Les derniers avis (32093 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Licorne
La Licorne

Une série qui a pour personnage principal un véritable pionnier de la chirurgie moderne ayant existé à savoir le médecin du roi Ambroise Paré qui était à la fois humaniste et anti-conformiste. Le récit se déroule en 1565 au temps de la Renaissance dans une époque où de nouvelles disciplines émergent (anatomie, biologie, chirurgie...) malgré l'hostilité des facultés de médecine de l'époque encore tributaires d'un savoir ancestral. L’intrigue se base sur les découvertes liées au corps humain : c’est assez «original » dans le concept même si on a parfois du mal à suivre. Entraîné dans un complot visant à exterminer une ancienne confrérie de médecin, Ambroise paré est amené à reconsidérer ses convictions les plus profondes sur la nature du corps humain et les méthodes médicales. En enquêtant sur la mort de plusieurs anatomistes réputés, il va croiser d'inquiétantes créatures qu'il n'imaginait même pas et découvre que certaines recherches sont étouffées par le pouvoir et l'Eglise. Le thème du complot et des monstres est « encore » utilisé ; ce qui m’a laissé quelque peu dubitatif dans un premier temps face aux critiques élogieuses de cette série. A suivre pour son originalité. Et justement, cette suite ne m'a pas laissé indifférent! Certaines planches de ce second tome sont tout bonnement magnifiques et on ne peut que le constater. L'intrigue se précise laissant apercevoir une grande richesse du scénario: le corps humain comme enjeu entre les scientifiques et l'Eglise. Le problème de cette série est justement cette sérieuse complexité du scénario. Il faut bien suivre chaque étape pour comprendre les enjeux de cette histoire qui se dessine à travers les alliances des uns avec les autres. Je peux comprendre que cela donne mal à la tête. Je viens de lire le 4ème et dernier tome qui apporte toutes les réponses sur l’identité de la Licorne mais on ne comprend plus très bien si les méchants présentés (en gros l’alliance vampire et Eglise) avaient de bonnes ou de mauvaises raisons. J’avoue que ce n’est pas très clair dans mon esprit. Une relecture de l’ensemble s’imposera. Quoiqu’il en soit, c’est assez original pour retenir l’attention. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

14/02/2007 (MAJ le 29/05/2012) (modifier)
Par Muriel
Note: 4/5
Couverture de la série Louise
Louise

Un album graphique d'une trentaine de pages, dans lequel les voix de Louise (3 ans), de son papa et de sa maman se répondent et s'entrelacent. Retour sur la naissance prématurée de Louise (à 7 mois), les semaines de couveuse, et puis la vie en famille, jusqu'aux 3 ans de la petite. On s'y retrouve, quand on est parents; La solidité du couple et l'amour qui scinde cette petite famille fait chaud au coeur. Bien que publié dans le département jeunesse de la maison d'édition Gargantua, cette bande dessinée s'adresse plutôt à des adultes qu'à des enfants.

29/05/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série La Planète des Singes
La Planète des Singes

J’ai hésité avant d’acquérir ce comics, une couverture sombre pas très engageante et évidement un thème exploité de nombreuses fois, je me suis décidé après consultation des avis sur le site. Bien m’en a pris, c’est surtout le scénario qui m’a positivement impressionné, l’histoire est passionnante de bout en bout, pas de temps mort, un suspens bien entretenu, un véritable régal. Pour le dessin la première impression n’était pas très bonne, mais dés la lecture entamée cette impression disparaît, quelques planches sont perfectibles mais beaucoup d’autres sont superbes. Une histoire sur trois tomes, un très bon moment de lecture sans trop se casser la tête.

28/05/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Fables Nautiques
Fables Nautiques

Note : 3.5/5 J'ai été séduit par cette BD même si je suis persuadé que ceux qui n'aiment pas les récits oniriques où tout ne trouve pas d'explication concrète pourraient très bien la détester. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est originale. J'ai beaucoup aimé cet univers clos et assez loufoque de gigantesque complexe aquatique. J'ai trouvé amusant son microcosme étonnant, ses personnages presque animaliers, dangereux plongeurs écervelés, bancs déterminés de nageuses à bouées, oracles en jacuzzi et autres maîtres nageurs dévoués. Rien n'est crédible évidemment mais tout est drôle et bien trouvé. Il règne dans ce récit une vraie atmosphère de rêve, un peu dérangeant, un peu fantasmée mais en tout cas très prenant. Je regrette tout de même que certains mystères ne trouvent pas l'ombre d'une explication (notamment concernant la "baleine" et son rapport avec la clé perdue). Je regrette aussi l'aspect un peu vain de l'intrigue quand elle touche à sa conclusion. Mais c'est le cas de la grande majorité de ces types de récit onirique. Et malgré cela, j'ai suffisamment été touché par la poésie, l'humour, l'ambiance et l'imagination de cette bande dessinée. J'en conseille donc la lecture aux amateurs du genre tout en prévenant les adeptes de récits réalistes et se tenant de bout en bout qu'il seront très probablement rebutés par elle.

28/05/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Kookaburra Universe
Kookaburra Universe

Suis-je devenu un véritable « fan » de cette saga pour ne pas voir quels sont les défauts par rapport à la série mère ? Suis-je aveuglé à ce point ? Il faut savoir que l’auteur de la saga originelle a beaucoup de détracteurs et qu’on lui a souvent fait de mauvais procès. Un auteur a le droit d’arrêter une série et de la confier à des collaborateurs de confiance s’il doit faire face dans sa vie personnelle de terribles drames l'empêchant d'avoir le goût de continuer… Bref, les quelques mauvaises notes attribuées ne me semblent pas justifiées. Il ne faut pas vous arrêter sur cela mais vous faire votre propre opinion. Vous ne serez pas déçus du voyage intergalactique! L’exploration d’un personnage par tome de la saga originelle pour se replonger dans le passé de ce vaste space-opéra est passionnante de bout en bout. Kookaburra Universe est un ensemble de spin-off relatifs aux origines et à la vie des héros de la série mère. Quand il y a, au-delà de la simple histoire, une consonance sur de graves problèmes de société et sur l’avenir de l’humanité, c’est réellement à la hauteur. Par ailleurs, les dessins sont de bonne facture, ce qui ne gâche rien au plaisir. Le scénario est haletant et réserve quelques surprises. Le sujet est nettement pessimiste enlevant le côté bon enfant. Que du bonheur dans cette lecture! Si on fait les comptes, on se rend compte que cette série peut se ranger aisément dans la catégorie «franchement bien» car l'ensemble est réellement satisfaisant avec des creux ici et là ce qui est normal quand nous sommes en présence de différents scénaristes et dessinateurs à travers les tomes qui se succèdent. Le détail de mes notes sur chacun des tomes pourrait être finalement le suivant : Tome 1: Le secret du Sniper Le premier tome de Kookaburra Universe revient sur l’enfance de Preko, héros principal de la série. Le duo Crisse et Mitric ne vont pas nous livrer le meilleur des scénarios en la matière pour inaugurer cette série parallèle afin de prolonger la saga Kookaburra. C'est un peu plat et cela manque même d'un peu de piment. Cependant, la lecture demeure tout de même assez agréable et on suit les aventures de notre héros avec plaisir sans s'encombrer la tête. Il ne faudra pas s'attacher à ce seul premier tome mais bien continuer à explorer cette série qui réservera bien d'autres surprises plus intéressantes. Tome 2: Taman Kha Ce 2ème tome s’attache à décrire l’organisation sociale de la planète Lilith à travers les aventures de Taman Kha, compagnon d’aventures de Preko. Le scénariste imagine une société originale et cohérente, et nous conte l'apprentissage d'une petite fille dans l'utilisation des pouvoirs psychologiques et du combat. Bref, l'univers commence à devenir intéressant. A noter que Crisse et Mitric ont passé la main à de nouveaux auteurs qui vont à chaque fois développer leur aspect des choses à leurs manières et pour notre plus grand plaisir! Tome 3: Mano Kha Ce tome 3 clos l’épisode de Kookaburra Universe revenant sur les épreuves endurées par Taman Kha, commencées le tome précédent. L'histoire est véritablement tragique ce qui donne une nouvelle consonance à cet univers. Cela l'élève à une espèce fresque spatial mythique. Bref, cela prend de l'envergure! Tome 4: Skullface Ce personnage était sans doute l'un des plus intéressants à découvrir. Comment est 'il devenu Skullface ? Par quel destin tragique était 'il passé ? Nous étions réellement curieux de connaître l'évolution du compagnon d'arme de Preko. Malheureusement, le traitement un peu poussif qui en sera fait ne sera pas vraiment à la hauteur des attentes suscitées par les fans. On a l'impression que ce personnage semble aux antipodes de celui imaginé par Crisse dans la série mère. On pourra regretter ce manque d'inspiration. Tome 5: Les Larmes de Gosharad C'est un épisode qui ne sert pas vraiment à grand chose dans cet univers. On va assister à une bataille entre les redoutables guerrières amazones et les forces de l'alliance. On bascule également dans un graphisme un peu manga qui s'éloigne de l'univers original de la série. Bref, pour l'instant, on se trouve à un creux de la série qui a besoin sérieusement d'être relancée. Tome 6: Le Serment Dakoid Je dois bien avouer que j'ai eu un faible pour le tome 6 signé par les frères Peru à savoir "le serment Dakoïd" où l'on explore le peuple le plus énigmatique de la saga Kookaburra dans une atmosphère plutôt dark mais particulièrement inédite. C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris le décès de l'un des frères à seulement 26 ans. Un talent prometteur de dessinateur... La vie est parfois très injuste. Cet album restera un bon moment de lecture! Tome 7: Le Sourire de Myra On va s'interresser au personnage de Myra, l'une des enfants de la prophétie Kookaburra. On va également retrouver l'excellent scénariste de la série Orbital qui va nous livrer un scénario assez fluide assez agréable à suivre d'autant que le dessin est très bien assuré également. Un opus intéressant où le niveau monte incontestablement. On commence à se demander si cette série n'est pas plus intéressante que la série mère: c'est dire ! Tome 8: Le Dernier Vol de l'Enclume Ce tome est un véritable huit-clos qui se déroule dans un vaisseau spatial en quelques heures. Le pari scénaristique était audacieux mais le résultat n'est pas à la hauteur de nos espérances. Par ailleurs, au niveau du graphisme, cela ressemble à un vulgaire montage informatique sans cohérence. On est loin du trait subtil des dessinateurs qui se sont succédés jusqu'ici. Que dire également des dialogues assez creux et misérables ? Un raté de la collection! Tome 9: Le Lamentin Noir Le tome 9 à savoir « Le Lamentin noir » est également excellent. Finalement, il y a une alternance de bons et de moins bons volumes. Tout dépend finalement du dessinateur et du scénariste qui change à chaque fois. Une bonne mention également pour le coloriste Sébastien lamirand qui a fait un excellent travail ! Ce tome va nous éclairer sur quelques zones d'ombre en revenant 20 ans en arrière. Le final va se révéler grandiose. Tome 10: Les Prêtresses d'Isis J’ai également apprécié le tome 10 avec son graphisme étonnant et son scénario passionnant. Cela manque toutefois d'un peu de rythme mais on aura droit à de superbes planches avec un scénario fort habile. On prend plaisir à lire la montée de cette jeune prêtresse d'Isis qui jouera un rôle majeur dans le futur conflit inter-galactique. Tome 11: L'île des Amantes Religieuses Le Tome 11 apporte un vent d'humour et de fraîcheur sur une série qui devenait de plus en plus noire. On va passer un bon moment de détente pour des aventures tout à fait exotiques avec des scènes plutôt cocasses et sexys ! On remarquera également une excellente mise en scène scénaristique parsemé de clin d'oeil les plus divers (à Albator entre autre). Au final, un très bon cocktail d'aventure et d'humour. Tome 12: L'honneur du Sniper Un scénario habile et judicieux servi par un dessin de qualité. Un récit dynamique et véritablement rythmé où le thème principal est bien l'honneur qu'il soit retrouvé ou bafoué. Un album qui ravira les fans incontestablement ! On a l'impression que la saga est sans cesse revisitée et part dans des directions insoupçonnées. Tome 13: L'appel des étoiles C'est un récit plus sombre qu'à l'accoutumée qui nous est livré. On pourra se perdre dans les méandres du scénario. Il serait peut-être temps d'arrêter de développer à l'infini cet univers car cela pourrait lasser à la longue. C'est pourtant un fan qui parle ! Tome 14: Lames soeurs C'est certainement le tome que j'ai le moins apprécié jusqu'ici. Et pourtant, il nous livre des informations essentielles sur les mystères qui sont attachés à la série. C'est la faute d'un scénario trop confus dont les enchaînements ne sont absolument pas convaincants avec des dialogues que nous auront du mal à déchiffrer. Par contre, rien à redire sur le dessin et sur la colorisation qui sont au niveau attendu. Tome 15: Casus Belli : terra incognita Après le tome que j'ai apprécié le moins, voilà l'un de ceux que j'ai appréciés le plus de cette saga. Visiblement, les tomes se succèdent et ne se ressemblent pas. C'est normal quand on a un scénariste et un dessinateur à chaque fois différent. Tous ne se valent pas au niveau de la qualité. Il est vrai que j'avais beaucoup hésité à l'achat avec l'énorme déception du dernier tome. Je croyais que c'était la fin de la saga et voilà que je découvre que cette aventure n'est que la première partie d'un diptyque. On sent tout de même que la fin est proche. Nous avons droit aux origines de la guerre entre les Amazones et la fédération terrienne comme le titre l'indique subtilement. Les personnages sont bien creusés et les retournements de situation seront à la hauteur. Le style graphique a du caractère tout comme les personnages. J'ai passé un bon moment de lecture grâce à un scénario ingénieux. Je n'attends plus que le tome final de cette formidable épopée intergalactique. Un gros bémol cependant qui a quelque peu gâcher mon plaisir de lecture: à l'intérieur des bulles, les dialogues ne sont pas découpés correctement. Ceci est une grave erreur de forme. On ne peut pas terminer une ligne par exemple avec un s apostrophe et continuer sur la ligne suivante avec le mot dans son entier. Bref, le découpage des phrases ne respecte pas la norme en la matière. Cette erreur s'est répétée sur toute la bd. Tome 16: Casus Belli: invasion C'est un final attendu pour cette série dérivé qui aura été mieux exploité que la série mère. Le récit va prendre une dimension épique à une planète désertique qui rappelle le film Dune où l'on rencontre également des vers géant et où il est question d'un élu. Il est dommage que l'histoire d'amour originale disparaît au profit de l'action à l'état pur. Les principaux personnages vont mourir un par un et au détour d'une case sans aucune émotion. Tout cela est quelque peu précipité. Pour autant, le plaisir de cette lecture est resté intacte même si le défaut du dessin sur certaines cases est perceptible. On retiendra surtout la cause de la guerre entre l'alliance terrienne et les amazones. Cela vaut tout de même le détour. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5

17/04/2007 (MAJ le 27/05/2012) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série D'air pur et d'eau fraîche
D'air pur et d'eau fraîche

Le titre nous laisse imaginer une histoire légère et champêtre, mais les premières pages nous font vite déchanter : c’est noir, c’est dur comme la vie en montagne, et c’est crasseux comme les hommes hantant les saloons du village du coin. On ressent presque un soulagement quand Joshua échappe bien malgré lui à son bourreau de père, et cette sensation de liberté qu’il ressent est contagieuse et infecte le lecteur… mais les éléments reprennent le dessus, et nous rappellent que la vie sauvage ne pardonne pas grand-chose, et forge le caractère… le fiston finit par ressembler à son père, et la boucle est bouclée. Bien vu, et touchant sur la fin. La narration se veut muette, ce qui est intéressant, mais l’auteur utilise par ci par là des symboles pour clarifier certains passages (voir exemples dans la galerie), ce que l’on peut voir comme un semi-échec narratif. Bon, cela ne m’a pas du tout gâché ma lecture, mais ce genre de procédé me laisse toujours dubitatif… Le dessin est superbe. Il retranscrit parfaitement l’action, et surtout nous transporte dans la nature et les montagnes nord-américaines… le tout dans un noir et blanc élégant. Une histoire qui se lit facilement (comme un verre d’eau fraiche !), et qui m’a beaucoup plu et touché. A découvrir.

25/05/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)
Car l'enfer est ici (Le Pouvoir des innocents - cycle 2)

J’avais beaucoup aimé Le Pouvoir des innocents qui fut d’ailleurs une série que j’ai acquise au tout début pour constituer une collection de bande dessinée. Il faut dire que cette bd figurait dans les classements des meilleurs polars sur les sites consacrés au 9ème art. Bref, cela a été une de mes premières bd réellement adultes. Une question se pose : la nécessité d’une suite était ‘elle franchement indispensable ? De mémoire, la série d’origine n’appelait pas vraiment à une continuation surtout au vu de la fin assez explosive. J’ai l’impression que l’auteur répond à une demande typiquement commerciale commandé par un éditeur. Et puis, même si c’était le cas, qu’importe si le produit répond à toutes les exigences de qualité ! Or, même des années après, on se replonge dans le bain de l’histoire de ce complot à visée politique. C’est bien écrit, bien agencé et ma foi, assez bien dessiné. Le talent est manifestement présent pour nous tenir en haleine. Je n’ai pas encore lu Les Enfants de Jessica qui marque le début d’une troisième période avant même que la seconde soit terminée. Là encore, quelque chose peut chiffonner et encore une fois, personnellement je n’ai rien contre une logique commerciale. De toute façon, on dira que les lecteurs étaient en attente de savoir ce qu’il advient de l’innocent accusé d’un crime qu’il n’a pas commis. Il aurait fallu sans doute le faire plus tôt pour croire en la sincérité d’une telle démarche. Je dois bien avouer que le pari est plutôt réussi. La couverture par contre n’est pas très attirante. Ce titre m’a d’ailleurs totalement échappé lors de sa sortie. Voilà une séance de rattrapage assez salutaire.

25/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Clara (Lemoine-Cécile)
Clara (Lemoine-Cécile)

Sujet délicat que celui traité ici. Clara nous parle en effet du traumatisme de la perte d’un être cher vécu par un enfant. La première chose qui m’a attiré vers cet album, c’est son style pictural. Rond et frais, rehaussé par une colorisation soignée qui fleure bon l’artisanat, il vient délicatement en opposition du thème grave évoqué. Le scénario m’est apparu très bien construit. Tour à tour sont évoqués : - La situation de départ, avec Clara entourée de ses parents aimants et du lien plus intime qui la lie à sa mère ; - L’isolement de Clara lorsque les parents apprennent la maladie de la maman. Clara se sent alors oubliée tandis que ses parents cherchent à la préserver ; - La mort et le déni, avec une Clara qui ne peut comprendre ou accepter l’idée de la mort de sa maman ; - Le refuge dans l’imaginaire, un imaginaire qui lui permettra d’accepter la chose ; - L’acceptation de la mort et l’enterrement. L’ensemble est vu sous l’angle de Clara, petite fille parmi tant d’autres, touchante dans sa simplicité. Bon, vous l’aurez compris : il y a plus rigolo comme thème de bd. Ceci dit, et même si certains passages émeuvent, on ne tombe pas dans l’inutilement larmoyant. Clara est d’un naturel joyeux, et c’est heureux ! Un bel album, en somme… mais je me demande s’il trouvera son public. En effet, à quel enfant aurait-on envie d’offrir un album triste ? Le public le plus adapté me semble être composé d’enfants dont l’un de leurs camarades vivrait la même situation que Clara… C’est très restreint comme public. Ceci dit, si un adulte se plait à regarder « Love Story » pourquoi un enfant ne trouverait-il pas son bonheur dans un récit dramatique ? Les adultes, eux, risquent de trouver l’album convenu et surtout très court pour exprimer autant de choses autour du deuil. En effet, et même si le scénario est bien construit, l’album s’adresse prioritairement aux enfants. Dans un premier temps, j’avais d’ailleurs songé ne donner que 3 étoiles, justement à cause du côté « expédié » du scénario. Avec le recul et en tenant compte du fait que le public visé est celui des enfants, je monte à un petit 4/5. Alors, album à posséder ? J’en sais rien… Pour sa qualité scénaristique et picturale, oui… Pour son utilité à long terme, je ne crois pas. Mais je m’en voudrais de déconseiller l’achat car le soin apporté ici mérite toute votre attention. En tous les cas, c’est un album que je verrais très facilement intégré au sein des bibliothèques scolaires, pour répondre à des demandes occasionnelles. Du beau travail ! Vraiment !

25/05/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Terre-Neuvas
Terre-Neuvas

Contrairement à la plupart des avis précédents, j’ai été très emballé par la lecture ce cet album. Le dessin de Chabouté est encore une fois remarquable même si il est parfois difficile de distinguer les personnages. Mélanger thriller et docu-fiction sur les Terre-neuvas est original et ça fonctionne bien. L’auteur qui s’est bien documenté sur la vie rude et misérable de ces marins, arrive à rendre une ambiance incroyablement réussie. C’est vraiment le gros point fort de la BD. La présence d’un tueur dans le bateau, sans être originale, ajoute de la tension et du mystère. Un bien bel album dont je recommande vivement la lecture.

23/05/2012 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série L'Assassin qu'elle mérite
L'Assassin qu'elle mérite

L’assassin qu’elle mérite est une série signée par Lupano et Corboz, ce même duo à qui l’on doit l’excellent Célestin Gobe-la-lune. Et on retrouve ici un peu la même fraicheur notamment dans les personnages et les situations, ce qui a fait le bonheur des lecteurs de Célestin. Il y a un côté bon enfant, Victor est un jeu homme attachant. Ses courses effrénées dans les rues de Vienne avec ses copains sont des moments d’insouciances. Pareil quand il met pour la première fois les pieds dans un bordel, il découvre cet univers avec des yeux grands ouverts rempli de la naïveté de sa jeunesse. Mais à côté de ça son quotidien n’est pas facile et ses parents ne font rien pour lui rendre la vie plus facile. Derrière cela, cette histoire nous emmène dans un univers bien sombre. Elle met en avant ce qu’il y a de mauvais chez l’homme. Et Il est ici question de manipulation malsaine. Ou comment un dandy sans scrupule profite de notre jeune héros. Le récit est super cohérent et on rit avec Victor dans les bons moments, mais on perd vite le sourire quand celui-ci dérape et plonge doucement dans cet engrenage nauséabond. On aimerait l’aider à stopper cette spirale infernale, mais plus l’histoire avance plus il s’enfonce. Comme toujours le dessin de Yannick de Corboz est excellent et il met superbement ce récit en images, l’ambiance 1900 est bien rendue. Cependant il y a une grosse différence d’encrage entre le 1er et le 2e tome, mais une fois la surprise passée, cela ne nuit pas à la qualité visuelle de la série, même si du coup cela manque légèrement de cohérence.

23/05/2012 (modifier)