Batman Adventures était une des nombreuses séries inspiré du dessin animée de Batman des années 90 et c'était d'ailleurs la dernière. Pour ceux qui connaisse ce dessin animée, ses histoires semblent se situer après la dernière saison (celle où il y eu un changement de design).
Chaque numéro a une longue histoire et une plus courte et le résultat est pas mal. Certes, avec aussi peu de pages les scénaristes n'ont pas le temps de créer des intrigues bien complexes, mais les personnages sont bien utilisés et il y a des bonnes idées. J'aime particulièrement celle où le Joker est devenu inoffensif. De plus, certaines intrigues s'étalent sur plus qu'un numéro et c'est dommage que celle portant sur le Pingouin devenu maire de Gotham soit résolu dans un numéro qui ne fait parti des deux albums (il y a eu 17 numéros de Batman Adventures et seule les 10 premières ont été publiés dans cette collection). J'aurais bien aimé lire comment cela se termine.
3.5
C'est sans aucun doute la meilleure histoire d'Iron Man que j'ai lue et je voudrais bien lire les autres numéros signés Dennis O'Neil car si j'ai bien compris il a commencé au numéro 160 et il a rapidement introduit Obadiah Stane et ces 8 numéros sont la conclusion de cette saga.
J'ai eu un peu de difficulté au début à apprécier cet album car le méchant principal des premiers numéros, Démonicus, n'est pas du tout charismatique et même ridicule. Heureusement, les problèmes psychologiques d'Iron Man sont bien traités et donnent droit à des scènes intéressantes.
Obadiah Stane est un méchant intéressant. Avec sa tête chauve il me fait penser à ce que deviendra Lex Luthor à la fin des années 80 lorsqu'il sera transformé en homme d'affaire. Les motivations et la psychologie de Stane sont excellentes et je comprends qu'il a été choisi pour être le méchant dans le premier film d'Iron Man (n'ayant pas vu le film je ne peux pas juger si j'aime aussi cette version du personnage).
Pour ce qui est du dessin, les premiers numéros sont dessinés par Luke McDonnell et lorsqu'il quitte la série chaque numéro est dessiné par un dessinateur différent ! Heureusement, leurs styles se ressemblent et donc cela ne cause pas de problème.
Je ne lis plus beaucoup de BDs, et le nombre de BDs qui m'étonnent et m'enthousiasment est devenu assez faible.
Mais j'avais envie de poster un avis sur Lastman, parce que c'est mon gros coup de coeur du moment.
Lastman, c'est hyper bien foutu, fun à chaque page. C'est impossible de faire dessin et découpage plus dynamiques, et les dialogues sont d'une fluidité exemplaire, les personnages extra... et le scénario est super potache, mais avec un petit truc en plus, hyper malin, hyper plaisant. Et une terrible envie de lire la suite à la fin de chaque tome !
Lastman, c'est un vrai manga à la française, le premier probablement : pas une pâle copie, mais une œuvre personnelle et ambitieuse qui a bien digéré les codes du mangas pour mieux les mettre en œuvre.
Et contrairement à ce qui a été écrit plus bas, je trouve pour ma part que le tome 3 est le meilleur à ce jour.
Bref, Lastman, c'est bon, mangez-en !
J'ai mis beaucoup de temps à commencer cette BD, et encore plus à l'acquérir (surtout à cause du pris prohibitif), mais lorsque je l'ai commencée, je ne l'ai plus lâchée. C'est quelque chose que cette BD, et je n'ai pas encore tout fini ! (Au moment où je rédige l'article, je regarde le film qui l'accompagnait, et je suis encore émerveillé. Enfin, ce terme a une connotation trop positive peut-être. Plutôt ... impressionné. C'est un ajout extraordinaire).
Quand je pense aux pauvres types qui se gèlent dans les rues en ce moment pour tenter de vous faire souscrire à MSF. Cette BD est la meilleure pub que vous pourriez avoir pour cette ONG. Je n'avais qu'une envie, la BD finie, c'était de les aider.
Le dessin est bien sûr spécial, alignant le minimalisme avec des photographies qui ont été prises dans ce moment, et le tout dans une mise en scène particulière, puisque les photos sont parfois présentées sous la forme de planches de négatifs, pas forcément développés. Si les premières planches demandent un petit temps d'adaptation, on enchaine ensuite les trois albums sans aucun temps mort. Et pour cause !
C'est une histoire cruelle qui nous est présentée, et d'autant plus qu'elle est vraie. Mais le tout est enrobé par des explications et des commentaires pertinents, à la fois de la part du photographe lui même mais aussi de la part des protagonistes qui l'encadrent, chacun apportant des éclaircissements sur la situation, la vie de tous les jours.
Ici, pas de géopolitique, pas de grandes explications du conflit, juste la façon dont les combats influent sur la vie de tous les jours. C'est une vie quotidienne difficile pour ceux qui veulent rendre service, mais surtout pour ces hommes et ces femmes qui vivent la guerre au quotidien.
En fait, j'ai trouvé l’œuvre riche, bien que pas exempte de défauts. Aucune faute n'est à déplorer sur l'histoire qui est ce qu'elle est, à mon sens prenante. Par contre je confesse que c'est parfois plus difficile au niveau des photos, notamment quand on voit une pleine planche des négatifs, c'est pas mauvais mais c'est trop petit. Il faudrait presque une loupe pour bien distinguer.
En dehors de ces quelques petites imperfections qui m'empêchent de lui mettre un 5/5, je lui laisse généreusement le 4 et je conseille vivement l'achat, bien qu'il soit relativement cher, car c'est le genre de BD qu'il faut pouvoir relire, de photos qu'il faut pouvoir revoir, de passages sur lesquels il faut pouvoir réfléchir encore. Vraiment une très belle BD.
Un récit prenant, passionnant, et bien raconté sur la grande enquête menée par une jeune femme séduisante acharnée à retrouver son frère disparu. Ce récit est superbement mis en valeur par le dessin magnifique de Pavlovic qui a fait de nets progrès, son graphisme étant bien plus beau que dans Roxalane. Je préfère le trait plus épais des premiers albums qui est puissant, ça devient plus fin dans les derniers épisodes, j'aime moins.
Mais surtout, il donne un charme fou à Véra son héroïne, et illustre une action jonchée de périls, se déroulant dans des décors variés de plusieurs pays ; les décors tahitiens sont sympas, mais Pavlovic et son scénariste ne misent pas sur la carte de l'exotisme clinquant, car cet exotisme est plutôt basique, il ne sert qu'à aborder des thèmes actuels intéressants, et aussi de toile de fond à la gravité du scénario qui est la force essentielle de ce récit. Une très bonne Bd d'aventure à la fois dépaysante et psychologique.
J'adore l'animé Utena, la fillette révolutionnaire qui fait partie de mon top 10. J'adore l'animation. J'adore les personnages qui sont plus complexes qu'ils ne le semblent au premier abord. J'adore le symbolisme et les moments complètement bizarres. J'adore l'humour qui permet une petite pause entre deux épisodes/moments sérieux. Bref, j'adore tout (sauf deux épisodes qui ne sont que des résumés), mais j'ai mis un peu de temps avant de vouloir lire le manga car j'avais entendu dire que c'était moins bon que l'animé.
Après lecture, je peux dire qu'en effet l'animé est bien mieux, notamment parce que l'animé a beaucoup plus de temps pour développer l'histoire et les personnages et aussi parce que certains de mes personnages préférés ne sont pas présents (Shiori, Tsuwabuki et Nanami qui existe dans cette version, mais qu'on ne voit uniquement que sur une photo).
J'ai aussi eu un peu de difficulté au début à rentrer dans l'histoire et je pensais m'ennuyer, mais heureusement dès qu'Anthy devient proche d'Utena j'ai commencé à trouver que même si ce n'était pas aussi bon que l'animé, il y avait des bons passages. Il y a des choses qui n'existent pas dans l'animé ou qui sont présentées de manière différente et j'ai adoré cela et mon enthousiasme était plus grand à la fin qu'au début de ma lecture.
Malheureusement, j'ai un peu l'impression que quelqu'un qui n'a jamais vu l'animé ou qui l'a vu et ne l'a pas trop aimé risque de s'ennuyer à la lecture de ce manga. Et vu que mon plaisir vient du fait de voir des personnages que je connaissais déjà bien dans des situations différentes, je ne conseille pas l'achat.
Pour finir, il y a un truc que je n'ai pas du tout aimé et c'est qu'il y a un chapitre bonus avec Mikage. C'est un méchant qu'on voit dans plusieurs épisodes de l'animé et je le trouve intéressant, mais là il est juste inutile vu qu'on peut couper son chapitre sans que cela nuise au récit.
Original et fourre-tout. Voilà comment peut se résumer Déluge.
Un beau dessin, un scénario minimal dans un univers complexe. C'est justement ce que certains lui reprochent et c'est là que j'en fais son apologie.
Le scénariste nous présente succinctement le monde dans lequel se déroule l'histoire: il s'est mis à pleuvoir et cela ne s'est jamais arrêté. Point. Le ton est donné et c'est tout. C'est là que l'auteur fait preuve d'intelligence car il ne noie pas le lecteur dans des explications grotesques, il lui laisse son imagination combler les trous en distillant quelques données par-ci par-là.
Le monde imaginé reste vaste et complexe, on espère que Déluge trouvera une suite (pas nécessairement avec les même personnages) mais il reste beaucoup de possibilités à exploiter; Ex: les guerres du corail, "ordo-humanis", les mutants, Coriolis ... .
Seul bémol au niveau personnel, j'aurai aimé y voir plus d'action an milieu sub-aquatique particulièrement en scaphandres. Mais bon... .
Je me délecte d’animal lecteur à raison d’un strip par semaine depuis qu’il a fait son apparition dans les pages de Spirou.
Libon est un auteur complet que j’apprécie autant pour son humour que pour son dessin. Ici, il s’est associé à Sergio Salma pour fournir de la matière à ses crobars. Les strips, mettant en scène les aléas de la vie d’un libraire, font mouche quasi coup sur coup. Il y a de temps à autre un strip moins percutant mais l’ensemble se révèle d’un niveau très très bon (surtout pour les zygomatiques !). A mon avis, l’art du strip est un art des plus difficiles car tout doit tenir en quelques cases. Pari réussi pour Salma et Libon !
Bref, je suis agréablement surpris de voir une parution en album de ces strips destinés initialement à égayer les pages d’un magasine bd ... si seulement le prix eu été en adéquation avec le format.
Chaudement recommandé donc, mais seulement à la lecture car achat dispensable en raison de son prix prohibitif ! 14.50€ pour un format qui en vaut 8 ou 10 tout au plus, c'est du foutage de G. ...
J'aime beaucoup les one-shot de Cyril Bonin notamment La Belle Image et L'Homme qui n'existait pas toujours aux Editions Futuropolis. Je dirais "et de trois!" comme un parcours sans faute.
L'auteur utilise un brin de fantastique pour broder une histoire qui tient parfaitement debout et qui nous fait réfléchir sur notre condition humaine dans une approche à la fois intimiste et sociétale.
Le thème ici exploité sera celui de l'amour. Il est dommage qu'un virus fige à jamais les amoureux alors que la haine se propage dans le monde. Tomber amoureux nuit gravement à la santé comme la cigarette peut-on lire sur la couverture. Cela intrigue d'emblée. On ne sera pas déçu par cette lecture tant le rythme est maintenu.Il y a comme toujours d'excellentes trouvailles.
La conclusion de cette histoire m'a grandement séduit au risque de rester figer. Déjà une victime à déplorer...
Décidément, cet auteur alsacien me plait beaucoup ! Après son excellent Kaboul Disco qui m'avait énormément plu, j'avais hâte de retrouver Nicolas Wild en explorateur du monde sauvage et dangereux que constitue la planète, et plus exactement le Moyen/Proche-Orient. C'est à nouveau en baroudeur intrépide et curieux qu'il va nous livrer sa nouvelle aventure.
Si, cette fois-ci, le récit n'est qu'inspiré de fait réel et non pas un carnet de voyage, il sent à nouveau la maturité et toutes les qualités de son autre série. Nicolas Wild nous a pondu un nouveau petit bijou.
Déjà le dessin qui est à nouveau très bon, simpliste et réaliste, parfait dans l'optique du récit puisqu'il retranscrit les visages et les lieux à merveille mais qu'il est aussi précis et clair, permettant de toujours suivre. Bref, un vrai dessin de reporter-dessinateur. S'ajoute à cela son humour si particulier qu'il glisse à merveille dans tout le récit, sous plusieurs formes.
Et s'ajoute encore tout le côté documentaire de la chose, qui rend le récit aussi intéressant. Cette fois-ci, plus d’Afghanistan, mais l'Iran et le Zoroastrisme, religion monothéiste très peu connue et possédant un faible nombre de pratiquants, mais qui s'avère être une des plus ancienne au monde (si pas la plus ancienne d'ailleurs). Nicolas Wild nous décortique cela très bien en jouant sur les deux tableaux : capture sur le vif du sujet en Iran, puis décortiquer le procès de cet homme, Cyrus Yazdani, qui fut un des promoteurs du Zoroastrisme. Ce découpage est doublement intéressant, à la fois sur ce procès, mais aussi sur l'Iran en général et son rapport aux religion, pas forcément des plus simple.
C'est encore une fois une BD qui arrive à nous distraire et à nous enseigner quelque chose, et j'avoue que c'est assez extraordinaire la façon dont il nous met ça en scène. Je ne peux que tirer mon chapeau à Nicolas Wild qui m'a instruit, amusé, donné envie d'en savoir un peu plus sur cette religion, sur ce pays, sur cette région du monde, et qui m'a surtout donné envie de lire ses prochains albums sans même réfléchir. Un grand bravo à vous, Mr. Wild, pour tout ça !
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Batman - Les Nouvelles Aventures
Batman Adventures était une des nombreuses séries inspiré du dessin animée de Batman des années 90 et c'était d'ailleurs la dernière. Pour ceux qui connaisse ce dessin animée, ses histoires semblent se situer après la dernière saison (celle où il y eu un changement de design). Chaque numéro a une longue histoire et une plus courte et le résultat est pas mal. Certes, avec aussi peu de pages les scénaristes n'ont pas le temps de créer des intrigues bien complexes, mais les personnages sont bien utilisés et il y a des bonnes idées. J'aime particulièrement celle où le Joker est devenu inoffensif. De plus, certaines intrigues s'étalent sur plus qu'un numéro et c'est dommage que celle portant sur le Pingouin devenu maire de Gotham soit résolu dans un numéro qui ne fait parti des deux albums (il y a eu 17 numéros de Batman Adventures et seule les 10 premières ont été publiés dans cette collection). J'aurais bien aimé lire comment cela se termine.
Iron Man - Iron Monger
3.5 C'est sans aucun doute la meilleure histoire d'Iron Man que j'ai lue et je voudrais bien lire les autres numéros signés Dennis O'Neil car si j'ai bien compris il a commencé au numéro 160 et il a rapidement introduit Obadiah Stane et ces 8 numéros sont la conclusion de cette saga. J'ai eu un peu de difficulté au début à apprécier cet album car le méchant principal des premiers numéros, Démonicus, n'est pas du tout charismatique et même ridicule. Heureusement, les problèmes psychologiques d'Iron Man sont bien traités et donnent droit à des scènes intéressantes. Obadiah Stane est un méchant intéressant. Avec sa tête chauve il me fait penser à ce que deviendra Lex Luthor à la fin des années 80 lorsqu'il sera transformé en homme d'affaire. Les motivations et la psychologie de Stane sont excellentes et je comprends qu'il a été choisi pour être le méchant dans le premier film d'Iron Man (n'ayant pas vu le film je ne peux pas juger si j'aime aussi cette version du personnage). Pour ce qui est du dessin, les premiers numéros sont dessinés par Luke McDonnell et lorsqu'il quitte la série chaque numéro est dessiné par un dessinateur différent ! Heureusement, leurs styles se ressemblent et donc cela ne cause pas de problème.
Lastman
Je ne lis plus beaucoup de BDs, et le nombre de BDs qui m'étonnent et m'enthousiasment est devenu assez faible. Mais j'avais envie de poster un avis sur Lastman, parce que c'est mon gros coup de coeur du moment. Lastman, c'est hyper bien foutu, fun à chaque page. C'est impossible de faire dessin et découpage plus dynamiques, et les dialogues sont d'une fluidité exemplaire, les personnages extra... et le scénario est super potache, mais avec un petit truc en plus, hyper malin, hyper plaisant. Et une terrible envie de lire la suite à la fin de chaque tome ! Lastman, c'est un vrai manga à la française, le premier probablement : pas une pâle copie, mais une œuvre personnelle et ambitieuse qui a bien digéré les codes du mangas pour mieux les mettre en œuvre. Et contrairement à ce qui a été écrit plus bas, je trouve pour ma part que le tome 3 est le meilleur à ce jour. Bref, Lastman, c'est bon, mangez-en !
Le Photographe
J'ai mis beaucoup de temps à commencer cette BD, et encore plus à l'acquérir (surtout à cause du pris prohibitif), mais lorsque je l'ai commencée, je ne l'ai plus lâchée. C'est quelque chose que cette BD, et je n'ai pas encore tout fini ! (Au moment où je rédige l'article, je regarde le film qui l'accompagnait, et je suis encore émerveillé. Enfin, ce terme a une connotation trop positive peut-être. Plutôt ... impressionné. C'est un ajout extraordinaire). Quand je pense aux pauvres types qui se gèlent dans les rues en ce moment pour tenter de vous faire souscrire à MSF. Cette BD est la meilleure pub que vous pourriez avoir pour cette ONG. Je n'avais qu'une envie, la BD finie, c'était de les aider. Le dessin est bien sûr spécial, alignant le minimalisme avec des photographies qui ont été prises dans ce moment, et le tout dans une mise en scène particulière, puisque les photos sont parfois présentées sous la forme de planches de négatifs, pas forcément développés. Si les premières planches demandent un petit temps d'adaptation, on enchaine ensuite les trois albums sans aucun temps mort. Et pour cause ! C'est une histoire cruelle qui nous est présentée, et d'autant plus qu'elle est vraie. Mais le tout est enrobé par des explications et des commentaires pertinents, à la fois de la part du photographe lui même mais aussi de la part des protagonistes qui l'encadrent, chacun apportant des éclaircissements sur la situation, la vie de tous les jours. Ici, pas de géopolitique, pas de grandes explications du conflit, juste la façon dont les combats influent sur la vie de tous les jours. C'est une vie quotidienne difficile pour ceux qui veulent rendre service, mais surtout pour ces hommes et ces femmes qui vivent la guerre au quotidien. En fait, j'ai trouvé l’œuvre riche, bien que pas exempte de défauts. Aucune faute n'est à déplorer sur l'histoire qui est ce qu'elle est, à mon sens prenante. Par contre je confesse que c'est parfois plus difficile au niveau des photos, notamment quand on voit une pleine planche des négatifs, c'est pas mauvais mais c'est trop petit. Il faudrait presque une loupe pour bien distinguer. En dehors de ces quelques petites imperfections qui m'empêchent de lui mettre un 5/5, je lui laisse généreusement le 4 et je conseille vivement l'achat, bien qu'il soit relativement cher, car c'est le genre de BD qu'il faut pouvoir relire, de photos qu'il faut pouvoir revoir, de passages sur lesquels il faut pouvoir réfléchir encore. Vraiment une très belle BD.
El Niño
Un récit prenant, passionnant, et bien raconté sur la grande enquête menée par une jeune femme séduisante acharnée à retrouver son frère disparu. Ce récit est superbement mis en valeur par le dessin magnifique de Pavlovic qui a fait de nets progrès, son graphisme étant bien plus beau que dans Roxalane. Je préfère le trait plus épais des premiers albums qui est puissant, ça devient plus fin dans les derniers épisodes, j'aime moins. Mais surtout, il donne un charme fou à Véra son héroïne, et illustre une action jonchée de périls, se déroulant dans des décors variés de plusieurs pays ; les décors tahitiens sont sympas, mais Pavlovic et son scénariste ne misent pas sur la carte de l'exotisme clinquant, car cet exotisme est plutôt basique, il ne sert qu'à aborder des thèmes actuels intéressants, et aussi de toile de fond à la gravité du scénario qui est la force essentielle de ce récit. Une très bonne Bd d'aventure à la fois dépaysante et psychologique.
Utena - La Fillette révolutionnaire
J'adore l'animé Utena, la fillette révolutionnaire qui fait partie de mon top 10. J'adore l'animation. J'adore les personnages qui sont plus complexes qu'ils ne le semblent au premier abord. J'adore le symbolisme et les moments complètement bizarres. J'adore l'humour qui permet une petite pause entre deux épisodes/moments sérieux. Bref, j'adore tout (sauf deux épisodes qui ne sont que des résumés), mais j'ai mis un peu de temps avant de vouloir lire le manga car j'avais entendu dire que c'était moins bon que l'animé. Après lecture, je peux dire qu'en effet l'animé est bien mieux, notamment parce que l'animé a beaucoup plus de temps pour développer l'histoire et les personnages et aussi parce que certains de mes personnages préférés ne sont pas présents (Shiori, Tsuwabuki et Nanami qui existe dans cette version, mais qu'on ne voit uniquement que sur une photo). J'ai aussi eu un peu de difficulté au début à rentrer dans l'histoire et je pensais m'ennuyer, mais heureusement dès qu'Anthy devient proche d'Utena j'ai commencé à trouver que même si ce n'était pas aussi bon que l'animé, il y avait des bons passages. Il y a des choses qui n'existent pas dans l'animé ou qui sont présentées de manière différente et j'ai adoré cela et mon enthousiasme était plus grand à la fin qu'au début de ma lecture. Malheureusement, j'ai un peu l'impression que quelqu'un qui n'a jamais vu l'animé ou qui l'a vu et ne l'a pas trop aimé risque de s'ennuyer à la lecture de ce manga. Et vu que mon plaisir vient du fait de voir des personnages que je connaissais déjà bien dans des situations différentes, je ne conseille pas l'achat. Pour finir, il y a un truc que je n'ai pas du tout aimé et c'est qu'il y a un chapitre bonus avec Mikage. C'est un méchant qu'on voit dans plusieurs épisodes de l'animé et je le trouve intéressant, mais là il est juste inutile vu qu'on peut couper son chapitre sans que cela nuise au récit.
Déluge
Original et fourre-tout. Voilà comment peut se résumer Déluge. Un beau dessin, un scénario minimal dans un univers complexe. C'est justement ce que certains lui reprochent et c'est là que j'en fais son apologie. Le scénariste nous présente succinctement le monde dans lequel se déroule l'histoire: il s'est mis à pleuvoir et cela ne s'est jamais arrêté. Point. Le ton est donné et c'est tout. C'est là que l'auteur fait preuve d'intelligence car il ne noie pas le lecteur dans des explications grotesques, il lui laisse son imagination combler les trous en distillant quelques données par-ci par-là. Le monde imaginé reste vaste et complexe, on espère que Déluge trouvera une suite (pas nécessairement avec les même personnages) mais il reste beaucoup de possibilités à exploiter; Ex: les guerres du corail, "ordo-humanis", les mutants, Coriolis ... . Seul bémol au niveau personnel, j'aurai aimé y voir plus d'action an milieu sub-aquatique particulièrement en scaphandres. Mais bon... .
Animal lecteur
Je me délecte d’animal lecteur à raison d’un strip par semaine depuis qu’il a fait son apparition dans les pages de Spirou. Libon est un auteur complet que j’apprécie autant pour son humour que pour son dessin. Ici, il s’est associé à Sergio Salma pour fournir de la matière à ses crobars. Les strips, mettant en scène les aléas de la vie d’un libraire, font mouche quasi coup sur coup. Il y a de temps à autre un strip moins percutant mais l’ensemble se révèle d’un niveau très très bon (surtout pour les zygomatiques !). A mon avis, l’art du strip est un art des plus difficiles car tout doit tenir en quelques cases. Pari réussi pour Salma et Libon ! Bref, je suis agréablement surpris de voir une parution en album de ces strips destinés initialement à égayer les pages d’un magasine bd ... si seulement le prix eu été en adéquation avec le format. Chaudement recommandé donc, mais seulement à la lecture car achat dispensable en raison de son prix prohibitif ! 14.50€ pour un format qui en vaut 8 ou 10 tout au plus, c'est du foutage de G. ...
Amorostasia
J'aime beaucoup les one-shot de Cyril Bonin notamment La Belle Image et L'Homme qui n'existait pas toujours aux Editions Futuropolis. Je dirais "et de trois!" comme un parcours sans faute. L'auteur utilise un brin de fantastique pour broder une histoire qui tient parfaitement debout et qui nous fait réfléchir sur notre condition humaine dans une approche à la fois intimiste et sociétale. Le thème ici exploité sera celui de l'amour. Il est dommage qu'un virus fige à jamais les amoureux alors que la haine se propage dans le monde. Tomber amoureux nuit gravement à la santé comme la cigarette peut-on lire sur la couverture. Cela intrigue d'emblée. On ne sera pas déçu par cette lecture tant le rythme est maintenu.Il y a comme toujours d'excellentes trouvailles. La conclusion de cette histoire m'a grandement séduit au risque de rester figer. Déjà une victime à déplorer...
Ainsi se tut Zarathoustra
Décidément, cet auteur alsacien me plait beaucoup ! Après son excellent Kaboul Disco qui m'avait énormément plu, j'avais hâte de retrouver Nicolas Wild en explorateur du monde sauvage et dangereux que constitue la planète, et plus exactement le Moyen/Proche-Orient. C'est à nouveau en baroudeur intrépide et curieux qu'il va nous livrer sa nouvelle aventure. Si, cette fois-ci, le récit n'est qu'inspiré de fait réel et non pas un carnet de voyage, il sent à nouveau la maturité et toutes les qualités de son autre série. Nicolas Wild nous a pondu un nouveau petit bijou. Déjà le dessin qui est à nouveau très bon, simpliste et réaliste, parfait dans l'optique du récit puisqu'il retranscrit les visages et les lieux à merveille mais qu'il est aussi précis et clair, permettant de toujours suivre. Bref, un vrai dessin de reporter-dessinateur. S'ajoute à cela son humour si particulier qu'il glisse à merveille dans tout le récit, sous plusieurs formes. Et s'ajoute encore tout le côté documentaire de la chose, qui rend le récit aussi intéressant. Cette fois-ci, plus d’Afghanistan, mais l'Iran et le Zoroastrisme, religion monothéiste très peu connue et possédant un faible nombre de pratiquants, mais qui s'avère être une des plus ancienne au monde (si pas la plus ancienne d'ailleurs). Nicolas Wild nous décortique cela très bien en jouant sur les deux tableaux : capture sur le vif du sujet en Iran, puis décortiquer le procès de cet homme, Cyrus Yazdani, qui fut un des promoteurs du Zoroastrisme. Ce découpage est doublement intéressant, à la fois sur ce procès, mais aussi sur l'Iran en général et son rapport aux religion, pas forcément des plus simple. C'est encore une fois une BD qui arrive à nous distraire et à nous enseigner quelque chose, et j'avoue que c'est assez extraordinaire la façon dont il nous met ça en scène. Je ne peux que tirer mon chapeau à Nicolas Wild qui m'a instruit, amusé, donné envie d'en savoir un peu plus sur cette religion, sur ce pays, sur cette région du monde, et qui m'a surtout donné envie de lire ses prochains albums sans même réfléchir. Un grand bravo à vous, Mr. Wild, pour tout ça !