Les derniers avis (32040 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Golias
Golias

Avec Golias, on retrouve Le Tendre dans toute sa splendeur d'oeuvre digne de La Gloire d'Héra ou encore de Tirésias. Visiblement, le genre mythologie grecque lui réussit fort bien. Le scénario est impeccable dans son déroulement. On est tout de suite happé par la destinée de Golias dans ce monde antique. C'est le début d'une grande aventure épique sur fond de trahison classique du frère du roi. On a véritablement envie de connaître la suite. Outre un récit fort bien mené, on pourra admirer un dessin parfois somptueux. J'ai bien aimé la colorisation ainsi que des personnages expressifs dans des décors magnifiques. On appréciera le moindre détail. Bref, le graphisme sera à la hauteur du scénario. Lorsqu'il y a bonne coordination des deux, cela ne peut que former une grande série à venir. Le second tome était fort attendu. Allait-il confirmer le succès du premier chapitre ? En ce qui me concerne, c'est bien le cas. La fleur du souvenir va marquer un tournant dans la quête de notre héros pour sauver son père empoisonné par son oncle félon. Il faut dire que la soeur de Golias va jouer un grand tôle dans cette aventure sur fond de mythologie. La couverture lui est d'ailleurs consacré à juste titre. Le dessin est magistrale car il nous permet une immersion totale dans le monde de la Grèce antique. Pour le reste, on a hâte de découvrir la suite.

13/01/2013 (MAJ le 02/03/2014) (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Riche, pourquoi pas toi ?
Riche, pourquoi pas toi ?

Très chère Marion, C’est en groupie de la première heure, tout acquis à votre cause (vous permettez que je vous vouvoie ?), que je saisis la plume et mon indignation : mais qu’est-ce que c’est que ce binz !? Quelle est cette dernière lubie ? En ces temps allègres, dispensant les chaussettes où noyer notre moral au rythme des jours de pluie et des périodes de crise, oser titiller ce sacro-saint tabou français : l’argent ? Et plus précisément, dans un pseudo plaidoyer de l’opulence, s’autoriser une visite guidée des ghettos du gotha, humaniser les grands bourgeois ou s’amuser des enjeux et des rites de la gente épicière, légitimant le self-made-man, à coeur d’apprivoiser les loups de Wall Street. Allons, allons Marion ! Si je vous sais gré de votre talentueuse et bidonnante démystification de l’empire des sciences, si votre patronyme suppose des prédispositions aux réflexions abstraites et compliquées, l’économie, la sociologie, on laisse ça aux gens sérieux ! À moins que… Bien sûr, vous ne faites jamais rien comme tout le monde. Théoriser, terroriser par la bulle n’est pas votre rayon ! Loin du discours, vous préférez la méthode : illustrer par l’exemple, conjecturer par l’expérimentation en dénichant la bénédiction de sommités authentiques qui octroient le recul, la légitimité pour claquer les planches en autant de tubes à essai, réalistes, impayables, pertinentes et impertinentes. Deux sociologues reconnus donc, caricaturés en hilarants faire-valoir tendance monomaniaques et pendus aux basques empiriques d’un gugusse (Philippe pour les intimes) emprunté à la vie courante (et au rayon bd de la fnouc). Un petit tour de passe-passe pour influencer les voies hasardeuses du jeu ; vous faites plonger le héros dans un océan de fortune. Frais batelier sur les cours tumultueux de l’élite monétaire et découvreur explorant les finitudes de la richesse, apprenti corsaire initié aux joies décadentes du kidnappage de l’art puis aux traumatismes de la violence symbolique, armateur novice cultivant la disposition à spéculer sur le malheur ou sous-marinier hagard brutalement immergé dans les eaux sourdes d’un décorum auto protecteur, le culte de l’entre-soi… Le rêve dénaturé en cauchemar charrie un flot d’interrogations existentielles, essentielles pour notre néo rupin qui va apprendre ce qu’il en coûte. Un farfouillage de tous les champs du possible, préoccupant, néanmoins très drôle, délicieusement illustré et habile jusqu’à ne plus faire douter que les moins nantis ignorent assurément leur bonheur (les pauvres !) ; remise en question rafraîchissante de la méritocratie ponctuée de grincements de dents et d’une conclusion politiques qui laisseront trahir un engagement, une certaine orientation idéologique. Mais chut, Marion, je crois bien que l’on nous observe… L’exposé est séduisant. Et il n’est pas déraisonnable que l’on se questionne : alors riche, pourquoi pas moi ? Dans un élan hypocrite, je rétorquerais : pour ne pas risquer de devenir ce sombre connard qui méprisera le monde. Si j’aspire à plus d’honnêteté, les voies s’ouvrant à moi se révèlent peu viables : se découvrir un subit et tendre penchant pour l'aristocratie helvète la plus agée restant à fiancer, faire cavalièrement joujou avec son pilou pilou, juste le temps imposé pour se voir olographié sur testament, et, ipso facto valider l’usufruit en préméditant un accident de vieillesse définitif, assurément regrettable, mais pécuniairement lénifiant. Non. Inconcevable (… de vivre en Suisse j’entends). Ou, peut-être, à l’instar de sieur Philippe, tenter de décrocher la timbale au Loto, au Keno ou à l’Eurocouillon, enfin n’importe quel vendeur d’espoir folklorique à la mode présumant le bonheur dans votre sagacité à coller le nombre adéquat de petites croix dans de trop nombreuses cases. J’ai testé : les boules !… Il ne resterait plus alors qu’à m’extraire les appendices palmaires du fondement pour turbiner plus, accessoirement palper plus, et (mais c’est hors de question !), dans cette naïveté collégiale grotesque, m’abaisser ainsi à sucer la couleuvre d’un intérimaire du 55 Faubourg-Saint-Honoré (je dérape…). Bof… En définitive Marion, je m’en bats le découvert. Riche, je le suis tant. De fous rires, de la bonne humeur, du génie rare de clown pédagogue dont tu uses (finalement on se dit « tu » hein ?) pour me faire cogiter, me peindre en travers du visage cette drôle de grimace exhibant impudiquement mes plombages. Avant, pendant et après. Captivé par tes réflexions, régalé de mon nouveau kit « S.O.S. Socio pour les nuls » décapant, soudain contenté de ma classe sociale et prêt à tout avaler dans cette dure lutte (déjà je n’ai plus honte de prêter si sobrement l’esgourde aux tristesses de Chopin, en slip espadrilles, vautré comme un mollusque sur le canapé tout en me grattouillant mélodieusement les - tuuuuuut -, ou, lors des jours fêtards prodiguant le foie gras, à déployer cette noblesse, labélisée gros babouin, pour me bâfrer l'équivalent de trois plaques de marbre bourrées entre deux pitoyables tartines de pain rassis…). Serait-ce l’effet miraculeux de ton trait lâché, éloquent dans ses griffonnages mâtinés d’un je-m’en-foutisme si désopilant ?... Euh, sinon, tu as déjà pris des cours ? Je châtie gentiment (mais si ! Je le kiffe ton dessin !), car j’aime. Vraiment ! Du fond du cœur, des sens (du fond de la bourse aussi), je te remercie pour ces instants de plaisirs persistants. À jouer ainsi, virtuose, le pamphlet raisonnable, l’étude vulgarisée épargnée du vulgaire, distillée par la diablerie, l’ubiquité d’un humour ravageur, tu entres définitivement dans le panthéon de mes auteurs chéris. Et, par cette déclaration d’amour mal déguisée, pourrais-je me dédouaner de cette compulsion cafouilleuse à transcrire mon enthousiasme ? Pardonneras-tu les nombreuses bêtises d’un blabla claudiquant qui, je l’espère, ne fera pas sourire que moi ? (au cas où, je te joins une demande en épousailles et les copies de mes derniers bulletins de salaire…) Bises P.-S. Quand tu la croiseras, embrasse aussi la prof Moustache pour moi.

02/03/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Le Coeur en Islande
Le Coeur en Islande

Une belle surprise que ce « Cœur en Islande » de Makyo. J’ai beaucoup aimé cette histoire, celle de Moïse, un jeune mousse en herbe très attachant qui s’est pris d’affection pour l’Islande et désirant par ailleurs, en savoir plus sur l’origine de son existence et celle de ses parents. Les personnages ont une certaine profondeur et une part de mystère qui ont capté mon attention dès les premières planches. L’ambiance maritime est assez bien restituée (le port de Dunkerque, la mer, l’entraide des marins, la pêche…) et teintée d’une certaine mélancolie et authenticité. On sent que l'auteur a puisé son inspiration dans ses propres racines. Les dialogues sont fluides et agréables et les pages défilent sans s’en rendre compte. Un peu dommage que certains protagonistes (l'armateur, l'écrivain...) s’écartent du récit dans le tome 2, ils auraient mérité d’être plus approfondis…mais ça n’entache pas le plaisir de lecture. Du bel ouvrage dont je recommande la lecture et l’achat sans hésitation.

01/03/2014 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Carnet du Pérou
Carnet du Pérou

A la différence de Spooky, je découvre Fabcaro, et son excellente critique me donne davantage envie de découvrir cet auteur… Fabcaro, donc, dessinateur de bandes dessinées d’humour, est bien décidé, à l’aube de la quarantaine, de produire quelque chose de sérieux. Pour cela, il a décidé de faire dans le carnet de voyage, en choisissant comme sujet le pays montagneux des lamas susceptibles et des ponchos bigarrés qui piquent un peu les yeux. Un véritable tournant dans sa vie ! Fabcaro tient sa promesse, du moins pendant les sept premières pages. C’est alors que sa route va croiser celle d’un groupe de types en sombreros, qu’il va s’empresser de coucher sur son carnet de croquis. C’était sans compter sur la perspicacité de sa fille de quatorze ans, qui, trop contente d’humilier son papa qui sait tout, lui fera remarquer que des sombreros au Pérou, ça fait pas trop couleur locale… On comprend mieux pourquoi ils avaient le sourire jusqu’aux oreilles en le regardant dessiner, lui le petit européen tout fier de son trophée, car en fait, ils n’étaient là qu’à l’occasion de la « Semaine mexicaine » ! C’est à partir de là que tout va partir en vrille, car malgré sa résolution, le cancre sympathique et dissipé n’arrive pas à se prendre au sérieux, et c’est ça qui est rafraîchissant. Et au fond, il le tient jusqu’au bout son pari… Le parti pris du décalage loufoque et permanent me rappelle un peu Goossens, pour un trait évoquant plutôt Larcenet. Alternant les séquences didactiques faites de croquis avec des interludes où il s’autorise tous les délires graphiques permis par la BD (y compris à l’aide de photos), allant jusqu’à inviter d’autres dessinateurs le temps d’une planche, il nous livre quelque chose d’unique et réjouissant, une sorte de parodie des carnets de voyage mais qui pourra plaire autant aux amateurs du genre qu’aux lecteurs friands d’humour absurde.

01/03/2014 (modifier)
Couverture de la série Vito
Vito

Avis après le 2nd tome. un projectionniste d'entre deux guerres sicilien fait la rencontre de bien curieuses personnes, dont Vito, un jeune homme amical et un vieillard distributeur de film aux effets spéciaux bluffants... Le moins que l'on puisse dire, c'est que Vito intrigue. Lançant une histoire aux airs de La gloire de mon père, Stalner monte une trame fantastique habile dont on souhaite en savoir toujours plus. Il ne faut pas ailleurs se fier aux couvertures assez hideuses et graphiquement en deçà du contenu proposé par Stalner car Vito est diablement efficace dans son scénario, tout en diffusant une imagerie à la colorisation vaporeuse à l'image de ces puzzles photos de la fin des années 70 avec des jeunes filles ouatées dans les champs soufflant les pissenlits. En jetant un coup d'oeil rapide, on pense à une bluette bucolique soporifique, mais les enjeux sont bien plus intrigants. Personnellement, je trouve un peu dommage que les traits des premiers rôles féminins soient toujours semblables chez l'auteur, mais Vito est une série qui ne manquent pas d'arguments formels et dans l'originalité des ambiances et du récit pour mériter d'être suivi, de près.

01/03/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série La Princesse des Glaces
La Princesse des Glaces

Surfant sur la vague des romans suédois Millenium & co, j’ai trouvé que La Princesse des Glaces faisait honneur aux adaptations de romans policiers en BD. Tous les ingrédients sont réunis, comme dans Millenium. Si j’ai beaucoup apprécié cet album, je lui préfère encore Millenium, que je trouve plus percutant. Mais que l’on ne s’y trompe pas, cet album est très bon : un petit village aussi glaçant que sa température, des pseudo-notables détestables et détestés par le reste du village, des histoires de famille inavouables et une enquête policière qui s’annonce complexe et riche en rebondissements. Franchement, cela fonctionne ! J’ai été happé dans ma lecture, dès le début, sans aucun doute grâce à une introduction qui présente les protagonistes du récit. Ils dévoilent dès le départ quelques clés, juste assez pour booster votre curiosité, qui ne sera rassasiée que par la fermeture de l’album ; bien pensé ! Le dessin et la colorisation sont également réussis. Le trait, s’il peut paraître par moments approximatif, n’en demeure pas moins maîtrisé. Je lui ai trouvé de ci de là des similitudes avec le travail de Baru, en moins nerveux tout de même, mais la dynamique y est. La colorisation est juste, bien travaillée pour présenter les quelques flashbacks du récit. En conclusion, ce one-shot devrait ravir les amateurs de polars car il est bien construit et réserve quelques surprises, même si je lui préfère Millenium. Me concernant, à n’en pas douter, je suivrai avec attention les futures adaptations de ces romans, car pour l’instant, je trouve que le travail est fichtrement bien fait !

01/03/2014 (modifier)
Couverture de la série Les Aventures de Buck Danny (classic)
Les Aventures de Buck Danny (classic)

Voici le grand retour de Buck Danny ! Après une récente résurrection ratée (tome 53 Cobra noir), les éditions Zéphyr nous invitent à se replonger dans le passé de « meilleur pilote de chasse du monde libre » ! Le pari est audacieux, mais - Ô miracle - il fonctionne rudement bien ! Car, cet album surprise est une parfaite réussite. Le scénario et les dessins sont de la même veine que les albums originaux. C’est à s’y méprendre. Le dessinateur, Jean-Michel Arroyo, reproduit à merveille les héros (et les zincs !) de ce monument de la BD Franco-belge et l’histoire de Frédéric Zumbiehl est suffisamment accrocheuse pour tenir en haleine jusqu’au bout le lecteur. A nous donc le frisson des combats dans le ciel de Corée, avec son lot de Mig rutilants, d’agents troubles, de rebondissements de derrière les « Fagots », d’amerrissages de fortunes et de pitreries d’un Sonny Tuckson que l’on retrouve avec plaisir au meilleur de sa forme. Bref, j’ai été emballé par ce 1er tome des aventures de Buck Danny « Classic » qui a réveillé quelques bons souvenirs de mes lectures de jeunesse… Si Tanguy et Laverdure pouvaient connaitre le même sort... Je note donc ce premier album prometteur 4/5 et j’ai hâte de lire la suite.

28/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Sept voleurs
Sept voleurs

J'ai tout de suite marché dans cette aventure, c'est bien construit, l'ambiance est fascinante, les personnages sont intéressants, même si Igür disparaît trop vite, c'est dommage. Les auteurs exploitent les codes d'une fantasy très approchante de l'univers décrit par Tolkien dans le Seigneur des Anneaux, donc n'innovent en rien, si bien que la réussite et le plaisir que procure cet album tiennent presque essentiellement au dessin de Lereculey qui a fait de beaux progrès depuis Arthur. En effet, le début dans la taverne est très inspiré de La Communauté de l'Anneau, de même que le pont de la croisée de Krimmh ressemble comme un petit frère à celui de Khazad Dum ; quant au dragon, c'est un cousin de Smaug dans Bilbon le Hobbit. La mise en page est remarquable, les successions d'images impriment un style semblable à des plans cinématographiques, le traitement des couleurs est magistral, ce qui donne un visuel de toute beauté avec des images fortes et belles : l'ouverture en première page (présentée en galerie) avec la cité de Marmaëkard en vision nocturne (avec un château improbable truffé de tours qu'on ne voit qu'en fantasy) ; également l'entrée du nain Hrym dans la taverne des Orcs ; l'assemblée des nains ; la montagne Verskann ; la cascade... Lereculey a acquis un trait assez maîtrisé pour accuser les expressions de visages...bref, j'admire beaucoup son dessin. La seule chose qui me dérange, c'est la fin ; le recrutement qui prend beaucoup de pages n'est pas superflu, il fallait du temps pour que ces 7 personnages soient cernés et réunis, mais malheureusement ça coince avec la fin vraiment trop banale et trop décevante à la dernière page qui est envoyée à la va-vite. Après une si riche aventure, ça retombe trop platement. Est-ce le format d'album qui limite cette finition ? , ou est-ce que les auteurs emportés par leur élan se sont aperçus trop tard qu'ils étaient arrivés au terme de leur récit ? Malgré ou à cause de ce défaut, ma note reste à 4/5.

28/02/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Candy Mountains
Candy Mountains

Candy Mountains nous entraîne aux confins de l'horreur sur une idée déjà reprise dans la bd Seuls sur un mode plus soft. J'ai oscillé entre le 3 et le 4 étoiles mais force est de reconnaître que cette histoire originale va nous tenir en haleine. On a envie de connaître la suite de ce diptyque ayant pour cadre un service de traumatologie. Le bémol concerne des scènes d'une cruauté sans pareille où il faudra s'accrocher. Et puis, certains visages des protagonistes se ressemblent trop prêtant à la confusion. J'ai bien aimé l'atmosphère angoissante de ce récit parfois glauque. Les ambiances sont merveilleusement retranscrites. Il y a la coexistence de deux mondes au sein de cet hôpital dans lequel travaille Alice. Un terrible drame psychologique la relie à sa fille Maya. Pour l'instant, on ne sait rien de ce mystère qui semble être la clé entre ces deux mondes à savoir la réalité et une espèce de purgatoire où sévit un tueur boucher attiré par la peur. Bref, j'ai été plutôt séduit par ce thriller angoissant résolument adulte. Le second tome va donner la réponse à ce phénomène mystère dans cet hôpital. Cette réponse sera difficile à entendre psychologiquement. C’est un véritable drame qui se cache derrière tout cela mais pas là où on l'attendait. On ne peut qu’être sensible à ce récit horrifique qui explore l’âme humaine. Toute la noirceur de l’être semble être enfermée. Ce diptyque a su tenir ses promesses. Là, je n'ai plus aucune hésitation concernant le 4 étoiles !

16/03/2013 (MAJ le 28/02/2014) (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Ma révérence
Ma révérence

Comme beaucoup de lecteurs, j’avoue être tombé sous le charme de « Ma révérence ». Il faut reconnaître que l’album possède pas mal de qualités et ce n’est pas ce à quoi je m’attendais au départ. Je pensais qu’on aurait affaire à une simple histoire classique de braquage mais c’est plus que ça. C’est un polar mais aussi une chronique sociale bien proche de notre réalité avec une psychologie des protagonistes bien fouillée (c’est ça que j’aime avant tout quand je lis une BD) Le personnage de Gaby est vraiment sympa et drôle, c’est un plaisir à chaque fois qu’il apparaît. L’histoire est bien ficelée, dynamique, on rentre vite dedans pour ne plus lâcher jusqu’à la fin. Le dessin, quant à lui, résolument moderne, est en parfait accord avec l'ambiance du récit. A lire sans hésiter si ce n'est pas encore fait.

28/02/2014 (modifier)