans lequel vivent les êtres imaginaires créés par des peintres et des sculpteurs tels que Picasso, Dali, Munch, Magritte, Van Gogh, et tant d’autres, sont menacés de disparition, et seul un humain peut les sauver de cette issue fatale.
Graphiquement, c’est un véritable plaisir pour les yeux, tous les “emprunts” à la peinture et à la sculpture sont mis en scène et animés de façon fidèle, on les reconnaît vraiment et cela confère à la lecture un côté ludique vraiment sympa.
En outre, le Chromaland lui-même, est un vrai régal, on se perd avec délices dans les planches qui lui sont consacrées. La mise en couleur, assez flashie mais sans outrance concourt elle aussi à cette réussite.
En revanche, j’ai été assez gênée par le traitement graphique du monde réel, très pauvre en détails, plus grossièrement exécuté. Peut-être est-ce voulu, afin de mieux marquer la distinction entre les deux univers, et aussi de contrebalancer l’exubérance du Chromaland, toujours est-il que ces planches-là ne m’ont pas paru aussi réussies.
Néanmoins, c’est dans l’ensemble un premier album inventif, dont j’attends déjà la suite avec une certaine impatience, et bien sûr mon coup de coeur du moment.
Juste un petit bémol : la couverture, que personnellement je trouve assez hideuse, et en particulier le lettrage du titre qui fait très “wordart” ; à cause d’elle, j’ai bien failli passer à côté de cet album, ce qui eut été dommage !
C'est une bd qui mérite largement sa réputation d'excellence. Les dessins sont imppecables, c'est normal avec Loisel, mais c'est la poésie du conte qui me semble être sa principale qualité. C'est vraiment superbement fait.
Seul petit bémol, je suis resté un peu sur ma fain pour le dernier tome de la série, que je trouve étrangement décalé par rapport au reste de la série. Mais bon, ça reste tout de même un monument de la bd.
Ainsi débute une longue saga dont l’immense succès verra par la suite une démultiplication des thèmes…
X-Men ?… Ils apparaissent dans leur propre fascicule, N° 1 de Septembre 1963.
Aux commandes d’alors : Stan Lee (scénario) et Jack Kirby (dessin) deux véritables pointures du comics. Kirby dessinera les 11 premiers épisodes.
Le succès ne cesse de grandir et la série passera par le graphisme de dessinateurs réputés dont Alex Toth, Jim Steranko, Neal Adams, George Tuska, etc…
Lee, lui, rédigera les 19 premières histoires et cèdera le relais à Roy Thomas, Arnold Drake, Gary Friedrich. Que du beau monde !…
Après une éclipse de 1970 à 1975, la série reprend sous l’égide de Dave Cockrum et Chris Claremont aux scénarios.
L’idée, la bonne idée, est d’adjoindre de nouveaux personnages au team de base. Arrivent alors Wolverine, Storm, Colossus et autres mutants que Claremont va s’amuser à faire intervenir dans nombre d’histoires.
En 1976, Marvel Girl deviendra Phoenix ; touchant ainsi une plus large frange du lectorat féminin.
Par la suite, la série de base va littéralement exploser. De nouveaux scénaristes, dessinateurs feront de véritables et nouvelles créations et « X-Men » se démultipliera en de très nombreuses autres séries aux spécifications diverses. Mais ça, ce sont de très nombreuses autres histoires.
La présente série ?… une intégrale. Une vraie. Une intégrale qui reprend la genèse des X-Men dès leur création et ses développements années par années. Des opus qui vont de 180 à 320 pages et qui permettent de revivre ces temps des comics du début des années 60 à nos jours.
Tout petit bémol quand même : cette intégrale débute par l’année 75 jusqu’en 85, repasse ensuite par les tous débuts des années 60, puis à nouveau 80 etc… Un certain désordre, c’est vrai, mais pour l’amateur il n’est en rien compliqué de remettre les années d’édition dans leur ordre.
Une belle série, une bien belle intégrale pour des héros toujours d’actualité. Et ça va faire 45 ans que ça dure…
Une série marrante. Vraiment.
Distribuée par le « Publishers-Hall Syndicate », elle débute le 9 Novembre 1964 dans des quotidiens US et –au vu du succès croissant- sera rapidement éditée dans plus de mille journaux différents.
« Wizard of Id » ?… un véritable petit théâtre souvent bourré d’humour féroce. C’est que toute cette saga n’a en effet rien d’héroïque. Les personnages tentent de tirer chacun la couverture à soi, se moquent bien de ce qui peut arriver aux autres.
Le roi ?.. c’est le boss : il décide et on obéit. Le « reste » ?… il s’en moque éperdument du moment qu’il puisse être au-dessus du lot. Le problèmes c’est que le « reste » à chaque niveau de grade ou de société, essaie d’en faire autant. Ce qui nous vaut souvent des situations d’un haut burlesque. Vraiment, je me suis souvent marré à la lecture de ces historiettes parues –en ce qui me concerne- dans l’hebdo Pilote.
Le dessin ?… un trait minimaliste mais diablement efficace. Parker a l’art de décortiquer graphiquement les états d’âme, faits et gestes de chacun de ses personnages.
« Le Magicien » ?… bourré d’humour, de non sens, de situations souvent « hénaurmes » alors que détaillées en quelques case. Du très bon travail.
J’aime vraiment beaucoup.
J'ai découvert le Spirit récemment avec cet album et j'ai un coup de coeur pour cette série. S'il n'y avait pas quelques moments un peu plats dans les histoires, j'aurais mis 5/5. En tout cas, je suis très impatient de lire les intégrales.
Tout d'abord, ce qui fait de Spirit une merveille, c'est le dessin merveilleux de Will Eisner. Tout comme Gotlib, Franquin ou Tezuka, ses planches sont de vraies oeuvres d'art. Il faut voir à quel point le dessin est dynamique et fluide. Les cases sont biens dessinées et ce dans les moindres détails. Le noir et blanc va parfaitement avec le style de Eisner et je n'ose pas voir ça en couleur. En fait, j'ai vu une histoire en couleur du Spirit dans un vieux Tintin (le magazine, pas la série) et c'était catastrophique ! Quoiqu'il en soit, Eisner est sans aucun doute l'un des grands dans le club des dessinateurs américains.
Les scénarios, malgré quelques moments ennuyants, sont très bien, souvent originaux et surprenants. Par contre, je trouve que les histoires devraient être plus longues. Ça permettrait de faire des scénarios plus intéressants selon moi.
Et bien voici une véritable bonne découverte. Acheté un peu au pif car juste attiré par la couverture, cet album de Clod et Frébourg (que je ne connaissais pas du tout) s'avère être de très bonne facture.
L'histoire est relativement simple. Georg Weiss apprend la mort de son oncle et afin d'hériter de ses biens, celui-ci se rend dans le village du défunt... Mais plusieurs villageois semblent avoir aperçu le fantôme du Docteur Weiss. Et bientôt le sang coule à flot dans ce petit village à l'ambiance un peu morbide.
Afin de bien situer l'ambiance de cet album, on ne peut que se référer à l'histoire de Jack l'éventreur. En effet, on retrouve dans cet album une ambiance empreinte de meurtre et de brouillard. Le scénario n'est donc peut être pas le plus original de l'année (mais surtout je trouve que la fin de l'album ne nous apporte pas assez d'éléments de réponse, ce qui est très rageant).
Cependant, j'ai adoré l'ambiance de l'album grâce au talent de Benoit Frébourg (dessinateur ayant jusque là collaboré à la mise en dessin de chansons ou de poèmes célèbres chez le même éditeur). Mais quand je vois cet album, je pense que celui-ci dois d'urgence s'exprimer dans des albums BD avec un bon scénariste (ce serait le carton assuré).
Vraiment conquis par le talent de Frébourg, un peu moins par la toute fin de l'album qui nous laisse sur notre faim. A noter que cet album est un one-shot. Mais y aura-t-il une suite à cette série ? Aucune information pour le moment. Wait and see.
J'ai été emballé par la lecture de cet album. Choisit uniquement parce que le dessin de Lepage me faisait énormément penser au style que j'adore de Rabaté dans Ibicus, cet album est aussi une véritable réussite scénaristique.
Alex Clément est mort ! Et le hasard va se faire rencontrer 3 personnages (un étudiant en droit, un livreur de pizza et une femme de ménage) dans le cabinet de ce célèbre avocat marseillais désormais dans l'autre monde. Et quand ceux-ci vont découvrir une valise, appartenant au défunt, contenant 2 millions d'euros, les choses vont vite se compliquer...
Le récit se décompose en trois chapitres qui se recoupent par moment (j'adore ce procédé, mis en oeuvre notamment dans mon film préféré Pulp Fiction [Euh... oui Raydan ? Ah, ok!... Le BVA me signale que je m'écarte un peu trop du sujet]). Alors je me recentre.
Super dessin, très bon scénario (que l'on n'imagine sans peine, adapté au théâtre, dans un registre finalement assez léger et pas dans un style de polar noir). Cet album possède d'indéniables qualités. A découvrir de toute urgence.
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Le Prince de la Nuit
Les vampires, moi j’adore ! Je pense que cette série n’est pas étrangère à cet intérêt, que du contraire. Je la possède depuis la sortie des premiers tomes et je n’ai cessé d’attendre avec impatience les suites... Le récit est dense et sa structure est très intéressante : le lecteur est invité à suivre le combat d’un homme face au maître des vampires, mais également et en parallèle, le combat de tous ces ancêtres face à ce démon suceur de sang... Terrible ! Le dessin de Swolfs est magnifique, "on aime ou pas". Personnellement, je trouve que l’on est plongé dans cette histoire et tout graphiquement est mis en place afin de nous y aider. Au total de ces six tomes (j’avais entendu parler d’un troisième cycle relatant la jeunesse de Kergan, sans plus de nouvelle à l’heure actuelle), l’auteur nous offre une saga familiale haletante, remplie d’action et de suspens, et un semi-héros diabolique, maléfique et exquis dans sa cruauté. Surtout ne pas passer à côté de cela !
Walking Dead
Et bien nous en sommes déjà au troisième opus et la qualité ne baisse pas ! Notre petite troupe de survivants croit avoir trouvé leur paradis : une prison ! Mais elle contient forcément des zombies mais aussi d'autres surprises qui vont corser sérieusement l'installation du groupe. Plusieurs parallèles ont déjà été fait avec des films bien sûr mais dans le troisième opus, j'ai trouvé que le rapport à la mort présenté parfois sous une forme de délivrance faisait penser à Zorn et Dyrna de Morvan. D'un point de vue général, c'est vraiment une très bonne série zombie. Le noir et blanc va parfaitement avec l'ambiance et nous laisse imaginer la couleur du sang ce qui est encore mieux. Le trop gore tue le gore. Ici tant du point de vue du scénario que de celui des dessins, l'alternance entre scènes d'action, de réflexion voire même plus sentimentales nous permet de "reprendre notre souffle" pour mieux replonger dans les moments plus rythmés. Les scènes de cannibalisme ou de tuerie ne sont pas voyeuristes mais font vraiment partie de l'histoire, on remarquera d'ailleurs que les scènes de sexe ne sont que suggérées et pas montrées et cela sans rien enlever à l'histoire bien au contraire (cf. les aigles de Rome ou le sexe prend à mon goût un peu trop de place) ; ici l'auteur reste dans son sujet. Dans une interview sur Comics box il présente Walking dead comme une véritable saga qu'il aimerait d'ailleurs continuer à faire évoluer sur plusieurs générations de personnages. Car la vision et le comportement qu'auront les personnages n'ayant connu que le monde zombie seront forcément différents des premiers personnages ayant traversé les deux époques (avant et après les zombies). Alors longue vie à walking dead ! Si l'on peut s'exprimer ainsi pour une bd sur les morts vivants.
IAN
Malgré le scénariste, Vehlmann, que j'aime beaucoup, si je n'avais pas lu cette série jusqu'à ce jour, je crois que c'est à cause des couvertures des albums que, encore maintenant, je trouve très peu engageantes. Mais avec la sortie de la petite intégrale noir et blanc à prix très réduit, je me suis lâché et je ne le regrette vraiment pas. Premier constat, le dessin de Ralph Meyer est excellent, carrément excellent. Il l'admet lui-même, son trait est influencé par Moebius et le résultat en est tout à fait convaincant. Il y a aussi un peu du style de Janry avec qui il a travaillé sur Des lendemains sans nuage. Un graphisme très maîtrisé, détaillé tout en étant dynamique, tout simplement beau. Et ayant lu la version noir et blanc, hormis le premier tome où l'encrage différent donnent un aspect légèrement fouilli aux cases, je peux vous dire que l'absence de couleur rend d'autant plus hommage à ce trait de très haut niveau. Quant au scénario, il est très bon aussi. J'ai été moins charmé et enthousiasmé que par d'autres récits de Vehlmann (Les Cinq Conteurs de Bagdad) mais son récit de SF et d'aventure est intelligent, agréable et bien mené. Je l'ai lu avec un réel plaisir et une vraie envie de savoir la suite. Tout y est crédible, prenant et, comme pour la meilleure des SF, à la fois divertissant et plein d'une juste réflexion sur l'avenir, la science et l'humanité. Seule la toute fin de l'histoire m'a un peu déçu car, bien qu'elle soit logique et probablement inévitable, elle est vraiment abrupte. J'aurais tellement voulu que les choses continuent encore plus loin, ne serait-ce que quelques pages de plus. Une BD de grande qualité tant sur le plan graphique que scénaristique.
Adam au Chromaland
Voilà une série tout-à-fait originale et prometteuse ! En effet, “Adam au Chromaland” met en scène -avec pour l’instant un certain talent- des personnages extraits d’oeuvres d’art, pour la plupart archi-connues, pour le plus grand plaisir des passionnés d’arts plastiques, dont je suis. L’idée de départ est excellente : un monde parallèle dans lequel vivent les êtres imaginaires créés par des peintres et des sculpteurs tels que Picasso, Dali, Munch, Magritte, Van Gogh, et tant d’autres, sont menacés de disparition, et seul un humain peut les sauver de cette issue fatale. Graphiquement, c’est un véritable plaisir pour les yeux, tous les “emprunts” à la peinture et à la sculpture sont mis en scène et animés de façon fidèle, on les reconnaît vraiment et cela confère à la lecture un côté ludique vraiment sympa. En outre, le Chromaland lui-même, est un vrai régal, on se perd avec délices dans les planches qui lui sont consacrées. La mise en couleur, assez flashie mais sans outrance concourt elle aussi à cette réussite. En revanche, j’ai été assez gênée par le traitement graphique du monde réel, très pauvre en détails, plus grossièrement exécuté. Peut-être est-ce voulu, afin de mieux marquer la distinction entre les deux univers, et aussi de contrebalancer l’exubérance du Chromaland, toujours est-il que ces planches-là ne m’ont pas paru aussi réussies. Néanmoins, c’est dans l’ensemble un premier album inventif, dont j’attends déjà la suite avec une certaine impatience, et bien sûr mon coup de coeur du moment. Juste un petit bémol : la couverture, que personnellement je trouve assez hideuse, et en particulier le lettrage du titre qui fait très “wordart” ; à cause d’elle, j’ai bien failli passer à côté de cet album, ce qui eut été dommage !
Peter Pan
C'est une bd qui mérite largement sa réputation d'excellence. Les dessins sont imppecables, c'est normal avec Loisel, mais c'est la poésie du conte qui me semble être sa principale qualité. C'est vraiment superbement fait. Seul petit bémol, je suis resté un peu sur ma fain pour le dernier tome de la série, que je trouve étrangement décalé par rapport au reste de la série. Mais bon, ça reste tout de même un monument de la bd.
X-Men - L'intégrale
Ainsi débute une longue saga dont l’immense succès verra par la suite une démultiplication des thèmes… X-Men ?… Ils apparaissent dans leur propre fascicule, N° 1 de Septembre 1963. Aux commandes d’alors : Stan Lee (scénario) et Jack Kirby (dessin) deux véritables pointures du comics. Kirby dessinera les 11 premiers épisodes. Le succès ne cesse de grandir et la série passera par le graphisme de dessinateurs réputés dont Alex Toth, Jim Steranko, Neal Adams, George Tuska, etc… Lee, lui, rédigera les 19 premières histoires et cèdera le relais à Roy Thomas, Arnold Drake, Gary Friedrich. Que du beau monde !… Après une éclipse de 1970 à 1975, la série reprend sous l’égide de Dave Cockrum et Chris Claremont aux scénarios. L’idée, la bonne idée, est d’adjoindre de nouveaux personnages au team de base. Arrivent alors Wolverine, Storm, Colossus et autres mutants que Claremont va s’amuser à faire intervenir dans nombre d’histoires. En 1976, Marvel Girl deviendra Phoenix ; touchant ainsi une plus large frange du lectorat féminin. Par la suite, la série de base va littéralement exploser. De nouveaux scénaristes, dessinateurs feront de véritables et nouvelles créations et « X-Men » se démultipliera en de très nombreuses autres séries aux spécifications diverses. Mais ça, ce sont de très nombreuses autres histoires. La présente série ?… une intégrale. Une vraie. Une intégrale qui reprend la genèse des X-Men dès leur création et ses développements années par années. Des opus qui vont de 180 à 320 pages et qui permettent de revivre ces temps des comics du début des années 60 à nos jours. Tout petit bémol quand même : cette intégrale débute par l’année 75 jusqu’en 85, repasse ensuite par les tous débuts des années 60, puis à nouveau 80 etc… Un certain désordre, c’est vrai, mais pour l’amateur il n’est en rien compliqué de remettre les années d’édition dans leur ordre. Une belle série, une bien belle intégrale pour des héros toujours d’actualité. Et ça va faire 45 ans que ça dure…
Le Magicien
Une série marrante. Vraiment. Distribuée par le « Publishers-Hall Syndicate », elle débute le 9 Novembre 1964 dans des quotidiens US et –au vu du succès croissant- sera rapidement éditée dans plus de mille journaux différents. « Wizard of Id » ?… un véritable petit théâtre souvent bourré d’humour féroce. C’est que toute cette saga n’a en effet rien d’héroïque. Les personnages tentent de tirer chacun la couverture à soi, se moquent bien de ce qui peut arriver aux autres. Le roi ?.. c’est le boss : il décide et on obéit. Le « reste » ?… il s’en moque éperdument du moment qu’il puisse être au-dessus du lot. Le problèmes c’est que le « reste » à chaque niveau de grade ou de société, essaie d’en faire autant. Ce qui nous vaut souvent des situations d’un haut burlesque. Vraiment, je me suis souvent marré à la lecture de ces historiettes parues –en ce qui me concerne- dans l’hebdo Pilote. Le dessin ?… un trait minimaliste mais diablement efficace. Parker a l’art de décortiquer graphiquement les états d’âme, faits et gestes de chacun de ses personnages. « Le Magicien » ?… bourré d’humour, de non sens, de situations souvent « hénaurmes » alors que détaillées en quelques case. Du très bon travail. J’aime vraiment beaucoup.
Le Spirit (Vents d'Ouest)
J'ai découvert le Spirit récemment avec cet album et j'ai un coup de coeur pour cette série. S'il n'y avait pas quelques moments un peu plats dans les histoires, j'aurais mis 5/5. En tout cas, je suis très impatient de lire les intégrales. Tout d'abord, ce qui fait de Spirit une merveille, c'est le dessin merveilleux de Will Eisner. Tout comme Gotlib, Franquin ou Tezuka, ses planches sont de vraies oeuvres d'art. Il faut voir à quel point le dessin est dynamique et fluide. Les cases sont biens dessinées et ce dans les moindres détails. Le noir et blanc va parfaitement avec le style de Eisner et je n'ose pas voir ça en couleur. En fait, j'ai vu une histoire en couleur du Spirit dans un vieux Tintin (le magazine, pas la série) et c'était catastrophique ! Quoiqu'il en soit, Eisner est sans aucun doute l'un des grands dans le club des dessinateurs américains. Les scénarios, malgré quelques moments ennuyants, sont très bien, souvent originaux et surprenants. Par contre, je trouve que les histoires devraient être plus longues. Ça permettrait de faire des scénarios plus intéressants selon moi.
Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)
Et bien voici une véritable bonne découverte. Acheté un peu au pif car juste attiré par la couverture, cet album de Clod et Frébourg (que je ne connaissais pas du tout) s'avère être de très bonne facture. L'histoire est relativement simple. Georg Weiss apprend la mort de son oncle et afin d'hériter de ses biens, celui-ci se rend dans le village du défunt... Mais plusieurs villageois semblent avoir aperçu le fantôme du Docteur Weiss. Et bientôt le sang coule à flot dans ce petit village à l'ambiance un peu morbide. Afin de bien situer l'ambiance de cet album, on ne peut que se référer à l'histoire de Jack l'éventreur. En effet, on retrouve dans cet album une ambiance empreinte de meurtre et de brouillard. Le scénario n'est donc peut être pas le plus original de l'année (mais surtout je trouve que la fin de l'album ne nous apporte pas assez d'éléments de réponse, ce qui est très rageant). Cependant, j'ai adoré l'ambiance de l'album grâce au talent de Benoit Frébourg (dessinateur ayant jusque là collaboré à la mise en dessin de chansons ou de poèmes célèbres chez le même éditeur). Mais quand je vois cet album, je pense que celui-ci dois d'urgence s'exprimer dans des albums BD avec un bon scénariste (ce serait le carton assuré). Vraiment conquis par le talent de Frébourg, un peu moins par la toute fin de l'album qui nous laisse sur notre faim. A noter que cet album est un one-shot. Mais y aura-t-il une suite à cette série ? Aucune information pour le moment. Wait and see.
Alex Clément est mort
J'ai été emballé par la lecture de cet album. Choisit uniquement parce que le dessin de Lepage me faisait énormément penser au style que j'adore de Rabaté dans Ibicus, cet album est aussi une véritable réussite scénaristique. Alex Clément est mort ! Et le hasard va se faire rencontrer 3 personnages (un étudiant en droit, un livreur de pizza et une femme de ménage) dans le cabinet de ce célèbre avocat marseillais désormais dans l'autre monde. Et quand ceux-ci vont découvrir une valise, appartenant au défunt, contenant 2 millions d'euros, les choses vont vite se compliquer... Le récit se décompose en trois chapitres qui se recoupent par moment (j'adore ce procédé, mis en oeuvre notamment dans mon film préféré Pulp Fiction [Euh... oui Raydan ? Ah, ok!... Le BVA me signale que je m'écarte un peu trop du sujet]). Alors je me recentre. Super dessin, très bon scénario (que l'on n'imagine sans peine, adapté au théâtre, dans un registre finalement assez léger et pas dans un style de polar noir). Cet album possède d'indéniables qualités. A découvrir de toute urgence.