Les derniers avis (32040 avis)

Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Vieux Fourneaux
Les Vieux Fourneaux

Rien à redire sur les avis unanimes du moment qui soufflent par ici : « Les vieux fourneaux » est sans doute une de mes meilleures lectures depuis ce début d’année ! Moi qui ai jusqu’ici toujours apprécié les scénarios de Wilfrid Lupano, cet album ne fait que conforter à mes yeux son talent d’écriture, tant pour ce qui est de la trame du récit que des dialogues. Il a ce don pour nous camper des personnages au caractère ciselé, qu’ils soient attachants ou imbuvables ; impossible de rester de marbre face à ces « gueules » qui vont forger l’âme et illuminer les récits qu’il nous balance. Car avec lui ça jette ! Ca balance ! Ca pulvérise dirait tonton ! Et cerise sur le gâteau, tout cela s’inscrit dans un cadre réaliste et contemporain qui sait aller s’appuyer intelligemment sur l’actualité tout en la détournant. C’est fin, ça se mange sans faim. Et si ces trois vioques pas piqués des hannetons qui tiennent le haut de l’affiche de cette série ne sont pas des adeptes du flingue (quoi que…), ça ne les empêche pas de sabrer à tout va à coup de réparties cinglantes à pisser de rire. Car ce qui fait aussi la force de cet album c’est cet humour distillé sous les formes les plus variées. Que ce soit le ton décapant que peuvent prendre les dialogues, les jeux de mots qui viennent nourrir le scénario (cf. le coup du polichinelle) ou les détails nichés dans les cases et/ou les expressions que retranscrit Paul Cauuet par le biais de son dessin, on n'a vraiment pas le temps de s’ennuyer ! Mais ce n’est pas le tout d’amuser la galerie, encore faut-il avoir un comparse qui tienne la comparaison et le rythme au dessin pour porter bien haut ces tribulations épiques. Et pour une découverte, j’avoue avoir été servi ! Paul Cauuet que je ne connaissais pas du tout tient là un sacré coup de patte ! Son dessin a du style et autant de gueule que ses personnages ont de caractère. Sa narration est impeccable. Ses cadrages sont justes hallucinants par moments (j’ai scotché sur la même case que MacArthur, celle en contreplongée vu de l’intérieur de la camionnette). Sa colorisation est chaude et lumineuse et rend ses personnages encore plus vivants. Bref, j’arrête là avant que môssieur, un peu comme ces p’tits vieux qu’il croque si bien, ne se sente plus pisser. Vous l’aurez compris, ce premier tome, qui aurait par ailleurs comme l’ont fait remarquer certains pu se suffire à lui-même, est un vrai petit bijou, et comble de bonheur pour nous,il devrait se poursuivre dans un second tome. Vivement la suite ! Rien à redire sur les avis unanimes du moment qui soufflent par ici.

17/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

Très bon album. Tenter de raconter avec talent les début de Batman était un pari risqué et Frank Miller s'en est tiré avec brio. J'ai beaucoup aimé le dessin old school qui colle parfaitement à l'ambiance, "vintage", mais pas vieillot. La façon dont le chevalier noir et le commissaire Gordon font connaissance et finissent par s'apprivoiser, avec force et faiblesse, est très bien amenée et narrée, dans ce petit album rapide à lire, mais qui va à l'essentiel. Du très bon boulot. (293)

17/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Malet
Malet

Très agréable petit one shot ! L'histoire est très intéressante, et la postface, de grande qualité, vous apprendra s'il en est encore besoin, qu'il s'agit de faits authentiques. J'ai beaucoup apprécié la fluidité de cette histoire, le découpage et la mise en page sont bien maitrisés, et ce fut un vrai plaisir que de se plonger dans cet album. Je salue la performance de l'auteur qui, en dépit d'un scénario pas très gai, avec des coups, de la colère, et du sang, est arrivé avec brio à ajouter un bonne dose d'humour dans son travail. On a également droit à une sacrée flopée de personnages divers et variés tous très bien croqués. Ma principale critique vient du dessin, que j'ai eu un peu de mal à encaisser au début avec son trait très anguleux, son côté très épuré. Par contre, ce qui fait vraiment défaut, c'est la lisibilité de certaines cases. Heureusement, les cases ratées sont vraiment peu nombreuses (2-3), mais il y en a pour lesquelles j'ai vraiment pas du tout su interpréter ce que je voyais. Facilement trouvable à petit prix (je l'ai eu à 2€), le rapport qualité/coût est des plus avantageux, et je vous conseille de vous laisser tenter. (291)

17/05/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Thermae Romae
Thermae Romae

La mangaka Mari Yamazaki, qui a vécu en Europe, a deux passions : la Rome antique et les bains. Un beau jour elle décide de concilier ses passions avec son métier d'auteur, et cela donne Thermae Romae. Lequel remporte le Grand prix du manga et le prix culturel Osamu Tezuka en 2010. Nous sommes donc dans les pas de Lucius Modestus, architecte romain spécialisés dans les bains thermaux, qui lorsqu'il se laisse submerger par un bain chaud, est catapulté dans le Japon des années 2000, "le pays des visages plats". Choc culturel, mais Lucius en ramène plein d'idées pour améliorer le principe des bains thermaux de son époque. C'est vraiment très sympathique. Lucius est bien sûr une personne humaniste, humble, même si son vernis culturel l'empêche de saisir toutes les subtilités du Japon moderne. Tout autre que lui aurait probablement perdu la raison... Le manga nous permet d'en apprendre plus sur les deux sociétés, très éloignées de nos canons européens du XXIème siècle. Et Mari Yamazaki n'oublie pas que derrière l'architecte visionnaire se cache un homme, qui a ses propres problèmes du quotidien (avec sa femme notamment). Le dessin de Mari Yamazaki n'est pas forcément maîtrisé partout -les jeunes Japonais sont par exemple bien moins travaillés que Lucius, avec son physique de statue gréco-romaine. Il y a toutefois une belle maîtrise de la mise en scène, une bonne gestion des moments comiques, et le suspense est ménagé... Le second tome nous montre d'autres aspects, d'autres idées -souvent inattendues- qui entourent les piscines ou les bains. Il y a des petits interludes où Mari Yamazaki raconte sa passion pour les bains publics, et la façon dont cette tradition est différenciée en Orient et en Occident. L'autre dimension qui à mon avis rajoute de l'intérêt au manga, est la description de la société romaine ; par ses incursions, toutes involontaires, Lucius découvre des pans de cette culture, avec ses yeux de Romain de l'époque classique. C'est vraiment intéressant, et le troisième tome nous emmène plus loin, dans les coulisses d'une crise politique envers l'empereur Hadrien. Mais, alors qu'on eût pu craindre une certaine répétition dans les histoires, entraînant la lassitude du lecteur, Mari Yamazaki fait prendre au tome 4 un virage à la fois surprenant et intrigant à son histoire. Exit en effet les aller-retour entre les deux époques et les deux lieux, place à une histoire beaucoup plus longue, qui s'étale d'ailleurs sur deux tomes, au cours desquels Lucius va vivre l'un des moments les plus importants de sa vie, tandis que la Rome qu'il a quittée va aussi basculer dans autre chose avec la fin prochaine d'Hadrien. Il y a des moments un peu too much avec la jument et le côté chevaleresque du Romain, mais ce segment relance l'intérêt de la série avant qu'il ne soit émoussé. Bien vu de la part de l'auteure et de son éditeur... Et le tome 6, qui conclue la série, permet de refermer tous ces arcs, ou presque, avec le renversement de l'intrigue. Une chouette découverte. Une série rafraîchissante et intéressante.

15/03/2012 (MAJ le 16/05/2014) (modifier)
Par loichus
Note: 4/5
Couverture de la série La Belle Mort
La Belle Mort

Elle est super cette BD! dessins somptueux et scénario bien barré; j'adore! Mathieu Bablet est un dessinateur hors pair et nous plonge dans son univers délirant, j'adore! 3 survivants, seuls comme dans les films de zombi, mais la mieux encore une histoire d'extraterrestre bouffeur de planètes, génial! A lire absolument!

16/05/2014 (modifier)
Par bb
Note: 4/5
Couverture de la série Le Retour à la terre
Le Retour à la terre

"Le retour à la terre" nous parle à tous : que l'on soit un citadin "pur jus" qui se trouve confronté à ce désir de déménagement pour vivre à la campagne (pour soi ou parmi ses proches) ou un habitant de ce "rural profond" qui voit débarquer un "Parisien" dans le voisinage, nous avons tous des représentations de "l'Autre", différent pour sa manière d'habiter l'espace. "Le retour à la terre", en évoquant avec humour et caricature, des personnages et des scènes de vie quotidienne, plonge le lecteur dans une série de strips, qui font sourire, voire pour beaucoup d'entre eux franchement rire. A titre personnel, j'adore le personnage du chat, cet animal profondément citadin qui n'a pas du tout envie de subir "le retour à la terre" que lui impose ses maîtres. La caricature des habitants de ce "rural profond" dans lequel s'installent les deux personnages principaux, Manu et Mariette, n'est jamais méchante, et c'est là le tour de force de cette BD : les citadins qui partent vivre à la campagne sont trop citadins (surtout Manu), les habitants de ce "coin paumé" sont trop ruraux, pour que le tout ne devienne un jugement de valeur porté sur des personnes. Au contraire, le scénario de jean-Yves Ferri (aussi auteur de l'excellent De Gaulle à la plage, devenu plus connu aujourd'hui pour avoir repris Astérix avec Didier Conrad) et le dessin de Manu Larcenet (qui apporte, de plus, sa propre histoire, son propre "retour à la terre") font un formidable duo. A vivement recommander ! Une bande dessinée qui peut être glissée sans souci dans les mains de ceux qui pensent ne pas trop aimer la BD.

16/05/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Manoir des Murmures
Le Manoir des Murmures

Moi qui suis un amateur de fantastique, me voilà servi, avec ce triptyque qui oscille entre ce genre et le thriller un poil techno-médical... Dès les premières cases j'ai été littéralement happé par le dessin et l'histoire. Le dessin de Tirso est vraiment incroyable, exceptionnel, extrêmement beau. Les couleurs qui l'accompagnent, réalisées par Javi Montes, contribuent à installer une ambiance envoûtante dans la plupart des cases. Tout juste ai-je trouvé une case un peu ratée au début... Le deuxième tome est quant à lui magnifique, incroyable de beauté et de virtuosité. Par contre j'ai trouvé le troisième un cran en-dessous, dans ses deux premiers tiers. Peut-être est-ce dû à un traitement des couleurs différent ? Il y a du mieux sur la fin, mais ça m'a un peu fait sortir de ma lecture. Tirso illustre une histoire écrite par le co-scénariste de l'Echine du Diable, l'excellent film de Guillermo Del Toro, et c'est une patte que l'on retrouve effectivement dans l'histoire, avec cette atmosphère des années 40. Le récit est fort, bien rythmé la plupart du temps, même si j'ai trouvé le tome trois plus brouillon. Une belle série toutefois, que je recommande.

28/11/2007 (MAJ le 15/05/2014) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Lady Liberty
Lady Liberty

Il y avait longtemps que je n'avais pas lu un album de cette qualité. Il faut dire que les intentions de Jean-Luc Sala, le scénariste, sont ambitieuses : nous emmener aux sources, aux racines de la suite d'évènements qui a défini notre société française. Des sources nombreuses, littéraires d'abord, avec ces philosophes des Lumières, dont les idées vont inspirer en premier lieu les colons installés à l'est du continent américain, d'abord en lutte pour une sombre histoire de fiscalité après la Guerre de Sept Ans perdue par la France. Une France qui ne sait pas encore, alors, comment se positionner, mais qui oeuvre tout de même en coulisses avec un réseau d'espions surnommé "Le Secret du Roi", tout juste dissous, mais dont certains membres, comme celui qui se fera appeler "de Beaumarchais", mais aussi Le Chevalier d'Eon, cet homme dont le goût pour le travestissement et la silhouette particulière feront longtemps douter de l'identité sexuelle. Sala va se concentrer sur la fille adoptive de celui-ci, Lya, concentré de plusieurs figures d'espionnes de l'époque. Face à elle, un autre intrigant, le Marquis d'Eckford, autre figure fictive pour les besoins de l'intrigue. Le scénariste tisse donc sa toile dans un contexte historique très précis, avec tout de même quelques petites zones d'ombre, un espace réduit dans lequel il semble tout de même se régaler. A côté de cela, l'époque, propice au libertinage, lui permet de glisser des dialogues coquins, et quelques séquences sensuelles. Mais les rapports ne sont pas toujours consentis, ainsi une autre figure de la future indépendance des Etats-Unis en fera les frais... On est donc dans l'historiquement très plausible, avec quelques libertés prises par le scénariste. Aurore est, depuis ses débuts il y a 10 ans, l'une des artistes les plus remarquables de cette génération qui s'est largement inspirée de la vague manga. Remarquable car son trait est élégant, adaptable et très expressif, sans verser dans la caricature. Elle a franchi ici un palier, rajoutant une maîtrise de la mise en scène (sans doute bien aidée par les didascalies de Sala) qui force le respect. Les planches sont un vrai régal la plupart du temps, et on en redemande. Il y a une seule case, dans tout l'album, que j'ai trouvée franchement ratée, c'est vous dire. Le petit plus qui installe "Lady liberty" dans une dynamique de qualité pédagogique, c'est le dossier historique en fin d'album. En six pages, gracieusement illustrées par Aurore, l'éditeur revient sur le contexte historique et refait un topo sur les principaux protagonistes. Précieux. Je veux la suite. Aurore et Sala assurent.

14/05/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Punk Rock et mobile homes
Punk Rock et mobile homes

Je trouve que cette phrase de l’éditeur résume parfaitement cet album : « Avec ses personnages baroques, ses dialogues et situations rocambolesques, Punk Rock et mobile homes est à mourir de rire, tout en étant un véritable documentaire sur la scène punk des années 1980 ». Le style graphique et narratif est typique du comics américain underground, avec ses dessins noir et blanc à la Robert Crumb et un ton définitivement déjanté et irrévérencieux. Certaines situations sont hilarantes, alors que d’autres sont beaucoup plus poignantes et représentatives d’une région, d’une époque. Un bouquin immanquable pour les amateurs de comix indé !

14/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Choc
Choc

Je ne connais que très peu Tif et Tondu, et pour les rares aventures que j'ai pu lire, aucune ne m'a passionné. Pire, je trouvais le méchant Choc plutôt ridicule. Alors quand j'ai vu ce livre sur les étals, j'ai juste trouvé ça curieux. Il a fallu quelques critiques pour que je me décide à le lire. Et là, ce fut une belle claque : les dessins sont très beaux, l'histoire est vraiment prenante, la noirceur qui s'en dégage est très inhabituelle. Je suis plus que conquis, et il me tarde de découvrir le deuxième tome de cette aventure qui nous conte le passé choc de Choc. Une excellente et inattendue surprise ! 9/10

14/05/2014 (modifier)