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Couverture de la série Imbroglio
Imbroglio

Comme dans les pièces de boulevard, on a là une succession de plus en plus rapide de retournements de situation. Cela tourne d’ailleurs tellement vite qu’on ne sait plus trop qui est qui et qui fait quoi, et pourquoi, le tout donnant à cet opus un air de cartoon que j’ai vraiment apprécié. C’est au final totalement absurde, mais, il faut le reconnaître, poussé jusqu’à ses limites, le procédé est assez drôle et bien fait. C'est totalement improbable certes, mais cette historiette, qui inaugurait très bien la collection Patte de mouche de l’Association, est franchement réussie. A (re)découvrir.

17/01/2014 (modifier)
Couverture de la série Sur les traces de Dracula
Sur les traces de Dracula

Cet avis ne concerne que le tome 1 : Vlad l'empaleur, seul que j'ai lu, ma médiathèque ne possédant pas les 2 autres ; et d'ailleurs au vu de la planche en galerie du tome 2, je ne suis pas attiré par le dessin. D'autre part, je connais assez bien la bio de Bram Stoker, car j'ai vu des documentaires réalisés par la BBC très pointus sur le bonhomme, sans compter l'abondante littérature qui existe. Je possède aussi une édition complète de son Dracula qui comporte des appendices et préfaces fort détaillés sur le sujet, c'est dire si je connaissais bien cette histoire de Vlad Dracul, prince de Valachie dans un Moyen Age farouche, dont s'est inspiré directement Stoker pour son buveur de sang, sauf que Vlad n'a jamais été un vampire ; son truc, c'était le pal qu'il imposait à ses ennemis et dont il se régalait. Image morbide mais bien réelle, qui est reproduite de belle façon par Hermann et son fils dans cet album. J'ai aussi vu des docs sur Vlad (appelé aussi Vlad Tsepès), et ce qui n'est pas mentionné ici, c'est que le petit peuple aimait son souverain, car il avait débarrassé la Transylvanie et la Valachie de la menace ottomane, protégeant ainsi la chrétienté de ces contrées ; aujourd'hui encore, en Roumanie, Vlad Dracul est considéré comme une sorte de héros national, et à Timisohara, on montre la chapelle où il a été baptisé. C'est pourquoi, j'ai passé un bon moment de lecture avec ce biopic très documenté, que Yves H. a décrit d'une plume inspirée ; pour cela, il a fouillé en Roumanie toutes les archives possibles, allant aux sources même du mythe de Dracula, il en donne les explications en fin d'album. On suit ainsi le long cheminement de Vlad jusqu'à son triomphe, puis sa chute dans une époque barbare d'une férocité inouïe, que Hermann illustre de son trait ferme mais parfois un peu en-dessous de son style habituel, par rapport à Les Tours de Bois-Maury, où il utilise la couleur directe, reproduite ici ; un style bien différent de ce qu'il faisait sur Comanche, mais je m'y suis habitué depuis les derniers Jeremiah. Hermann n'évite pas certaines images cruelles, et il sacrifie à la légende qui veut que Vlad Dracul contemplait ses victimes empalées pendant qu'il déjeunait. Une Bd historique instructive sur un personnage fascinant et peu connu du grand public.

17/01/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Twilight
Twilight

Je sais que je vais sans doute provoquer des sourires amusés mais j’ai franchement aimé cette histoire d’amour remplie d’émotion entre attente et parfois déboire. J’avais snobé la saga cinématographique jusqu’au 3ème volet où j’avais fini par succomber en étant certes entraîné de force par mon épouse. Du coup, on s’est bien rattrapé puisque nous avons Twilight sous tous les supports existants (CD des musiques de chaque film, DVD, livres et maintenant les mangas en guise de cadeau de Noël). En effet, c’était plutôt très mal vu d’apprécier cette saga plutôt réservée à un public adolescent romantique avec un côté très lisse et trop parfait. Cela plaît ou pas. En tout cas, pour ma part, j’ai apprécié la profondeur des trois personnages principaux. Je vais au-delà du dénigrement systématique par ouverture d’esprit. L’auteur a su rester fidèle à l’œuvre de Stéphanie Meyer entre tendresse et fantastique. Edward Cullen est beau, très passionné et amoureux, mystérieux mais tellement dangereux. Bella est sensuelle et intelligente. Le mythe du vampire est complètement revisité. Cela m’a permis de passer un bon moment et d’échapper un peu à la morosité actuelle. Le récit est très prenant. C’est un univers particulier qui nous enivre. C’est surtout intemporel et intergénérationnel. Par ailleurs, c’est l’un des mangas les mieux dessinés que j’ai pu lire jusqu’ici. L’édition est d’excellente qualité et le prix sera celui d’une bd européenne classique, ce qui est inhabituel et peut surprendre. Bref, un manga sublime de délicatesse et de beauté. A noter que le troisième titre ne s’intitule pas « Twilight » mais « New moon » comme pour mieux respecter le roman (chaque tome sera divisé en deux parties). Les passages en couleurs sont époustouflants. Un esthétisme réellement impeccable qui fera plaisir aux fans. C’est un peu différent du film mais c’est ce que j’ai apprécié. Il fallait donner une nouvelle touche et le pari est réussi. Je le conseille à ceux qui ont aimé la saga. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 3.5/5 - Note Globale: 4/5

17/01/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Broderies
Broderies

Le dernier Satrapi qui me restait à lire. En fait, je voulais le lire depuis longtemps car j'avais aimé ses autres albums, mais je ne le trouvais pas en librairie et il n'y avait aucun exemplaire à la bibliothèque jusqu'à cette semaine où je l'ai vu dans le rayon des nouveautés. Y aurait-il eu récemment une réédition de l'album ? Si c'est le cas mille fois bravo à celui qui a pensé à faire une réédition ! Comme toujours avec Satrapi j'aime beaucoup sa narration qui est toujours fluide même lorsqu'il y a plein de textes sur une page. J'aime le principe de l'album qui est de lire les commérages des femmes. Cela permet de lire plusieurs histoires qui donnent un aperçu des relations hommes-femmes en Iran. Devant certaines situations je ne savais pas si je devais rire ou pleurer (l'histoire avec la fille qui va marier un homme en Angleterre notamment). Le dessin de Satrapi est toujours aussi bon et le seul reproche que je peux faire est que le texte est écrit en lettres attachées et comme je ne suis pas habitué à lire ce genre d'écriture j'ai parfois eu un peu de la difficulté à lire certains mots, mais ce n'est pas trop grave.

16/01/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Jésus Marie Joseph
Jésus Marie Joseph

Wouh ! Ca décoiffe de lire une BD comme celle-ci entre tous les reportages que je me farcis depuis un mois ! Dans le genre, c'est même excellent ! J'ai été soufflé par ma lecture. Le dessin est vraiment excellent, et a mes yeux il constitue la première raison de lire cette splendide BD. Évidemment l'ange est superbe, bien formée, mais les autres ne sont pas en reste non plus, chacun à sa gueule mais il sont superbes. Et les paysages, les jeux de lumière. Non, vraiment, moi j'ai adoré cette pour tout son aspect visuel et graphique. Mais heureusement ce n'est pas la seule chose que cette BD a à proposer, et le scénario est habillement travaillé ! La façon de mettre en scène m'a énormément plus, cette histoire d'Ange qui, tel Diogène, cherche un homme tout en en rencontrant plein est astucieusement mis en scène. D'abord, la façon dont Michel Faure a su combiner les éléments de la Bible et la situation historique, cette Galilée occupée par l'envahisseur romain et peuplé de juifs qui cherchent le sauveur. C'est aussi une superbe réalisation qui, tout en donnant un message bien différent de la Bible, ne la remet pas en cause ou ne fait pas dans la provocation gratuite, qui est souvent le cas avec des histoires de ce genre. Ici l'auteur s'attache juste à raconter une histoire, celle dans laquelle Dieu est celui de l'Ancien Testament, dans laquelle la religion n'est pas violemment critiqué et qui nous pond une histoire finalement aussi crédible que celle de la Bible. L'histoire est racontée de plusieurs façons, alternant le récit de l'ange avec la situation présente, mais dans les deux cas elle expose des humains à deux facettes : soit bons, soit assez mauvais. Il n'y a pas d'entre deux en fait. C'est une situation cruelle, dans laquelle l'ange ne sera pas épargné, mais qui sait nous montrer aussi des personnes qui redonnent confiance dans l'humanité. En bref, j'ai adoré ce récit, l'ambiance et le parti pris, l'histoire, la façon de mettre en scène, tout en fait. Jusqu'au bout, j'étais transporté dans cette Galilée antique, et je ne peux que vous suggérer de lire ce superbe opus.

16/01/2014 (modifier)
Par scaph
Note: 4/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

Mignon. Mignon malgré la gravité et la manière dont sont abordés certains sujets (la paternité, la religion, l'amour, la violence...). Car il ne faut pas s'y tromper, si on a l'impression de voir un film de Disney, la violence est bien présente. Alim le tanneur n'est pas un héros, d'ailleurs il n'y en a pas dans cette histoire. Il y a une multitude de personnages secondaires, dont certains sont vraiment charismatiques (j'en prends pour preuve Torq Djihid qui mériterait une série à lui seul). Les méchants sont méchants (Torq Djihid "encore" tue un enfant, Khélob incarne la folie impérialiste) et les gentils subissent (jusqu'à un certain point). On voyage également et c'est ce qu'on recherche en termes d'aventure. De l'ambiance indienne du premier album puis tibétaine en passant furtivement par une ville Aztèque avant de faire un tour dans le désert australien pour finir dans une forêt tropicale, pas un seul album ne ressemble à un autre. Même si la série s'écoule sur une période d'une dizaine d'année, le scénariste n'a pas oublié de faire évoluer ses personnages physiquement et mentalement. Le scénario quant à lui reste cohérent et prenant, ce qui permet au lecteur de ne pas s'ennuyer. Ceci prouve une grande maîtrise de la part du scénariste qui du début à la fin reste maître de son histoire et nous emmène exactement là où il avait voulu. Les dessins pleins de couleurs amoindrissent les sujets traités mais restent en parfait accord avec l'histoire, le découpage est bon, le mouvement bien rendu et l'imaginaire est au rendez-vous. Alors pourquoi pas un "culte" ou un "coup de coeur" ? En dépit de toutes ces qualités, le 4ème tome reste en dessous du niveau des trois autres point de vue dessins. Idem point de vue scénario, il y a des "trous" dans l'histoire (par exemple entre le tome 3 et le tome 4, on passe de la dernière page où toute l'armée part à la conquête de l'île et, dans l'album suivant, l'armée est déjà décimée et nous sommes au cœur des marais sans savoir comment). Est-ce par manque de temps ? Pression de l'éditeur ? En tout cas, cette série a frisé le chef d'oeuvre et on voudrait en voir plus du même genre.

16/01/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Tom Carbone
Tom Carbone

Sans un article de Bodoi sur la réédition en intégrale de cette collection, je serais surement passé à côté d’une série certes méconnue mais qui possède d’indéniables qualités. Prépubliée sous forme de strips divers dans l’hebdo Spirou à la fin des années 80 et au moment où j’arrêtais mon abonnement pour passer à la lecture des Fluide Glacial, un duo belge inédit lançait les aventures d’un drôle de petit bonhomme tout rond prenant un malin plaisir à raconter des bobards gros comme des camions pour mieux entourlouper son entourage. Le trait est très simple et rappelle un peu celui de Frédéric Jannin ou Bercovici dans un registre gros nez-ligne claire mais permet une lisibilité très claire sans oublier certains détails. C’est en tous cas effectivement typique de l’école Dupuis des années 80 avec une colorisation sans audace mais efficace. On ne peut pas dire qu’il soit beau ou constitue le point fort de l’œuvre car il rend peut être cette série trop générique. En tous cas ce n’est clairement pas ce qui poussera le curieux à feuilleter puis acquérir les bouquins en librairie. Bon passons car il est évident que l’intérêt se porte ailleurs et sur les histoires loufoques, les deux auteurs ont l’air d’en connaître un rayon et de bien maitriser leur sujet car on passe de situations loufoques à d’autres non sensiques. La série évolue d’ailleurs pas mal des histoires racontées par Tom Carbone avec ours et lapins dotés de la parole pour la cause des croissants (cherchez pas à comprendre avant de lire) à des voyages interstellaires sur d’autres planètes avec dictateurs à la clé toujours dans un esprit de bonne humeur raffraichissante ! Tom Carbone ne propose rien d’autre que de passer un moment bien agréable et le pari est plutôt réussi de ce côté-là en proposant un univers simple mais non dénué d’attraits ! Un mot enfin sur la qualité des deux tomes constituant l’intégrale, outre le fait qu’elles reprennent 2 histoires complètes jamais parues en album (et dont la seconde a gardé la fraicheur de la colorisation d’origine), un cinquième tome uniquement édité en flamand voit sa place ici, quelques jeux, gags en 3 cases ou en une page complètement inédits et parfois même plus droles et percutants que les strips parus dans Spirou achèvent de compléter dans la plus belle exhaustivité une série qui vaut largement le détour. Un véritable petit moment de détente sans aucune rêgle si ce n’est de distraire intelligemment en évitant vulgarité ou provocation donc très fréquentable pour un public de 7 à 77 ans. Hautement recommandable sous sa récente et dernière édition compilant tous les matériaux de ce titre honteusement méconnu du grand public !

16/01/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Before Watchmen - Minutemen
Before Watchmen - Minutemen

Le controversé « Before Watchmen » débarque enfin en France. Urban Comics ne fait pas les choses à moitié et commence par l’arc que beaucoup considèrent comme le meilleur de cet univers originellement crée par Alan Moore. Darwyn Cooke nous conte les aventures des Minutemen, groupe de superhéros précédant les Watchmen et ayant officié dans les années 40. Les personnages sont donc pour la plupart nouveaux : Captain Metropolis, Hooded Justice, Dollar Bill et Mothman. Mais on y retrouve quand même des noms familiers : Hollis Mason, premier homme hibou, et voix narrative de cette histoire, Sally Jupiter, première incarnation de Silk Spectre (elle passera la main à sa fille Laurie dans Watchmen) et le comédien dans sa toute jeunesse. Après un premier chapitre un peu longuet chargé de présenter tout ce beau monde, l’intrigue décolle et devient passionnante : le « présent » se situe dans les années 60 alors que Hollis Mason, à la retraite, est sur le point de publier un livre racontant toute la vérité sur les Minutemen. Ces révélations sont loin de plaire aux autres ex-membres du groupe, et nous sont racontées par une série de flashbacks nous ramenant lors des faits dans les années 40. C’est habile, bien écrit, on y découvre un groupe gangrené par des tensions internes, des secrets inavouables, des fortes têtes, et leurs actions étaient loin du model de moralité présenté dans les journaux. Non content de nous pondre ce qui est considéré comme le meilleur scenario de cet univers « avant Watchmen », Darwyn Cooke s’occupe également du dessin, et avec brio. Son style un peu retro est parfait pour représenter les années 40. Du beau boulot. Un excellent chapitre « Avant Watchmen » présentant une intrigue intéressante et des personnages aux personnalités complexes et bien développées. A lire !

16/01/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Très bon one shot qui interpelle, fait réfléchir et se délecte sans répit. Une vraie ambiance se dégage dès les premières planches grâce notamment à une mise en scène dynamique et un dessin personnel et énergique. Les trognes des personnages anglais sont vraiment typiques, réussies, à la limite de la caricature (l’aubergiste,..). Le destin de ce singe de Hartlepool (issue d’une vraie légende anglaise) ne laisse pas indifférent et la façon dont Lupano arrive à nous conter cette histoire ô combien cruelle avec des pointes d’humour bien placées, est remarquable. Il y a une vraie réflexion sur le racisme et j’ai parfois été secoué devant tant de cruautés, bêtises et ignorances humaines. Un bien bel album que je recommande chaudement.

16/01/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série U.47
U.47

Bien que n’étant pas un fan absolu de la seconde guerre mondiale, j’aime régulièrement lire des séries qui s’insèrent dans cette situation historique. Cela leur confère souvent, quand c’est bien traité, un aspect grandiose. Je reste intéressé par les combats, qu’ils soient terrestres, aériens, marins et ici, sous-marins. Il est question dans cette série de l’unterseeboot 47 appelé U-47, sous-marin allemand créé à la fin des années 30 et fer-de-lance de l’armée allemande dans les combats sous-marins. Si ce sujet principal pourrait paraître aux yeux de certains comme barbant, cela ne fut absolument pas mon cas. Le récit est vraiment prenant, très bien construit, par ses situations et ses personnages d’abord mais aussi dans le rythme qu’a su lui insuffler le scénariste. Étant perplexe au départ, je suis maintenant la parution des tomes avec beaucoup d’intérêt. C’est bien foutu, tout simplement, et cela ne se limite pas au « toucher-couler » que je craignais. Graphiquement, la réussite est également au rendez-vous. C’est vraiment beau et précis, surtout dans le dessin des machines, on peut s’en douter. Le travail de recherche a du être colossale et rapidement, je me suis rendu compte que les auteurs n’ont pas fait dans l’approximatif. En témoignent notamment les dossiers volumineux en fin d’albums (sauf dans le premier tome). Alors certes, le prix par album peut paraître élevé mais le lecteur en a pour son argent. Je pense qu’un passionné devrait y trouver franchement son compte. Personnellement, je me suis laissé aller à quelques lectures supplémentaires, intéressantes et bien mises en page, agrémentées de nombreux schémas et photos. En conclusion, il s’agit d’une série phare de l’éditeur Zéphyr et je comprends aisément pourquoi. Le récit est prenant, les graphismes sont à la hauteur et l’édition est soignée et complète. Un bon moment lecture que je recommande chaleureusement!

15/01/2014 (modifier)