Elle est vieille, sale et moche, et fait peur à ses voisins. Malgré son grand âge et son dos courbé, elle n’en est pas pour autant impotente, même si c’est parfois ce qu’elle aimerait nous faire croire ! Il faut la voir pédaler sur son vieux biclou rouillé avec un cageot sur le porte bagage ! C’est qu’on aurait presque envie de lui donner la pièce avec son vieux manteau usé jusqu’à la corde. Mais le pire, c’est qu’elle ne vous dirait même pas merci et trouverait encore moyen de vous accuser de lui avoir refilé une fausse pièce ! Elle est comme ça, Carmen Cru. Elle déteste l’humanité entière, et ce n’est pas la bonne foi qui l’étouffe, la vieille carne ! Odieuse à souhait, elle ne reculera devant rien pour ne pas débourser un centime, s’estimant entourée de crapules qui ne cherchent qu’à lui faire du tort, à elle, pauvre petite mémé sans défense… Surtout, si vous la croisez, gardez-vous bien de provoquer son courroux, vous n’imaginez pas de quoi elle est capable !
Et pourtant, allez savoir pourquoi, on finit par s’y attacher à cette « pauvre » vieille, héroïne atypique de ces histoires sur quatre ou cinq planches. Est-ce parce que sans état d’âme, elle réussit à nous venger de tous les donneurs de leçons, hypocrites, snobs et autres parvenus qui grouillent en ce bas monde ? C’est sûr, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère, la vioque, mais nous au moins qu’est-ce qu’on se marre !
Il faut noter la qualité du trait en noir et blanc (de la couleur pour Carmen Cru, vous n’y pensez pas ??!!). Lelong chiade ses dessins, en particulier les personnages qui ont toujours des apparences très rustiques (mentons en galoche, grandes oreilles, membres difformes…). On pourrait croire que cela se passe dans la première moitié du XXème siècle, si parfois certains éléments de modernité ne venaient pas nous rappeler qu’il n’en est rien. Et c’est peut-être aussi ce qui fait le charme de cette série un peu intemporelle, qui aura sans doute comme moi marqué tous les lecteurs de Fluide Glacial dans les années 80-90.
Tome 1 : Rencontre du 3ème âge
Tome 2 : La Dame de fer
Tome 3 : Vie & Mœurs
Tome 4 : Ni Dieu ni maître
Tome 8 : Thriller
Volume 1 à 3.
Au départ je pensais que Fatale mélangeait le polar noir des années 50 à l'univers de Lovecraft, mais dès le volume 2 le comics change d'époque pour nous emmener dans les coulisses sordides des studios hollywoodiens des années 70, tandis que le volume 3, recueil de plusieurs nouvelles, nous fait passer du western à la Seconde guerre Mondiale en passant par le Moyen-Âge français (ce dernier assez peu crédible historiquement, mais ça fait le boulot).
Fatale est une histoire horrifique archi-classique réunissant tous les ingrédients du genre, pour ne pas dire les clichés. Secte satanique millénaire, livre très ancien à la langue inconnue, Nazis férus de sciences occultes, sacrifices rituels horribles afin de faire revenir des dieux anciens à tentacules, tout y passe. C'est clairement du déjà-vu, et sur 3 volumes on n'apprend pas grand-chose.
La trame est au fond assez simple ; Joséphine, la femme "fatale", tente d'échapper à travers les époques à Bishop, chef d'un clan satanique. Avec son allure de Dahlia Noir, Jo, comme elle se fait souvent appeler, possède le pouvoir de charmer tous les hommes dans ses parages et leur fait faire tout ce qu'elle souhaite, un véritable don pour rester en vie, et une malédiction car elle traîne avec elle une culpabilité de plus en plus lourde.
Et c'est là que Fatale a sa carte à jouer. Oui, l'intrigue horrifique n'avance pas, et on se doute bien que les révélations à venir ne seront aucunement surprenantes. Mais c'est avant tout une histoire de personnages, d'hommes de tout genre qui ont le malheur de croiser la route de la femme fatale par excellence. Ces hommes-là ne sont pas des pions, mais bien des victimes, à la fois incapables de résister à Joséphine, et en même temps parfois conscients d'avoir abandonné femme et enfants pour la suivre, quand elle-même se débarrasse d'eux quand cela lui semble nécessaire, les laissant perdus et obsédés par la seule idée de la retrouver, en plus d'être traqués par des barjots sataniques.
C'est dans cette capacité à rendre palpable la misère humaine qu'Ed Brubaker transforme une histoire pleine de clichés en comics très sympathique à lire, le tout sublimé par le trait de Sean Phillips qui semble encore une fois au diapason avec la plume de l'auteur. Certes, ce n'est pas original du tout, mais dans un genre où les personnages sont généralement génériques et transparents, Fatale a des personnages forts qui font passer une intrigue peu inspirée en simple toile de fond horrifique.
Personnellement, j'attends la suite !
Très bon one shot.
Le dessin et la mise en couleur sont très particuliers. Le premier est marqué par un trait plutôt patte de mouche, les faciès sont volontiers grossiers, caricaturaux, idéaux pour dépeindre une bande d'abrutis.
Certaines cases sont frappantes, c'est de la haute qualité, presque Walt Disneyenne style années 70, je pense notamment à la case où un jeune villageois trouve l'épave sur la plage. Son ragard brillant et très bien rendu, alors que le jeu de lumière avec le soleil levant est lui aussi très réaliste.
Concernant les couleurs, elles sont assez tranchées, volontiers sombres, parfois directes, comme pour les cheveux de la petite fille du vieux pépé cul-de-jatte. C'est surprenant, mais dans le bon sens du terme.
L'histoire en elle-même est également géniale. J'ai particulièrement apprécié la manière dont les auteurs arrivent à faire quelquechose de drôle avec un sujet aussi dramatique que la bêtise humaine et la cruauté envers les animaux.
Franchement, je ne pensais pas pouffer en lisant cet album après en avoir lu le synopsis, mais ça a été le cas à plusieurs reprises.
Cet ouvrage est conclu d'une belle postface, avec une toute dernière phrase d'une remarquable sagesse.
Lisez-le, franchement, ça vaut le coup.
(257)
Ça c'est le dernier Lupano. Je l'attendais avec impatience. Je l'ai lu. J'ai pas été déçu.
D'abord il y a les 2 personnages principaux. Vincent et Gaby. Losers, chômeurs, alcolos, fainéants, banals. Bref, 2 anti héros tout ce qu'il y a de plus réussi. La psychologie des deux bonhommes ? Travaillée et merveilleusement approfondie tout au long de l'album. Les découvrir est un vrai plaisir, que ce soit à travers les flashs backs ou les scènes dans le présent. Leur idée à la con ? Braquer un fourgon blindé alors qu'il n'ont même jamais rien volé à la boulangerie du coin. Le cursus parfait pour foirer leur coup. La préparation de celui-ci est d'ailleurs très prenante car la sauce monte petit à petit.
L'humour ? Juste ce qu'il faut. Deux ou trois répliques bien cocasses par ci, deux ou trois scènes déroutantes par là. Cette histoire c'est aussi et surtout une situation qui dérape merveilleusement. Les péripéties sont jubilatoires. Plus on se rapproche du dénouement plus c'est gros et inattendu, plus c'est amusant, plus c'est bon.
Est ce que tout est parfait alors ? hum ... (silence). L'introduction est un peut être un peu bavarde, un peu longue par rapport à la dernière partie de l'histoire. Gênant ? Non pas du tout, c'est même sans doute nécessaire pour que la dernière partie soit aussi efficace. Donc c'est juste pour pinailler un peu. Et sinon le dessin ? Réussi, élégant, fin, en totale harmonie avec cette histoire.
Bref j'ai beaucoup aimé ma révérence.
Je continue ma découverte de ce très bon scénariste qu'est Lupano avec sa nouvelle série "Ma révérence".
A 1ere vue on peut penser que "Ma révérence" est la banale histoire d'un gars qui prépare un braquage, mais Lupano pousse vraiment plus loin en creusant un maximum la psychologie du personnage principal, saupoudrant le tout de flash-back bien amenés, racontant ses motivations, ça donne vraiment de l'épaisseur à Vincent, ça le rend attachant ! Même Gaby Rocket devient attachant, c'est dire !
Je déplore juste une petite facilité scénaristique : l'incident de la boite de nuit que j'ai trouvé un peu facile.
Niveau dessins, ça semble être la 1ere BD de Rodguen, et franchement c'est plutôt chouette ! C'est propre, bien dessiné, le découpage est dynamique, j'aime !
Une belle découverte, une histoire bien ficelé qui va un peu plus loin qu'il n'y parait, je conseille !
Un nouvel album de Julie Maroh, je n'ai même pas cherché à savoir ce qu'il contenait, j'ai acheté les yeux fermés. D'ailleurs la couverture laissait assez de mystères pour me donner envie de l'ouvrir.
Alors, déjà le dessin. C'est ce que j'avais adoré dans le premier ouvrage de l'auteur, mais là j'ai été à nouveau complètement subjugué. Des planches magnifiques, dans un autre ton que celui du Bleu est une couleur chaude, avec cette fois-ci de la couleur dans toutes les planches et un traitement du trait plus proche de la peinture.
Je dirais juste qu'il y a des petites choses qui me font parfois tiquer dans le dessin, notamment dans la forme des visages, mais c'est très peu présent dans l'ensemble de la BD et ça passe assez bien.
Après, il faut bien y venir, il y a l'histoire. Et là, encore une fois, Julie Maroh a su taper juste. J'ai adoré. Le ton du récit est assez étrange, inspiré par des récits antiques sur le scandale et sur les Dieux, transposé dans un monde moderne où les dieux sont des rocks stars, où les motivations sont obscures, et où les coulisses sont un lieu où tous sont perdus.
Le roman graphique va suivre cet homme, Tazane, un homme adulé par la foule, considéré comme un génie ou un malade, critique et adoré, dans une considération quasi-divine. Tout tourne autour de lui, mais cette fois-ci, le personnage ne veut pas de tout ce qu'il a. Il cherche autre chose, qu'on découvre petit à petit.
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que le roman graphique est très ... silencieux. Rien n'est vraiment dit, tout passe par des suggestions, des regards, des phrases glissés, criées, des situations qu'on ne comprend pas tout de suite. Car Tazane est un dieu qui ne veut pas l'être.
En fait le principal intérêt de l'album, c'est toute cette réflexion qui se développe, autour de plusieurs thèmes (l'artiste et la société, la foule, le scandale, le statut d'un artiste ...). Le tout bien agrémenté au final par un texte de Julie Maroh qui explore des citations de grands penseurs. Le complément est parfaitement dans l'esprit de la BD, et j'ai beaucoup aimé la vision élargie qu'il confie à l’œuvre.
En fait, la lecture de cet ouvrage m'a laissé plein de questions, et je pense qu'il va falloir que je le relise encore plusieurs fois avant de pouvoir dire vraiment ce qu'il en ressort, et sans doute que je vais devoir faire plusieurs autres lectures à côté avant de vraiment tout en tirer.
Par contre je laisse ma note à 4/5 car je n'ai pas eu le sentiment que l'ouvrage soit vraiment "culte". Il est très bon, mais j'ai un peu moins aimé le dessin cette fois-ci, et je ne sais pas s'il aura chez moi le même impact que Le bleu est une couleur chaude. Donc pour l'instant je met un 4 en attendant de voir si je monterais la note. Mais je ne peux que recommander la lecture d'un ouvrage qui invite largement à la réflexion.
Avis après lecture du tome 4.
Après la découverte de M. Pothier et de sa plume à la ritournelle rigolote dans Walhalla, je me suis mis à lire "Ratafia" qui vogue dans les mêmes délires rocambolesques.
Si les paroles et réparties fusent pour notre plus grand bonheur à base de jeux de mots et de comique de situation, le seul réel défaut de la série reste le dessin, chatoyant mais un peu trop pauvre à mon gout sur les décors qui demandaient peu-être un peu plus de folie détaillée et de clins d’œil plus ou moins appuyés pour se hisser à hauteur du scénario et bénéficier d'une double lecture elle aussi.
Reste que les albums se consomment rapidement, tant ces aventures joviales accrochent le lecteur ce qui en fait un must dans le genre.
Cependant, j'espère que la quête des cartes, fil conducteur de Ratafia jusqu'à présent, ne décidera pas les auteurs à tirer ostensiblement sur la corde pour faire passer nos braves pirates à d'autres intrigues tout aussi marrantes.
Avis après la lecture du tome 4
Comme BD d'anticipation se basant sur des faits historiques, à savoir la spéculation financière sur les attentats du 11 septembre et comment cela pourrait financer le terrorisme à venir, Ghost money se place dans le haut du panier.
Le récit est captivant, de plus en plus au fur et à mesure des volumes, dans des intrigues politco-policières rondement menées où il est bien difficile de démêler qui tire quelles ficelles. Les personnages sont bien travaillés, alliant des caractères jamais vraiment caricaturaux où chacun(e) traine sa part d'ombre, de casseroles et de bravoure. Ainsi, il n'y a pas réellement de gentils qui gagneront et de méchants au rires sadiques qui perdront et l'on suit les cases plongés dans une vraie tension dans un futur immédiat très réfléchi.
Le dessin ne gâche rien, alternant les ambiances au fil des déplacements internationaux de chacun sans entraver outre mesure la fluidité de lecture.
Je me posais encore la question de l'achat sur la fin du tome 3. Avec La prisonnière tashkite, la question ne se pose plus : Cette série futuriste enthousiasmante trouvera sa conclusion au cinquième volume, aux accents de thriller géo-politisé qui gagne le respect par sa maitrise, son formalisme léché et la complexité des personnages ainsi que leurs relations.
Là, j'ai eu un petit coup de cœur et un petit coup au cœur (copyright 2011 par Sejy) en dévorant cette BD qui me disait vaguement quelque chose sans que je ne puisse mettre le doigt dessus. C'est qu'à force de voir des BD que je dois encore lire sur BDthèque, je ne les connais plus toutes par cœur.
L'intégrale me semblait intéressante, j'ai acheté sans trop réfléchir, et me voila à lire debout dans le tram, histoire de "tester". J'ai du faire attention à ne pas me cogner en rentrant, marcher sur le trottoir c'est dur lorsqu'on lit en même temps.
Cette BD, c'est le parfait exemple d'une BD mignonne comme tout. J'ai été littéralement conquis par ce petit personnage habitant dans son marais, sans doute dans les années 1900, et qui est naïf, mais veut voyager, pour décrocher des étoiles et les offrir à la fille qu'il aime.
Cette histoire toute simple m'a enchanté, tant sur la forme que sur le fond. Le dessin est superbe, avec un trait beau, des cases bien faites, très belles (et souvent très grandes), des petits ajouts très sympathiques (comme cette succession de planches en noir et blanc disséminés dans l'album et qui démarrent les chapitres) et c'est empli de poésie. J'ai aimé ...
Le tout est cimenté par de nombreuses citations, qui ouvrent les chapitres, les ponctuent, ajoutant d'autres dimensions à le lecture, et qui m'auront fait sourire plus d'une fois.
Et s'ajoute le scénario, en deux temps, qui m'a énormément plu. Si les thèmes sont classiques, si certaines situations sont déjà vues ailleurs (je pense notamment aux roms), j'ai aimé, simplement parce que c'est traité tout en douceur et d'une belle façon. J'avançais dans l'ouvrage sans me rendre compte de rien.
L'ouvrage est aussi en deux temps, avec un début très mignon mais qui semble presque trop mignon, et une deuxième partie où les choses vont aller un peu moins bien, avec un contact brutal entre un rêveur et la réalité. Le tout est très bien fait, allant crescendo pour finir sur une fin qui m'aurait presque arraché une larme ...
Allez, ne nous cachons pas, elle l'a fait. Je pense que c'est autant le personnage de l'ours, Gaston, que la façon dont tout est amené, les petites cases qui sont muettes, juste un regard, mais tellement chargées de sens.
Alors pour cette BD-ci, je dois dire merci à BDthèque, car je n'aurais sans doute jamais eu l'idée de la lire avant, et vraiment, c'est une très très belle BD. J'ai été ému.
La suite du Sursis que j'ai acheté immédiatement m'a autant plu que sa BD "mère", mais avec un léger avantage pour le premier tout de même.
J'ai retrouvé avec un grand plaisir le dessin qui est toujours aussi bon, des héroïnes toujours aussi craquantes (là, je ne saurais pas dire à qui est l'avantage par contre), et une nouvelle histoire qui va s'articuler avec la première d'une façon bien plus subtile.
Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le changement de cadre complet. Nous avons cette fois-ci un théâtre de vie parisienne, une autre façon de voir la fin de la guerre dans Paris, avec de nouveaux personnages aussi intéressant. L'ambiance à changé, mais je n'ai pas été déçu. Il faut avouer que Gibrat nous croque Paris et ses alentours d'une belle façon, tout en mettant en scène une histoire pas mauvaise du tout.
Je regrette juste une chose, c'est que les ficelles de l'histoire soit un peu prévisible, notamment dans la relation des deux protagonistes, ou simplement dans le final qui sent un peu celui du Sursis. Ce n'est pas la même ficelle, ni la même histoire, et il y a une note d'espoir que ne contenait pas Le sursis, mais j'ai tout de même eu l'impression qu'il y avait beaucoup de similitudes. Ce qui est très intéressant encore une fois, c'est le titre qui ne dévoile son secret que dans les dernières pages.
En bref, c'est tout aussi bon que Le sursis, avec un léger avantage pour ce dernier tout de même, mais les deux se lisent avec le même plaisir et la relecture est toujours aussi bien. Si vous avez le premier, je vous recommande tout de suite le second ! Et puis, les dessins ....
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Carmen Cru
Elle est vieille, sale et moche, et fait peur à ses voisins. Malgré son grand âge et son dos courbé, elle n’en est pas pour autant impotente, même si c’est parfois ce qu’elle aimerait nous faire croire ! Il faut la voir pédaler sur son vieux biclou rouillé avec un cageot sur le porte bagage ! C’est qu’on aurait presque envie de lui donner la pièce avec son vieux manteau usé jusqu’à la corde. Mais le pire, c’est qu’elle ne vous dirait même pas merci et trouverait encore moyen de vous accuser de lui avoir refilé une fausse pièce ! Elle est comme ça, Carmen Cru. Elle déteste l’humanité entière, et ce n’est pas la bonne foi qui l’étouffe, la vieille carne ! Odieuse à souhait, elle ne reculera devant rien pour ne pas débourser un centime, s’estimant entourée de crapules qui ne cherchent qu’à lui faire du tort, à elle, pauvre petite mémé sans défense… Surtout, si vous la croisez, gardez-vous bien de provoquer son courroux, vous n’imaginez pas de quoi elle est capable ! Et pourtant, allez savoir pourquoi, on finit par s’y attacher à cette « pauvre » vieille, héroïne atypique de ces histoires sur quatre ou cinq planches. Est-ce parce que sans état d’âme, elle réussit à nous venger de tous les donneurs de leçons, hypocrites, snobs et autres parvenus qui grouillent en ce bas monde ? C’est sûr, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère, la vioque, mais nous au moins qu’est-ce qu’on se marre ! Il faut noter la qualité du trait en noir et blanc (de la couleur pour Carmen Cru, vous n’y pensez pas ??!!). Lelong chiade ses dessins, en particulier les personnages qui ont toujours des apparences très rustiques (mentons en galoche, grandes oreilles, membres difformes…). On pourrait croire que cela se passe dans la première moitié du XXème siècle, si parfois certains éléments de modernité ne venaient pas nous rappeler qu’il n’en est rien. Et c’est peut-être aussi ce qui fait le charme de cette série un peu intemporelle, qui aura sans doute comme moi marqué tous les lecteurs de Fluide Glacial dans les années 80-90. Tome 1 : Rencontre du 3ème âge
Tome 2 : La Dame de fer
Tome 3 : Vie & Mœurs
Tome 4 : Ni Dieu ni maître
Tome 8 : Thriller 
Fatale
Volume 1 à 3. Au départ je pensais que Fatale mélangeait le polar noir des années 50 à l'univers de Lovecraft, mais dès le volume 2 le comics change d'époque pour nous emmener dans les coulisses sordides des studios hollywoodiens des années 70, tandis que le volume 3, recueil de plusieurs nouvelles, nous fait passer du western à la Seconde guerre Mondiale en passant par le Moyen-Âge français (ce dernier assez peu crédible historiquement, mais ça fait le boulot). Fatale est une histoire horrifique archi-classique réunissant tous les ingrédients du genre, pour ne pas dire les clichés. Secte satanique millénaire, livre très ancien à la langue inconnue, Nazis férus de sciences occultes, sacrifices rituels horribles afin de faire revenir des dieux anciens à tentacules, tout y passe. C'est clairement du déjà-vu, et sur 3 volumes on n'apprend pas grand-chose. La trame est au fond assez simple ; Joséphine, la femme "fatale", tente d'échapper à travers les époques à Bishop, chef d'un clan satanique. Avec son allure de Dahlia Noir, Jo, comme elle se fait souvent appeler, possède le pouvoir de charmer tous les hommes dans ses parages et leur fait faire tout ce qu'elle souhaite, un véritable don pour rester en vie, et une malédiction car elle traîne avec elle une culpabilité de plus en plus lourde. Et c'est là que Fatale a sa carte à jouer. Oui, l'intrigue horrifique n'avance pas, et on se doute bien que les révélations à venir ne seront aucunement surprenantes. Mais c'est avant tout une histoire de personnages, d'hommes de tout genre qui ont le malheur de croiser la route de la femme fatale par excellence. Ces hommes-là ne sont pas des pions, mais bien des victimes, à la fois incapables de résister à Joséphine, et en même temps parfois conscients d'avoir abandonné femme et enfants pour la suivre, quand elle-même se débarrasse d'eux quand cela lui semble nécessaire, les laissant perdus et obsédés par la seule idée de la retrouver, en plus d'être traqués par des barjots sataniques. C'est dans cette capacité à rendre palpable la misère humaine qu'Ed Brubaker transforme une histoire pleine de clichés en comics très sympathique à lire, le tout sublimé par le trait de Sean Phillips qui semble encore une fois au diapason avec la plume de l'auteur. Certes, ce n'est pas original du tout, mais dans un genre où les personnages sont généralement génériques et transparents, Fatale a des personnages forts qui font passer une intrigue peu inspirée en simple toile de fond horrifique. Personnellement, j'attends la suite !
Le Singe de Hartlepool
Très bon one shot. Le dessin et la mise en couleur sont très particuliers. Le premier est marqué par un trait plutôt patte de mouche, les faciès sont volontiers grossiers, caricaturaux, idéaux pour dépeindre une bande d'abrutis. Certaines cases sont frappantes, c'est de la haute qualité, presque Walt Disneyenne style années 70, je pense notamment à la case où un jeune villageois trouve l'épave sur la plage. Son ragard brillant et très bien rendu, alors que le jeu de lumière avec le soleil levant est lui aussi très réaliste. Concernant les couleurs, elles sont assez tranchées, volontiers sombres, parfois directes, comme pour les cheveux de la petite fille du vieux pépé cul-de-jatte. C'est surprenant, mais dans le bon sens du terme. L'histoire en elle-même est également géniale. J'ai particulièrement apprécié la manière dont les auteurs arrivent à faire quelquechose de drôle avec un sujet aussi dramatique que la bêtise humaine et la cruauté envers les animaux. Franchement, je ne pensais pas pouffer en lisant cet album après en avoir lu le synopsis, mais ça a été le cas à plusieurs reprises. Cet ouvrage est conclu d'une belle postface, avec une toute dernière phrase d'une remarquable sagesse. Lisez-le, franchement, ça vaut le coup. (257)
Ma révérence
Ça c'est le dernier Lupano. Je l'attendais avec impatience. Je l'ai lu. J'ai pas été déçu. D'abord il y a les 2 personnages principaux. Vincent et Gaby. Losers, chômeurs, alcolos, fainéants, banals. Bref, 2 anti héros tout ce qu'il y a de plus réussi. La psychologie des deux bonhommes ? Travaillée et merveilleusement approfondie tout au long de l'album. Les découvrir est un vrai plaisir, que ce soit à travers les flashs backs ou les scènes dans le présent. Leur idée à la con ? Braquer un fourgon blindé alors qu'il n'ont même jamais rien volé à la boulangerie du coin. Le cursus parfait pour foirer leur coup. La préparation de celui-ci est d'ailleurs très prenante car la sauce monte petit à petit. L'humour ? Juste ce qu'il faut. Deux ou trois répliques bien cocasses par ci, deux ou trois scènes déroutantes par là. Cette histoire c'est aussi et surtout une situation qui dérape merveilleusement. Les péripéties sont jubilatoires. Plus on se rapproche du dénouement plus c'est gros et inattendu, plus c'est amusant, plus c'est bon. Est ce que tout est parfait alors ? hum ... (silence). L'introduction est un peut être un peu bavarde, un peu longue par rapport à la dernière partie de l'histoire. Gênant ? Non pas du tout, c'est même sans doute nécessaire pour que la dernière partie soit aussi efficace. Donc c'est juste pour pinailler un peu. Et sinon le dessin ? Réussi, élégant, fin, en totale harmonie avec cette histoire. Bref j'ai beaucoup aimé ma révérence.
Ma révérence
Je continue ma découverte de ce très bon scénariste qu'est Lupano avec sa nouvelle série "Ma révérence". A 1ere vue on peut penser que "Ma révérence" est la banale histoire d'un gars qui prépare un braquage, mais Lupano pousse vraiment plus loin en creusant un maximum la psychologie du personnage principal, saupoudrant le tout de flash-back bien amenés, racontant ses motivations, ça donne vraiment de l'épaisseur à Vincent, ça le rend attachant ! Même Gaby Rocket devient attachant, c'est dire ! Je déplore juste une petite facilité scénaristique : l'incident de la boite de nuit que j'ai trouvé un peu facile. Niveau dessins, ça semble être la 1ere BD de Rodguen, et franchement c'est plutôt chouette ! C'est propre, bien dessiné, le découpage est dynamique, j'aime ! Une belle découverte, une histoire bien ficelé qui va un peu plus loin qu'il n'y parait, je conseille !
Skandalon
Un nouvel album de Julie Maroh, je n'ai même pas cherché à savoir ce qu'il contenait, j'ai acheté les yeux fermés. D'ailleurs la couverture laissait assez de mystères pour me donner envie de l'ouvrir. Alors, déjà le dessin. C'est ce que j'avais adoré dans le premier ouvrage de l'auteur, mais là j'ai été à nouveau complètement subjugué. Des planches magnifiques, dans un autre ton que celui du Bleu est une couleur chaude, avec cette fois-ci de la couleur dans toutes les planches et un traitement du trait plus proche de la peinture. Je dirais juste qu'il y a des petites choses qui me font parfois tiquer dans le dessin, notamment dans la forme des visages, mais c'est très peu présent dans l'ensemble de la BD et ça passe assez bien. Après, il faut bien y venir, il y a l'histoire. Et là, encore une fois, Julie Maroh a su taper juste. J'ai adoré. Le ton du récit est assez étrange, inspiré par des récits antiques sur le scandale et sur les Dieux, transposé dans un monde moderne où les dieux sont des rocks stars, où les motivations sont obscures, et où les coulisses sont un lieu où tous sont perdus. Le roman graphique va suivre cet homme, Tazane, un homme adulé par la foule, considéré comme un génie ou un malade, critique et adoré, dans une considération quasi-divine. Tout tourne autour de lui, mais cette fois-ci, le personnage ne veut pas de tout ce qu'il a. Il cherche autre chose, qu'on découvre petit à petit. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est que le roman graphique est très ... silencieux. Rien n'est vraiment dit, tout passe par des suggestions, des regards, des phrases glissés, criées, des situations qu'on ne comprend pas tout de suite. Car Tazane est un dieu qui ne veut pas l'être. En fait le principal intérêt de l'album, c'est toute cette réflexion qui se développe, autour de plusieurs thèmes (l'artiste et la société, la foule, le scandale, le statut d'un artiste ...). Le tout bien agrémenté au final par un texte de Julie Maroh qui explore des citations de grands penseurs. Le complément est parfaitement dans l'esprit de la BD, et j'ai beaucoup aimé la vision élargie qu'il confie à l’œuvre. En fait, la lecture de cet ouvrage m'a laissé plein de questions, et je pense qu'il va falloir que je le relise encore plusieurs fois avant de pouvoir dire vraiment ce qu'il en ressort, et sans doute que je vais devoir faire plusieurs autres lectures à côté avant de vraiment tout en tirer. Par contre je laisse ma note à 4/5 car je n'ai pas eu le sentiment que l'ouvrage soit vraiment "culte". Il est très bon, mais j'ai un peu moins aimé le dessin cette fois-ci, et je ne sais pas s'il aura chez moi le même impact que Le bleu est une couleur chaude. Donc pour l'instant je met un 4 en attendant de voir si je monterais la note. Mais je ne peux que recommander la lecture d'un ouvrage qui invite largement à la réflexion.
Ratafia
Avis après lecture du tome 4. Après la découverte de M. Pothier et de sa plume à la ritournelle rigolote dans Walhalla, je me suis mis à lire "Ratafia" qui vogue dans les mêmes délires rocambolesques. Si les paroles et réparties fusent pour notre plus grand bonheur à base de jeux de mots et de comique de situation, le seul réel défaut de la série reste le dessin, chatoyant mais un peu trop pauvre à mon gout sur les décors qui demandaient peu-être un peu plus de folie détaillée et de clins d’œil plus ou moins appuyés pour se hisser à hauteur du scénario et bénéficier d'une double lecture elle aussi. Reste que les albums se consomment rapidement, tant ces aventures joviales accrochent le lecteur ce qui en fait un must dans le genre. Cependant, j'espère que la quête des cartes, fil conducteur de Ratafia jusqu'à présent, ne décidera pas les auteurs à tirer ostensiblement sur la corde pour faire passer nos braves pirates à d'autres intrigues tout aussi marrantes.
Ghost money
Avis après la lecture du tome 4 Comme BD d'anticipation se basant sur des faits historiques, à savoir la spéculation financière sur les attentats du 11 septembre et comment cela pourrait financer le terrorisme à venir, Ghost money se place dans le haut du panier. Le récit est captivant, de plus en plus au fur et à mesure des volumes, dans des intrigues politco-policières rondement menées où il est bien difficile de démêler qui tire quelles ficelles. Les personnages sont bien travaillés, alliant des caractères jamais vraiment caricaturaux où chacun(e) traine sa part d'ombre, de casseroles et de bravoure. Ainsi, il n'y a pas réellement de gentils qui gagneront et de méchants au rires sadiques qui perdront et l'on suit les cases plongés dans une vraie tension dans un futur immédiat très réfléchi. Le dessin ne gâche rien, alternant les ambiances au fil des déplacements internationaux de chacun sans entraver outre mesure la fluidité de lecture. Je me posais encore la question de l'achat sur la fin du tome 3. Avec La prisonnière tashkite, la question ne se pose plus : Cette série futuriste enthousiasmante trouvera sa conclusion au cinquième volume, aux accents de thriller géo-politisé qui gagne le respect par sa maitrise, son formalisme léché et la complexité des personnages ainsi que leurs relations.
Abélard
Là, j'ai eu un petit coup de cœur et un petit coup au cœur (copyright 2011 par Sejy) en dévorant cette BD qui me disait vaguement quelque chose sans que je ne puisse mettre le doigt dessus. C'est qu'à force de voir des BD que je dois encore lire sur BDthèque, je ne les connais plus toutes par cœur. L'intégrale me semblait intéressante, j'ai acheté sans trop réfléchir, et me voila à lire debout dans le tram, histoire de "tester". J'ai du faire attention à ne pas me cogner en rentrant, marcher sur le trottoir c'est dur lorsqu'on lit en même temps. Cette BD, c'est le parfait exemple d'une BD mignonne comme tout. J'ai été littéralement conquis par ce petit personnage habitant dans son marais, sans doute dans les années 1900, et qui est naïf, mais veut voyager, pour décrocher des étoiles et les offrir à la fille qu'il aime. Cette histoire toute simple m'a enchanté, tant sur la forme que sur le fond. Le dessin est superbe, avec un trait beau, des cases bien faites, très belles (et souvent très grandes), des petits ajouts très sympathiques (comme cette succession de planches en noir et blanc disséminés dans l'album et qui démarrent les chapitres) et c'est empli de poésie. J'ai aimé ... Le tout est cimenté par de nombreuses citations, qui ouvrent les chapitres, les ponctuent, ajoutant d'autres dimensions à le lecture, et qui m'auront fait sourire plus d'une fois. Et s'ajoute le scénario, en deux temps, qui m'a énormément plu. Si les thèmes sont classiques, si certaines situations sont déjà vues ailleurs (je pense notamment aux roms), j'ai aimé, simplement parce que c'est traité tout en douceur et d'une belle façon. J'avançais dans l'ouvrage sans me rendre compte de rien. L'ouvrage est aussi en deux temps, avec un début très mignon mais qui semble presque trop mignon, et une deuxième partie où les choses vont aller un peu moins bien, avec un contact brutal entre un rêveur et la réalité. Le tout est très bien fait, allant crescendo pour finir sur une fin qui m'aurait presque arraché une larme ... Allez, ne nous cachons pas, elle l'a fait. Je pense que c'est autant le personnage de l'ours, Gaston, que la façon dont tout est amené, les petites cases qui sont muettes, juste un regard, mais tellement chargées de sens. Alors pour cette BD-ci, je dois dire merci à BDthèque, car je n'aurais sans doute jamais eu l'idée de la lire avant, et vraiment, c'est une très très belle BD. J'ai été ému.
Le Vol du Corbeau
La suite du Sursis que j'ai acheté immédiatement m'a autant plu que sa BD "mère", mais avec un léger avantage pour le premier tout de même. J'ai retrouvé avec un grand plaisir le dessin qui est toujours aussi bon, des héroïnes toujours aussi craquantes (là, je ne saurais pas dire à qui est l'avantage par contre), et une nouvelle histoire qui va s'articuler avec la première d'une façon bien plus subtile. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est le changement de cadre complet. Nous avons cette fois-ci un théâtre de vie parisienne, une autre façon de voir la fin de la guerre dans Paris, avec de nouveaux personnages aussi intéressant. L'ambiance à changé, mais je n'ai pas été déçu. Il faut avouer que Gibrat nous croque Paris et ses alentours d'une belle façon, tout en mettant en scène une histoire pas mauvaise du tout. Je regrette juste une chose, c'est que les ficelles de l'histoire soit un peu prévisible, notamment dans la relation des deux protagonistes, ou simplement dans le final qui sent un peu celui du Sursis. Ce n'est pas la même ficelle, ni la même histoire, et il y a une note d'espoir que ne contenait pas Le sursis, mais j'ai tout de même eu l'impression qu'il y avait beaucoup de similitudes. Ce qui est très intéressant encore une fois, c'est le titre qui ne dévoile son secret que dans les dernières pages. En bref, c'est tout aussi bon que Le sursis, avec un léger avantage pour ce dernier tout de même, mais les deux se lisent avec le même plaisir et la relecture est toujours aussi bien. Si vous avez le premier, je vous recommande tout de suite le second ! Et puis, les dessins ....