Décidément, cet auteur alsacien me plait beaucoup ! Après son excellent Kaboul Disco qui m'avait énormément plu, j'avais hâte de retrouver Nicolas Wild en explorateur du monde sauvage et dangereux que constitue la planète, et plus exactement le Moyen/Proche-Orient. C'est à nouveau en baroudeur intrépide et curieux qu'il va nous livrer sa nouvelle aventure.
Si, cette fois-ci, le récit n'est qu'inspiré de fait réel et non pas un carnet de voyage, il sent à nouveau la maturité et toutes les qualités de son autre série. Nicolas Wild nous a pondu un nouveau petit bijou.
Déjà le dessin qui est à nouveau très bon, simpliste et réaliste, parfait dans l'optique du récit puisqu'il retranscrit les visages et les lieux à merveille mais qu'il est aussi précis et clair, permettant de toujours suivre. Bref, un vrai dessin de reporter-dessinateur. S'ajoute à cela son humour si particulier qu'il glisse à merveille dans tout le récit, sous plusieurs formes.
Et s'ajoute encore tout le côté documentaire de la chose, qui rend le récit aussi intéressant. Cette fois-ci, plus d’Afghanistan, mais l'Iran et le Zoroastrisme, religion monothéiste très peu connue et possédant un faible nombre de pratiquants, mais qui s'avère être une des plus ancienne au monde (si pas la plus ancienne d'ailleurs). Nicolas Wild nous décortique cela très bien en jouant sur les deux tableaux : capture sur le vif du sujet en Iran, puis décortiquer le procès de cet homme, Cyrus Yazdani, qui fut un des promoteurs du Zoroastrisme. Ce découpage est doublement intéressant, à la fois sur ce procès, mais aussi sur l'Iran en général et son rapport aux religion, pas forcément des plus simple.
C'est encore une fois une BD qui arrive à nous distraire et à nous enseigner quelque chose, et j'avoue que c'est assez extraordinaire la façon dont il nous met ça en scène. Je ne peux que tirer mon chapeau à Nicolas Wild qui m'a instruit, amusé, donné envie d'en savoir un peu plus sur cette religion, sur ce pays, sur cette région du monde, et qui m'a surtout donné envie de lire ses prochains albums sans même réfléchir. Un grand bravo à vous, Mr. Wild, pour tout ça !
Humour trashos, bien crados et très décalos. Côté graphique c'est bien aussi, j'aime beaucoup l'aspect bichromie. J'attends le tome 2 avec impatience.
Une perle à ne pas mettre entre toutes les mains.
Bon, c’est sûr, on peut ne pas aimer et vouloir crier au scandale, à l’escroquerie, pour cet opuscule de Mahler que publie L’Association.
En effet, ça se lit en une minute ! Il n’y a que très peu de – courts – dialogues, et au niveau graphisme, Mahler se « contente » de reproduire une centaine de fois le dessin (ultra minimaliste) déjà présent en couverture…
Mais je suis prêt à laisser de côté tout cela, quand la collection Patte de mouche publie des plaquettes qui me touchent. Ce qui est le cas ici.
Mahler réussit en effet, avec une économie de moyens et un bout d’idée à la limite de l’absurde, à rendre « intéressante » cette histoire d’auteur cherchant à convaincre un éditeur de le publier. Pas un chef d’œuvre, mais en tout cas une lecture que je vous recommande vraiment. C’est d’ailleurs le tour de force de rendre intéressante une histoire bâtie à partir de rien qui me fait attribuer à cette plaquette 4 étoiles (note réelle 3,5/5).
3.5
Une série jeunesse simple, mais tellement rafraîchissante ! J'ai passé un bon moment de lecture et c'est vraiment une série que je conseille aux jeunes.
Le dessin est simple et est facilement lisible pour enfants ce qui le rend très efficace. Les histoires m'ont beaucoup plu avec une bonne dose de sérieux, de tendresse et d'humour. Les personnages récurrents sont attachants et j'aime particulièrement Oscar et l'agent de police qui essaie de l’attraper. Je crois que les meilleurs moments sont ceux où Oscar fait preuve d'imagination en racontant des mensonges incroyables.
Je vais être moins élogieux que Jetjet ( c'est son très sympathique avis qui m'a poussé à lire cette série que je ne connaissais pas) mais je vais quand même vanter les qualités de cette étrange série qui m'a scotché à mon fauteuil.
Comme je viens de le dire je ne connaissais absolument pas cette œuvre de Frank Miller et de Geof Darrow mais je suis ravi de l'avoir découverte, car si elle commence à dater ( parue entre novembre 1990 et mars 1992 en France) elle n'en reste pas moins très intéressante et surtout hors du commun.
Pour une fois je vais parler du dessin en premier car à mon avis c'est l'intérêt principal de cette BD. Celui-ci est tout simplement hallucinant . Je ne pouvais pas imaginer qu'un dessinateur puisse mettre autant de détails dans chaque case comme l'a fait Darrow. Ce mec est incroyable, car on peut passer une quinzaine de minutes sur cette série ou alors plusieurs heures à contempler et à décortiquer cette multitude de détails aussi déjantés les uns que les autres . Il faut l'avouer c'est assez rare en bande dessinée.
Je me suis amusé comme un petit fou en essayant de repérer la plupart de ces dessins secondaires (si je peux les appeler ainsi sans me faire incendier par les fans du dessinateur) et je n'ai pas fini. Je pense bien me repencher rapidement sur cette intégrale pour recommencer ce petit exercice d'observation.
En ce qui concerne le scénario je vais être plus rapide car il est assez "léger", attention je ne dis pas qu'il n'est pas intéressant , c'est juste que maintenant c'est du déjà - vu . Je pense que Frank Miller s'était beaucoup inspiré des œuvres de Philip K. Dick pour nous concocter l'histoire d'un robot tueur ne connaissant pas sa vraie nature. Il croit être comme presque tout le monde un homme ordinaire avec une femme et deux enfants, alors qu'en réalité pas du tout.
Mais il faut tout de même avouer que cette histoire tient sur un timbre-poste et qu'elle n'est que le prétexte pour nous faire suivre des scènes d'action, de poursuites plus violentes les unes que les autres, mais l'on en prend tellement plein les yeux que c'est un régal finalement.
C'est sûr que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer durant notre lecture, surtout lorsque l'on contemple chaque case.
Alors je ne peux que conseiller la lecture de cette courte série ( l'intégrale vient de paraître récemment) car ne serait-ce que pour le dessin vous ne le regretterez pas.
Comme le souligne Mac Arthur, films et acteurs de légende ont inspiré cet album. Dès le début, le scénariste avise le lecteur que cet album est un hommage respectueux au western italien qui a fait les beaux jours d'un certain cinéma populaire. Et effectivement, on a droit à une multitude de clins d'oeil qu'il faut savoir déchiffrer au fil des images qui doivent être scrutées avec intérêt ; les clins d'oeil sont également présents dans les noms de lieux, de personnages, les vêtements... il y a même un clin d'oeil au dialogue des Tontons Flingueurs, c'est dire si ça ratisse large, mais il y a une belle allusion directe aux 7 Mercenaires qui sont évoqués page 47, même si l'hommage est surtout dirigé vers les films de Sergio Leone, de la trilogie des dollars à Mon Nom est Personne, je pense notamment à ce dernier où l'explosion de la page 40 et la charge de la page 46 m'ont fortement rappelé celles de la Horde sauvage sur la musique de Morricone.
La mise en page adopte également un style cinématographique avec des plans typiques, ainsi que les visages, puisque le personnage du vétéran n'est autre que celui de Lee Van Cleef qui a pour véritable nom le colonel Mortimer. La lecture peut se faire d'une traite pour s'immerger dans l'histoire, puis on peut la relire pour déceler toutes les références.
C'est un beau scénario, tragique mais bien structuré, et joliment illustré, même si on regrette que les portraits des 7 pistoleros ne soient pas un peu plus creusés. Les scènes d'action sont certes dignes du western italien, rugueuses, brutales et en même temps presque chorégraphiées, la poudre parle de façon crue. On perçoit enfin dans cet album un désenchantement qui marque la fin d'une époque héroïque, lorsque tous ces vieux héros de l'Ouest auront disparu, laissant la place à un monde moderne et industrialisé ; de ce côté-là, la bande effleure le western crépusculaire et m'a beaucoup rappelé le très beau Silverado qui en 1985 revisitait le western hollywoodien de la même façon.
Mais ça reste avant tout un bon divertissement au dessin soigné, où percent cependant de légers défauts çà et là, l'essentiel étant que les connaisseurs s'y retrouvent et que l'amateur de western soit content, c'est mon cas.
Beau, violent, superbe.
Un polar très noir au dessin minimaliste et carré qui colle rudement bien à l'ambiance. Même si le scénario est plutôt classique, la mise en scène et le découpage sont vraiment superbes. J'aime décidément beaucoup ce que fait ce scénariste.
Note : 4,5/5 (4/5 + coup de cœur)
Cet album fait partie des bons crus de la saga "La grande évasion". Pour une fois nous n'avons pas une histoire totalement fictive, mais ce récit est tiré d'une histoire vraie. Celle de jeunes allemands qui ont creusé un tunnel de 140 mètres de long sous le mur de Berlin pour rapatrier à l'ouest des membres de leur famille.
Le scénario est efficace, on ne s'attarde pas sur la présentation des personnages, on nous dit juste ce qu'il y a besoin et on rentre dans le vif du sujet. Cette histoire se lit d'une traite. Il y a quelques moments de tension, et aussi un fond de romance qui reste totalement secondaire. L'essentiel du propos est bien la construction de ce passage entre l'est et l'ouest. Suivre ce groupe de jeunes gens creusant leur tunnel se révèle assez captivant, et sans s'en apercevoir on est déjà à la fin de l'histoire.
On a un scénario intelligent. Coté dessin, c'est également pas mal du tout, notamment les vues du Berlin des années 60.
3.5
Roger Stern est un de mes scénaristes de comics préférés et jusqu'à présent tout ce que j'ai lu de lui m'a beaucoup plus. Ses scénarii sont bien construits avec un mélange d'aventure, de tragédie et d'humour.
Cet album raconte comment un groupe de super-vilain s'est emparé de la maison des Vengeurs. Il y a huit numéros des Avengers (270 à 277), mais l'invasion qu'au quatrième et les trois premiers numéros servent à comprendre la situation au début de ce quatrième numéros. Contrairement à ce que dit le résumé de l'éditeur, Namor est présent au début, mais il ne combat pas le groupe de super-vilain.
L'histoire est bonne si on aime les super-héros. Les scènes d'actions sont bonnes, le scénario ne prends pas les lecteurs pour des crétins et l'histoire est sérieuse sans tomber dans l'exagération de certains comics récents. Ajoutons à cela le dessin de Buscema qui est le genre de vieux dessin de comics que j'aime.
Cela me donne envie de lire l'intégrale des aventures des Avengers par Roger Stern !
Rien ne me prédestinait à lire cette Bd ; en feuilletant l'album en bibliothèque, j'y voyais des avions, et depuis longtemps, les bandes d'aviation m'ennuient vite. Et puis finalement, je me suis lancé dans cette aventure où j'ai fait mieux connaissance avec le contexte historique de 1948 juste après la création de l'Etat d'Israël, sur lequel j'étais très mal renseigné.
Après la présentation des personnages, l'album alterne les séquences d'aviation avec des séquences plus intimistes. J'avoue que la partie aviation très technique m'aurait vite lassé s'il n'y avait eu les rapports humains entre les différents protagonistes, car les vrais héros de cette histoire ne sont pas les avions, mais bel et bien Björn le pilote mercenaire, et les 3 femmes qui gravitent autour de lui, telles Oona, Tzipi et Jackie, sans oublier Modi et quelques autres pilotes.
Yann développe ces rapports humains de belle façon dans un scénario très sérieux qui laisse peu de place à son humour habituel, mais qu'il combine habilement avec d'authentiques événements (l'attaque du bateau de l'Irgoun). D'autre part, la chute finale surprend et clôt un récit bien structuré. De son côté, Juillard alors en pleine période de reprise de Blake et Mortimer aux contraintes graphiques jacobsiennes, retrouve le velouté de son trait toujours si séduisant qui donne beaucoup de sensualité à ses personnages féminins, mais dont le seul petit défaut est de dessiner des visages masculins assez semblables et parfois peu faciles à identifier ; c'est en tout cas ce qui m'a aussi emballé dans cet album que je n'aurais probablement pas voulu lire s'il n'y avait pas eu du beau dessin à la Juillard.
Un très joli récit.
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Ainsi se tut Zarathoustra
Décidément, cet auteur alsacien me plait beaucoup ! Après son excellent Kaboul Disco qui m'avait énormément plu, j'avais hâte de retrouver Nicolas Wild en explorateur du monde sauvage et dangereux que constitue la planète, et plus exactement le Moyen/Proche-Orient. C'est à nouveau en baroudeur intrépide et curieux qu'il va nous livrer sa nouvelle aventure. Si, cette fois-ci, le récit n'est qu'inspiré de fait réel et non pas un carnet de voyage, il sent à nouveau la maturité et toutes les qualités de son autre série. Nicolas Wild nous a pondu un nouveau petit bijou. Déjà le dessin qui est à nouveau très bon, simpliste et réaliste, parfait dans l'optique du récit puisqu'il retranscrit les visages et les lieux à merveille mais qu'il est aussi précis et clair, permettant de toujours suivre. Bref, un vrai dessin de reporter-dessinateur. S'ajoute à cela son humour si particulier qu'il glisse à merveille dans tout le récit, sous plusieurs formes. Et s'ajoute encore tout le côté documentaire de la chose, qui rend le récit aussi intéressant. Cette fois-ci, plus d’Afghanistan, mais l'Iran et le Zoroastrisme, religion monothéiste très peu connue et possédant un faible nombre de pratiquants, mais qui s'avère être une des plus ancienne au monde (si pas la plus ancienne d'ailleurs). Nicolas Wild nous décortique cela très bien en jouant sur les deux tableaux : capture sur le vif du sujet en Iran, puis décortiquer le procès de cet homme, Cyrus Yazdani, qui fut un des promoteurs du Zoroastrisme. Ce découpage est doublement intéressant, à la fois sur ce procès, mais aussi sur l'Iran en général et son rapport aux religion, pas forcément des plus simple. C'est encore une fois une BD qui arrive à nous distraire et à nous enseigner quelque chose, et j'avoue que c'est assez extraordinaire la façon dont il nous met ça en scène. Je ne peux que tirer mon chapeau à Nicolas Wild qui m'a instruit, amusé, donné envie d'en savoir un peu plus sur cette religion, sur ce pays, sur cette région du monde, et qui m'a surtout donné envie de lire ses prochains albums sans même réfléchir. Un grand bravo à vous, Mr. Wild, pour tout ça !
Paf & Hencule
Humour trashos, bien crados et très décalos. Côté graphique c'est bien aussi, j'aime beaucoup l'aspect bichromie. J'attends le tome 2 avec impatience. Une perle à ne pas mettre entre toutes les mains.
Longueurs et retranchements
Bon, c’est sûr, on peut ne pas aimer et vouloir crier au scandale, à l’escroquerie, pour cet opuscule de Mahler que publie L’Association. En effet, ça se lit en une minute ! Il n’y a que très peu de – courts – dialogues, et au niveau graphisme, Mahler se « contente » de reproduire une centaine de fois le dessin (ultra minimaliste) déjà présent en couverture… Mais je suis prêt à laisser de côté tout cela, quand la collection Patte de mouche publie des plaquettes qui me touchent. Ce qui est le cas ici. Mahler réussit en effet, avec une économie de moyens et un bout d’idée à la limite de l’absurde, à rendre « intéressante » cette histoire d’auteur cherchant à convaincre un éditeur de le publier. Pas un chef d’œuvre, mais en tout cas une lecture que je vous recommande vraiment. C’est d’ailleurs le tour de force de rendre intéressante une histoire bâtie à partir de rien qui me fait attribuer à cette plaquette 4 étoiles (note réelle 3,5/5).
Oscar
3.5 Une série jeunesse simple, mais tellement rafraîchissante ! J'ai passé un bon moment de lecture et c'est vraiment une série que je conseille aux jeunes. Le dessin est simple et est facilement lisible pour enfants ce qui le rend très efficace. Les histoires m'ont beaucoup plu avec une bonne dose de sérieux, de tendresse et d'humour. Les personnages récurrents sont attachants et j'aime particulièrement Oscar et l'agent de police qui essaie de l’attraper. Je crois que les meilleurs moments sont ceux où Oscar fait preuve d'imagination en racontant des mensonges incroyables.
Hard Boiled
Je vais être moins élogieux que Jetjet ( c'est son très sympathique avis qui m'a poussé à lire cette série que je ne connaissais pas) mais je vais quand même vanter les qualités de cette étrange série qui m'a scotché à mon fauteuil. Comme je viens de le dire je ne connaissais absolument pas cette œuvre de Frank Miller et de Geof Darrow mais je suis ravi de l'avoir découverte, car si elle commence à dater ( parue entre novembre 1990 et mars 1992 en France) elle n'en reste pas moins très intéressante et surtout hors du commun. Pour une fois je vais parler du dessin en premier car à mon avis c'est l'intérêt principal de cette BD. Celui-ci est tout simplement hallucinant . Je ne pouvais pas imaginer qu'un dessinateur puisse mettre autant de détails dans chaque case comme l'a fait Darrow. Ce mec est incroyable, car on peut passer une quinzaine de minutes sur cette série ou alors plusieurs heures à contempler et à décortiquer cette multitude de détails aussi déjantés les uns que les autres . Il faut l'avouer c'est assez rare en bande dessinée. Je me suis amusé comme un petit fou en essayant de repérer la plupart de ces dessins secondaires (si je peux les appeler ainsi sans me faire incendier par les fans du dessinateur) et je n'ai pas fini. Je pense bien me repencher rapidement sur cette intégrale pour recommencer ce petit exercice d'observation. En ce qui concerne le scénario je vais être plus rapide car il est assez "léger", attention je ne dis pas qu'il n'est pas intéressant , c'est juste que maintenant c'est du déjà - vu . Je pense que Frank Miller s'était beaucoup inspiré des œuvres de Philip K. Dick pour nous concocter l'histoire d'un robot tueur ne connaissant pas sa vraie nature. Il croit être comme presque tout le monde un homme ordinaire avec une femme et deux enfants, alors qu'en réalité pas du tout. Mais il faut tout de même avouer que cette histoire tient sur un timbre-poste et qu'elle n'est que le prétexte pour nous faire suivre des scènes d'action, de poursuites plus violentes les unes que les autres, mais l'on en prend tellement plein les yeux que c'est un régal finalement. C'est sûr que l'on n'a pas le temps de s'ennuyer durant notre lecture, surtout lorsque l'on contemple chaque case. Alors je ne peux que conseiller la lecture de cette courte série ( l'intégrale vient de paraître récemment) car ne serait-ce que pour le dessin vous ne le regretterez pas.
Sept pistoleros
Comme le souligne Mac Arthur, films et acteurs de légende ont inspiré cet album. Dès le début, le scénariste avise le lecteur que cet album est un hommage respectueux au western italien qui a fait les beaux jours d'un certain cinéma populaire. Et effectivement, on a droit à une multitude de clins d'oeil qu'il faut savoir déchiffrer au fil des images qui doivent être scrutées avec intérêt ; les clins d'oeil sont également présents dans les noms de lieux, de personnages, les vêtements... il y a même un clin d'oeil au dialogue des Tontons Flingueurs, c'est dire si ça ratisse large, mais il y a une belle allusion directe aux 7 Mercenaires qui sont évoqués page 47, même si l'hommage est surtout dirigé vers les films de Sergio Leone, de la trilogie des dollars à Mon Nom est Personne, je pense notamment à ce dernier où l'explosion de la page 40 et la charge de la page 46 m'ont fortement rappelé celles de la Horde sauvage sur la musique de Morricone. La mise en page adopte également un style cinématographique avec des plans typiques, ainsi que les visages, puisque le personnage du vétéran n'est autre que celui de Lee Van Cleef qui a pour véritable nom le colonel Mortimer. La lecture peut se faire d'une traite pour s'immerger dans l'histoire, puis on peut la relire pour déceler toutes les références. C'est un beau scénario, tragique mais bien structuré, et joliment illustré, même si on regrette que les portraits des 7 pistoleros ne soient pas un peu plus creusés. Les scènes d'action sont certes dignes du western italien, rugueuses, brutales et en même temps presque chorégraphiées, la poudre parle de façon crue. On perçoit enfin dans cet album un désenchantement qui marque la fin d'une époque héroïque, lorsque tous ces vieux héros de l'Ouest auront disparu, laissant la place à un monde moderne et industrialisé ; de ce côté-là, la bande effleure le western crépusculaire et m'a beaucoup rappelé le très beau Silverado qui en 1985 revisitait le western hollywoodien de la même façon. Mais ça reste avant tout un bon divertissement au dessin soigné, où percent cependant de légers défauts çà et là, l'essentiel étant que les connaisseurs s'y retrouvent et que l'amateur de western soit content, c'est mon cas.
Tyler Cross
Beau, violent, superbe. Un polar très noir au dessin minimaliste et carré qui colle rudement bien à l'ambiance. Même si le scénario est plutôt classique, la mise en scène et le découpage sont vraiment superbes. J'aime décidément beaucoup ce que fait ce scénariste. Note : 4,5/5 (4/5 + coup de cœur)
La Grande évasion - Tunnel 57
Cet album fait partie des bons crus de la saga "La grande évasion". Pour une fois nous n'avons pas une histoire totalement fictive, mais ce récit est tiré d'une histoire vraie. Celle de jeunes allemands qui ont creusé un tunnel de 140 mètres de long sous le mur de Berlin pour rapatrier à l'ouest des membres de leur famille. Le scénario est efficace, on ne s'attarde pas sur la présentation des personnages, on nous dit juste ce qu'il y a besoin et on rentre dans le vif du sujet. Cette histoire se lit d'une traite. Il y a quelques moments de tension, et aussi un fond de romance qui reste totalement secondaire. L'essentiel du propos est bien la construction de ce passage entre l'est et l'ouest. Suivre ce groupe de jeunes gens creusant leur tunnel se révèle assez captivant, et sans s'en apercevoir on est déjà à la fin de l'histoire. On a un scénario intelligent. Coté dessin, c'est également pas mal du tout, notamment les vues du Berlin des années 60.
Avengers - Etat de siège
3.5 Roger Stern est un de mes scénaristes de comics préférés et jusqu'à présent tout ce que j'ai lu de lui m'a beaucoup plus. Ses scénarii sont bien construits avec un mélange d'aventure, de tragédie et d'humour. Cet album raconte comment un groupe de super-vilain s'est emparé de la maison des Vengeurs. Il y a huit numéros des Avengers (270 à 277), mais l'invasion qu'au quatrième et les trois premiers numéros servent à comprendre la situation au début de ce quatrième numéros. Contrairement à ce que dit le résumé de l'éditeur, Namor est présent au début, mais il ne combat pas le groupe de super-vilain. L'histoire est bonne si on aime les super-héros. Les scènes d'actions sont bonnes, le scénario ne prends pas les lecteurs pour des crétins et l'histoire est sérieuse sans tomber dans l'exagération de certains comics récents. Ajoutons à cela le dessin de Buscema qui est le genre de vieux dessin de comics que j'aime. Cela me donne envie de lire l'intégrale des aventures des Avengers par Roger Stern !
Mezek
Rien ne me prédestinait à lire cette Bd ; en feuilletant l'album en bibliothèque, j'y voyais des avions, et depuis longtemps, les bandes d'aviation m'ennuient vite. Et puis finalement, je me suis lancé dans cette aventure où j'ai fait mieux connaissance avec le contexte historique de 1948 juste après la création de l'Etat d'Israël, sur lequel j'étais très mal renseigné. Après la présentation des personnages, l'album alterne les séquences d'aviation avec des séquences plus intimistes. J'avoue que la partie aviation très technique m'aurait vite lassé s'il n'y avait eu les rapports humains entre les différents protagonistes, car les vrais héros de cette histoire ne sont pas les avions, mais bel et bien Björn le pilote mercenaire, et les 3 femmes qui gravitent autour de lui, telles Oona, Tzipi et Jackie, sans oublier Modi et quelques autres pilotes. Yann développe ces rapports humains de belle façon dans un scénario très sérieux qui laisse peu de place à son humour habituel, mais qu'il combine habilement avec d'authentiques événements (l'attaque du bateau de l'Irgoun). D'autre part, la chute finale surprend et clôt un récit bien structuré. De son côté, Juillard alors en pleine période de reprise de Blake et Mortimer aux contraintes graphiques jacobsiennes, retrouve le velouté de son trait toujours si séduisant qui donne beaucoup de sensualité à ses personnages féminins, mais dont le seul petit défaut est de dessiner des visages masculins assez semblables et parfois peu faciles à identifier ; c'est en tout cas ce qui m'a aussi emballé dans cet album que je n'aurais probablement pas voulu lire s'il n'y avait pas eu du beau dessin à la Juillard. Un très joli récit.