Franchement bien, c'est le mot. J'avoue que je ne pensais pas avoir une BD qui m'intéresserait autant sur les paparazzis !
Le sujet est intéressant, dans le sens que l'image du paparazzi n'est plus très reluisante, alors qu'il s'agit d'un métier qui est entièrement journalistique et qui possède un code déontologique. J'avoue que l'histoire de ces deux photographes est très intéressante, même si je n'ai pas connu ces photos et ces fameux scandales qui y sont liées. C'est cependant toujours très intéressant de voir toute cette face cachée des médias. Entre les liaisons avec la politique, la pression que l'un exerce sur l'autre, les connaissances qui sont faites, le respect qu'ils peuvent avoir l'un pour l'autre, les façon de procéder ... Sans parler d'autres détails plus négligeable, comme cette fameuse pratique "intrusive" qui gène les stars, mais qui au final est assez bien défendu dans la BD.
La BD vend pour sa cremerie, c'est clair, mais elle a le mérite de bien le faire, de poser des bons arguments et d'intéresser notamment à tout ce qui concerne la manipulation des médias et des images, le ressenti qu'on a face aux reportages scandaleux, mais aussi face à certains magazines.
Le tout est illustré par un dessin pas mauvais mais que je n'ai pas aimé. C'est pas mon genre, tout simplement, et je le trouve froid. Il est cependant pratique pour comprendre, puisque les caricatures et les représentations de personnages ne sont pas trop mal. C'est très lisible, et j'ai bien apprécié l'intrusion des photos dont ils parlent.
En bref, une très bonne BD, bien faite et clair, qui m'a surprise et qui m'a instruise, exactement ce que je lui demandais, tout en donnant matière à réfléchir sur le monde journalistique, un monde bien plus complexe et riche qu'il n'y parait, les paparazzis n'étant qu'un de ces nombreux aspect. A lire, pour se faire une petite réflexion.
La moyenne de cette série est basse et les critiques à mon goût plutôt injustes ; je trouve qu'il y a pire en fantasy, et encore une fois, je vais aller à contre-courant en la défendant.
Cette série utilise un scénario classique de ce type d'aventure ; déjà en 1996, une quête faisait l'objet de ce récit riche en rebondissements. Ce qui est intéressant, c'est l'univers crée par les auteurs, constitué d'un monde barbare et violent qui paraît ancien, habité par de nombreux peuples d'aspect reptilien ou simiesque, et dont les cartes et descriptions du monde de Kelhin sont très utiles en pages de garde de chaque album pour tous les situer.
Ceci renforce la crédibilité de ce monde où il est facile de s'y perdre, mais rendu ainsi fascinant parce que bien élaboré. La végétation, les animaux, les armures, les caractéristiques de chaque peuple, les 3 héros principaux rendus attachants, les architectures incroyables de certaines cités ou forteresses joliment dessinées...ajoutés à une propension aux combats sanglants, voire gore par endroits, font de cette série une incontestable réussite. C'est une lecture qui se fait sans ennui, c'est ce qui compte, car il ne faut plus chercher de scénario vraiment décoiffant en fantasy, ça n'existe plus, c'est un genre trop saturé. Seul compte ici le plaisir de lecture. La seule chose où je suis d'accord avec la plupart des avis précédents, c'est les couvertures qui ne sont pas terribles, mais c'est moins grave que si c'était le contenu de la série.
Le changement de dessinateur n'est pas trop perturbant, même si je préfère le dessin de Pellet, plus dur et plus fignolé, bien que celui de Tierr parvient à une belle lisibilité vers la fin. De toute façon, Pellet se rôde ici, il atteindra sa maturité graphique sur Les Forêts d'Opale.
Le 1er cycle de 4 albums est le plus intéressant, la suite n'apportant pas grand chose, sinon continuer des aventures sans véritable but ; aussi pour l'achat, on peut privilégier ces 4 albums, et voir ensuite si on veut continuer.
Cette guerre de 14-18 ne cesse de fasciner les auteurs de BD, les romanciers ou les cinéastes, Tardi lui a consacré une grande partie de son oeuvre, et ici encore on est plongé en plein chaos avec le héros de cette série passionnante, soutenue par le service de santé des armées, et qui m'a fait immédiatement penser à des films français comme Joyeux Noël ou La Chambre des officiers...
Cette bande dégage une authenticité incroyable avec cette vision brutale des tranchées, et le langage populaire des soldats, souvent des gars simples, des ouvriers ou des paysans sans instruction qu'on avait arrachés à leur labeur et à leurs champs pour venir au casse-pipe, servant ainsi de chair à canon pour assouvir les désirs des politiciens. C'est exactement ce qu'on ressent en lisant cette Bd ; ces vies volées, cette liberté volatilisée dans les tranchées, les regards de chien battu de ces pauvres types...tout ça exprime la souffrance de cette guerre où selon les classes sociales, on n'est pas égaux devant la mort.
Les auteurs mettent bien en lumière les absurdités de cette guerre et soulignent la dimension humaine qui a bien souvent été occultée par l'aspect militaire et la gloire, surtout chez les galonnés ; ici, on voit surtout de braves soldats et la douleur des poilus face à 2 ou 3 ganaches stupides, archétypes grotesques de certains officiers.
Le dessin de Mounier restitue parfaitement toute cette ambiance de mort et de souffrance, en ne nous épargnant pas quelques vues horribles de corps mutilés. Une formidable aventure humaine, que je recommande à la lecture et à l'achat.
Je ne connais pas le livre dont est tiré ce roman/fiction dessiné, plutôt moyennement apprécié semble-t-il.
Ma lecture de la BD fut passionnante, de bout en bout. Très bien dessinée, magnifiquement mise en scène, on suit les péripéties de ce roi maudit, qui a enchaîné erreur sur erreur durant toute sa courte vie. Les routes de l'enfer sont pavées de bonnes intentions, comme on dit...
De l'humour (pas mal), de la noirceur (beaucoup) et un livre au final qu'on a envie de relire aussitôt fermé. Vraiment superbe.
Une série de 10 tomes s'intercalant entre les tomes 6 et 7 de la première époque des "7 vies de l'épervier". Ayant découvert cette série dans Pif Gadget il y a très très longtemps, je pensais qu'elle était plus enfantine qu'elle ne l'est réellement (en fait les premiers tomes sont très accessibles, malgré un vocabulaire assez costaud quand même, mais la série rejoint petit à petit la noirceur des "7 vies de l'épervier") .
Plus axée sur l'action que la série d'origine sur les 6 premiers tomes, et moins ancrée dans le contexte historique fort et omniprésent de la première série, elle est pourtant très adulte dans certaines scènes.
Les 4 derniers tomes quant à eux reviennent en arrière dans le temps et expliquent clairement comment le Masquerouge de la série est "né", et introduit la deuxième époque des 7 vies de l'épervier (Plume aux vents). Cette partie est très orientée sur l'Histoire et très peu sur l'action, et est parfaitement au niveau des "7 vies de l'épervier".
J'aime au final beaucoup cette série, alors que certains la jugent indigne de la série mère (totalement à tort à mon avis).
Quelle belle BD ! Pour une fois, on peut dire que je suis tombé amoureux d'un manga érotique !
Franchement, c'est un superbe ouvrage, qui a deux défauts : il est trop court, et il est le seul de l'auteure publié en France. D'ailleurs j'ai l'impression que c'est aussi le seul qu'elle ait fait. Et honnêtement, c'est dommage !
Le dessin de cette auteure est en parfaite adéquation avec la BD, rendant à merveille les scènes de sexe mais pas mal aussi dans les autres scènes, très typé manga et mélangeant des scènes façon comique à d'autres plus sérieuses. Sans être extraordinaire, il est bon.
Mais c'est vraiment l'histoire, ou plutôt les histoires, qui m'ont plu dans cette BD. L'auteure a choisi (avec raison) de ne pas jouer la carte du porno et a fait une belle BD qui tend plus vers l'érotisme et les sentiments. C'est beaucoup plus tourné vers les relations entre les protagonistes, l'amour entre elles et les différentes idées qui les tenaillent, dans leurs cerveaux d'adolescentes ou de jeunes adultes. Du coup, la BD devient bien plus intime, plus réaliste, et les scènes de sexe plus rares n'en sont que plus intéressantes. J'ajouterai que l'auteur a signé dans ce recueil plusieurs histoires, plusieurs d'entre elles tournant autour des mêmes protagonistes, mais d'autres allant dans des directions différentes en racontant l'histoire d'autres filles (pas forcément des histoires de sexe d'ailleurs, qui est très peu présent dans le récit).
Ce tome n'est certainement pas un de ceux qui se retrouvera les pages collées, mais qu'est-ce qu'il est bien fait. C'est bien plus travaillé et fin que ce que j'ai déjà pu lire, et les relations entre les filles donnent une autre dimension au livre, pas seulement des scènes de sexe sans réel but. Bref, du manga érotique et sensible, bien dessiné et mis en scène, j'en redemande du comme ça !
Plusieurs années après Souvenirs d'un jeune homme, Lauzier redonne vie à son héros en le faisant vieillir de quelques années et en le réutilisant comme épouvantail cristallisant tout ce qu'il reproche à la société. Et une nouvelle fois, le propos fait mouche avec mordant.
Le trait de Lauzier s'est vraiment amélioré au fil des albums, et nous avons cette fois-ci droit à quelque chose de beaucoup plus lisible, sans aller à dire que le dessin soit beau (il est clair et net), ou que les couleurs soient belles (elles sont assez criarde d'ailleurs). Lauzier a par contre amélioré ses phylactères et enfin la lecture se fait sans problème. C'est un grand pas en avant.
L'histoire contient, comme pour Souvenirs d'un jeune homme, une partie rédigée sous forme de journal, sauf que cette fois-ci il est sous forme de texte tapé à la machine et recorrigé au stylo par-dessus. C'est amusant de lire ça, notamment quand un terme a été rayé pour un autre.
Cette fois-ci, nous avons une histoire qui va s'orienter sur les jeunes adultes, mais aussi sur les artistes. Contrairement à La Course du rat où Lauzier faisait un portrait au vitriol du show-biz et des cadres, il fait ici un portrait toujours aussi grinçant et méchant, mais visant tout un autre pan de la population. C'est les pseudos-artistes qui en prennent pour leur grades, mais il attaque aussi la cellule familiale. Le portrait grinçant du personnage évolue encore dans un monde de faux-cul et de menteurs, mais cette fois-ci le propos ne fait que les effleurer.
C'est en fait une BD assez différente de La Course du rat ou Souvenirs d'un jeune homme. Dans ces deux là, l'auteur faisait un portrait à charge sans concession, au vitriol, presque méchant. Là, l'auteur fait un portrait plus nuancé. Le personnage principal a aussi des bons côtés, il n'est pas seulement cette petite ordure qu'on aurait envie de frapper. Et le récit contient plusieurs passages plus sensibles, ce n'est plus seulement de l'humour glaçant (et c'est ce qui m'a fait hésiter à ranger la BD dans Roman graphique). Bref, une maturité pour le personnage mais aussi pour le ton de la BD.
Si le propos reste critique, Lauzier le tempère pas mal et tout n'est plus aussi noir qu'auparavant. Cependant l'ensemble reste humoristique et grince-dents, mais surtout donne matière à réflexion. Personnellement j'ai à nouveau beaucoup aimé cet ouvrage, qui sait faire des belles critiques, souvent justes, et qui m'a laissé un petit sourire au coin des lèvres et une petite réflexion au coin du cerveau.
Ah, quel plaisir de lire à nouveau un manga de cet auteur ! J'ai adoré cette histoire bien plus sérieuse que Dragon Ball et pourtant très bien aussi.
L'auteur a signé un récit plus court, avec des passages plus sombres et plus sérieux que dans sa série phare, mais toujours un graphisme enchanteur. Je ne sais pas trop pourquoi il s'attache à ces paysages désertiques et rocailleux, mais il sait les rendre à merveille et la traversée du désert est superbement mise en scène. L'auteur ne se prive pas de nous présenter aussi des personnages charismatiques, autant chez les démons que chez les humains, même si l'humanité n'est pas la plus sympathique dans ce one shot.
L'histoire est aussi très bien mise en scène, commençant simplement par une histoire de quête et de ressources, et intégrant progressivement des idées plus intéressantes autour de l'armée, du pouvoir et du contrôle des ressources. J'avoue que si l'histoire ne contient pas d'éléments de surprises monstrueux, elle est néanmoins bien ficelé et m'a portée tout au long. Simple et efficace, c'est une histoire qu'on prend plaisir à lire.
Au final j'ai trouvé le tout très bon, avec une bonne dose de bonne humeur, des idées bonnes et un peu d'humour par dessus tout qui ne dénote pas trop, des combats mais très peu, plusieurs passages plus graves. Bref, un excellent petit manga, simple et efficace, bien dessiné et qui se laisse agréablement lire. L'auteur est toujours bon, et je ne peux que vous recommander cette lecture !
Cette BD est inspirée d’un fait divers se déroulant en France dans les années 30, Violette Nozière âgée de 18 ans est accusée d’avoir empoisonné ses parents.
Cette histoire va faire les choux gras de la presse bien pensante de l’époque, les méthodes employées étant pareilles à celles d’aujourd’hui, faire du fric en transformant ce fait divers en roman fleuve rémunérateur, si bien que Violette devient la souffre douleur de cette société conservatrice.
J’avais bien entendu parler du film de Claude Chabrol en 77 mais Je ne connaissais pas l’histoire, c’est donc sans aucun à priori que j’ai découvert l’histoire de Violette Nozière dans cette BD.
Eddy Simon fait ici du bon boulot, on découvre l’évolution de Violette pas à pas ,on s’étonne de la surprotection et de la naïveté des parents envers cette fille un peu déjantée mais aussi de la pression sociale subie par Violette en fréquentant un milieu social qui n’est pas le sien, tous les ingrédients sont là pour provoquer l’irréparable.
Mais si Eddy Simon a su donner le tempo adéquat à cette histoire vraie, Camille Benyama n’est pas étrangère à la qualité de ce one shot, un dessin très joli, bien travaillé et apportant l’atmosphère de ces tumultueuses années 30.
Une BD à découvrir.
Voilà une série à mettre entre toutes les mains. Les auteurs sont partis d'un personnage connu et ils nous en livrent une histoire personnelle, originale et captivante. Difficile de ressortir un élément plus marquant qu'un autre, tant toutes les composantes de cette série sont au diapason. Pour faire simple tout est fait avec talent : couvertures, intrigue, dessins, découpages, narration, dialogues, ... Quelle virtuosité !
Pour être tout à fait honnête, je suis habituellement un amateur de dessins réalistes, au trait précis et aux contours soignés. Et là, Julie Rocheleau n'a pas eu beaucoup de mal à me séduire avec son trait assez particulier. C'est à la fois esthétique et très lisible, même dans les scènes sombres ou on pourrait ne pas distinguer les personnages, elle s'en sort très bien. Les cadrages et les découpages sont originaux juste ce qu'il faut pour servir habilement l'histoire.
L'histoire, parlons en, elle n'est pas en retrait, bien au contraire. On y trouve un Fantômas, méchant et sans scrupule, et comme le titre l'indique il n'est pas content et il va le faire savoir.
Les chapitres composants les tomes commencent par quelques phrases d'accroches sur une pleine page. Quelle belle idée, en quelques mots on est déjà dans l'intrigue. Si le premier tome posait des bases intéressantes et introduisait déjà quelques mystères que dire de la suite ? Plus la lecture avance plus la série est prenante. Le second tome développe tout ça avec encore plus de brio. La vengeance de Fantômas se révèle diabolique. On y découvre son plan et par quels moyens il va voler "tout l'or de Paris". C'est bien trouvé, c'est original, en un mot c'est excellent.
En plus de cette trame bien fichue il y a une multitude de détails sympas. A commencer par les différents personnages, tous très bien pensés. Il y a de l'action, du suspens, et même quelques petites touches d'humour pour ne rien gâcher. Le scénario est vraiment très riche et n'a pas encore livré toutes ses clefs. Quel est le mystérieux lien entre Fandor et Fantômas ?? On ne le sait toujours pas, mais j'ai hâte de le savoir.
Au final, la colère de Fantômas est une série qui sort du lot grâce à beaucoup de qualités. La suite vite !
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Chasseurs de scoops
Franchement bien, c'est le mot. J'avoue que je ne pensais pas avoir une BD qui m'intéresserait autant sur les paparazzis ! Le sujet est intéressant, dans le sens que l'image du paparazzi n'est plus très reluisante, alors qu'il s'agit d'un métier qui est entièrement journalistique et qui possède un code déontologique. J'avoue que l'histoire de ces deux photographes est très intéressante, même si je n'ai pas connu ces photos et ces fameux scandales qui y sont liées. C'est cependant toujours très intéressant de voir toute cette face cachée des médias. Entre les liaisons avec la politique, la pression que l'un exerce sur l'autre, les connaissances qui sont faites, le respect qu'ils peuvent avoir l'un pour l'autre, les façon de procéder ... Sans parler d'autres détails plus négligeable, comme cette fameuse pratique "intrusive" qui gène les stars, mais qui au final est assez bien défendu dans la BD. La BD vend pour sa cremerie, c'est clair, mais elle a le mérite de bien le faire, de poser des bons arguments et d'intéresser notamment à tout ce qui concerne la manipulation des médias et des images, le ressenti qu'on a face aux reportages scandaleux, mais aussi face à certains magazines. Le tout est illustré par un dessin pas mauvais mais que je n'ai pas aimé. C'est pas mon genre, tout simplement, et je le trouve froid. Il est cependant pratique pour comprendre, puisque les caricatures et les représentations de personnages ne sont pas trop mal. C'est très lisible, et j'ai bien apprécié l'intrusion des photos dont ils parlent. En bref, une très bonne BD, bien faite et clair, qui m'a surprise et qui m'a instruise, exactement ce que je lui demandais, tout en donnant matière à réfléchir sur le monde journalistique, un monde bien plus complexe et riche qu'il n'y parait, les paparazzis n'étant qu'un de ces nombreux aspect. A lire, pour se faire une petite réflexion.
Les Guerriers
La moyenne de cette série est basse et les critiques à mon goût plutôt injustes ; je trouve qu'il y a pire en fantasy, et encore une fois, je vais aller à contre-courant en la défendant. Cette série utilise un scénario classique de ce type d'aventure ; déjà en 1996, une quête faisait l'objet de ce récit riche en rebondissements. Ce qui est intéressant, c'est l'univers crée par les auteurs, constitué d'un monde barbare et violent qui paraît ancien, habité par de nombreux peuples d'aspect reptilien ou simiesque, et dont les cartes et descriptions du monde de Kelhin sont très utiles en pages de garde de chaque album pour tous les situer. Ceci renforce la crédibilité de ce monde où il est facile de s'y perdre, mais rendu ainsi fascinant parce que bien élaboré. La végétation, les animaux, les armures, les caractéristiques de chaque peuple, les 3 héros principaux rendus attachants, les architectures incroyables de certaines cités ou forteresses joliment dessinées...ajoutés à une propension aux combats sanglants, voire gore par endroits, font de cette série une incontestable réussite. C'est une lecture qui se fait sans ennui, c'est ce qui compte, car il ne faut plus chercher de scénario vraiment décoiffant en fantasy, ça n'existe plus, c'est un genre trop saturé. Seul compte ici le plaisir de lecture. La seule chose où je suis d'accord avec la plupart des avis précédents, c'est les couvertures qui ne sont pas terribles, mais c'est moins grave que si c'était le contenu de la série. Le changement de dessinateur n'est pas trop perturbant, même si je préfère le dessin de Pellet, plus dur et plus fignolé, bien que celui de Tierr parvient à une belle lisibilité vers la fin. De toute façon, Pellet se rôde ici, il atteindra sa maturité graphique sur Les Forêts d'Opale. Le 1er cycle de 4 albums est le plus intéressant, la suite n'apportant pas grand chose, sinon continuer des aventures sans véritable but ; aussi pour l'achat, on peut privilégier ces 4 albums, et voir ensuite si on veut continuer.
L'Ambulance 13
Cette guerre de 14-18 ne cesse de fasciner les auteurs de BD, les romanciers ou les cinéastes, Tardi lui a consacré une grande partie de son oeuvre, et ici encore on est plongé en plein chaos avec le héros de cette série passionnante, soutenue par le service de santé des armées, et qui m'a fait immédiatement penser à des films français comme Joyeux Noël ou La Chambre des officiers... Cette bande dégage une authenticité incroyable avec cette vision brutale des tranchées, et le langage populaire des soldats, souvent des gars simples, des ouvriers ou des paysans sans instruction qu'on avait arrachés à leur labeur et à leurs champs pour venir au casse-pipe, servant ainsi de chair à canon pour assouvir les désirs des politiciens. C'est exactement ce qu'on ressent en lisant cette Bd ; ces vies volées, cette liberté volatilisée dans les tranchées, les regards de chien battu de ces pauvres types...tout ça exprime la souffrance de cette guerre où selon les classes sociales, on n'est pas égaux devant la mort. Les auteurs mettent bien en lumière les absurdités de cette guerre et soulignent la dimension humaine qui a bien souvent été occultée par l'aspect militaire et la gloire, surtout chez les galonnés ; ici, on voit surtout de braves soldats et la douleur des poilus face à 2 ou 3 ganaches stupides, archétypes grotesques de certains officiers. Le dessin de Mounier restitue parfaitement toute cette ambiance de mort et de souffrance, en ne nous épargnant pas quelques vues horribles de corps mutilés. Une formidable aventure humaine, que je recommande à la lecture et à l'achat.
Charly 9
Je ne connais pas le livre dont est tiré ce roman/fiction dessiné, plutôt moyennement apprécié semble-t-il. Ma lecture de la BD fut passionnante, de bout en bout. Très bien dessinée, magnifiquement mise en scène, on suit les péripéties de ce roi maudit, qui a enchaîné erreur sur erreur durant toute sa courte vie. Les routes de l'enfer sont pavées de bonnes intentions, comme on dit... De l'humour (pas mal), de la noirceur (beaucoup) et un livre au final qu'on a envie de relire aussitôt fermé. Vraiment superbe.
Masquerouge
Une série de 10 tomes s'intercalant entre les tomes 6 et 7 de la première époque des "7 vies de l'épervier". Ayant découvert cette série dans Pif Gadget il y a très très longtemps, je pensais qu'elle était plus enfantine qu'elle ne l'est réellement (en fait les premiers tomes sont très accessibles, malgré un vocabulaire assez costaud quand même, mais la série rejoint petit à petit la noirceur des "7 vies de l'épervier") . Plus axée sur l'action que la série d'origine sur les 6 premiers tomes, et moins ancrée dans le contexte historique fort et omniprésent de la première série, elle est pourtant très adulte dans certaines scènes. Les 4 derniers tomes quant à eux reviennent en arrière dans le temps et expliquent clairement comment le Masquerouge de la série est "né", et introduit la deuxième époque des 7 vies de l'épervier (Plume aux vents). Cette partie est très orientée sur l'Histoire et très peu sur l'action, et est parfaitement au niveau des "7 vies de l'épervier". J'aime au final beaucoup cette série, alors que certains la jugent indigne de la série mère (totalement à tort à mon avis).
Sweet Little Devil
Quelle belle BD ! Pour une fois, on peut dire que je suis tombé amoureux d'un manga érotique ! Franchement, c'est un superbe ouvrage, qui a deux défauts : il est trop court, et il est le seul de l'auteure publié en France. D'ailleurs j'ai l'impression que c'est aussi le seul qu'elle ait fait. Et honnêtement, c'est dommage ! Le dessin de cette auteure est en parfaite adéquation avec la BD, rendant à merveille les scènes de sexe mais pas mal aussi dans les autres scènes, très typé manga et mélangeant des scènes façon comique à d'autres plus sérieuses. Sans être extraordinaire, il est bon. Mais c'est vraiment l'histoire, ou plutôt les histoires, qui m'ont plu dans cette BD. L'auteure a choisi (avec raison) de ne pas jouer la carte du porno et a fait une belle BD qui tend plus vers l'érotisme et les sentiments. C'est beaucoup plus tourné vers les relations entre les protagonistes, l'amour entre elles et les différentes idées qui les tenaillent, dans leurs cerveaux d'adolescentes ou de jeunes adultes. Du coup, la BD devient bien plus intime, plus réaliste, et les scènes de sexe plus rares n'en sont que plus intéressantes. J'ajouterai que l'auteur a signé dans ce recueil plusieurs histoires, plusieurs d'entre elles tournant autour des mêmes protagonistes, mais d'autres allant dans des directions différentes en racontant l'histoire d'autres filles (pas forcément des histoires de sexe d'ailleurs, qui est très peu présent dans le récit). Ce tome n'est certainement pas un de ceux qui se retrouvera les pages collées, mais qu'est-ce qu'il est bien fait. C'est bien plus travaillé et fin que ce que j'ai déjà pu lire, et les relations entre les filles donnent une autre dimension au livre, pas seulement des scènes de sexe sans réel but. Bref, du manga érotique et sensible, bien dessiné et mis en scène, j'en redemande du comme ça !
Portrait de l'artiste
Plusieurs années après Souvenirs d'un jeune homme, Lauzier redonne vie à son héros en le faisant vieillir de quelques années et en le réutilisant comme épouvantail cristallisant tout ce qu'il reproche à la société. Et une nouvelle fois, le propos fait mouche avec mordant. Le trait de Lauzier s'est vraiment amélioré au fil des albums, et nous avons cette fois-ci droit à quelque chose de beaucoup plus lisible, sans aller à dire que le dessin soit beau (il est clair et net), ou que les couleurs soient belles (elles sont assez criarde d'ailleurs). Lauzier a par contre amélioré ses phylactères et enfin la lecture se fait sans problème. C'est un grand pas en avant. L'histoire contient, comme pour Souvenirs d'un jeune homme, une partie rédigée sous forme de journal, sauf que cette fois-ci il est sous forme de texte tapé à la machine et recorrigé au stylo par-dessus. C'est amusant de lire ça, notamment quand un terme a été rayé pour un autre. Cette fois-ci, nous avons une histoire qui va s'orienter sur les jeunes adultes, mais aussi sur les artistes. Contrairement à La Course du rat où Lauzier faisait un portrait au vitriol du show-biz et des cadres, il fait ici un portrait toujours aussi grinçant et méchant, mais visant tout un autre pan de la population. C'est les pseudos-artistes qui en prennent pour leur grades, mais il attaque aussi la cellule familiale. Le portrait grinçant du personnage évolue encore dans un monde de faux-cul et de menteurs, mais cette fois-ci le propos ne fait que les effleurer. C'est en fait une BD assez différente de La Course du rat ou Souvenirs d'un jeune homme. Dans ces deux là, l'auteur faisait un portrait à charge sans concession, au vitriol, presque méchant. Là, l'auteur fait un portrait plus nuancé. Le personnage principal a aussi des bons côtés, il n'est pas seulement cette petite ordure qu'on aurait envie de frapper. Et le récit contient plusieurs passages plus sensibles, ce n'est plus seulement de l'humour glaçant (et c'est ce qui m'a fait hésiter à ranger la BD dans Roman graphique). Bref, une maturité pour le personnage mais aussi pour le ton de la BD. Si le propos reste critique, Lauzier le tempère pas mal et tout n'est plus aussi noir qu'auparavant. Cependant l'ensemble reste humoristique et grince-dents, mais surtout donne matière à réflexion. Personnellement j'ai à nouveau beaucoup aimé cet ouvrage, qui sait faire des belles critiques, souvent justes, et qui m'a laissé un petit sourire au coin des lèvres et une petite réflexion au coin du cerveau.
Sand Land
Ah, quel plaisir de lire à nouveau un manga de cet auteur ! J'ai adoré cette histoire bien plus sérieuse que Dragon Ball et pourtant très bien aussi. L'auteur a signé un récit plus court, avec des passages plus sombres et plus sérieux que dans sa série phare, mais toujours un graphisme enchanteur. Je ne sais pas trop pourquoi il s'attache à ces paysages désertiques et rocailleux, mais il sait les rendre à merveille et la traversée du désert est superbement mise en scène. L'auteur ne se prive pas de nous présenter aussi des personnages charismatiques, autant chez les démons que chez les humains, même si l'humanité n'est pas la plus sympathique dans ce one shot. L'histoire est aussi très bien mise en scène, commençant simplement par une histoire de quête et de ressources, et intégrant progressivement des idées plus intéressantes autour de l'armée, du pouvoir et du contrôle des ressources. J'avoue que si l'histoire ne contient pas d'éléments de surprises monstrueux, elle est néanmoins bien ficelé et m'a portée tout au long. Simple et efficace, c'est une histoire qu'on prend plaisir à lire. Au final j'ai trouvé le tout très bon, avec une bonne dose de bonne humeur, des idées bonnes et un peu d'humour par dessus tout qui ne dénote pas trop, des combats mais très peu, plusieurs passages plus graves. Bref, un excellent petit manga, simple et efficace, bien dessiné et qui se laisse agréablement lire. L'auteur est toujours bon, et je ne peux que vous recommander cette lecture !
Violette Nozière Vilaine chérie
Cette BD est inspirée d’un fait divers se déroulant en France dans les années 30, Violette Nozière âgée de 18 ans est accusée d’avoir empoisonné ses parents. Cette histoire va faire les choux gras de la presse bien pensante de l’époque, les méthodes employées étant pareilles à celles d’aujourd’hui, faire du fric en transformant ce fait divers en roman fleuve rémunérateur, si bien que Violette devient la souffre douleur de cette société conservatrice. J’avais bien entendu parler du film de Claude Chabrol en 77 mais Je ne connaissais pas l’histoire, c’est donc sans aucun à priori que j’ai découvert l’histoire de Violette Nozière dans cette BD. Eddy Simon fait ici du bon boulot, on découvre l’évolution de Violette pas à pas ,on s’étonne de la surprotection et de la naïveté des parents envers cette fille un peu déjantée mais aussi de la pression sociale subie par Violette en fréquentant un milieu social qui n’est pas le sien, tous les ingrédients sont là pour provoquer l’irréparable. Mais si Eddy Simon a su donner le tempo adéquat à cette histoire vraie, Camille Benyama n’est pas étrangère à la qualité de ce one shot, un dessin très joli, bien travaillé et apportant l’atmosphère de ces tumultueuses années 30. Une BD à découvrir.
La Colère de Fantômas
Voilà une série à mettre entre toutes les mains. Les auteurs sont partis d'un personnage connu et ils nous en livrent une histoire personnelle, originale et captivante. Difficile de ressortir un élément plus marquant qu'un autre, tant toutes les composantes de cette série sont au diapason. Pour faire simple tout est fait avec talent : couvertures, intrigue, dessins, découpages, narration, dialogues, ... Quelle virtuosité ! Pour être tout à fait honnête, je suis habituellement un amateur de dessins réalistes, au trait précis et aux contours soignés. Et là, Julie Rocheleau n'a pas eu beaucoup de mal à me séduire avec son trait assez particulier. C'est à la fois esthétique et très lisible, même dans les scènes sombres ou on pourrait ne pas distinguer les personnages, elle s'en sort très bien. Les cadrages et les découpages sont originaux juste ce qu'il faut pour servir habilement l'histoire. L'histoire, parlons en, elle n'est pas en retrait, bien au contraire. On y trouve un Fantômas, méchant et sans scrupule, et comme le titre l'indique il n'est pas content et il va le faire savoir. Les chapitres composants les tomes commencent par quelques phrases d'accroches sur une pleine page. Quelle belle idée, en quelques mots on est déjà dans l'intrigue. Si le premier tome posait des bases intéressantes et introduisait déjà quelques mystères que dire de la suite ? Plus la lecture avance plus la série est prenante. Le second tome développe tout ça avec encore plus de brio. La vengeance de Fantômas se révèle diabolique. On y découvre son plan et par quels moyens il va voler "tout l'or de Paris". C'est bien trouvé, c'est original, en un mot c'est excellent. En plus de cette trame bien fichue il y a une multitude de détails sympas. A commencer par les différents personnages, tous très bien pensés. Il y a de l'action, du suspens, et même quelques petites touches d'humour pour ne rien gâcher. Le scénario est vraiment très riche et n'a pas encore livré toutes ses clefs. Quel est le mystérieux lien entre Fandor et Fantômas ?? On ne le sait toujours pas, mais j'ai hâte de le savoir. Au final, la colère de Fantômas est une série qui sort du lot grâce à beaucoup de qualités. La suite vite !