Les derniers avis (32095 avis)

Par js
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zombies (Soleil)
Zombies (Soleil)

Ça c'est de l'histoire de zombies bien tournée ! Certes, le scénario n'invente rien au genre et n'innove pas vraiment, mais le rendu final est 'franchement bien'. Juste pour citer : je ne vois pas trop de liens entre Walking Dead et cette série. En effet, elles reposent sur des procédés communs, mais les personnages, l'histoire et les zombies n'ont rien à voir ! Le scénario est rempli de surprises et de rebondissements, ce qui rend la lecture captivante. Le tout est agrémenté de quelques doses d'humour (très bien dosé, bien pensé et efficace) et d'hémoglobine ! Le "prologue" du récit est génial à mes yeux ! Côté dessin, rien à dire, le trait est précis, les visages expressifs, les décors bien retranscrits et les couleurs agréables. La double planche vers la fin du premier tome est impressionnante et augmente l'angoisse (si l'on peut dire) de la situation. Les petits 'hics' : les visages non dessinés sur les vues de loin et le visage trop manga du petit garçon. Une série de zombies excellente dont je conseille vivement l'achat et dont j'attends impatiemment la suite ! --------------------------------------------------------------- Jusque là la série allait bien, le scénario était prenant, quelques passages originaux ; l'ensemble respectant assez bien les codes des films de zombies. Le dessin colle bien et est maîtrisé avec des couleurs bien trouvées pour le cadre. MAIS : le tome 0 est nul ... A quoi sert-il ? Honnêtement, je ne lui trouve aucun intérêt et en regrette presque l'achat... L'histoire est molle, décevante et n'apporte rien de plus à la série... Le dessin reste correct mais il ne sauve pas le scénario.... Tome 0 : à éviter... !

04/07/2011 (MAJ le 24/04/2012) (modifier)
Par Raphifty
Note: 4/5
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Siegfried est une BD intéressante, le dessin y est léché, l'histoire est prenante et la colorisation crée une unité très agréable. L'intrigue plonge le lecteur dans une aventure divine où dieux et dragons croisent le chemin d'un jeune garçon ignorant tout des enjeux de sa naissance. Les personnages sont attachants et possèdent tous une personnalité. Certain sont drôles, d'autre sont héroïques ou divins mais aucun ne se ressemblent. La quête qui les rassemble est prenante et plonge le lecteur dans une aventure épique. Malgré quelques situations confuses, les trois tomes se lisent avec plaisir. Quelques petites touches d'originalité viennent renforcer un scénario bien travaillé, les retours dans le passé, le présent et le futur sont les vrais plus de cette aventure que je recommanderai à mes amis.

27/03/2009 (MAJ le 23/04/2012) (modifier)
Couverture de la série Chats Chats Chats
Chats Chats Chats

Personnellement, j’aime les chats. Et je crois que c’est essentiel pour qui veut apprécier cet album. Mais si j’aime les chats, ce n’est pas pour leur côté doux et affectueux mais plutôt pour leurs défauts. J’aime leur indépendance, leur arrogance, leur caractère sournois, leur orgueil, leur curiosité et, il faut bien l’avouer, leur côté crétin assez récurrent. Et les auteurs ont parfaitement su saisir ces dimensions et s’appuient sur celles-ci pour nous délivrer des gags qui font souvent mouche ! C’est par leurs défauts que ces chats deviennent attachants. Donc, si vous aimez les chats mais que vous n’aimez pas vous en moquer, oubliez autant cet album que si vous n’aimez pas les chats. Il n’est pas fait pour vous. Quant aux autres, et bien vous aurez droit à un florilège de situations qui sentent le vécu servi par un dessin alerte, caricatural et expressif. L’absence de texte permet de mettre l’accent sur le visuel. La structure en gags en une planche permet de passer en revue plus d’un comportement félin crétin. La colorisation est synthétique mais lumineuse (et, honnêtement, je m’en fous quelque peu). Outre les situations, les mimiques même de ces chats sont une belle source de sourire et de rire (ouah, la tronche du chat qui vient de sauvagement agresser une pantoufle !!!) Le plus bel hommage que je puisse rendre à cet album, c’est de dire que ces chats sont les dignes héritiers de celui de Gaston Lagaffe. Certes, ils n’arrivent pas au même niveau que les cimes himalayennes atteintes par ce dernier mais ils s’en rapprochent tout de même. Voilà donc un album drôle, très vite lu, aussi rapidement relu… et que je relirai encore souvent, je pense, ne me lassant pas de certaines attitudes félines. Entre le pas mal du tout et le franchement bien. J’opte pour cette dernière cote car dans le genre « recueil de gags en une planche », cela faisait longtemps qu’un album ne m’avait plus fait pareil effet.

23/04/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Sanctuaire
Sanctuaire

Attiré par les excellents commentaires sur cette série, j’ai fini par me procurer cette fameuse trilogie. Et bien m’en a pris ! En effet, Sanctuaire regorge de qualités. Le scénario est à la fois prenant et complexe. L’influence des romans de Lovecraft est assez manifeste, ce qui est loin de me déplaire. L’ambiance oppressante et horrifique est géniale. La pression monte petit à petit chez le lecteur qui a du mal à décrocher de la BD. Quant aux dessins, ils sont bons et s’accordent parfaitement à l’atmosphère. Une fin un peu décevante et une action pas toujours claire m’empêchent de mettre la note maximale. Excellente série, bravo aux auteurs !

22/04/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série L'Ambulance 13
L'Ambulance 13

Encore une série qui fera probablement date sur la première guerre mondiale. Avec Notre Mère la Guerre, Kris et Maël exploraient déjà les bas-fonds du front, Tardi nous a fait frissonner avec ses nombreux albums sur la période, et voici qu'un autre grand, Cothias, s'y met aussi, avec son complice Patrice Ordas, en adaptant eux-mêmes un roman qu'ils ont écrit chez Bamboo (et qui est sorti il y a quelques mois). Ils se sont intéressés à la vie "quotidienne" d'un médecin de guerre, avec tout ce que cela sous-entend. Ordres absurdes, cas de conscience, rencontres fortuites, sentimentalisme, tous ces thèmes sont brassés avec talent par les deux co-scénaristes, qui nous proposent une aventure qui, si elle n'est pas forcément spectaculaire, n'en est pas moins bien menée. J'ai particulièrement aimé la séquence où le médecin va sur le no man's land pour récupérer les blessés. La tension avec ceux d'en face est très bien montrée. Le second tome -qui clôture le cycle mais pas la série- continue sur le même ton, alternant scènes de discussion où les logiques s'affrontent et les scènes de combat -on pourrait dire "boucherie- et ne se termine pas sur un happy end. Très prenant. Le trait d'Alain Mounier me semblait un peu faiblard pour montrer la dureté de la guerre, mais certaines cases et leur découpage m'ont agréablement surpris. Bon choix finalement, qui se confirme sur le second tome. Quant aux bonus, racontant la réalité des services de santé du front, c'est très intéressant et cela apporte un réel complément au récit. Une très bonne nouveauté, à l'heure où les Poilus ont tous disparu.

02/12/2010 (MAJ le 22/04/2012) (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blaise
Blaise

Blaise est un pré-ado pas très beau, inhibé et narcissique, affublé d’un double menton et d’une coupe de cheveux ridicule. Blaise n’aime pas qu’on se moque de lui mais est prêt à ricaner avec la meute d’un camarade plus pitoyable que lui. Blaise étouffe en silence dans l’appartement de ses parents bobos, ne pouvant compter sur ces derniers pour l’épauler dans ce difficile passage vers l’âge adulte. Le problème, c’est que les parents de Blaise ont bien d’autres chats à fouetter… penser à renouveler l'abonnement aux spectacles de danse (qu’ils détestent), à aller voir le dernier film culte probablement soporifique ou la dernière pièce à la mode, où les comédiens font caca sur scène. Normal, Télérama en a dit tellement de bien… Tout d’abord, j’aime bien le graphisme original, fait d’images fixes « samplées-photoshopées » évoquant les Têtes à claques, et s’inscrivant du coup pilepoil dans l’époque. On aime ou on n’aime pas, ce n’est pas du dessin, peut-être même pas de la bédé, certains trouveront les personnages figés, mais c’est un parti pris tout à fait adapté à ce format « strip en six cases ». Comme j’ai pu le voir dans une des critiques, c’est « acidulé », avec un côté rétro aux couleurs un peu passées, équilibrant du même coup la noirceur du propos. Car en effet, l’humour est féroce et vient titiller chacun d’entre nous, avec nos petites lâchetés « ni vues ni connues », nos mesquineries, notre conformisme, et toutes nos contradictions. Avec les Bidochons, on rit de bon cœur, car on a plus de mal à se sentir visés par leur côté « beaufs prolos des années 60 », mais là ces personnages nous ressemblent beaucoup plus ! Si on a un minimum d’autodérision, on pourra donc rire de ces « beaufs bobos », agaçants par leur snobisme et leur conviction d’être au-dessus de la mêlée alors qu’en fait ils n’ont pas des vies extraordinaires, regardent même les émissions de merde (mais en n’arrêtant pas de les critiquer, parce que hé ho, nous, on garde quand même un esprit très critique, hein ?). Cela correspond assez bien aux années post-11 septembre, et sans en avoir l’air, Planchon parvient en six cases à dire beaucoup de choses sur notre époque décadente, individualiste et blasée, toujours soumise aux diktats de l’hyperconsommation. C’est assez subversif et ça dézingue de tous les côtés, avec un redoutable humour pince-sans-rire. Tenez-vous le pour dit, il n’y aura pas de quartier ! C’est pour moi une très bonne surprise, cela faisait longtemps que je n’avais rien lu d’aussi drôle et décapant en matière de BD.

22/04/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série P.38 et bas nylon
P.38 et bas nylon

Ça fait longtemps que je n'avais pas ri autant en lisant une bd que je ne connaissais pas ! Cette version délirante de Drôles de dames contient des passages hilarants. Plusieurs dialogues sont savoureux et le personnage de Barnabé est excellent. Le dessin de Clarke n'est pas mon préféré, mais il sait comment dessiner des filles mignonnes sans tomber dans la vulgarité. D'ailleurs, je suis un peu déçu que les trois filles n'aient pas un grand rôle dans les histoires. Tout tourne presque autour de Barnabé et elles n'ont pas une vraie personnalité et c'est dommage parce que je trouve qu'elles avaient du potentiel.

21/04/2012 (modifier)
Par graveen
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Girls
Girls

Les dessins sont... convenables. En tous cas, le graphisme va très bien avec l'ambiance du comic. Après quelques pages, si on est toujours surpris des quelques machoires carrées (un peu comme dans Walking Dead, selon la forme d'Adlard), on n'a pas particulièrement l'occasion de ne pas reconnaitre les protagonistes. Alors vous me direz, on en est là niveau dessin ? Certes. Mais la force de cette série c'est l'histoire, son découpage, sa mise en page... Et là, je me suis régalé. J'ai emprunté cette série sans vraiment savoir à quoi m'attendre. J'imaginais une histoire gentillette, sur le thème de l'amour, vaguement érotique. Non, c'est plutôt du survival - en tout cas il en emprunte complètement les codes - mais qui développe sa propre trame scénaristique. Bref, le choc. Les 4 tomes y sont passés dans la foulée (ils font 150 pages chacun...). Oh, je ne sais pas quand j'y retournerai, mais là, j'ai été au cinéma, voir une quadrilogie, et j'en sors ravi.

21/04/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Les Seigneurs de Bagdad (Pride of Baghdad)
Les Seigneurs de Bagdad (Pride of Baghdad)

Excellent album de Brian Vaughan et Niko Henrichon , un plébiscite dans la presse mais un succès plus mitigé sur le site. J’ai trouvé la lecture fluide et prenante, une lecture sur plusieurs niveaux, plusieurs thèmes sont abordés comme le conflit intergénérationnel, la liberté, la guerre et aussi la déplorable attitude des hommes. L’histoire peut sembler banale mais je la trouve très interpellante , une histoire sur la vie telle quelle est : belle et cruelle. Un dessin très joli , très aéré en symbiose avec le récit , une colorisation qui vous plonge en plein Bagdad.

21/04/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Okko
Okko

A priori, les histoires de samourais, de sabres, ce n’est pas trop mon truc. Okko, je ne connaissais qu’au travers de reproductions miniatures de la couverture et d’un buzz favorable. Et un jour l’occasion s’est présentée de rencontrer l’auteur. J’ai donc lu l’album, le premier. Et là… C’est carrément un choc ! Grande maîtrise graphique, couleurs fort bien choisies et nuancées… Le dessin de Hub est déjà mature. Sur le plan du scénario, c’est un peu lent à se mettre en place, mais au fur et à mesure du récit, on rentre bien dedans. Je suis très intrigué par le personnage de Naburo et les quelques éléments fantastiques parsemés par Hub. La série continue sur des niveaux élevés, et le tome 7, qui inaugure le Cycle du Feu, opère un changement dans le statut d'Okko et de ses serviteurs, les transformant en fugitifs. On ne comprend pas trop ce qu'il se passe, mais j'imagine que le final sera excellent.

28/04/2005 (MAJ le 20/04/2012) (modifier)