Les derniers avis (32042 avis)

Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série La Colère de Fantômas
La Colère de Fantômas

Voilà une série à mettre entre toutes les mains. Les auteurs sont partis d'un personnage connu et ils nous en livrent une histoire personnelle, originale et captivante. Difficile de ressortir un élément plus marquant qu'un autre, tant toutes les composantes de cette série sont au diapason. Pour faire simple tout est fait avec talent : couvertures, intrigue, dessins, découpages, narration, dialogues, ... Quelle virtuosité ! Pour être tout à fait honnête, je suis habituellement un amateur de dessins réalistes, au trait précis et aux contours soignés. Et là, Julie Rocheleau n'a pas eu beaucoup de mal à me séduire avec son trait assez particulier. C'est à la fois esthétique et très lisible, même dans les scènes sombres ou on pourrait ne pas distinguer les personnages, elle s'en sort très bien. Les cadrages et les découpages sont originaux juste ce qu'il faut pour servir habilement l'histoire. L'histoire, parlons en, elle n'est pas en retrait, bien au contraire. On y trouve un Fantômas, méchant et sans scrupule, et comme le titre l'indique il n'est pas content et il va le faire savoir. Les chapitres composants les tomes commencent par quelques phrases d'accroches sur une pleine page. Quelle belle idée, en quelques mots on est déjà dans l'intrigue. Si le premier tome posait des bases intéressantes et introduisait déjà quelques mystères que dire de la suite ? Plus la lecture avance plus la série est prenante. Le second tome développe tout ça avec encore plus de brio. La vengeance de Fantômas se révèle diabolique. On y découvre son plan et par quels moyens il va voler "tout l'or de Paris". C'est bien trouvé, c'est original, en un mot c'est excellent. En plus de cette trame bien fichue il y a une multitude de détails sympas. A commencer par les différents personnages, tous très bien pensés. Il y a de l'action, du suspens, et même quelques petites touches d'humour pour ne rien gâcher. Le scénario est vraiment très riche et n'a pas encore livré toutes ses clefs. Quel est le mystérieux lien entre Fandor et Fantômas ?? On ne le sait toujours pas, mais j'ai hâte de le savoir. Au final, la colère de Fantômas est une série qui sort du lot grâce à beaucoup de qualités. La suite vite !

19/01/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Station 16
Station 16

Quel plaisir de retrouver le duo Hermann en pleine forme! Contrairement à d'autres je ne trouve pas le scenario si convenu et les aller-retour dans le temps ne nuisent pas à la compréhension de l'histoire, ils auraient même tendance à la redynamiser. Rien à dire sur le dessin et les couleurs, comme dit plus haut Hermann is always Hermann.

19/01/2014 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Station 16
Station 16

Hermann et son fils Yves ne m’ont jamais complètement convaincu sur leurs albums précédents, c’est donc avec beaucoup de circonspection que j’ai acheté Station 16. Le scénario de Yves H. est ici assez convaincant. L’histoire se déroule dans un endroit angoissant et même assez effrayant, l’île de Nouvelle-Zemble au nord de l’URSS réputée pour sa pollution nucléaire et son climat inhospitalier. Avec Papa au dessin, ambiance garantie. Le récit est très bien séquencé, le suspens bien maintenu et les incessantes ruptures temporelles ne m’ont jamais perturbé, histoire claire et précise durant l’entièreté du récit. Le temps n’entame pas le talent d’Hermann, un dessin très beau et très abouti, un grand cru ! 3.5.

18/01/2014 (modifier)
Couverture de la série Station 16
Station 16

Un bon one-shot signé du prolifique Hermann sur un scénario de son fils Yves H. Ces derniers temps, je trouvais que et les albums de Jeremiah n’avaient plus le mordant des débuts de la série et, plus grave, que leur dessin était devenu moins soigné. En fait, je craignais que l'ami Hermann ne mollisse et que son talent se soit émoussé avec l’âge. C’est vrai qu’il est né en 1938, et que ce n’est plus un gamin… Mais avec Station 16 me voilà rassuré ! Hermann est au mieux de sa forme et reste un vrai maître de la BD, un des derniers « Grands Anciens » dont le dessin est époustouflant. Son découpage, son sens du cadrage, ses couleurs directes sont toujours aussi efficaces. L’album se déroule dans l’arctique russe, entre tempêtes de neige, épais brouillard, ciel éclatant d’une lumière réverbérée par la neige et aurores boréales. Hermann rend parfaitement ces ambiances à la fois grandioses et angoissantes. Du grand art ! Seul bémol, les personnages, qui sous leurs uniformes matelassés et leurs chapkas tendent à tous se ressembler. Au scénario, le fiston, Yves H. se montre plutôt inspiré. Comme il l'explique dans la postface, il a choisi de localiser son récit en un lieu méconnu du public, qui a servi à de terribles expériences nucléaires au temps de l'Union soviétique et reste aussi inaccessible qu'interdit aujourd'hui. Ce territoire hors du monde alimente parfaitement tous les mystères. Des militaires russes en poste sur l’île arctique de la Nouvelle-Zemble reçoivent un message de détresse émanant d’une station abonnée depuis des décennies. Une fois sur place, la patrouille de routine tourne au cauchemar car ils sont ballottés entre passé et présent… Le récit se situe dans une veine fantastique, entre The Thing de John Carpenter pour l’ambiance glacée et sombre, Nimitz, retour vers l'enfer de Don Taylor pour la faille temporelle, et Dead snow de Tommy Wirkola pour le grand guignol sans lequel ce genre d’histoire irrationnelle n’échapperait pas au ridicule. Ce n’est pas d’une originalité folle, convenons-en, mais la trame narrative fonctionne parfaitement. Je n’ai pas lâché l’album du début à la fin. Station 16 est peut-être un film de série Z, mais de grande qualité, dans lequel les auteurs parviennent à nous faire frémir de froid autant que de peur. De la très bonne BD populaire, sans prétention mais que l’on pourrait transposer telle quelle au cinéma sans rougir. Et quel trait ! Bravissimo, Monsieur Hermann ! Je donne un 4/5.

18/01/2014 (modifier)
Couverture de la série Millénaire
Millénaire

Dès le début, on est projeté dans une époque rustre, un Haut Moyen Age brutal et plein d'obscurantisme, avec des scènes violentes et sanglantes. On est en 997, à l'orée de l'An Mil que tout le monde craignait. Il y a juste un détail que je n'ai pas bien compris : le scénariste indique la date et parle du "roi Hugues revenu d'entre les morts" ; or, à cette date, Hugues Capet est mort depuis 1 an, et son fils Robert II lui a succédé, mais comme il s'agit de médiéval fantastique, les auteurs indiquent sans doute le premier indice fantastique (qui dans ce cas me paraît sans intérêt). Pourtant ils situent une époque bien respectée avec ses châteaux de bois sur mottes, et des équipements de soldats conformes au Xème siècle. C'est un récit dense, très bavard par endroits, mais qui prend son véritable envol dès le second album, le premier se contentant de poser l'histoire. L'intrusion du surnaturel est assez forte, et le fantastique convient mieux à l'univers médiéval que la légère touche de SF qui survole la série, ça n'a pas trop sa place, un peu comme dans Thorgal je trouve, où d'ailleurs ça occupe une place plus grande. Graphiquement, ce dessinateur que je ne connaissais pas se révèle très brillant ; son dessin est magnifique, un peu dans le style de Swolfs ou Pellet sur Les Forêts d'Opale ; c'est du dessin propre et lisse comme je l'aime, malgré des couleurs sombres, surtout sur les 2 premiers albums, son trait devient plus vigoureux dès le second album, de même que la mise en page fait preuve de plus d'audace. Il réussit également des gueules de brutes et de soudards pittoresques, sans parler des goules, tout en soignant ses décors. En tout cas, c'est un graphisme qui convient parfaitement à ce type de récits fantastico-historiques. Une belle série au visuel superbe, et qui contient tous les éléments pour plaire aux fans de médiéval et de fantastique.

18/01/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Special Branch
Special Branch

Special Branch est une très bonne surprise. Cette série est un mix entre ''Les Experts'' (qu'ils soient de Las Vegas, de Miami ou encore de Manhattan) et la série télévisée ''FBI : Portés Disparus'' (pour l'aspect de l'enquête qui revient sur des faits remontant à une vingtaine d'années). Par contre elle se déroule à la fin du XIXème siècle au Royaume-Uni. On peut se demander ce qu'est la Special Branch. En fin de compte c'est la police secrète de la reine Victoria, qui enquête dès qu'une affaire se révèle politiquement sensible. Vu que dans l'histoire qui nous intéresse des personnalités proches du gouvernement ont l'air d'être impliquées, c'est donc pour cela que l'on confie l'enquête à ce duo atypique d'enquêteurs issus de la même famille. Je vais tout de même rappeler que les personnages principaux sont frère et sœur. Robin Molton est un inspecteur méthodique, qui utilise tous les indices sur les scènes de crimes pour résoudre l'enquête et sa sœur Charlotte et médecin légiste. C'est grâce à ces spécialités que l'on peut comparer ces personnages aux héros modernes de la télévision. Qui de nos jours ne connaît pas une des séries que j'ai citées plus haut ? L'histoire de ce triptyque (on pourrait plutôt parler de premier cycle) est très prenante car on n'a pas le temps de souffler durant cette enquête. Les rebondissements sont nombreux et tous les éléments du récit sont tout à fait crédibles. Rien n'est exagéré, on a vraiment l'impression de suivre une histoire inspirée de faits réels, pourtant ce n'est que pure fiction. Même si celle-ci reste classique, l'on n'a pas du tout envie d'arrêter notre lecture avant la fin. Le dessin est agréable même si je pense qu'un style plus réaliste aurait été le bienvenu. Alors oui, je ne peux que conseiller l'achat et la lecture de cette sympathique série qui d'après la fin du troisième tome risque de se poursuivre avec d'autres cycles. Après lecture du tome 4. Même si j'ai trouvé l'intrigue moins intéressante que celle du premier cycle, j'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver ce duo d'enquêteurs très attachant. L'histoire , même si elle n'est pas exceptionnelle, tient la route. Le dessin est toujours aussi sympathique. Alors n'hésitez pas à vous lancer dans ce second cycle qui à priori ne contiendra qu'un seul tome, ou si ce n'est pas encore fait plongez-vous dans cette attachante série.

28/10/2013 (MAJ le 18/01/2014) (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Les Enquêtes d'Andrew Barrymore
Les Enquêtes d'Andrew Barrymore

Comme le posteur précédent, j'ai apprécié cette série et je suis déçu qu'elle s'arrête au bout de trois tomes seulement. Je ne connaissais pas ce duo d'auteurs , je me suis donc lancé dans cette série sans à priori et j'avoue qu'ils ont réussi à m'y intéresser .Cette sympathique série dont les tomes sont indépendants (mais ils vaut mieux les lire dans l'ordre car des allusions au tome précédent apparaissent et dans le tome trois c'est un personnage clé du tome un qui refait son apparition) est une agréable surprise. L'histoire est assez simple, c'est un jeune shérif adjoint qui se retrouve envoyé dans un petite ville du Far West où il ne se passe pas grand-chose , mais voilà finalement notre jeune enquêteur va avoir du pain sur la planche, car les meurtres vont faire leur apparition dans cette charmante bourgade . Ce personnage me fait penser à Sherlock Holmes car il a un sens de l'observation au dessus de la normale et il réussit à comprendre le pourquoi du comment très rapidement (un peu trop rapidement peut-être). Les autres personnages de cette série sont également intéressants et on s'attache rapidement à eux. Les intrigues sont assez simples , mais à mon avis elles sortent de la norme . Je ne me suis pas ennuyé une seconde durant ma lecture et c'est sans doute pour cela qu'elle m'a autant plu. Le dessin , même si ce n'est pas celui que je préfère, m'a paru très agréable et surtout bien adapté au récit. Alors les amateurs d'enquêtes policières seront ravis en lisant celles d'Andrew Barrymore car elles sont plaisantes et c'est bien dommage qu'elles s'arrêtent au bout de trois tomes car j'aurais aimé continuer à lire les aventures de ce sympathique rouquin.

18/01/2014 (modifier)
Par scaph
Note: 4/5
Couverture de la série L'Or et le Sang
L'Or et le Sang

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8... non 10 mains en comptant le coloriste. Mais pourquoi tant de personne pour une BD dont ni le scénario ni les dessins sont originaux? Alors "oui", L'Or Et Le Sang est une bonne série d'aventure qui nous ramène aux films de Lino et Bebel. La guerre du rif où comment un petit escroc entraîne un aristo dans une révolution marocaine. Rien de plus, rien de moins. C'est juste bon dans ses dialogues et dans son histoire. Point de vue dessin, c'est irrégulier. J'aurai préféré que Bedouel s'y colle tout seul et nous sorte quelque chose de similaire à Un Long Destin De Sang... mais cela reste correct dans l'ensemble mis à part trop de noir dans le coloriage et certaines cases trop vides. Scénario moyen, dessin moyen, personnages attachant, histoire "réaliste", encore une fois rien d'exceptionnelle, mais "bon". Que demander de plus? A si, avec autant de monde impliqué pourquoi attendons-nous encore le tome 4?

17/01/2014 (modifier)
Par zébu
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Candy Mountains
Candy Mountains

Alice travaille comme médecin dans un hopital. Son service possède un taux anormalement élevé de décés inexpliqués de patients dans le coma. Suite à un accident de voiture, elle se retrouve avec sa fille à cotoyer ceux qu'elle soigne dans un lieux qui ressemble étrangement à son service à un détail près, l'hopital est en ruine et surtout elles sont poursuivi par une sorte de géant psychopathe qui prend plaisir à traquer et tuer atrocement tous ceux qu'il croise sur son chemin. C'est le début d'un récit captivant entre cauchemar et fantastique. En premier lieu ce qui frappe dans cette série (mise à part une espèce de grosse brute muette bodybuildée) c'est son ambiance extrèmement bien retranscrite à la fois oppressante, malsaine, inquiétante mais fascinante. L'auteur parvient aussi trés bien à nous faire ressentir ces sentiments d'urgence et d'angoisse que ressentent les personnes face au danger. Il faut dire aussi que les dessins d'une grande qualité montrent beaucoup de scènes violentes et gore ; quand aux couleurs, plutot sombres, elles font merveilles pour accentuer ce coté cauchemardesque et glauque de l'ensemble. Alors vous me direz voila encore une énième série avec un détraqué qui prend un plaisir sadique à trucider tous le monde ; et je vous répondrai qu'il y a de ça mais que l'histoire, déjà à la base plutot originale, nous emmène vers un final bien trouvé des plus inatendus. En somme on ne peut qu'aprécier et s'incliner devant une aussi brillante construction scénaristique. Coté négatif, on peut juste déplorer le fait que l'histoire se lise trés vite car les dialogue sont souvent épurés toujours pour permettre le développement d'une atmosphère oppressante mais surtout pour donner un rythme trés soutenu au récit. Bref voici donc un petit récit horrifique teinté de fantastique passionnant et d'une incroyable maitrise à tous les niveaux. Je recommande fortement aux amateurs du genre.

17/01/2014 (modifier)
Couverture de la série Gaza - Décembre 2008 - janvier 2009
Gaza - Décembre 2008 - janvier 2009

« Un pavé dans la mer », voilà le sous titre de cette publication de La boîte à bulles. Un pavé de plus de 300 pages. Un pavé jeté contre les « forces de l’ordre », ou plutôt du silence hélas – jeté dans l’eau ?, donc dans la mer… Voici un album écrit dans l’urgence entre décembre 2008 et janvier 2009, au moment où Israël menait sa dernière « opération » en date en territoire palestinien (ici la bande de Gaza). Alors évidemment, l’urgence fait que cet album – ce livre plutôt, car il faut reconnaître que la bande dessinée n’est ici utilisée que marginalement – possède les défauts de tout travail effectué dans ces conditions, qui plus est quand il est collectif et fonctionne à partir de témoignages de victimes bombardées, mais il en a aussi la force : il touche au cœur, il est vivant. Ces témoignages de Palestiniens, parfois accompagnés de bandes dessinées donc, sont très bien mis en perspective par une chronologie simple, des rappels historiques, et des intervenants palestiniens, israéliens, mais aussi des chercheurs ou journalistes spécialisés. Et le grand mérite de ce « Gaza » est de donner à voir ce qui d’ordinaire nous est scandaleusement caché. Le livre le rappelle, l’accès à Gaza est pratiquement interdit par Israël, qui par contre nous montre très facilement les dégâts commis par les attaques palestiniennes sur son sol (qu'il ne s'agit pas de nier, bien sûr!): on s’identifie donc aux seules victimes que nous voyons, et oublions celles qui souffrent le plus et en plus grand nombre, et ce depuis des décennies, les Palestiniens. En effet, à part dans quelques rares médias, le seul point de vue d’Israël domine. Les exceptions proviennent de l’excellent mensuel « Le Monde diplomatique » (dont plusieurs journalistes participent à cet album), mais aussi des écrits et reportages du journaliste de France2 Charles Enderlin. Contrairement à ce qu’Israël et certains de ces inconditionnels aveugles (BHL) affirment trop systématiquement lorsqu’il est question de critiquer sa politique, il n’y a dans cet album aucun relent d’antisémitisme, c’est bien la politique d’un Etat que l’on dénonce dans ce livre. Mais aussi la complicité – ou au minimum la passivité – mais ici quelle est la différence ?, des grandes « démocraties » ou de l’ONU : comment un Etat ne respectant aucune des décisions (résolutions y compris) de l’ONU, commettant quotidiennement ce que les conventions internationales reconnaissent être des crimes de guerre envers une population qu’il opprime, peut se présenter comme LA victime ? Vous l’avez compris, pas de neutralité ici, c’est quasiment le seul point de vue palestinien qui est défendu – mis à part les mises aux point chronologiques et historiques, même par les intervenants israéliens. Il faut dire que le point de vue israélien est suffisamment mis en avant ailleurs (c'est-à-dire partout ?) pour que ce pavé puisse n’être vu que comme une petite pierre posée sur la balance avec la volonté peut-être pas si illusoire de rééquilibrer le débat. C’est au moins autant et peut-être plus pour ce caractère de témoignage essentiel et nécessaire que j’ai mis quatre étoiles. Lisez-le, et faites circuler les idées !

17/01/2014 (modifier)