Pris en main, cela ressemble à un One-Shot. J’ai initialement pensé qu’il s’agissait une œuvre dérivée de la série mère « le quatrième pouvoir ».
Après lecture, j’avais raison, oui et non. Oui, car sans rien connaître aux trois premiers tomes, j’ai pu saisir tous les tenants et aboutissants de cet album qui a un début et a une fin. Certes, certaines allusions nous échapperont ou certaines références restent floues, mais elles sont extrêmement rares et vraiment, n’apportent aucune gêne à la lecture.
Oui, car dans la description des Humanos la première phrase est implicite ce n’est pas la série des personnages mais avec des, ce qui change tout…
Non, car une fois sur le site des « Humanoïdes associés », on retrouve cette BD comme le tome 4 de la série.
Et à part ça ? Excellent ouvrage de la part de Gimenez. Je n’avais jamais accroché à La Caste des Méta-barons principalement à cause des deux robots dont l’humour me hérissait le poil.
On pourra lui reprocher d’avoir des héroïnes blondes et à très fortes poitrines, mais ma foi, cela passe plutôt bien et s’oublie rapidement. Les quelques pointes d’espièglerie dont fait preuve Juan Gimenez dans cet album sont légères et tiennent d’un long historique d’Héroic fantasy dont il semble s’inspirer pour scénariser son Space Op’.
On y retrouve effectivement les mêmes codes, avec de preux chevaliers, de pulpeuses jeunes femmes, une terre lointaines inconnue, sauvage et inexplorée avec au milieu une tour et des pouvoirs ressemblant fort à de la magie...
Ne cherchez pas un scénario psychologiquement intense et mettant vos neurones à rude épreuve, non, ici, il s’agit plus d’adrénaline qu’autre chose. L’adrénaline du combat, la tactique du guerrier et le mage pour départager les armées. Tout cela coule de source avec quelques belles pointes d’originalité, de charme, de poésie et d’émotion. Un scénario haletant qui nous tient en haleine tout au long des belles 64 pages ! Oui, car à 12,90€ aujourd’hui on en a pour notre argent !
Le dessin est typique de la production de l’artiste, c’est précis, c’est fin, la mise en couleur directe est sublime. Les décors, les ambiances sont parfaitement rendus. Les cadrages, le découpage tout approche de la perfection. Gimenez maîtrise son art pour le plus grand bonheur de nos yeux !
'L'enfant au trois yeux' est un bon manga. Si le début est moyen, Tezuka va vite rendre son manga intéressant et passionnant. J'aime beaucoup lorsque l'histoire est constituée de plusieurs chapitres car cela permet un meilleur développement qu'une petite histoire de 20-30 pages.
Ce qui est pour moi la plus grande qualité de ce manga est son héros. Lorsqu'il n'a plus son bandage et qu'on voit son troisième oeil, il devient une personne dangereuse et imprévisible. Il est capable du meilleur comme du pire (surtout du pire). Cela donne parfois de bonnes surprises et j'adore ça.
On suit deux montes-en-l'air qui tombent malgré eux dans une sale histoire de « snuff movie » et sont entraînés, poursuivis et tentent de s'échapper. Au fur et à mesure des leurs aventures, nous en apprenons un peu plus sur leurs enfances et leurs passés qui les ont plongés dans le monde du cambriolage.
L'histoire se déroule donc dans les bas-fonds du XIXème siècle et c'est superbement illustré et colorisé par Cécil. Des couleurs pastel qui contribuent à accentuer le scénario sombre et sale, et des détails du dessin qui renforcent un côté réaliste.
Le scénario est très bien mené, on en apprend suffisamment petit à petit, et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Le seul petit hic de cette série est, comme beaucoup l'ont souligné : à quand le 3ème et dernier tome...
Ce qui est fabuleux chez Bourgeon c'est la qualité (le mot est faible) du dessin et dans cette série le rendu de l'univers médiéval, surtout dans le troisième tome. Il y a là un immense talent tant pour le dessin des bâtiments que pour les formes féminines...
Par contre c'est bien difficile à suivre côté scénario.
Si cette série ne pêchait pas de ce côté elle pourrait prétendre à un statut culte.
A découvrir surtout pour le troisième volet.
Voilà une plongée fantasmagorique dans l'univers angoissant d'un bateau de guerre. Plongée dans tous les sens, vers le fond toujours plus profond des machines du Belliqueux et vers le pire pour les protagonistes de cette aventure.
Cette histoire est comme un rêve qui tourne un peu au cauchemar avec toute la force et la nervosité du dessin de Blain pour les superbes décors.
Pour ma part j'y suis venu après avoir lu Isaac et je n'ai pas été déçu.
A découvrir sans hésiter car tout est déjà en place chez Blain dans cette BD.
Voilà le début de la troisième série parallèle à la mode Corbeyran.
Enfin, je retrouve le talent de Corbeyran et mes principaux griefs contre le premier tome de "Uchronie - New Harlem" n'ont ici aucune place. Quasi que du bonheur en refermant cet album donc.
Quasi, principalement dû au fait de l'emploi de l'informatique pour la mise en couleur. Oui, je suis toujours réfractaire à cet art. Cependant, je dois avouer que dans cet album, j'ai mis bien longtemps avant de me focaliser dessus
Oui, je dois admettre que finalement, si la couleur n'a rien d'exceptionnel, elle remplit à merveille son rôle et donne une très bonne BD aux couleurs de très bon acabit.
Bon travail donc de Raphaël Hédon.
Le dessin pour sa part n'a lui non plus rien d'exceptionnel, mais répond très bien aux exigences de cette série et se marie parfaitement avec le style des deux premiers dessinateurs. Les styles sont à chaque fois très proches et le lecteur retrouve aisément ses petits entre chaque album. Cela pourrait être un défaut. Car prendre plusieurs dessinateurs pour finalement avoir le même type de dessin, l'intérêt que j'y vois n'est pas énorme si ce n'est de pouvoir sortir les albums plus rapidement et garder un rythme rapide dans les sorties sur les 3 années prévues pour la parution de cette série.
Les personnages sont parfaitement reconnaissables d'un album à l'autre et finalement c'est plaisant. Defali, qui avait entre autre œuvré sur La Loi des 12 Tables rend ici une copie beaucoup plus propre. Certes l'enjeu de la rapidité de cette dernière série ne lui avait sûrement pas permis de mettre en avant son talent.
Ici, finies les ombres grasses et le trait imprécis et parfois brouillon. Défali montre qu'il est capable de manier autre chose que des pointes de 5 millimètres et que son trait peut être fin et très agréable, lisible, clair et précis.
Bon travail donc, en parfaite adéquation avec les réalisations de Tibery et de l'excellent Eric Chabbert.
Ah ! Et ne vous fiez toujours pas aux couvertures qui sont toutes réalisées par Guérineau !
Coté scénario, avec ce troisième tome, les auteurs nous surprennent avec un décalage par rapport au premier. En effet, si Zack est ouvertement prescient dans les deux premières séries, ici, finalement, Zack semble de prime abord un être normal dans un univers normal (très ressemblant au nôtre). A force de connaître certains personnages, l'ambiguïté naît de ce qu'on peut lire et notre imagination tente désespérément de trouver une suite logique à l'histoire, mais c'est peine perdue. Chaque personnage devient suspect, chaque évènement devient mystérieux. Et puis, quand on ne s'y attend plus, les auteurs raccrochent les pièces entre les univers, même si comprendre le fond des choses reste du domaine de l'impossible.
Le personnage de Tia est complexe à souhait. Après Zack, l'arrivée de ce personnage est une vraie réussite dans cet album et c'est d'ailleurs elle qui tient le haut du pavé et c'est autour d'elle que tout s'articule au final.
Pas le temps de s'ennuyer avec cet album, mon intérêt pour la série est vivement relancé.
Pourvu que ça continue !
Tome 1 :
Série difficile à juger en l'état. Il est trop tôt pour se faire un avis tranché sur l'intérêt de Pythons.
Toutefois on sent quand même qu'il y a un univers assez dense et cohérent derrière les 38 pages (!) de ce premier tome.
Cet album est l'occasion de retrouver les dessins de Lacroix que certains avaient apprécié dans L'Encyclopédie du Mal, une série prometteuse malheureusement lâchée par l'éditeur (Soleil pour ne pas le citer...).
Le gaillard fait montre d'une belle maîtrise de la grammaire graphique.
Il possède cette faculté inhérente à tout bon dessinateur de donner du sens aux images : ici, une contre plongée révélatrice, là, un gros plan autoritaire, puis un combat muet ou le jeu sur les ombres remplace les onomatopées...de ce fait Pythons est plutôt joli et agréable à feuilleter.
Du coup les dialogues sont bruts et concis. Pas besoin de grands discours explicatifs, les images en disent assez toutes seules. Le revers de la médaille, c'est que l'album se termine très (trop) rapidement car il est court et les cases sans dialogues ne sont pas rares.
Niveau profondeur du scénario, il faut voir la suite...
3/5
Tome 2 :
Bien, ça y est j'ai lu le tome 2 et comment dire...c'est fabuleux !
Toutes les promesses prenants racines dans le 1er sont tenues et plus encore.
L'univers est riche, foisonne de personnages tous plus charismatiques et mystérieux les uns que les autres, la narration est brillante (remarquable usage de l'ellipse), le dessin toujours aussi puissant, l'action omniprésente...
A chaud, comme ça, je ne vois aucun reproche à faire hormis la barbe de Thérion qui s'est rudement allongé entre les 2 albums...
Ah et le format aussi (32 pages ça passe trop vite, malgré les extras) mais s'il faut ça pour avoir une telle qualité alors taisons nous.
En relisant par la suite le 1er tome on se rend compte qu'il y gagne franchement car les quelques zones d'ombres s'éclaircissent.
Qu'on se le dise Pythons est bien parti pour devenir une série de référence d'heroic fantasy. Ah si si vraiment, permettez moi d'insister.
4/5
Finalement une très bonne série, variée et pour tous les goûts. Chacun achètera la période et le dessinateur qui lui convient.
La période Franquin est bien sûr incontournable, celle de Tome et Janry n'est pas dénuée d'humour poilant, Fournier est plus sérieux. Le seul album hideux est "Paris Sous-Seine", histoire totalement débile et découpage de l'action chaotique. Le dernier album sur la jeunesse de Spirou est intéressant et ajoute une nouvelle dimension au personnage.
J'ai découvert les 2 albums pour les avoir offerts à mon amie. Franchement c'est le genre de livre à découvrir à 2. Je trouve le dessin propre et sans bavures. Les filles sont girondes et excitantes à souhait. Je me suis bien éclaté à la lecture de ces 2 tomes. Tout le monde s'y retrouvera. A quand le troisième ?
On parle souvent de mangas sportifs comme étant assez extravagants, et que cette extravagance est un point nécessaire pour créer un intérêt durable sur un manga basé quasi-exclusivement sur un tel sujet. Ping-Pong fait mentir tout ces préjugés, et est un manga sportif comme il faut le reconnaître je n’en ai jamais croisé auparavant.
Je n’en ai lu que deux tomes mais je pense pouvoir d’ors et déjà donner un avis sur ce manga.
La première chose qui choque dans la lecture et ce dès la première page, c’est le graphisme. Je crois avoir dit du mal de l’esthétique de certaines des bds que j’ai lu ces temps-ci, je retire tout ce que j’ai pu dire ! A l’ouverture du bouquin, il faut bien reconnaître que je n’avais qu’une seule pensé à l’esprit : dieu que c’est moche, à un point où l’on finit par se demander si l’auteur n’a pas dessiné ses planches après avoir bu un coup ou si il n’est pas atteint de Parkinson. Fort heureusement, le trait s’améliore miraculeusement à une vitesse assez inédite. De la première à la dernière page du premier tome l’évolution est fulgurante, et le mot est faible. Par contre, esthétiquement ce n’est toujours pas trop ma tasse de thé, bien que les dessins restent objectivement très bons.
En dehors de cela, les deux autres points qui frappent rapidement le lecteur sont d’une part le réalisme cité plus haut du sport en question, et d’autre part le traitement assez riche de l’histoire.
En ce qui concerne le sport mis en scène, le ping-pong, certains avis plus bas me font dire qu’en effet (et comme on le fait souvent remarquer quand on y pense), ce sport est l’un des plus sous-estimé par les néophytes en terme d’intensité physique et psychologique. Je le pratique depuis assez longtemps, et à défaut d’être mon sport favori, il reste mon sport de raquette préféré qui je le certifie ne se limite ô combien pas à balancer une baballe sur une table. Le manga retranscrit assez bien ce qu’est le tennis de table avec des références parfois bien réalistes qui feront plaisir aux initiés.
Et enfin pour ce qui est de l’histoire et des personnages j’ai trouvé l’ensemble vraiment conséquent, surtout dans la narration, plus subtile qu’à l’accoutumée dans ce type de manga. Ping-pong à une profondeur, sûrement relative de manière objective mais renforcée dans mon cas par le fait qu’elle ait été totalement inattendue.
Voilà donc un excellent manga sportif, et surtout un qui se démarque très nettement du reste de la production de par son coté atypique au possible. Pour les fans de Ping-Pong en priorité, mais les autres y trouveront aussi je pense largement leur compte.
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L'Île D-7
Pris en main, cela ressemble à un One-Shot. J’ai initialement pensé qu’il s’agissait une œuvre dérivée de la série mère « le quatrième pouvoir ». Après lecture, j’avais raison, oui et non. Oui, car sans rien connaître aux trois premiers tomes, j’ai pu saisir tous les tenants et aboutissants de cet album qui a un début et a une fin. Certes, certaines allusions nous échapperont ou certaines références restent floues, mais elles sont extrêmement rares et vraiment, n’apportent aucune gêne à la lecture. Oui, car dans la description des Humanos la première phrase est implicite ce n’est pas la série des personnages mais avec des, ce qui change tout… Non, car une fois sur le site des « Humanoïdes associés », on retrouve cette BD comme le tome 4 de la série. Et à part ça ? Excellent ouvrage de la part de Gimenez. Je n’avais jamais accroché à La Caste des Méta-barons principalement à cause des deux robots dont l’humour me hérissait le poil. On pourra lui reprocher d’avoir des héroïnes blondes et à très fortes poitrines, mais ma foi, cela passe plutôt bien et s’oublie rapidement. Les quelques pointes d’espièglerie dont fait preuve Juan Gimenez dans cet album sont légères et tiennent d’un long historique d’Héroic fantasy dont il semble s’inspirer pour scénariser son Space Op’. On y retrouve effectivement les mêmes codes, avec de preux chevaliers, de pulpeuses jeunes femmes, une terre lointaines inconnue, sauvage et inexplorée avec au milieu une tour et des pouvoirs ressemblant fort à de la magie... Ne cherchez pas un scénario psychologiquement intense et mettant vos neurones à rude épreuve, non, ici, il s’agit plus d’adrénaline qu’autre chose. L’adrénaline du combat, la tactique du guerrier et le mage pour départager les armées. Tout cela coule de source avec quelques belles pointes d’originalité, de charme, de poésie et d’émotion. Un scénario haletant qui nous tient en haleine tout au long des belles 64 pages ! Oui, car à 12,90€ aujourd’hui on en a pour notre argent ! Le dessin est typique de la production de l’artiste, c’est précis, c’est fin, la mise en couleur directe est sublime. Les décors, les ambiances sont parfaitement rendus. Les cadrages, le découpage tout approche de la perfection. Gimenez maîtrise son art pour le plus grand bonheur de nos yeux !
L'Enfant aux trois yeux
'L'enfant au trois yeux' est un bon manga. Si le début est moyen, Tezuka va vite rendre son manga intéressant et passionnant. J'aime beaucoup lorsque l'histoire est constituée de plusieurs chapitres car cela permet un meilleur développement qu'une petite histoire de 20-30 pages. Ce qui est pour moi la plus grande qualité de ce manga est son héros. Lorsqu'il n'a plus son bandage et qu'on voit son troisième oeil, il devient une personne dangereuse et imprévisible. Il est capable du meilleur comme du pire (surtout du pire). Cela donne parfois de bonnes surprises et j'adore ça.
Le Réseau Bombyce
On suit deux montes-en-l'air qui tombent malgré eux dans une sale histoire de « snuff movie » et sont entraînés, poursuivis et tentent de s'échapper. Au fur et à mesure des leurs aventures, nous en apprenons un peu plus sur leurs enfances et leurs passés qui les ont plongés dans le monde du cambriolage. L'histoire se déroule donc dans les bas-fonds du XIXème siècle et c'est superbement illustré et colorisé par Cécil. Des couleurs pastel qui contribuent à accentuer le scénario sombre et sale, et des détails du dessin qui renforcent un côté réaliste. Le scénario est très bien mené, on en apprend suffisamment petit à petit, et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Le seul petit hic de cette série est, comme beaucoup l'ont souligné : à quand le 3ème et dernier tome...
Les Compagnons du Crépuscule
Ce qui est fabuleux chez Bourgeon c'est la qualité (le mot est faible) du dessin et dans cette série le rendu de l'univers médiéval, surtout dans le troisième tome. Il y a là un immense talent tant pour le dessin des bâtiments que pour les formes féminines... Par contre c'est bien difficile à suivre côté scénario. Si cette série ne pêchait pas de ce côté elle pourrait prétendre à un statut culte. A découvrir surtout pour le troisième volet.
Le réducteur de vitesse
Voilà une plongée fantasmagorique dans l'univers angoissant d'un bateau de guerre. Plongée dans tous les sens, vers le fond toujours plus profond des machines du Belliqueux et vers le pire pour les protagonistes de cette aventure. Cette histoire est comme un rêve qui tourne un peu au cauchemar avec toute la force et la nervosité du dessin de Blain pour les superbes décors. Pour ma part j'y suis venu après avoir lu Isaac et je n'ai pas été déçu. A découvrir sans hésiter car tout est déjà en place chez Blain dans cette BD.
Uchronie[s] - New York
Voilà le début de la troisième série parallèle à la mode Corbeyran. Enfin, je retrouve le talent de Corbeyran et mes principaux griefs contre le premier tome de "Uchronie - New Harlem" n'ont ici aucune place. Quasi que du bonheur en refermant cet album donc. Quasi, principalement dû au fait de l'emploi de l'informatique pour la mise en couleur. Oui, je suis toujours réfractaire à cet art. Cependant, je dois avouer que dans cet album, j'ai mis bien longtemps avant de me focaliser dessus Oui, je dois admettre que finalement, si la couleur n'a rien d'exceptionnel, elle remplit à merveille son rôle et donne une très bonne BD aux couleurs de très bon acabit. Bon travail donc de Raphaël Hédon. Le dessin pour sa part n'a lui non plus rien d'exceptionnel, mais répond très bien aux exigences de cette série et se marie parfaitement avec le style des deux premiers dessinateurs. Les styles sont à chaque fois très proches et le lecteur retrouve aisément ses petits entre chaque album. Cela pourrait être un défaut. Car prendre plusieurs dessinateurs pour finalement avoir le même type de dessin, l'intérêt que j'y vois n'est pas énorme si ce n'est de pouvoir sortir les albums plus rapidement et garder un rythme rapide dans les sorties sur les 3 années prévues pour la parution de cette série. Les personnages sont parfaitement reconnaissables d'un album à l'autre et finalement c'est plaisant. Defali, qui avait entre autre œuvré sur La Loi des 12 Tables rend ici une copie beaucoup plus propre. Certes l'enjeu de la rapidité de cette dernière série ne lui avait sûrement pas permis de mettre en avant son talent. Ici, finies les ombres grasses et le trait imprécis et parfois brouillon. Défali montre qu'il est capable de manier autre chose que des pointes de 5 millimètres et que son trait peut être fin et très agréable, lisible, clair et précis. Bon travail donc, en parfaite adéquation avec les réalisations de Tibery et de l'excellent Eric Chabbert. Ah ! Et ne vous fiez toujours pas aux couvertures qui sont toutes réalisées par Guérineau ! Coté scénario, avec ce troisième tome, les auteurs nous surprennent avec un décalage par rapport au premier. En effet, si Zack est ouvertement prescient dans les deux premières séries, ici, finalement, Zack semble de prime abord un être normal dans un univers normal (très ressemblant au nôtre). A force de connaître certains personnages, l'ambiguïté naît de ce qu'on peut lire et notre imagination tente désespérément de trouver une suite logique à l'histoire, mais c'est peine perdue. Chaque personnage devient suspect, chaque évènement devient mystérieux. Et puis, quand on ne s'y attend plus, les auteurs raccrochent les pièces entre les univers, même si comprendre le fond des choses reste du domaine de l'impossible. Le personnage de Tia est complexe à souhait. Après Zack, l'arrivée de ce personnage est une vraie réussite dans cet album et c'est d'ailleurs elle qui tient le haut du pavé et c'est autour d'elle que tout s'articule au final. Pas le temps de s'ennuyer avec cet album, mon intérêt pour la série est vivement relancé. Pourvu que ça continue !
Pythons
Tome 1 : Série difficile à juger en l'état. Il est trop tôt pour se faire un avis tranché sur l'intérêt de Pythons. Toutefois on sent quand même qu'il y a un univers assez dense et cohérent derrière les 38 pages (!) de ce premier tome. Cet album est l'occasion de retrouver les dessins de Lacroix que certains avaient apprécié dans L'Encyclopédie du Mal, une série prometteuse malheureusement lâchée par l'éditeur (Soleil pour ne pas le citer...). Le gaillard fait montre d'une belle maîtrise de la grammaire graphique. Il possède cette faculté inhérente à tout bon dessinateur de donner du sens aux images : ici, une contre plongée révélatrice, là, un gros plan autoritaire, puis un combat muet ou le jeu sur les ombres remplace les onomatopées...de ce fait Pythons est plutôt joli et agréable à feuilleter. Du coup les dialogues sont bruts et concis. Pas besoin de grands discours explicatifs, les images en disent assez toutes seules. Le revers de la médaille, c'est que l'album se termine très (trop) rapidement car il est court et les cases sans dialogues ne sont pas rares. Niveau profondeur du scénario, il faut voir la suite... 3/5 Tome 2 : Bien, ça y est j'ai lu le tome 2 et comment dire...c'est fabuleux ! Toutes les promesses prenants racines dans le 1er sont tenues et plus encore. L'univers est riche, foisonne de personnages tous plus charismatiques et mystérieux les uns que les autres, la narration est brillante (remarquable usage de l'ellipse), le dessin toujours aussi puissant, l'action omniprésente... A chaud, comme ça, je ne vois aucun reproche à faire hormis la barbe de Thérion qui s'est rudement allongé entre les 2 albums... Ah et le format aussi (32 pages ça passe trop vite, malgré les extras) mais s'il faut ça pour avoir une telle qualité alors taisons nous. En relisant par la suite le 1er tome on se rend compte qu'il y gagne franchement car les quelques zones d'ombres s'éclaircissent. Qu'on se le dise Pythons est bien parti pour devenir une série de référence d'heroic fantasy. Ah si si vraiment, permettez moi d'insister. 4/5
Spirou et Fantasio
Finalement une très bonne série, variée et pour tous les goûts. Chacun achètera la période et le dessinateur qui lui convient. La période Franquin est bien sûr incontournable, celle de Tome et Janry n'est pas dénuée d'humour poilant, Fournier est plus sérieux. Le seul album hideux est "Paris Sous-Seine", histoire totalement débile et découpage de l'action chaotique. Le dernier album sur la jeunesse de Spirou est intéressant et ajoute une nouvelle dimension au personnage.
Péchés mignons
J'ai découvert les 2 albums pour les avoir offerts à mon amie. Franchement c'est le genre de livre à découvrir à 2. Je trouve le dessin propre et sans bavures. Les filles sont girondes et excitantes à souhait. Je me suis bien éclaté à la lecture de ces 2 tomes. Tout le monde s'y retrouvera. A quand le troisième ?
Ping Pong
On parle souvent de mangas sportifs comme étant assez extravagants, et que cette extravagance est un point nécessaire pour créer un intérêt durable sur un manga basé quasi-exclusivement sur un tel sujet. Ping-Pong fait mentir tout ces préjugés, et est un manga sportif comme il faut le reconnaître je n’en ai jamais croisé auparavant. Je n’en ai lu que deux tomes mais je pense pouvoir d’ors et déjà donner un avis sur ce manga. La première chose qui choque dans la lecture et ce dès la première page, c’est le graphisme. Je crois avoir dit du mal de l’esthétique de certaines des bds que j’ai lu ces temps-ci, je retire tout ce que j’ai pu dire ! A l’ouverture du bouquin, il faut bien reconnaître que je n’avais qu’une seule pensé à l’esprit : dieu que c’est moche, à un point où l’on finit par se demander si l’auteur n’a pas dessiné ses planches après avoir bu un coup ou si il n’est pas atteint de Parkinson. Fort heureusement, le trait s’améliore miraculeusement à une vitesse assez inédite. De la première à la dernière page du premier tome l’évolution est fulgurante, et le mot est faible. Par contre, esthétiquement ce n’est toujours pas trop ma tasse de thé, bien que les dessins restent objectivement très bons. En dehors de cela, les deux autres points qui frappent rapidement le lecteur sont d’une part le réalisme cité plus haut du sport en question, et d’autre part le traitement assez riche de l’histoire. En ce qui concerne le sport mis en scène, le ping-pong, certains avis plus bas me font dire qu’en effet (et comme on le fait souvent remarquer quand on y pense), ce sport est l’un des plus sous-estimé par les néophytes en terme d’intensité physique et psychologique. Je le pratique depuis assez longtemps, et à défaut d’être mon sport favori, il reste mon sport de raquette préféré qui je le certifie ne se limite ô combien pas à balancer une baballe sur une table. Le manga retranscrit assez bien ce qu’est le tennis de table avec des références parfois bien réalistes qui feront plaisir aux initiés. Et enfin pour ce qui est de l’histoire et des personnages j’ai trouvé l’ensemble vraiment conséquent, surtout dans la narration, plus subtile qu’à l’accoutumée dans ce type de manga. Ping-pong à une profondeur, sûrement relative de manière objective mais renforcée dans mon cas par le fait qu’elle ait été totalement inattendue. Voilà donc un excellent manga sportif, et surtout un qui se démarque très nettement du reste de la production de par son coté atypique au possible. Pour les fans de Ping-Pong en priorité, mais les autres y trouveront aussi je pense largement leur compte.