Les derniers avis (32102 avis)

Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Gouttes de Dieu
Les Gouttes de Dieu

Élevé dans une famille de bourguignons qui aiment le bon vin, j'ai été habitué à goûter et déguster de bons vins le dimanche en famille. J'apprécie le vin, j'ai une petite cave avec quelques bonnes bouteilles mais j'ai toujours été impressionné par les gens capable de mettre des mots sur un goût, expliquer, juger un vin... bref j'apprécie le vin ! Ce manga est clairement destiné aux amateurs de vins, par son côté pédagogique très présent (sans parler des notes à la fin de chaque tome qui sont très intéressantes), et ça j'aime bien ! (après je peux comprendre que ça ne plaise pas forcement) Y a aussi des côtés très "manga" qui peuvent paraître un peu nunuches genre un personnage qui s'extasie car le héros a réussi à décanter une bouteille à la perfection etc etc. C'est un peu "too much" mais c'est comme ça dans beaucoup de mangas, et moi ça ne me dérange pas, limite je trouve ça un peu fun ! Coté dessin, c'est très propre ! Le style est maîtrisé, les perso sont vraiment bien faits, les bouteilles avec les étiquettes sont bluffantes, moi j'aime ! Bref je conseille absolument pour ceux qui aiment le vin, la lecture de ce manga sera un réel plaisir ! Sinon pour les curieux, jetez-y œil, ca pourra vous intéresser. ;)

18/01/2012 (modifier)
Par Sapho46
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sorties de route
Sorties de route

C’est maintenant le 3e album de Cyrille Pomès que je lis, après l’excellent « A la lettre près », « Chemin de fer » un peu moins roman graphique pour mon goût, et une participation dans un collectif sur la Grande Guerre, « Vies tranchées ». Ce 3e opus donc, est à mon sens le plus abouti et le plus « fini » des trois, tant au niveau du dessin qu’au niveau de l’histoire. La vie de Lindley pourrait s’écrire en deux mots, « vide » et « oubli ». C’est bien pour ça qu’il s’est installé avec sa baraque à frites au bord de cette route sans histoire…. Jusqu’à ce qu’il en arrive une, d’histoire. Le récit de Cyrille Pomès, tout en retenue, s’égraine au fil des jours, avec ses personnages récurrents, ses personnages de passage, les cauchemars de Lindley, la radio omniprésente, branchée sur l’actualité, jusqu’au moment où l’accident arrive, avec ses conséquences sur la vie de Lindley… Le dessin tout en aplat, gommé pour en équilibrer la dureté, les couleurs grises, vertes et orangées, ne sont pas sans rappeler « A la lettre près ». Bref, encore un coup de cœur pour cette BD et il faut la mériter pour l’avoir, car Scutella Editions étant une toute jeune Maison d’Edition, la distribution a du mal à se mettre en place, et il n’est pas facile de se procurer la dite BD.

17/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Artemis Fowl
Artemis Fowl

Très bonne surprise pour moi que cet Artemis Fowl ! Il est vrai que, n’ayant pas lu les romans, je n’ai pas été influencé par une comparaison œuvre originale/œuvre adaptée souvent défavorable au deuxième cas. Certes, les ingrédients sont connus mais la manière dont l’auteur les associe rend l’œuvre originale à plus d’un niveau. Nous avons donc là un jeune génie et voleur qui se frotte à un monde de féerie résolument moderne. Les personnages, des classiques dans leur genre mais qu’on ne s’attend pas vraiment à voir s’associer (une fée qui a du caractère, ok – une fliquette intrépide, ok – mais une fée fliquette intrépide qui a du caractère et qui évolue au milieu de gnomes machos, c’est déjà plus rare !), disposent tous d’une réelle personnalité. Personnalité encore accentuée via ces fiches de présentation intercalées entre chaque chapitre (très bonne idée, ces fiches, d’ailleurs). La narration est alerte et si l’accent est mis sur l’action, l’humour n’est pas absent (loin s’en faut). Certes, les dialogues sont très présents mais ils se sont révélés agréables à lire et vivants. L’ensemble me semble des plus adaptés pour de jeunes lecteurs (entre 12 et 16 ans, dirais-je) mais demeure agréable pour un vieux lecteur dans mon genre. Le dessin est très informatisé (surtout au niveau des couleurs) mais le format réduit lui convient bien. Sa grande lisibilité et son dynamisme sont ses atouts alors que si elles avaient été éditées en grand format, ces planches se seraient sans doute dévoilées très « vides » dans leurs décors. Ici, c’est parfait ! Non, vraiment aucune remarque négative à formuler. J’irais même jusqu’à dire « franchement bien ! » même si mon ressenti se situe plutôt à un « tout simplement bien ».

16/01/2012 (modifier)
Par js
Note: 4/5
Couverture de la série La Dynastie Donald Duck
La Dynastie Donald Duck

(4.5/5) Dans les nombreux 'recueils Disney' que Glénat propose, la Dynastie Donald Duck sort du lot. Pourquoi ? Déjà par son format, qui fait plus livre que BD, sa couverture de bonne facture et bien présentée avec des couleurs variées au fil des tomes. Dans cette série, chaque histoire est précédée d'un petit historique du récit, des dates de publications dans tous les magazines (US+France) et parfois même, des planches inédites. C'est très bien fait, concis, et certains clins d'oeil ou certaines explications sont les bienvenus. Puis l'idée de reprendre l'intégralité des récits de Carl Barks est brillante car c'est toujours un plaisir de retrouver des auteurs aussi talentueux que lui et ayant marqué l'histoire de Disney ! Carl Barks est un scénariste accompli et ses récits sont toujours agréables à lire, jamais de prise de tête, de longueurs, de temps morts... Même les histoires qui ne sont pas forcément trépidantes se lisent bien et vite. Et puis l'avantage, c'est qu'à 7 ans ou à 77 ans, on lit "un Donald" en gardant toujours ce même sourire un peu candide ! Et la force de ces récits est de rester innovants malgré leurs redondances dans l'ensemble. Le dessin est archi-connu et les personnages ne sont plus à présenter. J'adore les expressions des personnages et les histoires nous font voyager d'un bout à l'autre du globe, dans des régions parfois inventées, parfois réelles ! La Dynastie Donald Duck est une très bonne série et j'en conseille vraiment l'achat car l'ensemble est bien fait et est de qualité. Seul hic ... Le prix.... Assez cher tout de même ; surtout quand on voit le nombre de tomes prévus.... Personnellement, plus les tomes avancent, plus les histoires me passionnent. P.S : ma copine opte pour un 5/5 et elle qui n'achète jamais de BD s'est empressée de faire la collection de cette série.

16/01/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série L'Homme
L'Homme

Un livre a priori basé sur la même idée que d’autres albums de cet auteur (Lili et l'ours et Le Bonhomme de neige par exemple) : un personnage insolite fait son apparition dans la maison d’un enfant, et seul ce dernier est au courant. Est-il imaginaire ? Qu’importe, finalement, on rit bien des situations cocasses engendrées. Mais là où les deux œuvres suscitées se contentaient d’être mignonnes et rigolotes, « L’homme » propose, au travers les discussions envenimées entre l’enfant naïf et l’ « homme » grognon, une réflexion intéressante (tout est relatif, il s’agit bien d’une œuvre pour enfants) sur de nombreux sujets universels : racisme, solidarité, sens de la vie etc… Le style narratif fluctue entre la bande dessinée pure (voir la première planche de la galerie) et passages un peu plus chargés en texte (voir la seconde planche), mal nécessaire pour « caser » les dialogues souvent conséquents. Dans l’ensemble l’histoire est fluide et agréable à suivre. Le dessin, lui, est dans la lignée des autres œuvres de cet auteur. Voila, un chouette livre qui fera réfléchir les enfants (et les adultes !) tout en s’amusant.

15/01/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Aâma
Aâma

Avec Aâma Frederik Peeters atteint des sommets, un premier tome prometteur et de grande qualité qui marie audace et talent. En parcourant les premières planches difficile de ne pas penser à Lupus qui à l’époque m’avait complètement séduit. Frederik Peeters dans ce récit de SF introduit un trio qui fonctionne admirablement bien, deux frères très différents mais qui finalement sont assez complices (pour l’instant) et un surprenant et dévoué singe-robot nommé Churchill car grand consommateur de cigares. Ce trio part à la recherche d’une expédition sur une planète aux confins de la galaxie. J’ai trouvé le concept de ce premier tome génial, des acteurs avec une bonne dose de charisme et de caractère(fort ou faible) parcourant un monde futuriste bien imaginé : du grand art.

15/01/2012 (modifier)
Par Philippe
Note: 4/5
Couverture de la série Sorties de route
Sorties de route

Petit album de très grande qualité, surtout par ce qui n'est pas expliqué. Un homme (le personnage central) décide de s'isoler du monde en installant une baraque à frites en pleine nature. On ne saura jamais réellement le pourquoi de la chose, même si ses rêves récurrents laissent envisager une rupture amoureuse. Et l'on suit ses différentes rencontres à travers ses clients : cela semble tellement authentique que l'on se prend à croire que l'auteur a vécu lui-même l'expérience, ou qu'il a su interroger un vrai vendeur de frites au bord de la route. Tout cela suit son bonhomme de chemin, de façon tout à fait imprévisible, jusqu'à l'irruption d'un accident à cet endroit, accident qui justifie le bouquet présent sur la couverture... Pour le reste, lisez-le donc ! C'est un ouvrage très intéressant, et le trait charbonneux (comme fait au fusain) m'a tellement plu que je vais essayer de retrouver les ouvrages précédents de Pomès, que je ne connaissais pas.

15/01/2012 (modifier)
Par pomès
Note: 4/5
Couverture de la série Sorties de route
Sorties de route

Hello la BDtheque, Cyrille Pomès à l'appareil. Amis lecteurs, je vous dois quelques explications: en mettant en ligne mon propre bouquin sur ce site, c'est évidemment non pas pour en faire une critique (qui n'aurait rien d'objective), mais bien pour signaler son existence. (Comme il fallait impérativement que je donne un avis, j'ai opté pour "franchement bien", alors qu'en fait je peux vous le dire maintenant, il est carrément "culte") C'est que dans le contexte actuel les livres ont tendance à vite partir aux oubliettes, et moi ça m'ennuie, et ça me frustre un peu, aussi. Alors je tâche d'y remédier, pour les miens au moins. Bref, comme je vous le disais, je ne vais pas donner ici mon avis, mais plutôt tenter de vous parler du contenu de "Sorties de route"... écrire mal en quelques lignes ce que j'ai tenté de faire bien en deux ans et demi, oui. Cette histoire, dont vous trouverez le résumé quelque part sur le site je crois, s'adresse entre autres à ceux qui ont un jour été confrontés à l'un de ces bouquets qu'on trouve en bord de route, et qui témoignent d'un accident. En ce qui me concerne, ma première réaction est de me créer l'histoire du drame survenu à cet endroit précis, d'en caresser les contours, de manière curieuse et, bien sûr, morbide. Ma seconde réaction, dans la même seconde quasiment, est d'imaginer que ce bouquet pourrait être celui d'un proche, ou même qu'il pourrait m'être adressé, si je ne lâche pas un peu l'accélérateur. Ce que je fais. Curiosité morbide, empathie, des sensations fugaces qu'on laisse vite derrière soi, mais auquel Lindley, propriétaire d'une baraque à frites, va devoir se confronter pleinement dans son inertie. Voilà pour mes intentions. Côté dessin, j'ai retrouvé mes crayons d' A la lettre près, mais pour aller vers quelque chose de plus doux, de plus expressionniste aussi, si j'ose. L'emploi de la gomme donne un flou à l'ensemble, comme un mouvement lancinant , hypnotique, et le tout est rehaussé par des valeurs de couleurs, qui oscillent entre la faible chaleur d'un jaune et l'intensité froide d'un bleu gris. L'ensemble donne un album assez contemplatif, avec des pointes d'ironie et d'humour dans les dialogues, de pleines pages oniriques pour les rêves de Lindley, et au final un album où, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il se passe plein de choses. Je vous laisse maintenant le soin, si vous le voulez bien, de donner de "vrais" avis, merci de votre attention, et au plaisir.

14/01/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Arzak
Arzak

Une petite merveille ce premier tome de Arzak, Moebius à travers un récit très fluide nous plonge dans un monde fascinant qui au fil des pages n’arrête pas de surprendre. Pour l’instant un scénario prenant et bien construit, un des meilleurs écrit par l’auteur. Pour le dessin, les couleurs, l’inventivité c’est toujours l’état de grâce pour Moebius, des planches à couper le souffle, les plus appréciables étant celles de l’arpenteur en pleine nature. Un début très bon, en espérant une suite rapide et de la même veine que ce premier tome.

14/01/2012 (modifier)
Par Quentin83
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notre Mère la Guerre
Notre Mère la Guerre

L'originalité de cette excellente série concerne son approche de la Première Guerre Mondiale. En effet l'histoire se déroule pendant la guerre des tranchées et propose une approche policière plutôt qu'une approche guerrière. De plus elle évoque un thème pas souvent évoqué : les meurtres de femmes derrière les lignes. Car si dix millions d'hommes ont péri dans les tranchées des centaines de femmes ont été violées et assassinées. Tome 1 : 3/5 L'histoire démarre assez lentement. On apprend à travers les pensées d'un vieil homme souffrant des effets des gazs qu'un tueur vise les femmes pendant les permissions à l'arrière. Le lieutenant Roland Vialatte (le vieil homme) de la gendarmerie est chargé de l'enquête qui va le mener sur le front. Là il découvre les conditions de vie des hommes et apprend l'existence d'une section composée de repris de justice. Dans cette première complainte les personnages sont posés de fort belle manière et le dessin attire l'oeil mais le manque d'action se fait clairement ressentir. Cela dit on a connu des démarrages de séries moins bons (voir L'oeil des Doberman). Tome 2 : 5/5 Cette fois-ci l'histoire nous mène au coeur des combats, l'intrigue étant centrée sur la section évoquée dans le tome 1. Le tome propose donc une part importante de scènes de guerre sans pour autant tomber dans le déluge d'action. La violence prend par ailleurs tout son sens dans cet épisode avec des scènes de guerre pas très longues mais assez sanglantes, notamment la dernière qui clôt le tome de fort belle manière. Ce deuxième volume se dévore donc à une vitesse folle, rarement une BD ne m'aura autant captivé de sa première case jusqu'à la dernière ! L'histoire des femmes assassinées continue par ailleurs avec de nouveaux éléments qui agrandissent les soupçons sur la section de criminels. Tome 3 : 4/5 L'histoire démarre fort : deux ans se sont écoulés depuis l'attaque qui a coûté la vie à la section toute entière. Roland est devenu tankiste et affronte les Allemands en première ligne avant d'être blessé au cours d'un assaut. Rapatrié à l'arrière, il reprendra son enquête lorsqu'une autre victime sera découverte. Aidé par un camarade de tranchées, Roland fera une nouvelle découverte sur la section désormais anéantie qui remettra tout en cause. Le rythme diminuera alors un peu trop mais l'histoire reste toujours aussi prenante. A la fin du tome on apprendra comment Roland a été gazé et a survécu malgré tout, juste avant de recevoir une nouvelle stupéfiante. Très honnêtement il n'y avait pas meilleur moyen de terminer cette partie : on nous met vraiment l'eau à la bouche avec une information finale de taille et on nous promet donc un tome final des plus grandiose. L'attente va être longue. Moyenne des trois tomes : 4/5

14/01/2012 (modifier)