Les derniers avis (32028 avis)

Couverture de la série Les Mange-bitume
Les Mange-bitume

Je découvre cette série de récits complets dans de vieux numéros du journal Pilote que j'ai dégoté au vide-grenier géant de Bordeaux il y a quelques années, car la série était parue entre 1972 et 73 avant que Dargaud n'édite cet album. C'est véritablement assez troublant par moments, parce que c'est une vision pessimiste de la civilisation urbaine qui est décrite avec ironie et lucidité par Jacques Lob, une vraie oeuvre d'anticipation, qui étrangement imagine avec 30 ou 40 d'avance des trucs que l'on vit de nos jours. Parfois il va un peu loin, on en est pas encore heureusement à vivre 24 h sur 24 dans nos véhicules, mais il est vrai que nos autoroutes et certaines de nos rocades urbaines sont saturées, les péages, les monospaces, les drive-in, la télé en voiture (qui annonce l'écran des GPS)... tout ceci existe, et les véhicules futuristes ressemblent ici à ces prototypes qu'on voit chaque année chez les constructeurs. Ce concept m'a fait penser à un dessin animé de Tex Avery "The Car of Tomorrow", qui déjà en 1951 imaginait une quantité de gadgets foldingues pour les fondus de voitures, sauf que lui voyait tout ça sous un angle évidemment humoristique destiné à générer de bons gags. Alors que dans cette bande, le propos est sérieux et inquiète un peu parfois. José Bielsa dessine tout ça de façon réaliste avec son trait sûr, solide et classique ; j'avais bien aimé ce dessinateur espagnol sur des récits historiques dans Pilote et sur des chapitres de Histoire de France en Bandes Dessinées. Une Bd édifiante d'un grand intérêt par son sujet, qui a d'ailleurs valu à cet album une belle renommée puisque l'édition Dargaud est cotée à 40 euros ; c'est cher mais justifié, enfin si vous la voyez en bibliothèque, n'hésitez pas un instant...

22/10/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Le Vieil Homme et la Mer
Le Vieil Homme et la Mer

Pari périlleux mais pari réussi pour Thierry Murat avec cette adaptation du roman d'Ernest Hemingway, maintenant classique parmi les classiques de la littérature, et dont la transposition en bande dessinée semble forcément ardue. C'est donc avec curiosité que je me suis lancé dans cette lecture, un peu circonspect par l'ambition de ce projet. "Oser" s'attaquer à ce monument de la littérature, ça doit forcément faire peur à tout auteur, quel qu'il soit. Et en tant que lecteur un peu aussi, surtout quand on a tant apprécié ce roman... Mais en même temps, pourquoi pas. En tant qu'auteur, ça doit aussi être un vrai bonheur d'adapter ce genre de petit bijou... Et ça ne partait pas forcément très bien... J'avoue ne pas être très fan de cette couverture pas très engageante, sombre, qui fait surtout référence aux moments nocturnes de cette histoire, alors que ce sont plus les moments solaires de ce récit qui m'avaient marqués. Heureusement, dès qu'on passe cette couverture bleu nuit, on plonge dans la lumière et la chaleur de La Havane. Le temps d'un clin d’œil mesuré glissé sur un mur de la ville : "Cuando mas oscura esta la noche va a salir el sol", tout est déjà écrit, planté... Il ne reste plus à chacun qu'à jouer son rôle. Manolin le jeune garçon qu'on a fini par empêcher de partir pêcher avec lui ; Santiago le vieil homme qui ne pêche plus rien et dont tout le monde s'est détourné... sauf Manolin à qui il a tout appris. Mais il sait qu'il lui reste un dernier combat à mener et c'est cette confrontation entre ce vieux pêcheur et cet espadon gigantesque qui va nourrir et constituer le cœur de ce récit. Thierry Murat, dont je n'avais rien lu jusqu'ici, fait mouche. Son trait, noir, épais et rugueux quand il faut, contraste avec la sobriété des couleurs qu'il impose. Qu'il passe de la chaleur de Cuba et de sa lumière crue à ses nuits fraiches et sombres en mer, on est tout de suite en pleine immersion. On est avec ses personnages. Murat joue très bien des alternances qui composent sa vision du roman d'Hemingway ; alternance dans le travail d'écriture, entre voix off et les bulles ; l'alternance couleurs froides, couleurs chaudes, du jour et de la nuit ; alternance enfin dans son jeu de composition de ses planches : cadrages, découpage, doubles pages, on sent qu'il a pris plaisir à nous rendre ce bol d'air et cette leçon de vie. Il nous restitue cet espace que la ténacité de ce vieillard va chercher à force de conviction... Alors si l'histoire en elle même n'est pas une surprise (du moins pour moi qui connaissais le roman), l'adaptation que nous propose Thierry Murat en est une très bonne ! Une lecture que je recommande chaudement !

21/10/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Croisade
Croisade

Et voila une série qui s'achève au bout de sept années. Deux cycles nous ont été offerts, le cycle Hierus Halem et le cycle Nomade. Qu'en dire? Tout d'abord le dessin. Nous avons avec Xavier un énorme talent qui tout au long des deux cycles a produit des pages que je trouve carrément sublimes. Son dessin sur les armures est extrêmement bien documenté, son trait sur les villes ou citadelles dans le désert donne vraiment l'impression d'y être. Pour mémoire cet auteur, toujours avec Dufaux au scénario avait signé Conquistador où son dessin arrivait bien à nous faire ressentir la moiteur de la jungle sud américaine. De ce côté donc il n'y a rien à redire. C'est au niveau du scénario que je ferais quelques reproches. Pourtant grand amateur du genre, la dose de fantastique m'a un peu perturbé. Pourquoi, diantre a-t-il fallu rajouter cet élément à une histoire qui n'en n'avait a priori pas réellement besoin. En effet le thème des croisades est à mon sens suffisamment riche pour s'éviter cet artifice. Non pas qu'ici il ne fonctionne pas mais c'est un peu dommage. Amateur et connaisseur du genre, j'avoue avoir eu parfois du mal à m'y retrouver entre cette histoire de miroir magique, de Maitre des sables, de Quad'j, de Simoun dja et de Mufti. Peut être que le trop est l'ennemi du clair. Bien sûr Dufaux reste un immense professionnel, mais sans doute qu'ici cela complexifie le propos. Il semble que sur ces deux cycles le scénariste ait voulu trop en mettre, (faire étalage de son talent de narrateur?). Alors au final ce dernier tome du cycle deux est très touffu. Bon point cependant, les différentes intrigues se concluent, cela va vite, je ne dirais pas trop, mais bon je pinaille. Alors au final je pense que nous avons là une série d'envergure qui hésite à choisir son camp entre l'historique classique et le fantastique. Il est évident que cela peut en rebuter plus d'un, mais pour la cohérence de l'ensemble et la qualité du dessin je conseille la lecture. Sans doute à relire au calme d'ici quelques mois.

21/10/2014 (MAJ le 21/10/2014) (modifier)
Couverture de la série Le Château des étoiles
Le Château des étoiles

Quand l'univers de Miyazaki rencontre celui de Jules Verne et d'Albert Robida, ça donne "Le Château des Etoiles" d'Alex Alice. Sublimée par un écrin cartonné absolument magnifique (un grand format et une très belle couverture), cette oeuvre nous offre un véritable dépaysement, une plongée dans une autre réalité, alternative, steampunk, qui en met plein la vue. S'il apparait évident au lecteur que le monde qu'il observe, dans l'atmosphère et l'esthétique, ne ressemble pas tout à fait au monde que l'on connait, le principal élément uchronique dans cette bande dessinée se présente sous la forme de l'ether, qui nous est décrit comme une substance invisible aux propriétés prodigieuses, et qui parsèmerait l'univers. D'ailleurs on peut mentionner pour l'anecdote (et aussi parce que ça ne fait pas de mal de se cultiver) que de nombreux et renommés hommes de science ont réellement cru en son existence (Descartes, Newton, Laplace, Robert Hooke...) L'histoire débute par le départ de Claire Dulac, une aventurière qui part, à bord d'un ballon, en expédition dans les hautes sphères du ciel pour chercher des traces de l'ether. Alors qu'elle touchait au but, son ballon est victime d'une pluie d'éclairs qui provoque sa mort. Puis le curseur narratif se centre sur le mari et le fils de la défunte, Archibald et Séraphin, quittant la France pour la Bavière sur une invitation du roi de la province , qui demande leur concours dans la conception d'un engin fabuleux fonctionnant à l'ether capable de conduire des hommes vers les étoiles, l'ethernef. Oui mais voilà, la malveillance rôde autour des travaux sur l'appareil, et certaines personnes se frottent les mains devant les prometteuses perspectives qu'offrirait une utilisation militaire de l'ether. Ainsi, en plus de l'aboutissement d'un rêve candide de scientifique, c'est l'avenir géopolitique de l'Europe et du monde qui se joue autour de l'exploitation de cette substance, et qui va conduire à une lutte sans merci entre l'intérêt de la science et les impératifs de la realtpolitik. Une rentrée bd qui commence plus que bien avec la parution du Château des Etoiles, que j'ai lu avec grand plaisir et qui promet d'excitantes péripéties pour la suite. D'aucuns auront dévoré l'oeuvre sous son format de triple gazettes, assez original, mais mon lamentable conservatisme m'a fait préférer la version cartonnée. On ne change pas les vieilles habitudes !

21/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kashimashi - Girl meets Girl
Kashimashi - Girl meets Girl

Probablement le meilleur manga yuri que j'ai lu jusqu'à présent. Je trouve le ton des yuri parfois un peu trop sérieux alors qu'ici il y a des scènes sérieuses, mais aussi des moments de comédies qui font se détendre l'atmosphère. Le mélange prend bien et j'ai rigolé à plusieurs reprises. Un autre truc que j'ai aimé ce sont les personnages, particulièrement Hazumu, Tomari et Yasuna. Leurs sentiments sont très bien développés et je les trouve attachantes. Trop souvent j'ai vu des personnages lesbiens dans des anime ou manga qui ne semblaient être là que parce que les hommes fantasment sur les lesbiennes et leur rôle était d'harceler sexuellement les autres personnages féminins. Ici, c'est traité avec respect et ce sont des personnages bien développés et pas des fantasmes vivants. Pour ce qui est du dessin, le seul reproche que j'ai à faire, c'est que je trouve que les visages sont moins bien sur certaines cases.

20/10/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Moderne Olympia
Moderne Olympia

J'ai aimé le délire, l'originalité et les très nombreux clins d’œil de cet ouvrage. Son idée, à la base, n'est pas banale. Il s'agit de donner vie aux personnages de très nombreux tableaux célèbres et de leur donner pour motivation d'être acteurs dans des "toiles", qui sont comme des tournages de films de cinéma desquels aboutissent la "peinture" d'un nouveau tableau. Olympia, sortie telle quelle (et donc toute nue) du tableau de Manet, peine à la fois à percer dans sa carrière d'actrice, où elle accumule les bourdes, et à trouver l'amour. On se retrouve ainsi avec un mélange de récit féminin aux accents de Claire Brétécher mais donnant surtout la part belle au délire et à l'humour. Le cocktail est surprenant, où West Side Story rencontre les toiles des peintres les plus célèbres, où leurs représentations sont tournées en ridicule et où l'absurde est à chaque coin de rue. A cela s'ajoute un grand nombre de clins d’œil, à la peinture, au cinéma ou à la bande dessinée. Il y a les toiles célèbres dans lesquelles essaie de jouer la malheureuse Olympia, mais il y a aussi un grand nombre de peintures célèbres qui servent discrètement de décors dans lesquels évolue l'action et les protagonistes. En fin d'album, on trouve d'ailleurs la liste des la cinquantaine de tableaux insérés au fil des pages. J'ai franchement rigolé à bien des endroits, et j'ai apprécié la finesse de certains clins d'oeil, leur humour ou la façon dont ils étaient amenés. J'ai surtout apprécié le côté délirant du récit et l'originalité de l'ensemble.

20/10/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Poulbots
Poulbots

Après les superbes Canoë Bay, Frenchman et Pawnee, Patrick Prugne nous emmène dans un cadre inattendu, celui de la capitale française d'il y a un siècle, et plus précisément sur la butte Montmartre. C'est l'époque où le peintre Francisque Poulbot, natif du quartier, déambulait dans ses rues en pente, et croquait en particulier les enfants livrés à eux-mêmes, que l'on appellera par la suite des poulbots. C'est eux qui sont au centre de l'intrigue, une petite chronique douce-amère sur la société de l'époque, entre petits-bourgeois prêts à tout pour développer l'immobilier, et extrême pauvreté qui ne rime pas forcément avec malheur. On se prend vite d'affection pour ces poulbots, ces titis parisiens à la gouaille inimitable et aux bouilles inoubliables qui vivent de petites rapines et de menus larcins. Une chronique gentillette, qui semble avoir moins d'ampleur que dans ses précédents albums, mais qui s'attache à raconter par le petit bout de la lorgnette une période méconnue de la ville de Paris. Quant au dessin, c'est toujours aussi beau. Les aquarelles de Prugne ne sont bien sûr pas dans les mêmes tons que dans Frenchman et Pawnee, mais je vous invite à bien observer les différentes ambiances proposées par l'auteur, c'est assez incroyable. Encore un bel album de 60 pages, + 20 pages de croquis.

20/10/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Naja
Naja

C’est étonnant comme JDM ressasse à chaque nouvelle œuvre les mêmes références et les rebrasse à chaque fois pour en proposer un produit tout à fait nouveau et original. C’est d’autant plus paradoxal que le thème du tueur solitaire et taciturne est un grand classique du polar quel qu’en soit le média utilisé (Le dernier samurai de Jean-Pierre Melville à Nikita de Besson pour le cinéma au Tueur de Matz ou à Soda de Tome pour la bd et j’en oublie....). En proposant Bengal au dessin pour son graphisme épuré et fortement personnel (mélange réussi d’école franco-belgo-japonais-comics) aux couleurs pastel, le pari est assez audacieux avec des couvertures sobres présentant un personnage clé sur un décor absent. L’orientation louche clairement vers un récit froid et presque distant sans peu de phylactère, une voix off mystérieuse et non dénuée d’humour détaché prenant les commandes sur des vignettes à forte teneur cinématographique. C’est d’autant plus réussi qu’on est rapidement immergés dans une histoire classique mais non dénuée d’intérêt d’une tueuse silencieuse et insensible à la douleur, la belle Naja. Afin de bien comprendre tous les composants, JDM va user et abuser de flashbacks fondus avec sa trame principale. Il s’agit d’une histoire de survie. Naja est une tueuse professionnelle en concurrence avec 2 autres tueurs de son organisation qu’elle va devoir éliminer pour sa propre survie. Qui est à l’origine de ce conflit ? Qui est ce jeune inconnu veillant sur elle et dont elle ignore jusqu’au prénom et motivations tout en étant irrémédiablement attiré par lui ? Chaque tome se dévore comme un roman, la voix off jouant un rôle prépondérant pour nous expliquer, commenter, s’adressant ludiquement directement au lecteur.. A l’instar du très hautement recommandable Berceuse Assassine, chaque tome se veut représentatif d’un point de vue différent, à savoir les autres tueurs mais garde le fil principal autour de son héroïne. L’ironie vient que pour une tueuse disposant librement de la vie ou de la mort de chaque personne l’approchant, elle se sent évidemment manipulée par une puissance inconnue et va devoir redoubler d’ingéniosité dans une vie qui a toujours été linéaire mais les règles du jeu ont changé et Naja va devoir s’adapter, voire se muer comme le reptile dont elle porte le nom de code. Comme souvent à la lecture d’un récit de Morvan, il est impossible de décrocher. Il faut dire qu’il a trouvé un ambassadeur de qualité en la personne de Bengal. Si tout n’est pas toujours super lisible notamment sur certaines scènes d’action, l’ensemble est de très grande qualité au point de me donner envie de lire Meka du même duo. Le dessin contraste pas mal avec la noirceur des propos. Le seul défaut notable est qu’il est parfois difficile de donner un âge sur les protagonistes qu’on jurerait ne pas voir dépasser 25 ans. Hormis cela, Bengal a un style qui lui est propre et semble autant à l’aise avec les scènes d’exposition que les nombreuses scènes d’action (une constante chez Morvan qui a du compulser autant de références culturelles que Tarantino). J’aurais été tenté d’y apposer la note maximale sans ce dernier tome assez déstabilisant sur les nombreuses révélations finales qui risquent de laisser plus d’un lecteur sur le carreau, moi y compris. J’ai du relire certaines pages, aviser quelques propos sur le net afin de m’y faire mon propre avis. C’est d’autant plus particulier que finalement je ne suis pas déçu du voyage, bien au contraire, et d’ailleurs on voyage pas mal dans Naja, d’un pays à un autre avec une constante ironique sur les us et coutumes des environnements visités mais j’aurais peut être attendu un peu plus ou mieux de Morvan que de conclure sur une note hautement allégorique. L’épilogue final et inédit en tomes (je possède la jolie petite intégrale souple éditée en 2013) apporte même davantage de confusion que de résolution mais le trip sensoriel proposé par JDM et Bengal vaut largement qu’on s’y intéresse de plus près et une fois de plus encore avec ce scénariste, j’adorerais en voir une adaptation cinéma tant l’expérience est peu commune. En tous cas je relierais plusieurs fois l’ensemble avec tout autant de plaisir si ce n’est davantage et vous recommande largement d’en faire de même.

20/10/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Cinderalla
Cinderalla

« Une variante de Cendrillon au pays des Zombies ». Voilà, avec ceci tout est dit. Il s’agit de l’œuvre à ce jour la plus connue de Junko Mizuno et l’une des plus jubilatoires à ce jour pour peu que cette adaptation loufoque et un rien sexy/macabre vous fasse de l’œil. Moins accessible et moins sage que « Hansel & Gretel » mais bien plus fun que « La petite sirène », Cinderalla ne peut laisser indifférent : on aime ou on déteste. Il faut effectivement avoir en tête les univers de Tim Burton et/ou de la comédie musicale « Rocky Horror Picture Show » pour bien avoir une idée de cette Cendrillon s’amourachant d’un crooner zombie. Evidemment, mieux vaut être également morte pour se faire aimer d’un macchabée et un œil remplacera la traditionnelle chaussure abandonnée ! Les dessins sont pétillants, les dialogues suffisamment naïfs pour provoquer le second degré attendu et les personnages secondaires, de la petite souris condescendante à la demi-sœur morte s’arrachant les seins par souci esthétique, plutôt rigolos. C’est bien sûr à ne pas mettre dans toutes les mains mais le style rétro de ce manga « kawaï » a de quoi intriguer d’autant plus qu’il a beau être simple et parfois peu détaillé, sa mise en couleurs le rend unique et plutôt joli. Alors bien sûr, ça ne plaira pas à tout le monde et cet univers bordélique au possible reste assez particulier mais on garde le sourire du début à la fin et tout comme les autres contes mis en scène par l’auteur, on arrive rapidement à la fin d’autant plus que cette Cendrillon-là est surement la plus attachante de toutes les héroïnes mises en scène par Mizuni. Spooky rappelle justement plus bas qu’il s’agit d’un OVNI sans prétentions que de faire passer un agréable moment et je dois répondre que le pari est largement réussi. L’édition est une fois de plus des plus réussies avec une interview de l’auteur. Malgré un léger effet de répétition dans les thèmes abordés, je serais grandement tenté d’en vouloir encore !!!!

20/10/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série L'Impératrice rouge
L'Impératrice rouge

Etrange saga que voici. Il y a un peu de tout dans cette BD : des faits historiques remaniés à la Dufaux, du fantastique, de la science fiction, un monde post-apocalyptique, une Russie futuriste avec des éléments du passé, présent, futur, des personnages bizarroïdes, quelques scènes de sexe crues...Bref, l'univers est très riche, c'est à la fois intriguant, déroutant et délirant. L'imagination de Dufaux est ici, débordante et Adamov met parfaitement en image cette histoire de guerre entre l'impératrice Catherine et son mari l'empereur Pierre. Une lecture très plaisante !

20/10/2014 (modifier)