Les derniers avis (32095 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Z comme don Diego
Z comme don Diego

Cette parodie de Zorro est sincèrement très réussie. elle assume son coté décalé limite crétin parfois, et l'humour fonctionne à merveille. Elle aurait parfaitement trouvé sa place dans l'excellente collection poisson pilote. Le détournement des personnages et la façon dont sont grossis et utilisés leurs traits de caractères est remarquable. Un Bernardo qui s'exprime avec les mains et ses interlocuteurs qui comprennent ce qui les arrangent, un sergent Garcia plus stupide que le vrai. Des personnages secondaires comme Don Elgentillo ou Don Elmechanto plus drôles les uns que les autres... Les strips sont variés juste ce qu'il faut, ils alternent entre le comique de répétition et les gags décalés et inattendus avec un rythme très juste. Les pages sont remplies de situations bien cocasses. Par exemple, vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi personne ne reconnait la voix de Don Diego lorsque il porte son masque de Zorro ? Moi si et c'est l'occasion d'un gag bien trouvé. Ce n'est qu'un exemple parmi les nombreuses bonnes idées qu'on trouve ici. Bref, je ne compte pas le nombre d'éclat de rire que cet album a suscité chez moi. Vivement recommandé !

19/04/2012 (modifier)
Couverture de la série La Licorne
La Licorne

Le concept est pour le moins original et une de mes plus grosses difficultés à la lecture fut justement d’accepter d’être totalement désorienté au début du récit. Mais je me suis accroché… et cela en valait la peine. Car, effectivement, une fois que l’on a compris qui étaient ces différents partis opposés en pleine Renaissance, quelles étaient ces créatures étranges, quel était la part de fantastique et la part historique, une fois qu’on a compris tout cela, et bien ce concept si déroutant devient passionnant. Nous assisterons alors à une guerre bactériologique que se livrent les garants de la médecine traditionnelle et les adeptes d’une nouvelle voie, plus moderne. Parmi les autres atouts de la série figure en première place le dessin. Superbe, tout simplement. Il demeure lisible malgré le foisonnement de détails et la noirceur de l’univers décrit. C’est vraiment du bel ouvrage. Et que dire des couvertures, toutes découlant d’une même idée de départ, soignées jusque dans les moindres détails et illustrant parfaitement chaque tome autant que la série dans son ensemble. J’ai également apprécié l’ambigüité du scénario. Dès le début, on sait quel est le parti qui va être vaincu (puisque l’Histoire nous l’a montré) mais on veut quand même croire à une possible victoire des plus faibles (quand bien même elle devrait n’être que partielle). Et à la conclusion du récit, on n’est pas déçu… ou si. Ambigüe jusqu’à son terme, la série tient toutes ses promesses jusqu’à la dernière planche. Petit bémol (pour moi) : la multiplicité des personnages. Difficile de retenir qui est qui, d’autant plus que certains d’entre eux ont un peu tendance à se ressembler. Il faut donc faire montre d’une lecture attentive pour ne pas s’égarer entre ces divers personnages. Mais face à l’intelligence du concept, face au soin apporté tant au dessin qu’au scénario, face à l’aspect historique du récit (qui m’a permis d’apprendre pas mal de choses sur la médecine de l’époque), face au soin apporté par les auteurs à leur série, je ne peux dire qu’un mot : bravo ! Franchement bien, mais à lire avec attention.

19/04/2012 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Ascension du Haut Mal
L'Ascension du Haut Mal

C'est en consultant le classement des meilleures BD parues depuis le début du siècle dernier que je me suis aperçu que cet album paru initialement en 8 volumes y figurait. Des grands de la BD comme le défunt Jean Giraud en faisaient même un de leurs 10 albums favoris et c'est vrai que cette autobiographie de David B est d'une grande qualité. Comment vivre au quotidien avec un frère gravement épileptique? Telle est la question à laquelle l'auteur tente de répondre. Très difficilement serait-on tenté de dire en tournant la dernière page. Toute la vie de la famille a été axée autour des soins à donner à ce fils ainé dont les crises se succédaient à un rythme effrené. Aucun remède ne donnant satisfaction, la famille tente toutes les thérapies possibles et imaginables, des plus sérieuses aux plus farfelues, basculant souvent dans l'irrationnel. Avec cette maladie qui ne guérit pas la fratrie se distend et voilà que le frère cadet se réfugie dans des mondes imaginaires, qu'il dessinera ensuite pour devenir le dessinateur que l'on connait aujourd'hui. Le dessin comme thérapie en somme. Une histoire simple et forte, qui ne verse jamais dans le pathos, mise en image avec un dessin en noir et blanc. Un dessin qui caractérise d'ailleurs cette génération de dessinateur issue de la maison d'édition l'Association. Un dessin sans grande virtuosité ni talent apparent, un dessin comme on en faisait parfois dans les marges de nos cahiers d'enfance pour tuer l'ennui face à un enseignant soporifique; mais un dessin au service d'un scénario solide, d'un texte d'une grande qualité et après tout, n'est-ce pas à celà qu'une BD de qualité se définit?

19/04/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Wolverine - Old Man Logan
Wolverine - Old Man Logan

Je ne découvre les comics et différents héros de Marvel que depuis peu. J'ai entamé la lecture plutôt à l'envers, en démarrant par Civil War et maintenant par ce one shot qui achève presque l'histoire des surhommes en collant. Ce bouquin présente un postulat de départ très intéressant. La défaite des Vengeurs, X Men et autres encagoulés face aux méga crapules permet de nous faire retrouver le plus bagarreur d'entre eux rangé des voitures, fermier tranquille qui se laisse pulvériser par le clan Hulk sans sortir ses griffes (un peu à la manière d'un Eastwood dans Impitoyable ou d'autres western crépusculaires). Au delà du voyage qui va le mener avec Hawkeye vers New Babylone (Washington DC), c'est plus celui qui va l'amener à dévoiler ce qui s'est passé 50 ans plus tôt qui prend tout son sens. Le récit est plutôt violent, à l'image du personnage, et c'est donc les motivations qui l'ont poussé à baisser pavillon sans se battre qui sont les plus intéressantes. Cette partie monte crescendo pour trouver un sens "absolu" lorsqu'il se confesse sur ce drame. Graphiquement, c'est dynamique, sans temps mort, de belles cases bien ficelées, rythmant les bastons à merveille. Les personnages sont sublimes, leurs expressions sont superbement rendues. Les décors sont eux moins présents sauf quand il s'agit d'une case de situation, et même alors les fonds sont assez monochromes. C'est dommage. Peut-être un parti pris de ne pas alourdir un fond alors que les personnages sont eux fouillés. La colorisation informatique n'est pas désagréable sauf pour quelques ciels qui auraient mérité meilleur traitement. Ce one-shot m'a fait apprécier ce personnage, m'a donné envie de fouiller encore plus le monde Marvel, donc une bonne satisfaction.

19/04/2012 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série Journal d'un fantôme
Journal d'un fantôme

Le moins que l'on puisse dire c'est que cet album est des plus déconcertant. Sur plus de 220 pages l'auteur nous entraine dans les méandres de la création artistique, sa propre création, avec un dessin en gestation au début de l'album qui s'affirme ensuite peu à peu. Là où le lecteur sera un peu décontenancé, c'est que c'est le dessin même de Nicolas de Crecy qui s'exprime dans la première partie sous la forme d'un fantôme, en voyage au Japon entamé en compagnie de son manager. Puis dans une seconde partie, le dialogue s'instaure dans l'avion du retour entre le dessin et son auteur Nicolas de Crecy lui même qui exprime sa difficulté à reproduire son ressenti sur papier à la suite d'un voyage au Brésil. Dans le premier récit en retrouve le trait caractéristique de Nicolas de Crecy sous forme d'esquisse en noir et blanc qui ressemble plus à un crayonné qu'à un dessin véritablement abouti puis dans le second la couleur pastel vient agrémenter un dessin plus précis, plus maitrisé comme si le dessin de l'auteur trouvait enfin sa forme définitive. Si cet album est incontestablement un exercice de style c'est aussi un album sur la difficulté de créer, une difficulté qui ne se limite pas à celle de l'auteur de BD mais qui concerne à l'évidence, l'ensemble des créateurs du monde artistique. A lire pour sortir des sentiers battus et pour découvrir un des auteurs phare de la Bd française de ces 15 dernières années.

19/04/2012 (modifier)
Par Frolier
Note: 4/5
Couverture de la série Les Brigades du Temps
Les Brigades du Temps

Une BD à lire de 7 à 77 ans, comme on disait... Un mélange plutôt réussi d'humour et de SF. Avec le style graphique de cet album et quelques gags qui arrivent assez vite on s'attend surtout à sourire, mais finalement on parvient à être pris par l'intrigue, et si on se demande parfois où les auteurs veulent en venir, la fin donne très envie de connaître la suite. Le dessin est sympathique sans être renversant, avec des petits détails à chercher dans les images, ce qui est toujours sympa. Il y a des recherches de mises en page (chevauchement des cases, etc) qui me semblent assez inutiles et qui peuvent même poser de petits problèmes de lisibilité, d'autant plus que le découpage est assez dense (beaucoup de cases, beaucoup de texte). Mais je chipote. Dans l'ensemble, c'est un album que je recommande, avec une angoisse tout de même: comment vont-ils faire tenir la suite de l'histoire en un seul album??? Je crains fort que ce soit expédié, alors qu'il y a là un sujet en or. Quatre étoiles, donc... pour l'instant!

18/04/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Un après-midi un peu couvert
Un après-midi un peu couvert

Bah voilà, il faut parfois des concomitances et concours de circonstances pour découvrir le travail d'un auteur. Et c'est ce qui m'arrive avec Philippe Squarzoni que je dois accueillir, suite à une proposition de mon libraire BD préféré. Du coup, je me plonge dans son œuvre, et c'est jusqu'ici assez jouissif. Alors, j'ouvre le bal avec "Un après-midi un peu couvert" : immersion hors continent sur une petite île bretonne. Tient, c'est marrant, ça me rappelle mes nombreuses excursions sur l'île de Groix d'il y a quelques années. Car Squarzoni a vraiment su rendre cette âme bretonne insulaire à travers son langage et ses expressions ; c'est pas forcé ni trop marqué, juste perceptible pour celui qui connaît. Dans ce récit, tout se joue en subtilités, dans les suggestions. Tout est posé pour que nous percevions, que nous ressentions ce microcosme isolé, qui résume à lui seul un concentré de notre société. Ajoutez à cela de fines réflexions plus ou moins personnelles lancées par l'auteur, et vous obtenez un récit d'une rare richesse avec "si peu". Le dessin réaliste est du même allant. C'est subtil, posé, cadré, expressif, très contemplatif. Ça m'a même fait penser à du Taniguchi par moments. Le choix du sépia comme couleur unique est aussi judicieux et renforce le caractère et l'esprit qu’instille Squarzoni. Alors, un seul conseil à ceux qui (comme moi) ne connaissaient pas cet auteur : foncez !

18/04/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Les Brigades du Temps
Les Brigades du Temps

Ahhhhhhh ! Voyager dans le temps !!!! Je ne remercierai jamais assez H. G. Wells pour La Machine à explorer le temps qui fût sans doute pour moi la première marche "ratée" qui me fît plonger allègrement dans le bain de l'aventure et de la science fiction. Et voilà que Kris ressort la bonne vieille recette du voyage temporel pour donner à son comparse Bruno Duhamel de quoi s'exprimer pleinement. Et ça marche plutôt bien ! Voilà un début de série plus que prometteur ! Prenez un duo hétéroclite du genre premier de la classe et une brute épaisse, moulinez bien et expédiez en 1492... Laissez mijoter et ...profitez ! Kris évite les écueils tranquillement, en louvoyant entre une histoire épique, un humour efficace et des explications scientifiques suffisantes. De son côté Bruno Duhamel pose un univers graphique dense et détaillé. Tout cela s'inscrit dans des découpages dynamiques et originaux qui nous font profiter de bien belles planches et d'une narration efficace : ça swingue ! Ajoutez à cela une surprise de taille à la fin de ce premier opus, et vous avez votre comptant pour baver sur un futur prochain tome 2... Vivement la suite ! -Petite annonce- Modo de BDT cherche machine à voyager ds le tps pr lecture express du T2 des Brigades du temps.

18/04/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Les Formidables Aventures de Lapinot
Les Formidables Aventures de Lapinot

Je ne suis pas fou de Trondheim et j’ai donc hésité longtemps avant d’essayer Lapinot. Il faut dire que des dessins aussi moyens et simplistes ne font pas rêver. Et bien, je dois admettre que la série est quand même assez barrée… et diablement addictive. J’ai lu les dix tomes à la suite avec beaucoup de plaisir. On sent que Trondheim a énormément travaillé sur les personnages, les dialogues et les situations, tant l'ensemble est fin, intelligent et singulier. L’humour, omniprésent, fait souvent mouche. J’ai bien aimé aussi les parodies de certains genres littéraires ou cinématographiques. Original et surprenant, lapinot est vraiment à découvrir.

16/04/2012 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de la fin du monde
Les Aventures de la fin du monde

Voici un petit album en format à l’italienne sans autre prétention que celle de nous faire passer un bon moment (ce qui n’est déjà pas si mal en soi). La bd est construite sur base de strips en deux vignettes (soit une page à l’italienne) qui, mis bout à bout, forment un récit sur le thème revisité de la création. C’est drôle, frais, pas prise de tête. On ne rit pas aux éclats mais le sourire ne quitte pas les lèvres pour autant. Le dessin minimaliste sert bien l’histoire. Que dire de plus ? Croquez dans la pomme, dieu vous le rendra ! Sympathique et distrayant.

16/04/2012 (modifier)