Les derniers avis (32322 avis)

Par aubergine
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Retour à la terre
Le Retour à la terre

J'ai du mal à comprendre cette aura qu'à actuellement Manu Larcenet dans le monde de la BD. Certes, il lui arrive d'être drôle, et j'avoue aussi que les dessins et les couleurs sont aussi réussis. Mais il y en a eu - et il y en a - de bien plus grands que lui... "Le retour à la terre" est peut-être ce qu'il a fait de meilleur. Humour, tendresse, et vécu. Nous avons eu nous aussi notre "retour à la terre", et lorsque nous feuilletons cette BD, c'est un peu comme si nous regardions un album photo... merci !

05/06/2008 (modifier)
Par aubergine
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Garduno, en temps de paix
Garduno, en temps de paix

Cette BD, et sa suite "Zapata, en temps de guerre", est une véritable révélation de ce qu'il y a de plus (ou moins) enfoui à l'intérieur de chacun de nous, habitants de France et d'Europe occidentale. A lire absolument, pour comprendre, à travers les réflexions et les tribulations de quelqu'un comme vous et moi, pourquoi nous marchons dans un monde dont la maladie s'appelle "mondialisation".

05/06/2008 (modifier)
Par aubergine
Note: 4/5
Couverture de la série Torture blanche
Torture blanche

On retrouve le style des autres BD de Squarzoni, quelques photos en plus. Un reportage BD, rempli de réflexions, interviews, etc. Intéressant. Cette BD nous met devant une réalité, qu'elle ne nous fait pas découvrir pour autant. Elle nous dit entre 4 yeux tout ce qu'on devine sur la situation dans les territoires occupés sans jamais se l'avouer. Une BD qu'on referme en ayant comme une envie de vomir. Merci tout de même.

05/06/2008 (modifier)
Par pewi
Note: 4/5
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Voilà une BD efficace ! Elle touche à énormément de sujets : la religion, la pauvreté, l'immigration, la guerre, la collaboration, le collaborationnisme, la résistance, les magouilles politico-juridico-policières... traités sous un éclairage à la fois machiavélique (Le Prince) mais pas bichromique. Les personnages sont tous traités avec un grand soin, ils s'imbriquent dans la trame narrative avec beaucoup de souplesse. La couleur et le dessin sont banals. Par contre les cadrages soulignent les émotions des situations et des personnages comme si on était au cinéma : très fort ! L'intrigue est au millimètre. Lorsque j'ai quitté la dernière case je me suis dit : << Miam ! Et la suite ? >>. Ce que je préfère dans cette BD c'est la sensation d'un travail complet au niveau de l'Histoire, complexe au niveau du scénario et subtil au niveau psychologique.

04/06/2008 (modifier)
Par Ulys31
Note: 4/5
Couverture de la série Contes et récits fantastiques
Contes et récits fantastiques

Quelques remarques concernant les avis précédents : nul doute qu’aujourd’hui n’importe quel auteur sérieux utiliserait ses 48 pages pour mettre en scène le moindre des contes illustrés dans ces BD. Sauf que ces petites histoires sont à l’origine parues en magazine entre 1968 et 1974 pour les tomes 2 et 3 et je pourrais vous retrouver les dates pour le tome 1 dans la monographie consacrée à Battaglia. Dates à laquelle la Star Ac n’existait pas encore. Ce qui me permet de douter que Battaglia ait été un dessinateur qui faisait des reprises mercantiles, mais plutôt un grand artiste. Au niveau du dessin, une chose est claire à mes yeux : on trouve de plus en plus de techniciens capables de faire des plans avec plongée de la caméra, des belles vues d'ensemble et tout ça et on en trouvera toujours plus grâce à l’incursion des programmes informatiques. Mais des talents aussi personnels que celui de Battaglia, qui sont intemporels, franchement ça ne court pas les rues. Concernant la mise en page, OK parfois on hésite entre lire la case d’à côté et celle du dessous. C’est un défaut qui revient dans les BD de l’artiste, la pire étant pour moi Ivanhoé. Mais ceci ne doit pas faire oublier que c’est quand même 1° magistralement mis en page presque tout le temps et 2° très novateur pour l’époque. C’est vrai aussi, le tome 3 passe un peu moins bien. Ces très légers défauts ne m’empêchent pas de trouver les avis précédents bien critiques et les BD géniales. Finalement ce qui décontenance c’est la rapidité de la narration et sa concision, et donc savourons ces albums en prenant tout notre temps. Car il y a vraiment de quoi se perdre dans les dessins et se laisser porter par les ambiances magistralement retranscrites.

04/06/2008 (modifier)
Par Sam
Note: 4/5
Couverture de la série Du plomb dans la tête
Du plomb dans la tête

Vraiment très sympa ! Un retournement de situation force deux des protagonistes à bosser ensemble dans l'illégalité la plus totale. Le rythme est sympa et tient la route... J'aurais adoré Clint Eastwood et Charles Bronson dans une adaptation cinématographique. Les personnages sont drôles, cyniques et attachants. Une BD policière que je conseille à tous les amateurs.

04/06/2008 (modifier)
Par Thaugor
Note: 4/5
Couverture de la série Sasmira
Sasmira

Les dessins sont très bien réalisés, l'histoire est prenante et plein de mystères. On prend vite parti pour ce jeune homme un peu paumé qui revit grâce à la découverte d'une photo où on aperçoit une femme (fin du XIXe) avec au fond un château. Cette photo l'obsède et il cherche donc où elle a pu être prise et dans quel contexte... Vicomte nous allèche avec ce premier tome réalisé en... 1997. Je déconseille fortement l'achat de cette bd (pourtant très prometteuse) tant qu'une suite n'est pas réalisée. Des dates de parution circulent parfois, mais on ne voit jamais rien sortir. Franchement, quel dommage.

04/06/2008 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Uchronie[s] - New York
Uchronie[s] - New York

Le terme d' "uchronie" me semble pour le moins usurpé puisque rien ne permet de différencier cette troisième série de notre monde contemporain (si ce n'est les prémices de la pré-science, qu'il faut associer à de la science fiction et pas à de l'uchronie). Nous sommes donc clairement dans un New-York contemporain cette fois. Et une fois de plus le rythme et mené tambour battant, c'est très agréable à lire... à condition de mettre le cerveau en [mode off] car une fois de plus de nombreux "détails" sont traités avec une légèreté qui confine au ridicule. Un seul exemple édifiant : planche 2, Jonathan a 10 ans et tombe dans le coma puis planche 3, Jonathan sort du coma 10 ans plus tard (à 20 ans donc)... Avec le corps d'un Schwarzenegger et l'esprit, la rhétorique et les connaissances d'un Einstein !!!!! Une fois de plus je crains donc d'être déçu au final par une œuvre traité avec trop de légèretés et d'incohérences et ma note a de grandes chances de s'effondrer avec les prochains tomes... Mais je laisse le bénéfice du doute aux auteurs pour le moment. Le graphisme est le plus beau des 3 séries à mon goût. Bien que certains détails (comme certains visages) soient très perfectibles, je trouve le style de ce dessinateur très agréable et la colorisation parfaite, le résultat est très chaleureux et plaisant. A suivre, cette troisième introduction, bien qu'agréable, ne dissipe pas mes doutes sur la qualité scénaristique globale.

04/06/2008 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Sept voleurs
Sept voleurs

Après avoir dévoré Sept psychopathes, j'arpente le second tome de la série 7 et je dois dire que je ne suis pas déçu du voyage ! On passe ainsi d'un univers pseudo comics-historique à de l'heroic fantasy pure et dure... Ici il s'agit d'un univers tout à fait balisé avec nains, orques, voleurs et magiciens noirs... Le recrutement d'une équipe de fiers à bras pour une quête de trésors est certes d'une banalité exemplaire mais les auteurs ont su tirer d'un tel cliché rappelant aux plus nostalgiques leurs parties de Dungeons & Dragons ou comme moi des Livres dont vous êtes le héros avec description sans failles des "pouvoirs", de la cité mal famée et de tous ces petits détails nous mettant l'eau à la bouche... La seconde partie de l'Aventure n'est pas décevante pour autant, le scénario linéaire se permettant même un "Twist" inattendu et amusant comme d'un même artifice pour Sept Psychopathes... Au final on se retrouve avec un divertissement de qualité, les dessins et leur coloration n'étant pas en reste et on passe un excellent moment dans un univers enchanteur, le fait qu'il ne s'agisse que d'un One Shot ne doit pas rebuter les amateurs car les limites de l'album donnent un certain rythme à l'ensemble plutôt plaisant ! Cette série me plait bien tant par les contraintes que la satisfaction qui en découle, hâte de lire la suite car pour l'instant c'est un sans fautes prometteur ! Vivement conseillé !

03/06/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Putain d'usine
Putain d'usine

Quelquefois, je lis des bd moins légères. Celle-ci a de la consistance, assurément! C'est également triste comme la mort qui rode. On suit le quotidien d'ouvriers dans une grande usine pétrolière. La pénibilité du travail est un thème rarement évoqué dans la bande dessinée contemporaine. Je conçois ce témoignage poignant comme une oeuvre salutaire. Il faut en effet que le monde sache à quel point c'est frustrant que de travailler comme manoeuvre toute sa vie durant et que ce n'est pas un choix mais une nécessité. C'est clair qu'il n'y a pas que du bonheur à travailler également dans un bureau avec toute la pression de la hiérarchie. J'ai souvent entendu le discours "si tu n'aimes pas ce que tu fais, tu changes, un point c'est tout!". Très facile à dire surtout quand elle émane de quelques privilégiés qui n'ont jamais connu le chômage ou de problèmes d'argent dans notre société de consommation, qui n'ont vraisemblablement pas de charge de famille à assurer. L'explication donnée par l'auteur au fait qu'on s'enracine dans cette médiocrité est tout à fait réaliste. La success story est souvent basée sur le facteur "chance". J'ai beaucoup eu de peine également pour celui qui a travaillé pour finir sa vie comme ingénieur, afin qu'il puisse recevoir de la considération. Au moment où il croit qu'il va atteindre ce but, on lui préfère un jeune qui débute. On lui assène un véritable coup de poignard marquant la fin de son rêve et finalement de sa vie. Les ouvriers ont une espérance de vie réduite. Je ne peux m'empêcher de penser à ma propre maman, ouvrière elle aussi, qui a malheureusement disparu aussi brutalement que les collègues de cet auteur. Ce n'est pas du cinéma : cela arrive réellement. Le travail tue ! Quand bien même vous avez un bac +5 major de promotion, on vous rappelle incontestablement le milieu d'où vous venez et on vous empêche de progresser. Il y aura toujours des cadres tel que ceux décrits dans ce livre pour vous barrer la route et favoriser des personnes de leur caste. C'est un vrai cercle vicieux qui perpétue l'inégalité au sein de notre société. Alors, oui, j'approuve totalement une bd qui renvoie incontestablement à ma propre histoire familiale. Difficile d'être plus subjectif que moi en cet instant. En lisant cela, j'ai également eu la sensation qu'il y avait finalement des gens qui comprennent ces mécanismes infernaux qui réduisent la capacité des gens à s'en sortir. Putain d'usine est presque "culte". Même le graphisme en noir et blanc rend l'ensemble encore plus magnifique dans la retranscription de cette triste réalité du monde archi-capitaliste. J'aurais peut-être voulu que les auteurs s'attardent davantage pour expliquer ce qu'était le travail autour de ces machines infernales. On passe beaucoup de temps autour de la machine à café. Cependant, l'auteur a réussi le difficile pari de nous transmettre sa hargne ainsi que sa lassitude. On devrait distribuer cet ouvrage à tous les bobos de la terre !

03/06/2008 (modifier)