Les derniers avis (32095 avis)

Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Shutter Island
Shutter Island

Je précise que je n’ai pas lu le roman de Lehane. Pour ma part, j’ai trouvé l’album très bon. Le scénario est excellent, jouant sur l’identité et la santé mentale des personnages. L’ambiance est glauque et angoissante au possible. Les superbes dessins de De Metter collent parfaitement au ton de l’histoire. Du bien bel ouvrage.

16/04/2012 (modifier)
Couverture de la série La Première Lettre
La Première Lettre

Dans l’univers de la bande dessinée destinée à la jeunesse, il est de ces œuvres qui vous donnent envie d’être père… pour le simple plaisir de pouvoir les acheter sans devoir craindre le regard moqueur de votre libraire. La première lettre fait partie de ces œuvres. Adapté d’un texte de Rudyard Kipling (dont j’ignorais l’existence (le texte, hein, pas Rudyard)), la première lettre est une œuvre fine et intelligente. L’auteur y traite autant des dangers de l’ignorance que du besoin de tolérance, et les niveaux de lecture sont multiples. A la première lecture, c’est le besoin d’avoir un langage commun qui ressort de la conclusion du récit. Ensuite, l’on se rend compte que ce langage commun ne pourra être atteint qu’en respectant les autres. Enfin, l’on se dira que soigner son langage est essentiel si l’on veut être bien compris. A chaque lecture, une finesse apparait dans le message transmis… et à chaque fois, l’on se dit que l’auteur a vu « juste ». Mais si je me suis penché sur cet album, c’est avant tout attiré par son aspect visuel. Tout d’abord, il y a un bleu lumineux, autant présent sur la couverture que dans l’album. Ensuite, il y a un trait expressif et joyeux, dynamique et immédiat. Et, en matière de colorisation, si c’est le bleu qui a attiré mon regard, l’ensemble des couleurs employées donne un ton frais, soigné, artisanal (dans le bon sens du terme) et spontané à chaque planche. Enfin, n'oublions pas la gaité qui émane de cette lecture. L’humour est omniprésent même s’il n’occulte jamais le fond le l’histoire. Beau à voir, fin, avec une morale à retenir et des niveaux de lecture multiples qui garantissent la conservation de l’intérêt de cet album au fil des ans, cette première lettre est un véritable coup de cœur pour moi. Des comme ça, j’en redemande.

16/04/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Cent mille journées de prières
Cent mille journées de prières

Le premier tome m’avait laissé sur ma faim. La préface semblait suggérer des sujets sérieux présentés dans un contexte historique lourd (le régime sanglant des Khmer Rouges), mais l’auteur se contentait finalement d’introduire ses personnages avec une histoire très « roman graphique ». Heureusement les choses bougent vraiment avec ce deuxième tome. On se retrouve cette fois plongé au cœur de la crise, le contexte historique nous est présenté succinctement mais efficacement, et on suit avec effroi les horreurs commises par le régime des Khmer Rouges, « qui déportèrent et assassinèrent 1,7 millions de personnes entre 1975 et 1979. » La narration est très éloignée de l’austérité des reportages graphiques de Joe Sacco. Elle est onirique et remplie de métaphores… un choix intéressant, et finalement efficace, puisqu’on en apprend énormément sans jamais se perdre dans les méandres métaphoriques de l’auteur. J’ai trouvé ce récit prenant et surtout très touchant. La planche montrant la maman sortir du mémorial (vers la fin de l’histoire) m’a presque fait fondre en larmes (oui bon j’ai un cœur d’artichaut !). Ce 2eme opus confirme que « Cent mille journées de prières » est un diptyque de qualité, qui mérite toute votre attention. (je passe ma note de 3/5 à 4/5)

03/05/2011 (MAJ le 15/04/2012) (modifier)
Couverture de la série Les Semi-aventures des Hommes-rats
Les Semi-aventures des Hommes-rats

C'est vrai que le dessin n'est pas des plus remarquables (en bien), loin de là...Pourtant, je mets 4 étoiles car cette série possède deux qualités essentielles à mes yeux: 1) Elle est très fluide à lire, le découpage et les cadrages sont maîtrisés, et elle se lit vite, tant on arrive a saisir l'action au premier coup d'oeil. 2) Elle est divertissante. Je suis entré de plain pied dans cet univers de gnomes chapardeurs, mais joyeux et avec un excellent fond, pourtant détestés des humains. L'ennui n'a pas pointé le bout de son nez une seule fois. J'ai été un peu étonné que les tomes 1 et 2 soient finalement totalement indépendants, et je ne vois pas trop où l'auteur voulait en venir. J'utilise l'imparfait, car je pense qu'il y a de très fortes chances que l'on puisse considérer cette série comme abandonnée... J'ai contacté l'éditeur à ce sujet, on verra bien. Du coup, difficile, en sachant cela, de se prononcer sur un conseil en matière d'achat! J'ai acheté ces deux albums une bouchée de pain, et je pense que vous ne prenez pas trop de risques en faisant de même. (111)

15/04/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Hardland
Hardland

Un univers héroic-fantasy original qui part sur une idée pourtant assez simple : la magie a disparu ! Le concept est bien maîtrisé et l'auteur détourne des codes de l'héroic-fantasy et comme je ne suis pas un grand fan de ce genre peut-être que plusieurs choses m'ont échappé durant ma lecture. Les personnages sont excellents et j'ai adoré voir comment ils vivaient sans magie. Et si je ne suis pas fan du dessin, il est au moins dynamique et la narration est fluide. Toutefois, j'avoue que je n'ai pas trop rigolé durant ma lecture. Lire les trois tomes a été plaisant et je voulais savoir la suite, mais à aucun moment je n'ai trouvé l'humour génial. Ça m'a fait sourire, mais je ne me rappelle pas avoir ri.

15/04/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série Jeanne la Pucelle
Jeanne la Pucelle

Cette nouvelle production Soleil est une très bonne surprise à tous point de vue en ce qui me concerne. Tout d'abord j'ai été séduite par le scénario qui nous présente (et personnellement c'est la première fois que je lis ça en BD) l'histoire de Jeanne d'Arc depuis sa naissance. On la découvre toute petite fille, bien avant la révélation qui la conduira où l'on sait. Le premier tome se termine juste au moment où elle s'apprête à prendre les armes. J'ai trouvé cette première partie de la série très justement dosée et intéressante. Elle permet également de s'atatcher aux personnages : Jeanne, mais aussi son frère ou le curé du village par exemple. Graphiquement c'est aussi très joli ! La technique semble artisanale, du genre crayonné amélioré réhaussé d'une colorisation réaliste douce et harmonieuse, jouant avec la transparence et des gros plans très esthétiques et expressifs. Si on peut obtenir ce genre de résultat à la palette graphique, je tire mon chapeau. Voici donc une série prometteuse à tous points de vue, vivement la suite !

12/04/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Quartier lointain
Quartier lointain

Deuxième contact avec Taniguchi suite au Sommet des Dieux et c'est là encorede la belle ouvrage. Comme à chaque fois que j'avise un manga, je spécifie bien que je ne suis pas fan de ce type d BD, mais cet auteur me régale, tant par ses histoires que leur mise en image. Qui n'a pas rêvé un jour de revenir à l'adolescence avec l'expérience et les connaissances de notre âge adulte. Ce postulat amène un premier constat forcément positif, puisqu'il est évident qu'avec cet "avantage", Hiroshi devient forcément le mec cool du collège, bon niveau scolaire ET sportif ET avec les filles (dont forcément celle qui fait tourner toutes les têtes).... Puis vient le temps des questions, puisque le passé se modifie au fil des nouvelles inter-actions, quid de la vie du présent (d'adulte), de nos enfants etc (ça rappelle Marty Mc Fly), quelle accuité aurait l'ado sur sa jeunesse et donc quelles conséquences sur sa future vie d'adulte, quel paramêtre toucher, quels seront les impacts futurs que du coup on ne maîtrise pas? Autant de questions qui sont posées délicatement, au milieu d'un brin de nostalgie sur les années de jeunesse de l'auteur, avec aussi une jolie photographie du japon de l'époque, avant l'ultra-occidentalisation, encore marquée par la guerre et les coutumes ancestrales..... C'est passionant, ça se dévore, une très belle BD, vraiment.

12/04/2012 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série Les Mauvaises Gens
Les Mauvaises Gens

Avec cette histoire Davodeau poursuit son exploration de la France Profonde pour nous offrir une plongée dans le monde rural entamé avec l'album "Rural". Il s'engage ainsi dans la description du monde ouvrier dans les campagnes dans la France d'après guerre, qu'il prolongera ensuite dans l'album Un homme est mort. C'est l'histoire d'une France qui n'est aujourd'hui plus, celle qui vivait au rythme de l'église et de l'usine, celle du plein emploi dans la France en reconstruction. Pas de héros, ni de personnages fictifs ici, rien que du réel puisque Davodeau qui se met lui même en scène, raconte son histoire, et celle de ses parents auxquels il donne la parole. Il confirme à cette occasion qu'il est un auteur du réel, à l'instar d'un Joe Sacco dans un tout autre registre, le témoin d'une époque qu'il restitue sans fard. On est ici a mi chemin entre la BD traditionnelle et le Journalisme, ce qui donne un récit franc, sincère et authentique. Une tranche de la France d'avant, relatée sur près de 180 pages entre 1953 et 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir. Le tout servi par un dessin simple et lisible, caractéristique de la nouvelle génération qui domine la BD Française de ces 15 dernières années. Mais qu'importe si le dessin n'est pas d'une grande virtuosité, puisque le scénario est au rendez vous de la qualité. Sans doute un des meilleurs albums de Davodeau.

11/04/2012 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Le Prince de la Nuit
Le Prince de la Nuit

J'adore Swolfes, je n'aime pas les vampires. Match nul balle au centre. Ben pas vraiment. Mais cette série est véritablement ben foutue, la narration, alternant les flash back historiques évoquant les ascendants du héros et sa quête perso contre ce méchant charismatique mais un tantinet caricatural (franchement, à la voir, qui l'inviterait à un petit diner à la maison?) permet une montée en puissance lente, mesurée et orchestrée admirablement. Les retournements de situations sont bons, l'importances des personnages secondaires n'est peut être pas assez utilisée mais sur 6 T, Swolfes tisse une trame directe pour éviter les historiettes inutiles. Côté coup de crayon, c'est toujours aussi beau, des décors aux personnages (les femmes sont toujours aussi sublimes). Un petit clin d'oeil graphique à Jean Gabin assez marrant. De la belle ouvrage qui donne un vrai grand plaisir de lecture.

11/04/2012 (modifier)
Couverture de la série Z comme don Diego
Z comme don Diego

On est dans le crétinisme le plus absolu, avec pas mal de clins d'yeux à nos politiciens d'aujourd'hui. C'est bien trouvé et vraiment très bon, bien que parfois inégal comme le souligne le monsieur juste au dessus. Mais les quelques faiblesses n'occultent en rien le fait que je n'avais pas autant ri devant une BD depuis de très nombreuses années. Le fait que je sois un fan du justicier masqué y est peut-être pour quelque chose aussi... Une BD très chaudement conseillée. Pour les curieux, la page Facebook : http://www.facebook.com/z.comme.don.diego

10/04/2012 (modifier)